Archives du mois - juillet 2015

La santé pour toutes et tous !

Avec la progression du tout-libéral, l’État social se délite. Dans les institutions, les services publics de santé sont peu à peu abandonnés, l’État se défaussant de ses responsabilités et laissant les territoires exsangues. Le résultat est sans appel : les déserts médicaux se multiplient, les inégalités de santé dès le plus jeune âge s’accroissent, tant sur le plan territorial que social.

D’un côté, le projet de loi santé propose des mesures progressistes telles que la généralisation du tiers payant, mais de l’autre, la ministre organise l’austérité à l’hôpital en imposant 3 milliards d’euros d’économies.

Via le directeur de l’Assistance publique–Hôpitaux de Paris (AP-HP), le gouvernement entend remettre en cause les 35 heures et les RTT des professionnels de santé pour économiser 20 millions d’euros par an. Comment peut-on ignorer la surcharge de travail et le manque de personnel qui mènent nombre d’entre eux à l’épuisement ? Dans cette course à l’austérité, les patients risquent de pâtir d’une remise en cause de la qualité de soins.

Notre groupe Front de gauche soutient et soutiendra le personnel des six hôpitaux du Val-de-Marne dépendant de l’AP-HP dans ses grèves et manifestations, si besoin avec la même intensité que pour la mobilisation contre la fermeture du service de chirurgie cardiaque de l’hôpital Mondor.

Notre politique de santé est aussi proactive et portée par une vision : la prévention sanitaire, la réduction des inégalités d’accès aux soins (plus de 15 % des Français ne se soignent pas faute de moyens financiers suffisants), et la démocratie sanitaire.

Dans le cadre de notre politique en direction de la petite enfance, de la protection maternelle et infantile, mais aussi du soutien aux pratiques médico-sociales dans le champ des personnes âgées et des personnes handicapées, le Département développe de nombreuses actions de prévention et d’accompagnement aux soins. La tâche que nous nous fixons pour la mandature est notamment d’étendre ces actions de prévention aux étudiants, en partenariat avec les établissements de l’enseignement supérieur et les centres de santé et de prévention déjà existants.

Le désert médical n’épargne(ra) pas le Val-de-Marne : en effet, un quart des médecins généralistes libéraux a plus de 60 ans, et l’ARS programme le départ de 42 % des médecins franciliens (tous statuts confondus) dans les dix ans à venir. Si peu de communes val-de-mar- naises sont pointées comme territoires déficitaires ou fragiles (seulement Orly, Chevilly-Larue, Alfortville), il est de notre responsabilité de construire l’avenir. Moins de professionnels de santé signifie une moindre couverture sanitaire sur le Val-de-Marne, soit des inégalités d’accès et potentiellement un recours encore plus fréquent aux urgences. Pour contrer cette démographie médicale négative, nous voulons prendre toute notre part dans la mobilisation des acteurs de la profession.

Au travers de l’accès aux soins, c’est la santé de chacune et de chacun d’entre nous qui est concernée. C’est pourquoi, nous soutiendrons toutes les initiatives réunissant les habitants et les professionnels pour qu’ils deviennent de véritables acteurs des politiques de santé, pour le maintien et le développement d’une offre de soins de qualité et de proximité, pour toutes et tous.

Jeannick Le Lagadec, Conseillère départementale en charge de la délégation Santé, enseignement supérieur, recherche et agriculture périurbaine

Ils veulent tuer l’espoir pour le peuple grec, pour tous les peuples !

Le groupe Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne tient à exprimer toute sa solidarité envers le gouvernement et le peuple grec qui font l’objet d’une véritable tentative de coup d’État libéral de la Troïka (Commission européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire International), des marchés financiers et des gouvernements européens.

Leur volonté clairement affichée et soutenue, à grands renforts médiatiques, est de mettre à genoux un peuple qui résiste.

La Grèce ne peut pas rester dans la situation catastrophique dans laquelle l’ont plongée les politiques d’austérité. Les dirigeants européens doivent cesser de s’entêter dans cette voie au mépris de l’expression populaire et d’un gouvernement démocratiquement élu, qui propose des alternatives possibles et crédibles aux politiques imposées par le monde de la finance.

Nous soutenons totalement l’action engagée par le gouvernement grec pour obtenir la restructuration d’une dette dont on sait que le remboursement intégral est impossible et illégitime. Depuis son élection, le gouvernement d’Alexis Tsipras œuvre non seulement à la résorption de la crise humanitaire et économique mais également à préserver l’espoir d’une Europe partagée, porteuse de progrès et de démocratie.

En France aussi, nous devons sortir de cette logique qui réduit les Services Publics et qui asphyxient financièrement les collectivités territoriales.

Nous refusons cette logique qui conduit à des réductions drastiques des dotations d’État dans le département du Val-de-Marne, pour financer notamment la « compétitivité » des entreprises (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi – CICE), sans aucun effet sur la croissance et l’emploi.

En condamnant sans réserve ces logiques dévastatrices, nous revendiquons une véritable démocratie sociale et politique, qui donne la parole au peuple et non qui les soumet aux diktats d’organisations non élues. C’est le sens du référendum de dimanche prochain en Grèce.

Défendre la dignité du peuple grec aujourd’hui, c’est préserver l’espoir pour les peuples européens demain !

C’est pourquoi, nous appelons à participer au rassemblement à l’appel des organisations syndicales régionales demain, jeudi 2 juillet, Place de la Bastille à partir de 18h30, en soutien et en solidarité avec la Grèce.