Archives du mois - octobre 2015

Air France : où est la violence ?

Ce lundi matin, six salariés travaillant dans la branche Cargo ou à Air-France Industries ont été interpellés à leur domicile, puis placés en garde à vue.

Ces interpellations feraient suite aux plaintes déposées pour « violences », « entraves au CCE » et « dégradations », à l’issue de la puissante journée de mobilisation de l’ensemble des personnels de la compagnie, mobilisés le 5 octobre dernier – jour du Comité central d’entreprise – pour manifester leur refus d’un nouveau plan de suppression de 2 900 postes.

Ces arrestations sont aux antipodes de la réponse que la compagnie et l’Etat actionnaire doivent apporter à la demande de l’ensemble des syndicats d’Air France, pour que s’ouvre enfin une concertation sur la stratégie de développement de l’entreprise, sur le maintien de l’emploi et sur les capacités d’investissements.

Cette attitude répressive est totalement étrangère à la réponse qui doit être apportée à la demande des syndicats d’un « véritable dialogue social », au moment même où des discussions reprennent.

Faut-il rappeler que depuis 2008 avec le plan Transform, ce sont 15 000 postes qui ont déjà été supprimés chez Air France.

Où est la violence ? De quelle violence parle-t-on ? … Des « images qui font mal à notre pays » et de leurs conséquences « sur l’attractivité » de la France ou de cette violence sociale et de ce désespoir qui touchent toutes les populations, de l’ouvrier au cadre en passant par le technicien ?

Le dialogue social ne peut se réduire à satisfaire toujours davantage les appétits du Medef !

Chez Air France comme dans d’autres entreprises, seul un projet industriel fondé sur un développement fédérateur et ambitieux pourra susciter l’adhésion de l’ensemble des salariés.

Air France et l’Etat actionnaire doivent répondre à cette exigence des organisations syndicales. Ils doivent retirer leurs plaintes et cesser de criminaliser les actions revendicatives et syndicales.

 

Pascal SAVOLDELLI

Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne.

Créteil le 12 octobre 2015.

 

Le Val-de-Marne se mobilise pour l’emploi

En octobre 2013, 86% des Val- de-Marnais jugeaient que l’emploi devait être la priorité pour les collectivités locales dans les années à venir. En effet, le chômage de masse est un fléau qui ne cesse de croître. Le nombre de demandeurs d’emploi dépasse les 5,5 millions, dont plus de 100 000 dans notre département. Cette situation impacte l’ensemble des domaines de nos vies. Le manque d’emploi est souvent à l’origine de problèmes sociaux plus conséquents : financiers, de logement, de santé, d’alimentation, etc… C’est le premier pas vers l’exclusion.

Depuis plus de 30 ans, les politiques de l’emploi menées par les différents gouvernements ont montré leur inefficacité. Toutes ces politiques, à des degrés divers, ne visent qu’une seule chose : réduire le « coût du travail ». Plus de 28 milliards d’euros ont ainsi été utilisés en 2014 pour exonérer les entreprises de cotisations sociales patronales et pour financer le Crédit Impôt Compétitivité Emploi, sans aucune création d’emplois. Avec les 40 milliards que représente le coût du chômage, cet argent permettrait pourtant de financer plus de 3 millions d’emplois à 1500 € nets mensuels ! C’est donc bien le coût du capital qui pèse sur l’emploi, le travail, lui, crée la richesse.

De plus, par sa politique de réduction des dépenses publiques, l’État mine l’investissement des collectivités locales. Cet investissement permet pourtant de dynamiser l’économie locale, le maintien et le développement de milliers d’emplois sur les territoires. Nous pensons qu’il faut renforcer l’investissement public, source de développement humain, économique et social. La Santé, l’Éducation, l’Énergie, la Sécurité, la Culture… Ces secteurs doivent être soustraits aux appétits financiers en redevenant propriété collective et publique. En investissant dans ces domaines, nous pourrions garantir l’intérêt général et créer des milliers d’emplois.

C’est le sens de l’action du Conseil départemental. En mobilisant les acteurs du territoire, nous construisons de manière collective des politiques publiques partagées et utiles pour la population. Nous travaillons à développer la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, grâce notamment au club FACE94. Par le biais de la clause sociale nous permettons l’insertion dans l’emploi de milliers de Val-de-Marnais. Avec la Cité des métiers, nous disposons d’un lieu partenarial, accessible et gratuit, pour tous ceux qui s’interrogent sur leur parcours professionnel. Toutes ces politiques ont permis à plus de 20 000 Val-de-Marnais de profiter des actions de notre collectivité depuis 2006.

Il est aujourd’hui nécessaire de réfléchir à notre manière de produire et de consommer. Il est urgent de sortir d’une société productiviste où seul le profit compte. Avec les acteurs du territoire, nous travaillons à construire une économie basée sur l’humain, sur le respect des salariés. De la même façon, nous voulons promouvoir une consommation raisonnée, axée sur les besoins plus que sur les désirs. Dans ce sens, un travail sur la distribution alimentaire et les circuits courts est indispensable.

Ces réflexions, nous voulons les mettre en débat avec la population, pour construire le Val-de-Marne de demain. Ensemble, nous travaillons à faire de notre territoire le Département de l’Humain d’abord. 

Pierre Bell-Lloch
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Le Val-de-Marne se mobilise pour l’emploi

En octobre 2013, 86% des Val-de-Marnais jugeaient que l’emploi devait être la priorité pour les collectivités locales dans les années à venir. En effet, le chômage de masse est un fléau qui ne cesse de croître. Le nombre de demandeurs d’emploi dépasse les 5,5 millions, dont plus de 100 000 dans notre département. Cette situation impacte l’ensemble des domaines de nos vies. Le manque d’emploi est souvent à l’origine de problèmes sociaux plus conséquents : financiers, de logement, de santé, d’alimentation etc… C’est le premier pas vers l’exclusion.

Depuis plus de 30 ans, les politiques de l’emploi menées par les différents gouvernements ont montré leur inefficacité. Toutes ces politiques, à des degrés divers, ne visent qu’une seule chose : réduire le « coût du travail ». Plus de 28 milliards d’euros ont ainsi été utilisés en 2014 pour exonérer les entreprises de cotisations sociales patronales et pour financer le Crédit Impôt Compétitivité Emploi, sans aucune création d’emplois. Avec les 40 milliards que représente le coût du chômage, cet argent permettrait pourtant de financer plus de 3 millions d’emplois à 1500 € nets mensuels ! C’est donc bien le coût du capital qui pèse sur l’emploi, le travail, lui, crée la richesse.

De plus, par sa politique de réduction des dépenses publiques, l’État mine l’investissement des collectivités locales. Cet investissement permet pourtant de dynamiser l’économie locale, le maintien et le développement de milliers d’emplois sur les territoires. Nous pensons qu’il faut renforcer l’investissement public, source de développement humain, économique et social. La Santé, l’Éducation, l’Énergie, la Sécurité, la Culture… Ces secteurs doivent être soustraits aux appétits financiers en redevenant propriété collective et publique. En investissant dans ces domaines, nous pourrions garantir l’intérêt général et créer des milliers d’emplois.

C’est le sens de l’action du Conseil départemental. En mobilisant les acteurs du territoire, nous construisons de manière collective des politiques publiques partagées et utiles pour la population. Nous travaillons à développer la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, grâce notamment au club FACE94. Par le biais de la clause sociale nous permettons l’insertion dans l’emploi de milliers de Val-de-Marnais. Avec la Cité des métiers, nous disposons d’un lieu partenarial, accessible et gratuit, pour tous ceux qui s’interrogent sur leur parcours professionnel. Toutes ces politiques ont permis à plus de 20 000 Val-de-Marnais de profiter des actions de notre collectivité depuis 2006.

Il est aujourd’hui nécessaire de réfléchir à notre manière de produire et de consommer. Il est urgent de sortir d’une société productiviste où seul le profit compte. Avec les acteurs du territoire, nous travaillons à construire une économie basée sur l’humain, sur le respect des salariés. De la même façon, nous voulons promouvoir une consommation raisonnée, axée sur les besoins plus que sur les désirs. Dans ce sens, un travail sur la distribution alimentaire et les circuits courts est indispensable. Ces réflexions, nous voulons les mettre en débat avec la population, pour construire le Val-de-Marne de demain. Ensemble, nous travaillons à faire de notre territoire le Département de l’Humain d’abord.

Pierre Bell-Lloch, Conseiller départemental délégué à l’Insertion professionnelle, l’Emploi, la Formation, les relations avec le monde du travail, l’économie sociale et solidaire, le commerce équitable

Canton de Vitry-sur-Seine 1