Archives du mois - novembre 2015

Une nouvelle et inacceptable attaque de la Droite contre le logement social

Lors de la commission permanente du 30 novembre 2015, les élu-e-s du groupe « Les Républicains » se sont abstenus sur le versement de financements du Département pour des opérations de construction de nouveaux logements locatifs sociaux.

En Ile-de-France, tout le monde s’accorde à « déplorer » l’insuffisant niveau de construction de logements, en particulier pour permettre l’accès au logement social des centaines de milliers de demandeurs de logement.

Expliquant son vote, la droite départementale manifeste son opposition à la réalisation à Ivry-sur-Seine, de deux projets comprenant respectivement 39 et 18 logements locatifs sociaux, au prétexte que cela développera la paupérisation de la population.

Dans un contexte de dégradation de l’emploi, d’extension de la précarité et de la baisse du pouvoir d’achat des familles, cette volonté d’interdire la construction de logements locatifs sociaux est malheureusement conforme aux politiques constamment proclamées et menées par la droite départementale contre les réponses publiques d’intérêt général.

A l’inverse, si des mesures coercitives devaient s’imposer en matière de construction de logements, c’est en premier lieu en direction de ces 20 villes, toutes dirigées par un maire de droite, qui refusent malgré la loi, de produire une offre suffisante de logements sociaux, contribuant ainsi au départ de nombreux jeunes et familles contraints d’essayer de se loger ailleurs.

 

Lamya KIROUANI et Pascal SAVOLDELLI

Conseillers départementaux d’Ivry-Sur-Seine (Groupe Front de gauche)

Ivry le 30 novembre 2015

Le Département et la Région, ensemble pour un rééquilibrage innovant du développement

La réforme territoriale bouclée en août dernier par la promulgation de la loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe) est largement contraire aux exigences démocratiques et de proximité sur lesquelles nous sommes mobilisés depuis des mois avec le président Christian Favier et un grand nombre de Val-de-Marnais. Ensemble, nous avons notamment dit très fortement : « Le Val-de-Marne, j’y tiens ! »

Si l’échelon départemental a su résister aux assauts des politiques qui réclamaient sa suppression, les importantes compétences qu’il conserve et celles qui lui sont fortement réaffirmées dans le domaine de « la cohésion sociale et territoriale » vont s’exercer dans un paysage territorial profondément modifié par les nouvelles délimitations des régions (loi du 16 janvier 2015) et, en Île-de- France, par la mise en place de la métropole du Grand Paris et des douze établissements publics territoriaux (EPT) chargés d’assurer les services publics intercommunaux et de piloter les projets de développement territoriaux.

Ce nouveau cadre institutionnel et les transferts de compétences du Département vers la Région – comme ceux qui affaiblissent particulièrement les communes notamment dans le domaine de l’urbanisme – se cumulent douloureusement pour les collectivités territoriales avec leur asphyxie budgétaire.

Tout cela participe d’un recul de la décentralisation que dénonce l’ensemble des associations d’élu-e-s et dans lequel nous ne nous résignerons ni au repli, ni à l’inaction.

La légitimité que confère l’adhésion d’une majorité de citoyens aux politiques publiques que nous voulons promouvoir est tout le contraire du renoncement ! Nous sommes convaincus que c’est quotidiennement, avec eux, que peut prendre forme et force une compétence démocratique utile pour les populations.

C’est dans cet esprit que nous avons besoin de convergences d’approches pour de fructueux partenariats avec la Région, qui soient à la mesure de notre projet de développement pour le Val-de-Marne dans un ensemble francilien que nous voulons cohérent, juste et égalitaire entre les territoires.

Nous voulons contribuer à porter le plus largement possible l’ambition d’une alternative sociale, écologique et démocratique aux politiques d’austérité :

  • tout d’abord par la poursuite des projets engagés avec la Région, comme la réalisation en cours du tramway T 9 sur la D 305, l’aménagement en pistes cyclables des rives de la Seine en Val- de-Marne et le métro Grand Paris Express… et bien d’autres ;
  •  en définissant ensemble de nouvelles priorités en matière de développement économique créateur d’emplois, d’aménagement du territoire, de transport et de mobilité, d’environnement ;
  • par le renforcement des solidarités, le développement des services publics ;
  • en faisant de l’emploi et l’insertion, du logement social et de la jeunesse des priorités incontournables.

Oui, en toutes circonstances, nous sommes déterminés à agir pour que le Val-de-Marne continue à écouter davantage les citoyens que la finance et à faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts de profiteurs égoïstes.

Pour cela, nous entendons contribuer à l’essor des dynamiques citoyennes pour construire en permanence d’indispensables liens entre les institutions et les acteurs de la société civile en revalorisant la place et le rôle du monde associatif, des syndicats, des usagers, des habitants de bassins de vie qui ont besoin de collectif.

Les élu.e.s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens)