Archives du mois - mars 2016

Retrait de la loi travail

Le million de signatures dépassées, les fortes mobilisations des 9, 17 et 24 mars ont contraint le gouvernement à réécrire quelques articles de la loi et à en supprimer d’autres.

C’est un résultat positif à mettre au crédit de toutes les femmes et hommes qui s’opposent à la «loi Travail», cela est un encouragement pour élargir la riposte.

Les aménagements annoncés par le Premier Ministre ne changent pas la philosophie générale. Ils ne répondent pas aux aspirations fortes, exprimées par les jeunes, les salarié-e-s et les chômeurs pour l’accès à l’emploi et sa sécurisation.

Mise en cause de la durée du temps de travail, affaiblissement des conventions collectives, fragilisation des droits individuels acquis, mise en cause des majorations des heures supplémentaires, facilitation des licenciements, affaiblissement de la médecine du travail, fin des accords par branches au profit d’accords d’entreprises… sont autant d’exemples de régressions qui demeurent.

Le texte du Gouvernement continue à diminuer les droits des salarié-e-s et à accroître la précarité à laquelle sont confrontés en particulier les femmes et les jeunes. Au-delà des effets d’annonce notamment sur la garantie jeunesse sans les moyens en conséquence, il s’agit d’un incroyable acharnement contre le monde du travail et ses organisations.

Demain jeudi 31 mars, les élu-e-s Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront à nouveau aux côtés des salariés, des jeunes, mobilisés contre cette inacceptable réforme du code du travail et pour exiger de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés et les citoyens.

L’urgence est à la conquête de droits sociaux !

Pour le retrait de la loi « El Khomri »

La réforme du Code du travail dite « Loi El Khomri »  fait brutalement disparaître des acquis sociaux mis en œuvre depuis plus de 80 ans.

Ces avancées sociales conquises de hautes luttes par le monde du travail depuis le 19ème siècle ne doivent pas être rangées au « rayon des souvenirs du passé ».

Casser ces acquis, c’est nier les valeurs de justice et d’égalité qui ont fondé notre République, c’est mépriser des pans entiers de l’histoire de notre pays, c’est insulter celles et ceux qui se sont battu-e-s en faveur de nos lois sociales jusqu’à l’élaboration de notre code du travail actuel.

S’il s’appliquait, ce projet de réforme ne ferait qu’aggraver les inégalités, la précarité et la condition même du salariat déjà fortement fragilisée par le chômage de masse dans la course aux profits.

Son contenu, directement inspiré des exigences du MEDEF, représente un véritable recul pour les salariés et tout particulièrement pour les jeunes. Notamment, la primauté des accords négociés au sein de l’entreprise sur les accords de branche et sur le Code du Travail constituerait un dangereux chantage sur les salarié-e-s.

Sous l’effet des premières mobilisations et de la pétition qui a déjà recueillie plus de 1 200 000 signatures, le gouvernement a reculé l’examen de son projet.

Ce texte n’est pas amendable. Il doit tout simplement être retiré !

Demain 9 mars, les élu-e-s Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront aux côtés des salariés, des jeunes, mobilisés contre cette inacceptable réforme du code travail et pour exiger de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés.

Budget : l’austérité n’est pas la solution, c’est le problème

Cette année, plus que toutes les autres, l’État s’est fortement désengagé du financement des collectivités territoriales et donc de notre Département. À la clef, un manque à gagner préjudiciable à toutes les activités indispensables aux Val-de-Marnais.

Ce faisant, le gouvernement voudrait, et la droite plus encore et à tous les niveaux, que vos élues et élus répercutent servilement cette politique d’austérité. La seule option qu’on voudrait nous laisser, c’est choisir de quelle manière gérer la pénurie ! Tailler dans les mesures sociales en faveur des personnes âgées, comme cela est envisagé dans l’Essonne ? Cesser de financer la carte Imagine R pour tous les jeunes, comme la droite vient de le faire dans les Hauts-de-Seine ? Privatiser les crèches ou les équipements sportifs, augmenter les impôts, comme la droite l’a fait, brutalement, dans les départements de la grande couronne ? Supprimer des emplois publics en pénalisant ainsi les usagers, comme l’a décidé le département des Alpes-Maritimes, et comme vient encore de l’asséner l’opposition de droite en Val-de-Marne lors de la séance du Conseil départemental du 15 février sur les orientations budgétaires 2016 !

Il y a un an, vous nous avez élus, sur un programme simple et clair : être utile aux Val-de-Marnais, répondre à leurs besoins, préparer l’avenir. Alors, aujourd’hui, nous n’entendons pas capituler et voulons tout faire pour que notre programme se concrétise. C’est ce que vous attendez de vos élus. Ce ne sont pas des paroles en l’air : voici quelques-uns des axes d’ores et déjà prévus pour le budget 2016 qui sera voté le 11 avril : mise en place de la carte Améthyste à 35 euros par mois pour les retraités imposables, implantation de 500 places supplémentaires en crèche, livraison de six collèges, signature du prolongement de la ligne 14 du métro jusqu’à l’aéroport d’Orly, qui se traduira par la création de nouveaux bassins d’emplois dans le département.

L’austérité n’est ni une fatalité, ni une solution ! Elle est socialement néfaste, économiquement contre-productive et politiquement dangereuse : elle désespère et démobilise la grande majorité de nos concitoyens.

La loi récemment votée, dite de « nouvelle organisation du territoire », pousse chaque niveau de collectivité à la spécialisation en retirant au département la « clause de compétence générale ». Lorsque nous décidons de ne pas y renoncer, car cela permet au Département d’intervenir dans tous les domaines où son action est nécessaire et concorde avec le programme, c’est un acte de résistance.

Lorsque nous décidons de construire des partenariats, nous voulons, dans un esprit d’ouverture, coopérer. C’est, selon nous, la meilleure façon de donner naissance à de grands projets comme le sont, par exemple, la Cité des métiers, qui permet à de nombreux jeunes de s’en sortir par le travail, ou le projet de réaménagement du domaine Chérioux, alliant formation, recherche, emploi et donc développement de notre territoire.

Ainsi, nous ne capitulons pas, mais seuls, nous ne pouvons rien. Tous ensemble, grâce à l’intervention de nos concitoyens, conjuguée à notre volonté, nous pouvons tout !

Hier, en exprimant « Le Val-de-Marne, j’y tiens ! », les Val-de-Marnais avaient ni par obtenir que les départements ne soient pas supprimés. Aujourd’hui, ce sont d’ores et déjà 25 000 signataires qui exigent que l’État respecte ses engagements financiers envers notre Département.

Mais, ce n’est qu’un début. La suite, nous l’écrirons ensemble…

Corinne Barre, conseillère départementale

Canton de Vitry-sur-Seine 1