Archives du mois - octobre 2016

Relaxe pour les « 8 » de Goodyear

Le 25 janvier dernier, les élu-e-s du groupe Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne dénonçaient dans une motion, les sanctions pénales requises par le Procureur de la République à l’encontre de 8 salariés de l’entreprise Goodyear condamnés à deux ans de prison dont neuf mois ferme.

Cette criminalisation de l’action syndicale vise à masquer que ce géant du pneumatique a détruit 1 143 emplois en fermant son site d’Amiens-Nord, alors même que cette usine enregistrait 183 millions d’euros de bénéfices en 2012. Ainsi, les licenciements et la fermeture étaient bien dépourvus de motif économique !

Ce procès en appel illustre une nouvelle fois, combien le libéralisme … entre ANI, loi Macron, CICE et loi El Khomri … privilégie toujours le tout pour la finance et les actionnaires contre l’emploi, les libertés et droits des salariés, et fait extrêmement préoccupant, s’accompagne désormais d’une campagne répétée de diatribes antisyndicales.

Face à cet agissement illégal de la multinationale Goodyear, le moment est venu de rendre justice aux 8 de Goodyear, et à travers eux, à l’ensemble de leurs collègues de travail qui s’étaient massivement mobilisés pour refuser la liquidation de leur usine.

Aux côtés des 8 de Goodyear et de leurs soutiens rassemblés aujourd’hui, le groupe Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne exige la relaxe des huit ex-salariés de Goodyear.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Pour l’accès à l’éducation des jeunes val-de-marnais sans affectation depuis la rentrée 2016

Fatiha Aggoune, Vice-présidente en charge de la jeunesse, a présenté, au nom de la majorité départementale, un vœu lors de la séance du 17 octobre. Adopté à l’unanimité, il porte sur les jeunes val-de-marnais qui restent toujours sans affectation à la rentrée 2016.

Le dispositif Départemental SOS Rentrée agit pour que l’accès à l’éducation pour toutes et tous soit respecté et appliqué, le vœu demande que le rectorat de l’académie de Créteil trouve enfin une solution pour que les 270 jeunes sans affectation soient scolarisés au plus vite, , et qu’une attention particulière soit portée aux 149 jeunes en attente d’une affectation en BTS ainsi qu’aux 8 jeunes de moins de 16 ans.

Un service de santé publique pour tous

Avec un budget de 46 millions d’euros, 80 centres de PMI (protection maternelle et infantile), 50 centres de planification familiale, le Département s’engage pour ses habitants. Bien identifiées et accessibles à tous, ces structures constituent un maillage important de santé publique.

La crise sociale et économique dans notre pays conduit à une aggravation des inégalités de niveau de vie et de pauvreté : plus de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté dont 2,6 millions d’enfants de moins de 18 ans.

Pour de nombreuses familles, cette précarité, combinée à d’autres facteurs sociaux, environnementaux, excédant largement le seul domaine sanitaire, signifie un renoncement ou peu d’attention à leur santé. C’est la raison pour laquelle l’accès aux soins, la prévention et l’éducation à la santé devraient être des priorités nationales.

La PMI exerce la seule compétence sanitaire décentralisée, par ordonnance du 2 novembre 1945. C’est un acteur départemental majeur de santé publique. Au-delà de ses obligations, le Département en a fait une politique ambitieuse. En Val-de-Marne, elle contribue plus que jamais à la réduction des inégalités en proposant une prise en charge globale, de la santé de la mère, de l’enfant de moins de 6 ans et le soutien aux parents et futurs parents. Elle a également une mission d’éducation affective et sexuelle, de prévention des violences au sein du couple et de la famille…

Elle occupe une place prépondérante par ses réseaux et dispositifs partenariaux qu’elle a développés avec les villes, les partenaires institutionnels et sociaux et par le travail interdisciplinaire qu’elle mène avec ses différents professionnels – médecins, sages-femmes, puéricultrices, psychologues, psychomotriciens, conseiller(e)s conjugaux(ales)… – et qui fait sa spécificité. Ce travail ciselé de terrain, d’analyse, d’écoute, d’accompagnement des familles en fait un acteur original et unique.

À l’heure où d’autres départements font le choix de fermer la moitié de leurs centres de PMI, de réduire leurs missions aux seules compétences légales, où l’État se désengage de sa politique vaccinale, où certains indicateurs de santé restent préoccupants (taux de mortalité maternelle : 10,3 pour 100 000), nous réaffirmons que la prévention doit s’ouvrir à tous et s’inscrire dans le temps. C’est un enjeu d’avenir.

Ainsi, le dispositif généralisé du bilan de santé pour tous les enfants de 3-4 ans en école maternelle s’inscrit dans cette politique globale de prévention, qui constitue un engagement fort de notre collectivité. Plus qu’un dépistage préconisé par les textes, le Département, à travers ces bilans et suivis individualisés, a mis en place, grâce à ses professionnels, de vrais parcours de santé. Ont pu être dépistés des pathologies, des troubles sensoriels (auditif, de langage…) pouvant affecter le développement de l’enfant et entraver sa scolarité, son évolution.

En matière de santé publique et de protection maternelle et infantile, les élus du groupe Front de gauche (PCFPG-Citoyens) ont toujours impulsé des politiques particulièrement innovantes, reconnues de tous. Nous entendons poursuivre ces dynamiques en phase avec les enjeux d’aujourd’hui malgré des contraintes budgétaires fortes. La PMI, c’est une réelle prévention précoce, offrant à chaque enfant, chaque famille, une écoute bienveillante et le meilleur accueil possible aux nouveau-nés…

Marie Kennedy, Vice-Présidente en charge de la petite enfance et de la protection maternelle et infantile.