Archives du mois - novembre 2016

États généraux des solidarités

Le 24 novembre ont eu lieu, à la Maison des Syndicats de Créteil, les États généraux des Solidarités. Organisés par le Conseil départemental, ils ont été l’occasion pour près de 300 personnes concernées par l’action sociale de se rencontrer, échanger et discuter durant une après-midi.

Inaugurés par Christian Favier, Sénateur-Président du Conseil départemental, les États généraux des Solidarités ont réuni des professionnels, des agents des services publics du Département (EDS, MDPH…), des villes (CCAS…), des institutions publiques (Pôle Emploi, CAF, CRAMIF,…) et des associations (Petits Frères des pauvres, Emmaüs, Croix rouge, Cultures du Cœur).

Plus de 300 personnes ont participé à cette rencontre. Tous ont voulu discuter des moyens pour permettre à chacun d’accéder à leurs droits en simplifiant autant que possible les démarches et en développant les moyens d’accès à l’information.

Lors de ces Etats généraux, 8 engagements ont été pris pour répondre aux attentes des Val-de-Marnais.

  • N°1 : poursuivre la dynamique des Etats généraux des solidarités en organisant des conférences locales chaque année.
  • N°2 : réunir chaque année les grands partenaires de l’insertion et de l’action sociale, tous signataires du Pacte d’Insertion et de Développement Social, pour faire le point sur l’avancée de nos actions communes.
  • N°3 : améliorer le service public de proximité.
  • N°4 : favoriser l’accès au droit et lutter contre le non recours en ouvrant une base de connaissance des droits sociaux ouverte à tous.
  • N°5 : développer la participation dans les Espaces Départementaux des Solidarités (EDS) par la mise en place d’un comité d’usagers par EDS.
  • N°6 : améliorer l’information sur les droits de chacun en ouvrant davantage les EDS aux partenaires associatifs.

À 16h34, réclamons l’égalité salariale

À partir du 7 novembre, 16h34 les femmes commenceront à travailler « bénévolement » et ce jusqu’à la fin de l‘année. En effet, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes à l’échelle nationale est de 24%.

En Val-de-Marne, les femmes gagnent en moyenne 20% de moins que les hommes avec des fortes inégalités de salaires, notamment chez les cadres et les ouvriers. Parmi les causes profondes de cette inégalité : elles sont plus nombreuses à occuper des emplois précaires que les hommes (12,4% contre 10,4%) et sont 20,2% à occuper un emploi à temps partiel, très souvent de façon contrainte, alors que ce chiffre est de 8,9% chez les hommes.

Mais, même à niveau d’études égal, responsabilités égales, temps de travail égal, les écarts de salaires existent toujours. Pourtant, l’inégalité salariale en raison du sexe est illégale : le principe « à travail égal salaire égal » a force de loi, et ce depuis 1983 !

Plus de 30 ans plus tard, le combat pour appliquer la loi sur l’égalité salariale continue. Nous devons le mener tant au niveau national que départemental, les femmes ne vont pas attendre éternellement que l’écart de salaire disparaisse. Conjugué au temps partiel subi, ce sont en effet des conséquences directes sur leur retraite.

L’égalité salariale doit être respectée et acquise, pour y parvenir il faut une volonté politique forte.

Nous continuerons de nous mobiliser aux côtés des associations féministes pour l’égalité salariale entre les hommes et les femmes en Val-de-Marne.

Fatiha Aggoune
Vice-Présidente en charge de la jeunesse, de la vie associative,
de l’observatoire de l’égalité, de la lutte contre les discriminations,
des droits de l’homme et des droits des migrants.

Créteil, 7 novembre 2016.

CICE : les Val-de-Marnais réclament vérité et transparence

Rassemblés lors d’une réunion publique à la Maison des syndicats de Créteil, à l’initiative du groupe Front de gauche au conseil départemental du Val-de-Marne, des citoyens, élus, salariés, syndicalistes, chefs d’entreprise, jeunes et privés d’emploi ont débattu du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE).

Alors que la ressource publique se raréfie et pèse fortement sur les services publics rendus aux populations, notamment dans les départements, le coût du CICE, plus de 20 milliards d’euros par an n’est, lui, pas remis en question.

C’est un triple non-sens : économique, social et politique.

Le CICE a pourtant échoué sur plusieurs points essentiels. Il a été d’abord accaparé par les grands groupes, notamment du commerce et de la distribution.

Deux secteurs sans risque de délocalisation…

Ensuite, plutôt que de favoriser des embauches, il a d’abord été utilisé comme de l’argent frais, sans aucune contrepartie. À 23 milliards d’euros en 2017, il est le paquet cadeau le plus cher de France. Pire, de nombreux grands groupes ayant bénéficié du CICE (Alstom, SFR…) ont malgré tout licencié, tout en augmentant les rémunérations de leurs actionnaires !

Le manque de contrôle et de transparence, tant en amont qu’en aval, du versement du CICE va totalement à l’encontre des objectifs de transparence et d’efficacité de l’action publique.

S’agissant d’une dépense aussi massive (129,5 millions d’euros en Val-de-Marne en 2015), il faut au contraire redonner aux collectivités locales les moyens nécessaires au développement de l’attractivité économique des territoires, au réel soutien aux petites et moyennes entreprises, et au combat pour l’égalité entre tous les citoyens par des services publics utiles aux populations (action sociale, lutte contre les inégalités, financement des collèges, des transports, etc.).

Les citoyens doivent pouvoir contrôler démocratiquement l’utilisation de l’argent public.

Notre collectivité départementale est un acteur majeur et déterminé à soutenir le développement et l’attractivité de nos territoires, au travers d’un très haut niveau d’investissement public avec une inscription de 240 millions d’euros au budget 2016.

Nous entendons bien poursuivre cette dynamique, en faveur d’un développement durable, équilibré et solidaire du Val-de-Marne, autour de projets fédérateurs, innovants et créateurs d’emploi pour ce territoire qui ne manque pas d’atouts et de perspectives attractives… comme notre candidature pour accueillir l’Exposition universelle.

C’est donc en prenant en compte l’ensemble de ces enjeux que notre groupe d’élu-e-s a publiquement pris position pour l’installation d’un observatoire départemental sur l’utilisation et l’impact du dispositif CICE.

Cet observatoire, nous le souhaitons ouvert à l’ensemble des acteurs concernés, respectueux de leur identité et de leur champ d’action. Nous le concevons comme un outil partagé pour évaluer l’impact du CICE, en matière d’investissement et d’emploi, d’efficience des fonds publics…

Nous avons la conviction que la mise en place de cet observatoire, avec votre apport, peut constituer un cadre démocratique utile au développement et au mieux-vivre en Val-de-Marne.

Pascal Savoldelli, Président des élu.e.s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens)

Vice-Président en charge de l’aménagement, des finances, des affaires juridiques et patrimoniales.