Archives du mois - décembre 2016

Renouvellement urbain du Quartier des Larris et de la Redoute à Fontenay-sous-Bois

Le département s’engage dans la reconfiguration des deux quartiers des Larris et de la Redoute à Fontenay-sous-Bois.

Objectif prioritaire du contrat de ville, le renouvellement urbain des quartiers des Larris et de la Redoute doit désenclaver ces quartiers et améliorer à la fois l’espace public et la présence des services publics.

Le 1er décembre dernier, le Sénateur-Président du Conseil départemental Christian Favier était à Fontenay- sous-Bois pour officialiser le soutien du département à cette requalification urbaine.

Lors de cette rencontre, il a été acté que les équipements scolaires, seront maintenus et reconstruits dans le quartier.

Ainsi, la crèche départementale des Larris sera repositionnée entre l’école primaire et l’école élémentaire Paul Langevin. Dans le prolongement de la rue Stéphane Hessel, une nouvelle voie sera créée pour remonter plus facilement vers l’avenue Joffre et ainsi faciliter les déplacements doux. Par ailleurs, la crèche départementale, dans le cadre de sa reconstruction, passera d’une offre de 60 à 80 berceaux afin de répondre au mieux aux besoins des familles, notamment des familles monoparentales.

Enfin, le centre de Protection Maternelle et Infantile sera repositionné dans le quartier et modernisé.

C’est ainsi plusieurs millions d’euros qui vont être investis pour les équipements départementaux, en complément de la reconstruction de l’école élémentaire Paul Langevin, de la refonte du site du centre commercial et des opérations prévus dans le cadre du contrat de ville.

Malgré un contexte budgétaire difficile pour les départements de France, le département du Val-de-Marne s’engage – avec la ville – dans l’amélioration concrète du quotidien des habitants de Fontenay-sous-Bois.

Métropole : faisons le pari des projets et de la coopération !

Alors que l’année 2016 touche à sa fin, il faudrait ne porter le regard que sur les prochaines échéances électorales, ne pas insister sur les transformations en cours dans l’espace métropolitain, n’y revenir que pour juger la mise en œuvre du Grand Paris trop complexe pour intéresser les populations, ou simplement miser sur la suppression de la métropole si la droite revenait aux affaires en mai 2017. Ce serait laisser d’autres décider à votre place de ce que sera le Val-de-Marne demain…

Ne se résignant ni au repli, ni à l’inaction, les élus du Front de gauche au Conseil départemental font, pour leur part, un tout autre pari. Fidèles à leurs engagements auprès des Val-de-Marnais, ils choisissent d’avancer vers l’avenir et se félicitent de l’engagement de notre Département dans plusieurs projets qui contribueront fortement au développement économique, social et culturel de notre territoire, en même temps qu’au rayonnement de Paris et de sa région : ouverture d’un centre dramatique national à Ivry-sur-Seine ; Cité de la gastronomie à Rungis ; centre international dédié à la santé et aux biotechnologies à Villejuif…

Aux partisans de l’attentisme et à ceux qui voudraient laisser croire que les choses sont jouées d’avance, nous rappelons que, dans bien des domaines, notre Département a pris les devants pour dessiner ce que le Val-de-Marne revendique d’être aujourd’hui : un territoire de coopérations respectueuses où les puissances publiques savent agir en concertation, avec les populations et dans leur intérêt.

Cette démarche constructive a d’ailleurs fait du Val-de-Marne le département précurseur du Grand Paris Express en imposant l’idée, avec le projet Orbival dont nous venons de fêter les dix ans, qu’il est pertinent et possible de mettre en place des liaisons inter-banlieues qui n’obligent pas à transiter par la capitale pour aller travailler, étudier, visiter ses amis, découvrir une exposition, un site du patrimoine ou assister à un spectacle dans une commune voisine.

Nous nous félicitons ainsi que les travaux des lignes 14 et 15 du métro aient enfin démarré, tout en demeurant extrêmement vigilants pour que les délais soient tenus et que chacun, chacune puisse bénéficier le plus rapidement possible de ces nouveaux transports. Notre vigilance n’est d’ailleurs pas vive qu’à ce sujet.

L’esprit constructif qui nous anime ne nous rend cependant pas naïfs. Il ne nous empêche pas de dénoncer le danger de voir l’attractivité et la compétitivité devenir les deux mamelles du Grand Paris, en cherchant à attirer les touristes et les multinationales sur les seuls pôles que certains décideraient de mettre en lumière.

Il faut allumer la lumière partout !

Devant le flou qui règne encore sur le partage des responsabilités dans de nombreux domaines de compétences, de même que sur les financements, le risque est grand, en effet, d’assister à la lutte des places et de voir des collectivités territoriales se poser en rivales, au risque d’oublier que leur raison d’être, comme leur nom l’indique, est de jouer collectif.

Il ne fait aucun doute, pour nous, que la métropole qui se construit doit être à l’image de la richesse de son agglomération tout entière, nourrit par la diversité de ses populations autant que par la mixité des usages et des cultures. Pour cela, encore faut-il que l’espace métropolitain se pense avec et pour ses habitants, ses salariés et ses visiteurs, sans sacrifier les premiers à ces derniers.

Si les dernières réformes territoriales ont bouleversé l’organisation des collectivités, sans consultation des citoyens, nous voulons travailler à ce que rien ne se fasse, ici, sans eux. Vos intérêts demeurent notre unique boussole. Cette même boussole qui a guidé la proposition de loi présentée récemment au Sénat par Christian Favier pour tenter d’imposer 30 % de logements sociaux dans le périmètre des futures gares du Grand Paris Express, afin de favoriser la mixité sociale et lutter contre la spéculation immobilière.

Comment faire en sorte que la construction métropolitaine corrige les ségrégations urbaines et sociales ? Comment permettre que tous les services dont les populations ont besoin leur soient facilement accessibles en tout point du territoire ? Quel projet de développement économique, social, mais aussi culturel ?

Là est l’enjeu des mois à venir, car si le livre du Grand Paris est désormais ouvert, bien des pages restent à écrire…

Evelyne Rabardel

1ère vice-présidente en charge des Collèges, de l’Action pour la réussite éducative, de la Culture, de I’Archéologie, du Patrimoine culturel, des Archives départementales et du Travail de mémoire