Archives du mois - février 2017

Défense des bureaux de poste de proximité : mobilisation et manifestation le 15 mars prochain !

De nouveau, en 2017, la Direction du groupe La Poste prévoit en Val-de-Marne la fermeture de bureaux de poste. Dans les villes et les quartiers concernés, la fermeture d’un bureau de Poste constitue un recul inacceptable de la présence du service public de proximité.

Ces perspectives provoquent chez de nombreux habitants et leurs élus un émoi doublement légitime.

Emoi légitime tout d’abord car bien souvent, le bureau de poste constitue un lieu proche pour nombre de nos concitoyens qui y effectuent des démarches essentielles à leur vie quotidienne.

Emoi légitime ensuite au regard des résultats financiers réalisés par le groupe La Poste (plus de 635 millions d’€ en 2015) et des crédits dont il bénéficie au titre du CICE (350 millions d’€ en 2015).

J’ai, à de nombreuses reprises, comme Président du Conseil départemental et comme parlementaire, tenu a exprimé mon opposition à tout recul de la présence de bureaux de Poste dans notre département. Le 12 décembre dernier, l’Assemblée départementale a adopté à l’unanimité un vœu exprimant son attachement au service postal et son refus de toute réduction de ce dernier.

Considérant que les menaces qui pèsent sur le devenir de nombreux bureaux de poste sont sérieuses et inquiétantes, j’appelle nos concitoyens et leurs élus à se mobiliser.

Une manifestation sera organisée le mercredi 15 mars à 15h00 au Ministère de l’Economie et des Finances et une audience est sollicitée auprès du secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie, Christophe Sirurgue. J’y serai bien évidemment présent. Je souhaite que toutes celles et tous ceux qui sont attachés à défendre leurs bureaux de poste de proximité puissent également y participer.

Christian Favier, Sénateur, Président du Conseil départemental

Insécurité ou citoyenneté !

L’année 2016 a été marquée par une série d’attaques terroristes, qui a plongé le pays dans un « climat » liberticide, depuis le débat sur la déchéance de nationalité jusqu’à la prolongation de l’état d’urgence. Malgré ce contexte, nos concitoyens ont porté haut les valeurs de notre République, refusant la tentation du repli identitaire, la recherche de boucs émissaires, la mise en concurrence des individus et des territoires.

Pourtant, c’est bien un sentiment d’insécurité globale, sociale, politique et relationnelle qui s’est renforcé dans la population, nourri par les politiques libérales mises en œuvre et l’instrumentalisation des peurs.

L’ADN de l’action départementale, c’est tout l’inverse, à l’image des politiques innovantes et progressistes que nous mettons en œuvre. Elles constituent un véritable bouclier social pour tous les Val-de-Marnais(es), à tous les âges de la vie !

Vivre dans notre département, c’est bénéficier de collèges de qualité avec un projet éducatif d’avenir, c’est le développement de services de transports répondant aux enjeux climatiques, c’est bientôt une 77ème  crèche. C’est également le soutien à la construction et à la réhabilitation des logements pour tous et partout.

C’est la détermination à développer les solidarités, garantes de cohésion sociale et territoriale.

Au moment où pèse si fortement une réduction de la dépense publique qui menace l’ensemble de l’action publique et des services publics, nous réaffirmons notre choix d’un service public réactif, protecteur, répondant aux besoins et aux attentes, dans une plus grande proximité avec les usagers.

Nous continuerons à investir pour l’avenir, n’en déplaise aux idolâtres de la rigueur, aux fossoyeurs du service public, aux prêcheurs de la mise en concurrence des salariés, aux disciples de la rentabilité et d’une baisse du coût du travail qui pèse sur les salaires, aux apôtres de la criminalisation de l’action syndicale, aux promoteurs de l’uberisation de la société, aux adorateurs du « veau d’or ».

Indéniablement, ce bréviaire est commun à l’opposition de droite départementale, qui soutient avec ardeur la politique ségrégative d’accès au logement de la nouvelle majorité de droite à la Région. Cette même majorité régionale qui coupe les vivres à de nombreuses associations intervenant dans les domaines de l’environnement, du développement durable, de la transition énergétique, de l’économie sociale et solidaire, de la culture et des solidarités…

Autant de décisions qui ne font que renforcer les inégalités, en insécurisant la pérennité du mouvement associatif, véritable creuset de citoyenneté et d’accès aux droits.

Face aux insécurités de toute nature, pour ouvrir l’accès à de nouveaux droits pour toutes et tous, nous continuerons d’agir pour répondre aux besoins au travers des politiques départementales d’intérêt général, celles qui font le « mieux-vivre ensemble », œuvrant ainsi au développement d’une citoyenneté pleine et entière.

Nous n’aurons de cesse de rassembler pour ouvrir des horizons citoyens porteurs de confiance et d’espoir en l’avenir.

 

Ibrahima Traoré, Conseiller départemental du canton Le Kremlin-Bicêtre