Archives du mois - août 2017

SOS Rentrée 2017 – Exiger l’égalité pour toutes et tous dans l’accès à l’enseignement : l’égalité n’est pas une loterie !

Début juillet, 3 000 jeunes val-de-marnais n’avaient pas encore d’affectation en lycées ou facultés. Aujourd’hui, à quelques jours de la rentrée scolaire, plusieurs centaines d’entre eux sont toujours en attente soit d’une place en lycée ou de savoir s’ils pourront accéder à la filière de leur choix.

Cette situation s’amplifie à chaque rentrée et devient même insupportable pour ces milliers de jeunes ayant passé avec succès leur baccalauréat.

La solution de la Ministre Mme Vidal est celle de la sélection à l’entrée en université. Sobrement baptisée « pré-requis », cette mesure efface le principe même du baccalauréat, qui doit rester la voie d’accès à l’enseignement supérieur. Surtout, elle s’accompagnera d’un renforcement de la compétition au financement entre établissements, qui risque d’entériner le glissement définitif vers un enseignement supérieur à plusieurs vitesses.

À celles et ceux qui proposent l’université de la concurrence et de la sélection, nous opposons une autre priorité : démocratiser l’enseignement supérieur, assurer la réussite de tous, dans l’intérêt de notre société minée par les inégalités. L’égalité n’est pas une loterie !

C’est pourquoi – comme tous les ans depuis 1989, dans le Val-de-Marne – nous mettons à disposition des jeunes et de leur famille le dispositif départemental SOS Rentrée. Ce service public, conçu pour favoriser la réussite de tous, a toujours prouvé son utilité. Il a pour objectif d’agir sur l’égalité d’accès aux droits à l’éducation et permettre aux jeunes de poursuivre leurs études dans le respect de leurs choix d’orientation.

Pour cette rentrée 2017, les élu-e-s Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne sont aux côtés des jeunes sans bahut et de leur famille, fortement mobilisés pour exiger leur droit à étudier dans la filière souhaitée.

Les élus appellent enfin, lundi 4 septembre, à se réunir devant le rectorat de l’Académie de Créteil, avec Fatiha Aggoune, vice-présidente du Conseil Départemental en charge de la jeunesse, pour rappeler à l’Éducation Nationale ses obligations envers les jeunes du Val-de-Marne.

 

Nous vous invitons au rassemblement organisé :

Lundi 4 septembre à 14h00

(Devant le rectorat de l’Académie de Créteil)

4 Rue Georges Enesco

Métro : Créteil – L’Echât

 

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 31 août 2017

LA DROITE ET LA DÉMOCRATIE SOCIALE : UN DIVORCE CONSOMMÉ

Ce lundi 28 août, lors de la commission permanente du Conseil départemental du Val-de-Marne, le président du groupe « Les Républicains-Val-de-Marne autrement » a comme d’habitude signifié le « vote contre » les subventions de fonctionnement accordées par le département aux organisations syndicales départementales représentatives des salarié.e.s. La droite départementale fidèle à sa doxa ultra-libérale et antisyndicale se positionne.

Sera-t-elle ainsi l’alliée objective du Président Emmanuel Macron et du gouvernement d’Edouard Philippe qui, dans les prochains jours, s’apprêtent à torpiller ce qu’il reste de positif dans le code du travail pour l’intérêt des salarié.e.s ?

Est-il utile de rappeler les décisions de la droite concernant les syndicats dans notre département ? À l’exemple de la commune de Villejuif, où le maire Les Républicains a décidé – en plein été – de louer la Maison des syndicats au secteur privé.

Ainsi, s’affrontent deux visions de la société : d’un côté, ceux qui cassent la protection sociale, le droit du travail, et s’attaquent aux moyens de défense collective des salarié.e.s, et de l’autre, ceux qui se battent pour la défense des travailleurs, des jeunes précaires, des privé.e.s d’emploi, pour de meilleures conditions de travail et pour la dignité de toutes et tous.

Alors que les syndicats ont marqué notre histoire sociale à travers les conquêtes collectives qu’ils ont obtenu, ils sont toujours aujourd’hui engagés dans la défense des salarié.e.s.

C’est bien une droite revancharde, réactionnaire qui se révèle par ce vote, comme chaque année, à la même date… La droite et la démocratie sociale : un divorce consommé.

Créteil, le 28 août 2017

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

 

CP : NOUS EXIGEONS LA LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR SALAH HAMOURI

Salah Hamouri, a été arrêté à son domicile de Jérusalem dans la nuit de 22 au 23 août par l’armée d’occupation israélienne,  cela sans aucune justification et sans motif énoncés ! Il est retenu en prison sans pouvoir donner de nouvelles à ses proches et famille, jusqu’à dimanche où un jugement sera rendu.  Ce délai de 5 jours étant « justifié » par le fait que « la police doit mener son enquête » !

Franco-Palestinien, Salah a déjà été condamné par un tribunal d’exception militaire puis emprisonné pendant sept longues années dans les geôles d’Israël, suite à des accusations qui se sont révélées totalement infondées.

Aujourd’hui, l’acharnement contre lui continue, au mépris du respect de son combat légitime pour les droits du peuple palestinien.

Avec les élu.e.s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne, j’exige la remise en liberté immédiate de Salah et demande instamment au Président de la République d’intervenir en ce sens.

Aussi, nous apportons tout notre soutien à son épouse Elsa et à leur petit  garçon dans cette nouvelle et terrible épreuve.

Pascal Savoldelli, Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne

300 millions d’euros en moins pour 2017 : le mauvais coup de Macron aux collectivités. « Nous ne procéderons pas par baisse brutale de dotation ».

Ces mots ont été prononcés le lundi 17 juillet, au Sénat, par Emmanuel Macron, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence nationale des Territoires.

Pourtant le 20 juillet est paru en catimini un décret annulant un certain nombre de crédits pourtant prévus au budget. Sont notamment concernés des crédits pour l’enseignement supérieur et la recherche (plus de 250 millions d’euros), ou encore la justice (près de 160 millions d’euros).

Pour les collectivités, ce sont 300 millions de dotations au total qui sont supprimées pour 2017.

Ce coup de rabot sur le dos des collectivités constitue un nouveau reniement de la parole présidentielle. Moins de trois jours après avoir prononcé un grand discours de confiance et s’être dit à l’écoute des collectivités, le président et son gouvernement ont pris la décision de frapper encore leur budget.

Alors même que les collectivités ont déjà subi plus de 15 milliards d’euros de baisse de dotation en cinq ans (137 millions cumulés au titre de la DGF pour notre département), cette décision va rendre toujours plus difficile l’équation budgétaire et plus restreinte la capacité d’initiative politique.

Concrètement, cette baisse brutale de dotation frappera des projets d’investissement (transports, réseaux, services publics), mais aussi des projets construits localement avec des associations. Ainsi, la suppression conjointe et imprévue de dotations directe et d’autres liées à la politique de la ville signifie tout simplement que les collectivités ne pourront dans certains cas honorer leurs engagements financiers avec des structures associatives locales.

Les élu.e.s Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil Départemental du Val-de-Marne dénoncent donc avec force cette énième brutalité à l’égard des collectivités. Macron et son gouvernement décident quasiment sans débat et dans le reniement, d’une nouvelle baisse de dotations. L’austérité s’impose encore une fois de manière autoritaire aux collectivités, alors qu’on accorde aux grandes entreprises et aux plus riches des largesses fiscales, avec la baisse de l’ISF notamment. Cette décision symbolise des choix idéologiques à mille lieues des discours bienveillants à l’égard de nos collectivités et du service public.

 

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

 

Créteil, le 3 août 2017