Archives du mois - novembre 2017

Sauver la chirurgie cardiaque et hépatique, c’est sauver Mondor !

En 2011, le combat mené par la communauté hospitalière, les usagers, élu.es, partis politiques et syndicats, pour la défense du service de cardiologie de l’hôpital Henri Mondor était gagné. Christian FAVIER, Président du Conseil général et l’ensemble des conseiller.es généraux ont à l’époque apporté leur soutien à ce combat, dans un vœu voté à l’unanimité. 100 000 signatures de la pétition pour la défense du service de cardiologie avaient été recueillies.
 
Aujourd’hui, six ans plus tard, ce sont les chirurgies de greffes hépatique et cardiaque qui sont menacées. Annonce faite lors de la conférence de presse organisée par la coordination de vigilance du GHU Mondor-Chenevier, où était présente Jeannick LE LAGADEC, conseillère départementale déléguée à la santé.
 
Ces activités seraient transférées aux hôpitaux La Pitié-Salpêtrière et Paul Brousse, des hôpitaux qui ne sont pas en capacité d’absorber le flux de nouveaux patients.
La direction de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) demande en effet de passer de 4 à 3 sites de transplantation hépatique dans ses hôpitaux. Dans ce cadre, Mondor est menacé car selon l’AP-HP, il n’y a pas assez de malades greffés ! Une véritable ineptie, tirée de chiffres et de tableaux de rentabilité, en contradiction avec les besoins de santé dans notre département. En effet, cette volonté se manifeste alors même que l’Agence Régionale de Santé (ARS) s’apprête au contraire à préconiser de créer un site supplémentaire de greffe hépatique en Île-de-France, reconnaissant ainsi le manque de structures sur cette question.
 
Fermer ce service réduirait en outre l’attractivité de l’hôpital pour les étudiant.es et enseignant.es de l’Université Paris Est Créteil (UPEC), menaçant à terme la pérennité des enseignements au CHU de Mondor. De plus, cela risque de remettre en cause la réalisation du nouveau bâtiment « RBI » (Réanimation, Bloc, Interventionnel) à Mondor, dont la livraison est prévue en 2020. Cette structure de pointe (21 salles d’opération, 55 lits en réanimation, salles d’imagerie, etc.) est pourtant très attendue par la communauté hospitalière.
 
Cette nouvelle décision autoritaire et brutale met à mal la recherche et la santé publique des populations, car elle conduirait par ricochet à remettre en cause d’autres structures hospitalières en Val-de-Marne (Chenevier notamment). Réduire les chirurgies cardiaque et hépatique, c’est remettre en cause toute la chirurgie, la formation des universitaires, la recherche, réduire une réponse de proximité aux besoins de soins…
Sauver la chirurgie cardiaque et hépatique, c’est donc sauver Mondor.
 
Les élu.es du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil Départemental du Val-de-Marne apportent tout leur soutien à la communauté hospitalière d’Henri Mondor et à la coordination de vigilance du GHU Mondor-Chenevier, et à l’ensemble des actions pour maintenir le service de chirurgie de greffe cardiaque et hépatique, pour développer le service public hospitalier dans notre département.
Créteil, 23 novembre 2017

LUTTE CONTRE LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FEMMES – TOUTES ET TOUS ENSEMBLE À LA MIRABAL 2017

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre sera encore cette année l’occasion de se mobiliser. Organisée en France à l’appel notamment du Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), qui associe entre autre plusieurs organisations syndicales, cette journée prendra cette année un relief particulier contre les violences.

Le lendemain, dimanche 26 novembre aura lieu à Champigny-sur-Marne sur Marne la 7ème édition de la MIRABAL, manifestation sportive et citoyenne pour l’égalité et contre les violences faites aux femmes.

Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent dans toutes les sphères de la vie privée et publique. Inégalités de représentation, inégalités de salaires, inégalités sociales fondées sur le genre. Plus grave, aujourd’hui encore, les violences faites aux femmes restent une réalité : violences conjugales, harcèlement sexuel, au travail ou dans les espaces publics, ou encore mutilations sexuelles génitales.

Il est pourtant essentiel de donner à chaque enfant, fille ou garçon, les mêmes possibilités de devenir la femme et l’homme qu’elle ou qu’il souhaite. Il est essentiel de combattre la discrimination sexiste qui favorise les violences faites aux femmes.

La lutte contre la violence faites aux femmes est partie intégrante des politiques publiques de notre Conseil Départemental, qui met en œuvre sous l’impulsion de Fatiha AGGOUNE, vice-présidente en charge de l’égalité femmes-hommes, des actions innovantes. Mise en œuvre d’ateliers de sensibilisation au cybersexisme à destination des jeunes, téléphones grave danger pour les femmes victimes de violences conjugales, ce sont deux exemples des initiatives qui doivent être maintenues et étendues. La Mirabal sera donc également l’occasion d’affirmer son refus de voir disparaitre le département en signant la carte pétition sur le stand du Conseil Départemental, financeur de l’initiative.

Les élu-e-s Front de Gauche du conseil départemental vous invitent à participer nombreux à cette journée sportive, citoyenne mais aussi festive.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Pascal Savoldelli, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

 Créteil, le 23 novembre 2017

CP Mobilisation contre la politique libérale d’Emmanuel Macron

Salarié.e.s du public et du privé, retraité.e.s, jeunes

Tous ensemble pour gagner

Le Président Emmanuel Macron multiplie les mesures contre les salariés, les retraités et la jeunesse. Ordonnances contre le code du travail, attaques contre les services publics avec de nombreuses réductions d’effectifs, suppression massive des emplois aidés… et maintenant attaques contre la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage, puis contre les retraites et les retraités (premières victimes de la hausse de CSG).

Fin des contrats aidés : un gigantesque plan social

Dans notre département de nombreuses associations et missions de service public reposant principalement sur cette catégorie de personnels sont en danger. Nous refusons ce plan social et demandons la transformation des contrats aidés en emplois stables.

Plus que jamais défendre le code du travail contre les ordonnances

Les ordonnances de la loi travail XXL prolongent et aggravent la loi El Khomri dont nous continuons à demander l’abrogation. L’inversion de la hiérarchie des normes est poussée jusqu’au bout, ce n’est plus de norme du tout. L’individualisation complète du contrat de travail est une revendication patronale pour baisser le « coût du travail » et faciliter les licenciements au motif que cela faciliterait les embauches. Non seulement des économistes ont démontré que cela n’était pas exact, mais le MEDEF se refuse à tout engagement de création d’emplois. C’est bien le « coût du capital » qu’il faut réduire, qui entrave l’activité économique.

De nombreux signes montrent que les orientations et premières décisions du gouvernement rencontrent déjà l’hostilité d’une majorité de la population. Les routiers, les dockers ne s’y sont pas trompés en se mobilisant et obtenant déjà certains reculs dans la mise en œuvre des ordonnances.

La Fonction publique est attaquée

Les salariés du public, dont les 8 000 agents du département sont aussi concernés, avec la menace de casser les statuts et aligner le public vers le moins disant social. Enfin que dire de l’annonce par le gouvernement des 120 000 suppressions d’emplois dans la fonction publique avec en prime le gel du point d’indice qui bloque les salaires ?

Jeudi 16 novembre les élu-e-s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront mobilisés aux côtés des salarié.e.s, des privé.e.s d’emploi, des retraité.e.s.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

78% des Val-de-Marnais.es opposés à la disparition du Département. Ils doivent être entendus !

Lors de la Conférence nationale des territoires du 17 juillet, le Président de la République déclarait : «si nous voulons que le Grand Paris réussisse à l’échelle de ce qu’est la compétition internationale, (…) nous avons besoin de simplifier drastiquement les structures.»

Ainsi, Emmanuel Macron reconnaît que la métropole du Grand Paris ne fonctionne pas, mais en déduit qu’il faut supprimer des collectivités, confondant simplicité et simplisme.

Avec la suppression des départements de la petite couronne et le transfert de leurs compétences à la Métropole, cela signifierait la fin du département du Val-de-Marne et l’éloignement des citoyen.nes des lieux de décision.

L’absence totale de débat public et de transparence en dit long sur la volonté du pouvoir de taper vite et fort. Ainsi, la prochaine Conférence territoriale du Grand Paris pourrait clore le sujet, avec le dépôt d’un projet de loi éventuellement complété par des ordonnances, sans consultation réelle des citoyen.nes et de leurs élu.es locaux.

Ce processus express est lourd de danger pour les populations et les collectivités territoriales. Supprimer le département, c’est supprimer une collectivité indispensable aux populations, mais aussi aux communes, avec lesquelles le département a construit de forts liens de partenariat, sans tutelle.

Ce serait la fin de nombreuses politiques publiques volontaires et utiles, développées depuis quatre décennies, qui structurent l’intervention territoriale quotidienne des 8.000 agents départementaux, au service des 1,35 million d’habitant.es du Val-de-Marne.

Un sondage IFOP vient de confirmer que 78% des Val-de-Marnais.e.s interrogés sont attachés au département et opposés à sa disparition.

Ils estiment que la Métropole constituerait une menace pour les politiques publiques en Val-de-Marne. En supprimant le département au profit d’une structure métropolitaine hyper-centralisée et technocratisée, les partisans d’un Grand Paris concurrentiel des grandes métropoles mondiales entendent livrer aux puissances financières des pans entiers de l’action publique, des biens communs et du droit.

Si les collectivités territoriales rencontrent des difficultés croissantes pour mener à bien leurs projets, c’est principalement sous l’impact de la réduction des moyens financiers que l’État leur a imposé.

Un tel bouleversement métropolitain ne peut être débattu sans qu’aucune évaluation sérieuse de la mise en œuvre des lois Maptam-NOTRe, sans qu’aucune étude d’impact n’aient été menées.

C’est donc un nouveau coup de force contre les services publics et leurs agents, contre les populations et leurs élu.es des communes et départements qui sont les derniers remparts qui les protègent.

Vous connaissez la détermination des élu.es de notre groupe, de la majorité départementale rassemblée autour du Président Christian Favier, pour garantir l’intérêt des populations, des communes et des départements de banlieue. Vous le savez d’expérience, ensemble, nous avons toujours défendu la capacité des collectivités locales à conduire leurs missions, avec l’organisation territoriale issue des grandes lois de décentralisation de la République : la commune, le département et la région.

Nous réaffirmons l’intérêt de développer des coopérations volontaires, des projets partagés, cette intercommunalité de projet qui fait sens et s’oppose à l’intégration forcée.

C’est dans ce sens que peut se concevoir un projet métropolitain inclusif et coopératif, rassemblant la Région, les Départements et le bloc communal.

Mais, il ne peut y avoir de développement territorial sans développement démocratique ! Pour nous, cela exige d’engager un large débat public, associant la population, les usagers du service public, les forces vives du Val-de-Marne et les élu.es.

Comme l’expriment 71% des Val-de-Marnais.es, toute évolution de l’organisation territoriale ayant un impact sur la vie quotidienne des populations devra se décider par référendum. RIEN NE PEUT SE FAIRE DE DURABLE SANS LES VAL-DE-MARNAIS.ES, ET ENCORE MOINS CONTRE EUX !

 

Les élu.e.s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.