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Val-de-Marne : l’enjeu des services publics

Elles ont fait la preuve de leur efficacité sociale en répondant à des préoccupations val-de-marnaises et c’est là leur côté pragmatique. Elles contribuent à réduire les inégalités sociales et territoriales dans la région la plus inégalitaire de France et c’est là leur force politique.

Nos politiques publiques dérangent le Gouvernement, lequel a dans l’idée d’en finir avec les lois de la décentralisation, tente de reconcentrer les pouvoirs afin de faire de l’Île-de-France une place financière attractive.

Cette tentation s’accorde, en tous points, avec les autres réformes gouvernementales : baisse du nombre d’emplois aidés destinés aux jeunes les moins diplômés, réduction des droits du travail, remise en cause du système de protection sociale en privilégiant l’assurance individuelle à la solidarité, précarité dans le logement, avec notamment le bail à durée déterminée pour les locataires.

Toutes ces réformes contribuent à dessiner une nouvelle société, moins protectrice et plus libérale, toujours plus financiarisée, dans laquelle les services publics seraient marchandisés.

À l’opposé des choix gouvernementaux, nous pensons qu’il est possible de répondre aux grandes préoccupations des Val-de-Marnais, lesquels, au quotidien, nous disent qu’ils font des insomnies car leur enfant accumule des emplois d’intérim sans lendemain, ne parviennent pas à joindre les deux bouts, s’angoissent de ne pas réussir à sortir du mal-logement ou à trouver de solution satisfaisante pour la garde de leur bébé.

Pour répondre à ces préoccupations, nous développons des services publics accessibles à tous, comme c’est le cas avec Ordival, la carte Améthyste ou le remboursement pour moitié de la carte Imagine R des étudiants et lycéens. Les services ne doivent pas être privatisés et réservés aux seules familles solvables, ils doivent rester publics et s’étendre. C’est la condition pour que les valeurs de la République « liberté, égalité, fraternité » ne demeurent pas de vains mots, d’autant plus que les moyens existent pour financer les services publics. Il suffirait, pour cela, que les plus riches et les multinationales cessent d’échapper à leur responsabilité sociale, en s’acquittant de leurs impôts et taxes, comme tout le monde. Faut-il rappeler qu’en 2016, sur les 1 620 milliards d’euros de chiffre d’affaires, les entreprises n’ont versé que 15 milliards d’impôts

Tel est le projet que nous opposons à celui du Gouvernement, et le sens des services publics de proximité déployés dans le Val-de-Marne. Avec la carte T pétition, nous appelons les Val-de-Marnaises et Val-de-Marnais à exprimer leur attachement au Val-de-Marne, en s’opposant à la suppression du Département et avec lui à celle des services publics.

Corinne Barre, conseillère départementale

Canton de Vitry-sur-Seine 1