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Journée internationale des migrant.e.s du 18 décembre 2018

Le 18 décembre 1990, l’Organisation des Nations Unies adoptait la « convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille », visant à garantir l’égalité de traitement entre travailleurs français et immigrés.

Dans le cadre de la Journée Internationale des migrant.e.s du 18 décembre, le groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF, FDG, LFI) du Conseil départemental du Val-de-Marne s’associe à la Marche à l’initiative des Collectifs de Sans-papiers et Migrant.e.s, Syndicats, Associations et Marche des Solidarités qui appellent à des manifestations et rassemblements dans tout le pays à 18h.

Dans le climat actuel où la France vient de signer le Pacte Mondial pour les Migrations à Marrakech, celui-ci ne fait que reprendre le contenu de conventions déjà existantes et se contente d’établir «un cadre de coopération juridiquement non contraignant» qui «respecte la souveraineté des États». Au final, ce texte est plutôt fade et déçoit largement les attentes de ceux qui défendent les droits des migrants. En revanche, il reflète la triste évolution des pays européens au regard des droits humains.

Faut-il rappeler que les dirigeants français et européens s’enferment dans une logique meurtrière, en totale violation de tous les textes et conventions internationales garantes des droits humains, comme le démontre par exemple l’immobilisation de l’Aquarius à Marseille depuis début décembre, faute de pavillon pour naviguer ?

Faut-il rappeler que ce sont des dizaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants qui sont mort.e.s sur les routes de la migration, victimes des frontières et des politiques anti-migratoires des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices ? La France et l’Union Européenne doivent rejeter la criminalisation des organisations, et notamment celles qui opèrent en Méditerranée garantissant la liberté d’action de SOS Méditerranée et d’ouvrir les ports français de Méditerranée aux missions de sauvetage.

Faut-il rappeler que ce sont les politiques d’austérité menées par nos gouvernants qui nourrissent les sentiments de mal-être et de repli sur soi dans la population, entrainant la précarisation générale, la remise en cause des acquis sociaux ?

Le Val-de-Marne est une terre d’accueil. Nous défendons et nous développons des politiques publiques pour l’égalité des droits, où le/la migrant.e, l’exclu.e et toute personne en situation de vulnérabilité peut et doit trouver sa place.

Ainsi, le Département était présent – avec la participation de Fatiha Aggoune, Vice-présidente en charge des Droits des migrant.e.s – à la 8ème édition du Forum Social Mondial des Migrations (FSMM) à Mexico du 2 au 4 novembre 2018, où 70 pays du monde entier étaient représentés. Parallèlement au FSMM, se tenait le premier Sommet des « caravanes des mères des disparu.e.s » sur les routes migratoires, composé de délégations d’Amérique latine, du Maghreb et d’Europe.

Se sont conjugués alors les témoignages forts avec des prises de position claires, montrant que l’action politique de celles et ceux directement touché.e.s par la dite «crise migratoire» ou «crise de l’accueil» doit continuer de se faire, avec un approfondissement des alliances entre autorités locales et mouvements citoyens pour développer des politiques publiques.

En Val-de-Marne, cette co-construction se fera au sein du Réseau Migrations et citoyenneté Val-de-Marne, prolongement du projet « réseau villes d’arrivée » du programme européen URBACT en réponse aux enjeux des migrations.

Le Réseau Migrations et Citoyenneté en Val-de-Marne sera lancé le 15 février prochain afin de poursuivre la dynamique de co-construction amorcée, et de créer des espaces dynamiques d’échanges, d’accompagnement des projets associatifs, des professionnels, bénévoles, collectifs citoyens et citoyennes.

Sport pour toutes et tous, toutes et tous pour le sport !

La priorité de la politique sportive de notre collectivité a toujours été « le sport pour toutes et tous ». L’objectif est de permettre à chaque Val-de-Marnais.e.s, quel que soit son âge, son sexe, la ville où il réside, la situation financière de sa famille, qu’il soit ou non confronté à un handicap, de pouvoir pratiquer le sport de son choix.

Ainsi chaque année, le département verse plus de 500000 euros de subventions aux 400 associations sportives, en contribuant par exemple, à l’organisation de manifestations sportives exceptionnelles, à l’acquisition de matériels par les sections sportives scolaires, à soutenir les associations sportives des collèges publics, ou encore à soutenir le fonctionnement des comités départementaux…

Dans le cadre du soutien aux équipements sportifs, le Département a ainsi participé à la construction de la Maison du Handball de Créteil pour un rayonnement tant départemental que national, mais aussi pour développer cette discipline des premiers pas à l’excellence, du loisir à la compétition.

Les équipements sportifs jouent un rôle essentiel de la cohésion sociale dans des domaines tels que l’enseignement, l’insertion, la santé, la prévention, la vie des territoires et plus généralement.

La pratique du sport et les valeurs qu’il véhicule comme la fraternité, la solidarité, le partage, la citoyenneté, l’épanouissement et le bien-être, sont fondamentales et s’inscrivent dans la cohésion sociale et la construction d’une société du bien vivre ensemble, tels que les Jeux du Val-de-Marne.

L’organisation du sport en France repose sur la coopération entre l’État, qui assure des fonctions régaliennes, et le mouvement sportif, délégataire d’une mission de service public. L’État est donc responsable de la conduite des politiques sportives en France.

Aujourd’hui, le rôle essentiel que jouent les associations sportives locales est directement menacée par la réduction des moyens de l’État en faveur du développement du sport, en effet le projet de loi de finances 2019 prévoit d’amputer le budget du ministère des sports de 6,2%, soit moins 30 millions d’euros, sur un budget de 480 millions d’euros qui avait déjà été diminué de 7% en 2017. C’est inacceptable !

De même que le gouvernement vient d’acter la suppression du Centre national pour le développement du sport (CNDS), remplacer par une agence nationale du sport chargée de la haute performance sportive et du développement de l’accès à la pratique du sport, non plus tourner vers les collectivités territoriales et le monde associatif, mais essentiellement consacré au sport de haut niveau.

Est-ce que par la suite, la disparition pure et simple d’un ministère des sports de plein exercice est-elle à supposer ?

Tout cela est d’autant plus choquant alors que le ministère fixe l’objectif de 80 médailles pour le sport français lors des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Et que notre pays accueillera des grands évènements comme la Coupe du monde de football féminin en 2019, celle du Rugby en 2023, on dit au sport pour toutes et tous, aux fédérations qui préparent le futur haut niveau « Et bien, maintenant, serrez-vous la ceinture », c’est un total contre-sens, une véritable ineptie.

C’est pourquoi le groupe des élu.e.s du Front de Gauche a déposé un vœu adopté à l’unanimité lors de la dernière séance du Conseil départemental du Val-de-Marne du 15 octobre dernier pour soutenir le mouvement sportif et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) qui demande à travers sa pétition nationale Le Sport compte que le sport bénéficie de moyens à hauteur de ses apports humains, économiques et sociétaux, pour refuser la disparition des postes de conseillers techniques du ministère et la nouvelle diminution du budget du ministère et réaffirmer la nécessité d’un ministère des sports et le besoin d’y consacrer 1% du budget de l‘État.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Le droit à l’éducation : un droit fondamental pour un monde meilleur

De la suppression massive de postes aux aléas de ParcourSup, en passant par l’abandon de la carte scolaire, la disparition progressive des dispositifs d’aides, le soutien délibéré à l’enseignement privé, le droit pour tous à l’éducation est mis à mal.

Nous restons très préoccupés par la baisse des moyens de l’Éducation nationale et ses répercussions pour garantir l’éducation de chaque enfant, chaque jeune. Ainsi, de nombreux jeunes val-de-marnais-e-s restent à ce jour, privés de leur droit à l’éducation, à la formation de leur parcours de vie. La fermeture de nombreuses classes de maternelle conduisant à une surcharge des classes, comme le peu de postes alloués marque un nouveau recul de la scolarisation des moins de trois ans malgré les classes TPS et aggrave encore les inégalités. Or, celles-ci réduisent les choix et les chances de chacun et font obstacles aux progrès.

Nous, élus du groupe Front de Gauche, nous refusons à renoncer à notre ambition : une formation et une éducation de qualité pour la jeunesse, c’est-à-dire l’avenir d’une nation !

Garantir l’accès de tous à une éducation de qualité sur un pied d’égalité, c’est investir pour le bien-être des individus et l’avenir de notre planète.

Il est important d’accompagner les enfants dès leur plus jeune âge, pour leur permettre de développer leur personnalité, leurs compétences et capacités intellectuelles, pour exercer leur pouvoir de citoyen. C’est leur permettre de comprendre leur environnement, y inter agir tout en s’y épanouissant.

L’éducation pour nos jeunes enfants se joue dans les lieux d’accueil : l’école, la crèche, les halte-garderies… Or, en France, sur les 2,2 millions d’enfants de moins de trois ans, seuls 250 000 bénéficient d’une place en crèches ou halte-garderies, soit 1 enfant sur 10. 260 000 sont accueillis en maternelle avec une scolarisation des moins de 3 ans, mais aujourd’hui en régression, hélas.

Aussi bien que l’accueil de la petite enfance ne soit pas une compétence obligatoire, le Département s’est engagé, depuis 50 ans volontairement à répondre aux besoins croissants des familles : 21 000 naissances par an, 80 % de jeunes femmes actives ou en formation.

Par sa politique Petite enfance, le Département porte une ambition : contribuer à donner à nos enfants les outils d’une pleine citoyenneté pour progresser vers une humanité de paix, de liberté et de justice sociale. Ce choix s’illustre par la création de 500 nouvelles places en crèche et la co-construction du projet éducatif innovant fédérant tous les composantes de notre service public.

Améliorer encore ce service public départemental pour une meilleure adéquation aux réalités locales et à l’évolution des besoins des Val-de-Marnaises, malgré la baisse drastique par l’Etat de nos moyens, c’est donner encore plus de sens à l’utilité et au rôle de notre collectivité pour nos concitoyens.

Marie Kennedy

Vice-présidente du Département en charge de la Petite enfance et de la Protection Maternelle et infantile

Sans trêve, le département à vos côtés !

Depuis de nombreuses années, le Département du Val-de-Marne met en œuvre des politiques publiques ambitieuses en matière de tourisme, de loisirs et de droit aux vacances pour tou.te.s.

Plus de 80 ans après le Front populaire et les premiers congés payés, près de la moitié de nos concitoyen.ne.s ne peuvent toujours pas partir en vacances, en particulier dans les classes sociales les moins favorisées.

Les élu.e.s Front de gauche, au sein d’une majorité rassemblée et forte de sa diversité et sous l’impulsion de Christian Favier, agissent au quotidien pour les Val-de-Marnais.es et sont également offensifs sur la question des droits, notamment celui aux vacances pour tou.te.s. Le Département promeut donc les loisirs populaires et le tourisme de proximité, en soutenant tout au long de l’année le monde associatif et sportif, ainsi que le Comité départemental du tourisme, mais aussi en entretenant et en valorisant les parcs et espaces naturels de notre territoire.

Les Val-de-Marnais.es ont ainsi pu participer à des journées festives ou culturelles dans les parcs départementaux, assister à des concerts, des opéras en plein air ou tout simplement, profiter d’instants ludiques ou de détente sur les berges de la Marne et de la Seine.

Notre engagement pour l’accès aux vacances pour tou.te.s se traduit aussi par l’organisation, en étroite collaboration avec les associations val-de-marnaises, de la journée à la mer qui a rassemblé plus de 1 500 adultes et enfants à Ouistreham pour des moments uniques de plaisir et de partage.

Le droit aux vacances pour tou.te.s, c’est aussi la gestion de deux villages de vacances d’une qualité remarquable dans le cadre enchanteur des Alpes. 2 500 personnes y ont séjourné cet été, dans une mixité sociale que nous travaillons à conforter sans cesse car nous croyons profondément au vivre-ensemble et à ce qu’il apporte à tout.te.s.

L’engagement de notre département pour les Val-de-marnais.es pendant l’été se prolonge à la rentrée.

Par exemple, comme chaque année depuis 2012, tou.te.s les collégien.ne.s du département seront équipé.e.s d’un ordinateur (Ordival) et pourront bénéficier du remboursement de 50% de leur carte Imagine R. Nous avons souhaité que tou.te.s les jeunes, sans conditions de ressources des familles, puissent accéder à ces dispositifs. De plus, pour les familles avec de faibles revenus, nous avons instauré une aide à la demi-pension afin de pallier les inégalités sociales et assurer à chaque élève un repas équilibré le midi.

Nous avons aussi lancé dès le mois de juin l’accompagnement des nouveaux bachelier.e.s qui n’ont pas d’affectation dès cet été car nous avons à cœur l’avenir de nos jeunes. Il faut combattre avec force cette sélection qui, via ParcourSup, exclut des dizaines de milliers de lycéen.ne.s, en particulier de banlieue, des études supérieures.

Les élu.e.s Front de Gauche s’engagent pour créer des moments, des espaces, où les gens peuvent souffler un peu, tout comme nous sommes à leurs côtés pour résister aux mauvais coups portés par le Gouvernement au monde du travail, de la création en cette rentrée. Les valeurs de justice et d’émancipation sociales qui prennent corps dans notre gestion du département nous confortent dans la détermination d’agir aux côtés de tou.te.s celles et ceux qui aspirent à une société plus juste, plus humaine.

Nos politiques volontaristes et ouvertes à tou.te.s sont à l’unisson des 50 000 habitant.e.s du Val-de-Marne, dans leur grande diversité, qui ont signé la pétition contre la suppression des départements.

Fort.e.s de cette exigence, nous poursuivrons notre action pour la défense des services publics de proximité utiles au quotidien.

P.S. : En félicitant chaleureusement l’équipe de France de football pour son deuxième titre de championne du monde, un clin d’œil particulier au Val-de-Marnais, au Fontenaysien, Blaise Matuidi.

Gilles Saint-Gal, vice-président du Département chargé du Développement social et de la Solidarité, de la Lutte contre les exclusions, du Tourisme et des Loisirs

Canton de Fontenay-sous-Bois/Vincennes-Est

Pour une libre administration des collectivités territoriales

Si la méthode est différente, le président de la République n’a pas changé d’objectif : diminuer la dépense publique locale de 50 milliards d’euros d’ici à 2022.

Pour y parvenir, le Gouvernement a instauré la mise en place de « contrats État-collectivités », un outil redoutable, une véritable tutelle sur les collectivités locales pour amplifier leur contribution à la réduction du déficit public de l’État.

Les trois associations nationales d’élus locaux (Associations des maires et des régions de France, l’Assemblée des départements de France) ont durement critiqué ce dispositif, qui persiste à faire injustement porter la prise en charge du déficit de l’État par les collectivités territoriales. Un déficit qui n’est pas le leur, puisque la loi leur impose de voter leur budget en équilibre, contrairement à l’État.

Déjà, entre 2014 et 2017, le montant de la dotation globale de fonctionnement (DGF) versée par l’État aux villes, départements et régions a diminué de 11,5 milliards d’euros.

Et depuis 2002, date à laquelle l’État a transféré aux départements la prise en charge, non compensée intégralement, des trois allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH), la dette cumulée de l’État vis-à-vis du Conseil départemental du Val-de-Marne s’élève à 1,347 milliard d’euros. Ce manque à gagner pour les habitant.e.s du Val-de-Marne représente une année du budget de fonctionnement du Département.

Si, par définition, un contrat est un accord volontaire entre deux parties, en réalité, le contrat qui nous est soumis déséquilibrerait davantage encore les rapports entre l’État et notre collectivité, en nous contraignant à mettre fin à de nombreuses politiques publiques. Il freinerait considérablement la dynamique de développement du Val-de-Marne et des communes qui le composent, il remettrait en cause des services rendus à la population et nous conduirait à renoncer à des investissements pourtant indispensables.

Parce que nous défendons le droit et la liberté de promouvoir des politiques publiques utiles et innovantes, dont la légitimité nous vient du suffrage universel, l’Assemblée départementale vient de refuser de s’engager dans ce pacte qu’elle juge « contraignant » et « non concerté ».

Nous refusons que notre capacité d’agir et d’investir, déjà malmenée par de fortes contraintes budgétaires, soit réduite à néant.

Neuf villes du Val-de-Marne sont également concernées. Et de nombreux maires rappellent « aussi avoir déjà fait les efforts de gestion visant à contracter les dépenses de fonctionnement et qu’ils ne peuvent plus en faire ».

Ces « contrats » léonins posent un véritable problème démocratique, en mettant en danger la légitimité des élus locaux, les politiques publiques démocratiquement choisies par les populations et la citoyenneté locale. Ils remettent en cause tout le processus de décentralisation engagé en 1982-83 par des assemblées élues, autour des principes d’autonomie fiscale et de libre administration des collectivités territoriales.

Avec et aux côtés des nombreux Val-de-Marnais.e.s en lutte, contre la privatisation de la SNCF ou d’Aéroport de Paris, opposé.e.s à la fermeture des bureaux de Poste, du service de greffe hépatique de l’hôpital Henri-Mondor ou de très nombreuses classes dans l’Éducation nationale… nous refusons que le Gouvernement substitue aux choix démocratiques des citoyens, sa volonté de livrer au secteur marchand des pans entiers de l’action et du service public.

Élu.e.s du groupe Front de gauche, nous réaffirmons avec vous, notre détermination commune à continuer le Val-de-Marne et y développer des politiques publiques si utiles à toutes et tous.

Sokona Niakhaté, conseillère départementale déléguée en charge de la démocratie participative

Canton de Fontenay-sous-Bois/Vincennes Est

Soutien et salut chaleureux à la marche solidaire pour les migrant.e.s

Nous, élu-e-s du groupe Front de Gauche du Conseil Départemental, tenons à saluer le passage de la Marche Solidaire pour les Migrant.e.s qui fait étape en Val-de-Marne.

Dans le contexte actuel où les dirigeants français et européens s’enferment dans une politique migratoire meurtrière, en totale violation de tous les textes et conventions internationales garantes des droits humains, où la liste des morts et disparus en mer, dans le désert, ou sur les routes montagneuses des Alpes continue de s’allonger, nous tenions à saluer et à accueillir avec un très chaleureux salut la Marche Solidaire pour les Migrant.e.s, et toutes celles et tous ceux qui la composent.

Le Val-de-Marne est une terre d’accueil. Il est toujours utile et nécessaire de rappeler que le respect des Droits Humains et de la dignité humaine est une exigence universelle.

Côté français, nous dénonçons toutes les poursuites à l’encontre de celles et ceux qui viennent en aide aux personnes migrantes, et qui se multiplient pendant que le projet de loi Asile et Immigration (véritable Code de la Honte) s’attèle à détruire ce qu’il reste du droit d’asile.

Côté européen, les priorités sont claires avec un sommet de l’Union Européenne le 20 septembre prochain sur la lutte contre l’immigration illégale. Nous dénonçons l’Europe forteresse qui viole de façon massive les droits humains : entraves à la liberté de circulation, au droit d’asile, traitements inhumains et dégradants, enfermement à toutes les étapes du parcours migratoire (hotspots, zones d’attentes, centres de rétention administratifs) y compris des mineurs, négation des droits économiques et sociaux, discriminations et criminalisation de toutes sortes.

Nous partageons entièrement le slogan de la CIMADE : « Il n’y a pas d’étranger sur cette terre ». Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises raisons de migrer. Il y a juste le respect du principe millénaire d’accueil de l’étranger qui revêt une importance capitale dans le contexte actuel, où le capitalisme libéral militarisé domine le monde, et dont le/la Migrant.e ou le/la Réfugié.e est une composante.

C’est de notre responsabilité publique, politique, nationale et citoyenne à refuser le piège de la division, d’opposer une autre alternative aux logiques de mise en concurrence des êtres humains.

Nous, élu.e.s Front de Gauche, apportons toute notre solidarité à la Marche Solidaire pour les Migrant.e.s et avec eux nous demandons l’ouverture de centres d’accueil inconditionnel, la fin du « délit de solidarité » et toutes autres entraves au travail des citoyen.ne.s et de toutes les associations de solidarité et d’organisations d’aide aux migrant.e.s.

Un Département qui va de l’avant !

Acteur et facteur de cohésion sociale et territoriale depuis plus de cinquante ans, le Département du Val-de-Marne continue d’ouvrir de nouveaux possibles. Nous nous inscrivons dans ce sillon, quand nous inventons, innovons, écoutons, proposons, concertons… avec la conviction chevillée au corps que «tout est possible ».

Cela ne peut prendre forme qu’avec l’apport du service public départemental, avec des femmes et des hommes qui agissent au quotidien, de jour comme de nuit, sans même que parfois l’on s’en rende compte. L’Humain a toujours inventé des possibles ! Il a façonné un patrimoine inestimable pour chacune et chacun, des « biens communs » que lorgne avec appétit le libéralisme financier.

Au fil du temps, ce patrimoine humain a produit à la fois des idées et conquis des droits, résultats d’intenses luttes et batailles idéologiques. Ce combat contre le libéralisme est d’une « permanence vorace », car ce dernier n’a qu’un seul objectif : ronger encore et encore ces acquis sociaux et démocratiques.

Pour que ce modèle perdure, je dirais qu’il faut qu’il évolue avec son temps, en continuant de prendre appui sur l’enracinement de politiques départementales, innovantes et sans cesse réinterrogées.

Nos concitoyennes et concitoyens sont attachés à cette action, qui se heurte à un libéralisme prédateur de l’intérêt général, avec son dogme intangible de la rentabilité maximum.

Socle de notre République, et parfois malmenées, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité continuent de faire sens autour de quelques marqueurs majeurs : le droit aux logements pour toutes et tous, l’universalité de notre système de santé publique, le droit à une éducation choisie, l’accès aux droits communs, le droit à la justice…

Comme le dit Édouard Glissant : « Agit dans ton lieu, pense avec le monde ».

Ainsi, le Val-de-Marne n’a de cesse d’agir et de penser l’avenir quand il conduit des politiques innovantes : comme la remise d’un ordinateur pour chaque collégien, l’accès à la carte Améthyste pour les retraités imposables, quand il accompagne le chantier du siècle avec la création du Grand Paris Express et des aménagements facilitant la mobilité des Val-de-Marnais.e.s, quand il préserve les espaces verts avec nos parcs départementaux, quand il crée 500 nouvelles places en crèche, quand il maintient un service public départemental d’assainissement.

Fort de l’attachement profond des habitant.e.s aux politiques conduites par le Département, nous n’aurons de cesse d’agir concrètement pour défendre et développer les multiples initiatives et projets déployés en Val-de-Marne.

Ibrahima Traoré, conseiller départemental délégué en charge des Infrastructures routières

Canton du Kremlin-Bicêtre/Gentilly

Arrêtez le massacre ! Pour la reconnaissance de l’État palestinien indépendant !

Ce lundi 14 mai fut la journée la plus meurtrière en Palestine depuis des années, faisant à ce jour, 60 morts et plus de 2 000 blessés.

Les élu.e.s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne condamnent avec la plus grande fermeté le massacre perpétré par l’armée israélienne à l’encontre des Palestinien.ne.s de Gaza.

Les Gazaouis se sont mobilisé.e.s pour protester contre la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël. Les États-Unis ont poussé la provocation en choisissant le jour de la commémoration de la Nakba (lorsque l’État d’Israël a été établi le 15 mai 1948, après l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leurs villes et villages) pour le transfert de l’ambassade étasunienne de Tel-Aviv à Jérusalem.

Nous, élu.e.s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne sommes solidaires avec la lutte du peuple palestinien pour le respect de ses droits.

Nous nous joignons à ceux et celles qui exigent que les États membres des Nations unies stoppent toute coopération militaire, commerciale et économique avec Israël afin de forcer le gouvernement israélien à respecter le droit international et les résolutions de l’ONU.

En tant que membre permanent de l’ONU, la France doit retrouver sa voix et condamner fermement les exactions répétées du gouvernement d’extrême-droite au pouvoir en Israël, atteignant les droits humains des Palestinien.ne.s et l’utilisation sans retenue de la force armée contre des populations civiles.

Le respect des décisions internationales, et notamment du droit des Palestinien.ne.s à vivre dans leur État, en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, doit être réaffirmé alors que s’éloigne de jour en jour l’espoir d’une paix juste et durable, au fur et à mesure des décisions les plus iniques du gouvernement israélien soutenu par son allié américain.

Le Val-de-Marne avec ses élu-e-s Front de Gauche sont de longue date, pleinement engage.é.s pour la résolution pacifique du conflit israélo-palestinien, dans le respect des deux peuples et de leurs territoires.

Le gouvernement de la France doit agir et expressément reconnaître enfin un État palestinien, elle en a l’obligation, elle en a le devoir. La violence d’aujourd’hui indique que l’heure est venue pour notre pays de prendre ses responsabilités.

Respect des droits humains et de la dignité : une exigence universelle !

Au socle de nos engagements : les valeurs de justice sociale, d’égalité, de liberté, la culture de paix, le respect des droits humains, la solidarité et la protection de notre planète. Doit-on rappeler qu’il existe une France solidaire qui agit au nom des droits humains et du respect de la dignité !

Le projet de loi gouvernemental « Asile et immigration », mis en débat à l’Assemblée nationale est un déni d’humanité. Dans un contexte de durcissement des mesures d’accueil et de séjour en France, il fait de l’asile et du fait migratoire une affaire d’ordre et de police.

En restreignant ainsi l’accès aux droits, ce texte fragilise les principes d’égalité, de fraternité et de justice sociale… qui doivent rester les fondements républicains de notre société.

Il n’y a pas de bonnes ni de mauvaises raisons d’immigrer. Pour se mettre en sécurité, cela fait des années, des siècles même, que des personnes fuient leurs terres. Pourquoi continuer à stigmatiser, à diviser comme le font certains, en maltraitant une partie de la population ?

Cette approche met en péril les valeurs d’égalité et de solidarité, la cohésion sociale et les droits des personnes. Inverser cette tendance est une urgence qui ne peut être envisagée que par la déconstruction de telles perceptions.

C’est une responsabilité publique, politique, nationale et citoyenne qui appelle à refuser le piège de la division, à opposer une autre alternative aux logiques de mise en concurrence des êtres humains.

Au regard des tensions qui agitent le monde, il est urgent de développer les solidarités, d’affirmer le droit à la sécurité et d’agir pour la culture de la paix.

Terre d’accueil, de solidarité, de fraternité et de vivre ensemble, le Département du Val-de-Marne s’engage au quotidien pour l’égalité et la solidarité envers toutes et tous. La lutte contre l’exclusion et la réduction des inégalités est au cœur de nos politiques publiques. Elle anime tous nos dispositifs de solidarité.

Dans ses politiques publiques, le Département a toujours manifesté sa volonté d’accueillir et de soutenir toutes les personnes en difficultés, quelle que soit leur origine.

Les exilé.e.s ne sont pas l’exception dans le Val-de-Marne. Ce sont des femmes, des enfants, des hommes, des jeunes et des moins jeunes. Elles et ils arrivent sur notre territoire avec des parcours de vie complexes : elles et ils ont fui des zones de guerre, des régions ravagées par le dérèglement climatique, des pays où les droits humains ne sont pas respectés ou dans lesquels la crise économique ne leur offre aucune perspective d’avenir.

Les ressortissants étrangers sont des personnes qui doivent être considéré.e.s en tant qu’être humain. À ce titre, elles et ils ont des droits. C’est pourquoi, les élu.e.s de notre groupe ont apporté leur solidarité aux travailleurs sans-papiers en lutte pour obtenir les documents régularisant leur situation administrative et garantissant leurs droits.

Le respect des droits humains est inscrit dans les politiques du Conseil départemental. Ainsi, sur la question linguistique, le Département accompagne des réflexions et promeut des interventions innovantes et partenariales dans la construction de parcours d’insertion pour des personnes exilées.

Par son soutien au monde associatif, le Département conforte l’action de nombre de structures, de citoyen.ne.s dont l’action quotidienne œuvre au lien social et au vivre ensemble, dans un esprit de solidarité et d’émancipation.

Dans le cadre de ses engagements et malgré des moyens financiers contraints, le Val-de-Marne agit au quotidien pour le respect des droits humains et la dignité de toutes et de tous.

Fatiha Aggoune, vice-présidente chargée de la Jeunesse, de la Vie associative, de l’Observatoire de l’égalité, de la Lutte contre les discriminations, des Droits de l’homme et des Droits des migrants

Canton du Kremlin-Bicêtre

Une réforme constitutionnelle à mille lieux des attentes des Val-de-Marnais.e.s !

Sous l’impulsion du président Christian Favier, la majorité départementale a toujours eu la volonté de développer des politiques publiques, dans une grande proximité avec les besoins et attentes des Val-de-Marnais.e.s.

Or, avec l’actuel projet de réforme constitutionnelle d’Emmanuel Macron, le risque est grand que le règne absolu de la technostructure prime sur tous les territoires de la République, nourrissant en retour une crise de la démocratie qui menace notre pacte républicain. Avec le retour du projet de suppression des départements de la petite couronne parisienne, une volonté guide le chef de l’État : disqualifier et réduire la dépense publique utile, afin d’inscrire nos institutions dans la trajectoire libérale de l’Europe des régions et des métropoles.

Si, devant la mobilisation inédite des populations, des élu.e.s locaux de toute sensibilité et des agents du service public, Emmanuel Macron indique n’avoir encore rien décidé, sa vision d’une « métropole sans département » est un des leviers escomptés pour affaiblir les services publics, mais aussi les communes qui n’auront plus leur partenaire de proximité.

C’est la même logique qui prime avec la réduction démagogique du nombre de parlementaires, qui cache en définitive la volonté de réduire les prérogatives du Parlement, d’abaisser la représentation nationale pour réduire au maximum les contre-pouvoirs. Plus de démocratie avec moins de représentants du peuple, parmi lesquels encore moins d’ouvriers ou d’employés, la démonstration reste encore à faire ! Réduction du nombre d’élus, affaiblissement de la démocratie locale, prédominance de la technostructure, éloignement des lieux de décisions, instauration d’un quota d’amendements par groupe parlementaire, remise en cause de la décentralisation, recours aux lois d’habilitation pour donner pouvoir au Gouvernement de légiférer seul par ordonnances dans tel ou tel domaine…

La mainmise de l’Exécutif sur le pouvoir législatif est En Marche ! C’est ainsi que le Gouvernement a opéré un véritable coup de force anticonstitutionnel, avec la loi sur la sélection à l’université « Parcoursup », qui a été appliquée avant même d’être votée par le Sénat puis promulguée.

Le chef de l’État et son Gouvernement sont incontestablement le symbole de cette marche conservatrice, avec son cortège de privatisations, d’attaques contre les droits du travail, du Parlement, contre la SNCF, contre les statuts…

Rien de nouveau dans ce vieux monde ! Tous les deux sont en charge d’une mission : répandre la bonne parole libérale.

J’emprunterais volontiers à Pierre Bourdieu son éloquente définition de l’essence du néolibéralisme : « Un programme de destruction des structures collectives capable de faire obstacle à la logique du marché pur ». Ce « modèle » de fonctionnement des institutions est calqué sur celui des instances de l’Union européenne (Commission européenne, Parlement).

Il considère que la moindre parcelle de démocratie fait obstacle à leurs projets de marchandisation de l’action et de l’espace public, au seul profit d’une rentabilité financière qui explose littéralement. Et le peuple dans tout cela !

Nous assistons à une volonté de prise de pouvoir direct du marché, évacuant ce qui n’est plus devenu à leurs yeux qu’un seul intermédiaire, le politique !

Pour casser ce « mur dressé » entre les populations et des lieux de décision de plus en plus opaques et lointains, la question est posée d’engager une véritable « révolution constitutionnelle » pour une nouvelle Constitution, une nouvelle République démocratique et sociale.

Pascal Savoldelli, sénateur du Val-de-Marne

Président du groupe, conseiller départemental d’Ivry-sur-Seine