Archives du mois - mai 2018

Arrêtez le massacre ! Pour la reconnaissance de l’État palestinien indépendant !

Ce lundi 14 mai fut la journée la plus meurtrière en Palestine depuis des années, faisant à ce jour, 60 morts et plus de 2 000 blessés.

Les élu.e.s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne condamnent avec la plus grande fermeté le massacre perpétré par l’armée israélienne à l’encontre des Palestinien.ne.s de Gaza.

Les Gazaouis se sont mobilisé.e.s pour protester contre la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël. Les États-Unis ont poussé la provocation en choisissant le jour de la commémoration de la Nakba (lorsque l’État d’Israël a été établi le 15 mai 1948, après l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leurs villes et villages) pour le transfert de l’ambassade étasunienne de Tel-Aviv à Jérusalem.

Nous, élu.e.s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne sommes solidaires avec la lutte du peuple palestinien pour le respect de ses droits.

Nous nous joignons à ceux et celles qui exigent que les États membres des Nations unies stoppent toute coopération militaire, commerciale et économique avec Israël afin de forcer le gouvernement israélien à respecter le droit international et les résolutions de l’ONU.

En tant que membre permanent de l’ONU, la France doit retrouver sa voix et condamner fermement les exactions répétées du gouvernement d’extrême-droite au pouvoir en Israël, atteignant les droits humains des Palestinien.ne.s et l’utilisation sans retenue de la force armée contre des populations civiles.

Le respect des décisions internationales, et notamment du droit des Palestinien.ne.s à vivre dans leur État, en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, doit être réaffirmé alors que s’éloigne de jour en jour l’espoir d’une paix juste et durable, au fur et à mesure des décisions les plus iniques du gouvernement israélien soutenu par son allié américain.

Le Val-de-Marne avec ses élu-e-s Front de Gauche sont de longue date, pleinement engage.é.s pour la résolution pacifique du conflit israélo-palestinien, dans le respect des deux peuples et de leurs territoires.

Le gouvernement de la France doit agir et expressément reconnaître enfin un État palestinien, elle en a l’obligation, elle en a le devoir. La violence d’aujourd’hui indique que l’heure est venue pour notre pays de prendre ses responsabilités.

Respect des droits humains et de la dignité : une exigence universelle !

Au socle de nos engagements : les valeurs de justice sociale, d’égalité, de liberté, la culture de paix, le respect des droits humains, la solidarité et la protection de notre planète. Doit-on rappeler qu’il existe une France solidaire qui agit au nom des droits humains et du respect de la dignité !

Le projet de loi gouvernemental « Asile et immigration », mis en débat à l’Assemblée nationale est un déni d’humanité. Dans un contexte de durcissement des mesures d’accueil et de séjour en France, il fait de l’asile et du fait migratoire une affaire d’ordre et de police.

En restreignant ainsi l’accès aux droits, ce texte fragilise les principes d’égalité, de fraternité et de justice sociale… qui doivent rester les fondements républicains de notre société.

Il n’y a pas de bonnes ni de mauvaises raisons d’immigrer. Pour se mettre en sécurité, cela fait des années, des siècles même, que des personnes fuient leurs terres. Pourquoi continuer à stigmatiser, à diviser comme le font certains, en maltraitant une partie de la population ?

Cette approche met en péril les valeurs d’égalité et de solidarité, la cohésion sociale et les droits des personnes. Inverser cette tendance est une urgence qui ne peut être envisagée que par la déconstruction de telles perceptions.

C’est une responsabilité publique, politique, nationale et citoyenne qui appelle à refuser le piège de la division, à opposer une autre alternative aux logiques de mise en concurrence des êtres humains.

Au regard des tensions qui agitent le monde, il est urgent de développer les solidarités, d’affirmer le droit à la sécurité et d’agir pour la culture de la paix.

Terre d’accueil, de solidarité, de fraternité et de vivre ensemble, le Département du Val-de-Marne s’engage au quotidien pour l’égalité et la solidarité envers toutes et tous. La lutte contre l’exclusion et la réduction des inégalités est au cœur de nos politiques publiques. Elle anime tous nos dispositifs de solidarité.

Dans ses politiques publiques, le Département a toujours manifesté sa volonté d’accueillir et de soutenir toutes les personnes en difficultés, quelle que soit leur origine.

Les exilé.e.s ne sont pas l’exception dans le Val-de-Marne. Ce sont des femmes, des enfants, des hommes, des jeunes et des moins jeunes. Elles et ils arrivent sur notre territoire avec des parcours de vie complexes : elles et ils ont fui des zones de guerre, des régions ravagées par le dérèglement climatique, des pays où les droits humains ne sont pas respectés ou dans lesquels la crise économique ne leur offre aucune perspective d’avenir.

Les ressortissants étrangers sont des personnes qui doivent être considéré.e.s en tant qu’être humain. À ce titre, elles et ils ont des droits. C’est pourquoi, les élu.e.s de notre groupe ont apporté leur solidarité aux travailleurs sans-papiers en lutte pour obtenir les documents régularisant leur situation administrative et garantissant leurs droits.

Le respect des droits humains est inscrit dans les politiques du Conseil départemental. Ainsi, sur la question linguistique, le Département accompagne des réflexions et promeut des interventions innovantes et partenariales dans la construction de parcours d’insertion pour des personnes exilées.

Par son soutien au monde associatif, le Département conforte l’action de nombre de structures, de citoyen.ne.s dont l’action quotidienne œuvre au lien social et au vivre ensemble, dans un esprit de solidarité et d’émancipation.

Dans le cadre de ses engagements et malgré des moyens financiers contraints, le Val-de-Marne agit au quotidien pour le respect des droits humains et la dignité de toutes et de tous.

Fatiha Aggoune, vice-présidente chargée de la Jeunesse, de la Vie associative, de l’Observatoire de l’égalité, de la Lutte contre les discriminations, des Droits de l’homme et des Droits des migrants

Canton du Kremlin-Bicêtre