Archives du mois - novembre 2018

Sport pour toutes et tous, toutes et tous pour le sport !

La priorité de la politique sportive de notre collectivité a toujours été « le sport pour toutes et tous ». L’objectif est de permettre à chaque Val-de-Marnais.e.s, quel que soit son âge, son sexe, la ville où il réside, la situation financière de sa famille, qu’il soit ou non confronté à un handicap, de pouvoir pratiquer le sport de son choix.

Ainsi chaque année, le département verse plus de 500000 euros de subventions aux 400 associations sportives, en contribuant par exemple, à l’organisation de manifestations sportives exceptionnelles, à l’acquisition de matériels par les sections sportives scolaires, à soutenir les associations sportives des collèges publics, ou encore à soutenir le fonctionnement des comités départementaux…

Dans le cadre du soutien aux équipements sportifs, le Département a ainsi participé à la construction de la Maison du Handball de Créteil pour un rayonnement tant départemental que national, mais aussi pour développer cette discipline des premiers pas à l’excellence, du loisir à la compétition.

Les équipements sportifs jouent un rôle essentiel de la cohésion sociale dans des domaines tels que l’enseignement, l’insertion, la santé, la prévention, la vie des territoires et plus généralement.

La pratique du sport et les valeurs qu’il véhicule comme la fraternité, la solidarité, le partage, la citoyenneté, l’épanouissement et le bien-être, sont fondamentales et s’inscrivent dans la cohésion sociale et la construction d’une société du bien vivre ensemble, tels que les Jeux du Val-de-Marne.

L’organisation du sport en France repose sur la coopération entre l’État, qui assure des fonctions régaliennes, et le mouvement sportif, délégataire d’une mission de service public. L’État est donc responsable de la conduite des politiques sportives en France.

Aujourd’hui, le rôle essentiel que jouent les associations sportives locales est directement menacée par la réduction des moyens de l’État en faveur du développement du sport, en effet le projet de loi de finances 2019 prévoit d’amputer le budget du ministère des sports de 6,2%, soit moins 30 millions d’euros, sur un budget de 480 millions d’euros qui avait déjà été diminué de 7% en 2017. C’est inacceptable !

De même que le gouvernement vient d’acter la suppression du Centre national pour le développement du sport (CNDS), remplacer par une agence nationale du sport chargée de la haute performance sportive et du développement de l’accès à la pratique du sport, non plus tourner vers les collectivités territoriales et le monde associatif, mais essentiellement consacré au sport de haut niveau.

Est-ce que par la suite, la disparition pure et simple d’un ministère des sports de plein exercice est-elle à supposer ?

Tout cela est d’autant plus choquant alors que le ministère fixe l’objectif de 80 médailles pour le sport français lors des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Et que notre pays accueillera des grands évènements comme la Coupe du monde de football féminin en 2019, celle du Rugby en 2023, on dit au sport pour toutes et tous, aux fédérations qui préparent le futur haut niveau « Et bien, maintenant, serrez-vous la ceinture », c’est un total contre-sens, une véritable ineptie.

C’est pourquoi le groupe des élu.e.s du Front de Gauche a déposé un vœu adopté à l’unanimité lors de la dernière séance du Conseil départemental du Val-de-Marne du 15 octobre dernier pour soutenir le mouvement sportif et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) qui demande à travers sa pétition nationale Le Sport compte que le sport bénéficie de moyens à hauteur de ses apports humains, économiques et sociétaux, pour refuser la disparition des postes de conseillers techniques du ministère et la nouvelle diminution du budget du ministère et réaffirmer la nécessité d’un ministère des sports et le besoin d’y consacrer 1% du budget de l‘État.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.