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2019 – Groupe Val-de-Marne Ensemble

Archives Annuelles 2019

Les droits des enfants une sous-catégorie des droits de l’homme ?

La date du 20 novembre 2019, 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits des enfants interroge sur les raisons pour lesquelles le constat reste très préoccupant partout, y compris dans notre propre pays.

En témoigne le rapport annuel rendu par le Défenseur des droits qui déplore les violences « ignorées ou banalisées » au sein des institutions publiques à l’égard des enfants, et de fait « un décalage entre les droits proclamés et les droits réels ». Pour réduire cet écart, le même rapport formule vingt-deux recommandations, la première étant de conduire un état des lieux de ces violences institutionnelles, afin de quantifier le phénomène et orienter les politiques publiques.

Il n’y a plus assez de moyens”, note Jacques Toubon. Incontestablement, il y a eu dans ce domaine aussi, malheureusement, un recul du service public. Et les droits de l’enfant ne peuvent pas être respectés si les institutions n’ont pas les moyens de le faire.

En Val-de-Marne, malgré les contraintes auxquelles les collectivités locales et les associations sont confrontées, des efforts humains et budgétaires significatifs sont apportés à la protection de l’enfance, non seulement parce qu’il s’agit là d’une compétence du Département mais parce nous faisons des choix politiques priorisant les actions utiles et solidaires aux plus fragiles surtout quand les besoins se font criants et grandissants. Notre groupe auquel appartient le Président Christian Favier fait la démonstration que de tels choix sont possibles et que le gouvernement et sa majorité parlementaire ne font pas les bons pour que les enfants soient considérés comme de vrais sujets de droit. Il suffit de parler de l’accueil des mineurs isolés étrangers dont la situation se révèle de plus en plus inquiétante, des enfants qui se retrouvent parfois privés de liberté dans les centres de rétention administrative. Il suffit de parler du fait qu’en France, un enfant meurt tous les cinq jours de la violence de ses parents, un jeune est victime d’une agression sexuelle toutes les trois minutes et qu’entre 8 000 et 10 000 mineurs se prostituent, des chiffres probablement en deçà de la réalité. La France compte plus d’un million d’enfants pauvres ou encore 19.000 enfants maltraités or le plan pauvreté annoncé à grands renforts de communication octroie moins d’un euro par an à chaque Val-de-Marnais. Le plan triennal (2020-2022) présenté le 20 novembre est en bien en-deçà des préconisations et des moyens demandés par les institutions publiques compétentes et par les associations agissant dans le domaine de la protection de l’enfance.

CASSE DES SERVICES PUBLICS ! POUR UN MORATOIRE CONTRE LA FERMETURE DES SERVICES PUBLICS EN VAL-DE-MARNE

Demain, les personnels de santé, des EHPAD, des impôts, avec leurs organisations syndicales, descendront dans la rue pour dire stop à la casse de l’hôpital public et des services publics.
Le système de santé dont nous étions si fiers est en voie d’effondrement. Dans tout le pays, l’accès aux soins s’avère de plus en plus difficile : déserts médicaux, crise des urgences hospitalières, fermetures de lits, d’hôpitaux, de maternités, de SMUR.
Indigne et alarmante, la situation dans les EHPAD et les hôpitaux psychiatriques est source d’une maltraitance qui désespère des personnels, en nombre insuffisant au regard des besoins.
Les usagers, les familles, sont les victimes de la catastrophe sanitaire en cours. La ministre de la santé, qui ne cesse de dire que l’hôpital n’est pas une entreprise, demande encore plus d’économies et de coupes budgétaires sur la santé de toutes et tous les citoyens.
Du côté du service public des impôts, le ministre des finances Monsieur Darmanin s’emploie à fermer les trésoreries, à supprimer ou fusionner des services de gestion, pour créer un service public « Low cost » avec des personnels sous-formés, supers polyvalents, contractuels au sein de Maisons France Services (MSF) ou autres Maisons de service Au Public (MSAP).
Dans notre département, les Val-de-Marnais.e.s subissent de plein fouet ce dépeçage d’une intervention publique de l’Etat qui va à contre-courant de notre exigence d’un moratoire sur la fermeture des services publics en Val-de-Marne.
Les élu-e-s du groupe Val-de-Marne Ensemble restent totalement déterminé-e-s à défendre l’emploi public, le service public et ses agents mobilise-é-s demain jeudi 14 novembre pour dire stop à la casse des services publics et exiger les moyens humains et financiers indispensables pour satisfaire les besoins humains.


Les élu-e-s du groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF, FDG, LFI) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, le 13 novembre 2019.

Soutien aux travailleurs « sans-papiers » de Chronopost-Alfortville.

Depuis mardi 11 juin près de 30 travailleurs sans-papiers maliens, sénégalais ou encore guinéens occupent l’agence Chronopost d’Alfortville pour réclamer les documents permettant leur régularisation alors qu’ils sont régulièrement recrutés en intérim par des sous-traitants de la filiale de La Poste.

Ces travailleurs sans papiers ne restent pas assez longtemps pour pouvoir être régularisés. Ils travaillent à temps partiel de 3/4h du matin à 7h30. Il s’agit d’un véritable système organisé pour précariser les salariés, et rendre impossible la régularisation de leur situation.

Cette situation est intolérable. Il n’y a pas d’avenir dans nos sociétés sans égalité des droits entre toutes et tous !

Chacun de ses travailleurs doit se voir délivrer le document employeur pour sa régularisation comme salarié, ainsi que le récépissé préfectoral de six mois renouvelables avec autorisation de travail jusqu’à l’étude finale de son dossier.

C’est de la responsabilité des pouvoirs publics, et donc de Monsieur le Préfet du Val-de-Marne, d’autant plus que l’entreprise Chronopost est une filière de La Poste dont l’Etat est actionnaire majoritaire. Les élu.e.s du groupe « Val-de-Marne Ensemble – PCF, LFI, Citoyens » soutiennent et sont pleinement solidaires de cette lutte courageuse qui doit vite aboutir par la régularisation des travailleurs sans papiers, cela dans la dignité et le respect de la personne humaine.

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Pascal Savoldelli, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 12 juin 2019.  

Loi Blanquer : une offensive idéologique contre l’Éducation Nationale

La loi « pour l’école de la confiance » dite Loi Blanquer porte un projet rétrograde et dangereux pour les élèves et ne répondra en rien aux enjeux qui se posent pour leur réussite. Elle s’inscrit au cœur des contre-réformes d’un « nouveau monde » macronien, inégalitaire et autoritaire. Alors que la demande de démocratie parcourt toute la société, le Gouvernement opte pour la procédure accélérée pour limiter les débats et l’adoption d’ordonnances ou de textes réglementaires élaborés sans les personnels, sans les collectivités et sans les communes en particulier.

Depuis des années, le système éducatif est malmené avec son lot de fermetures de classes, de modifications de cartes scolaires qui accentuent les inégalités socio-territoriales.

Mais la loi Blanquer porte une transformation profonde, cohérente et autoritaire de l’école en France, dans le droit fil des recommandations du « Comité action publique 2022 ».

Ainsi, son 1er article impose aux personnels de la communauté éducative de ne pas critiquer l’institution, sous peine de sanctions.

Elle contraint les communes de financer les écoles maternelles privées.

Avec la création des « Établissements publics locaux d’enseignement des savoirs fondamentaux » qui regrouperont des écoles avec un collège sous l’égide d’un chef d’établissement commun aux 1er et 2e degrés, cette loi déstructure la complémentarité du primaire et du secondaire, avec des personnels qui seront de fait éloignés de la réalité du terrain et des élèves.

Dans le secondaire, face à la réduction de l’offre des filières et spécialités dans les lycées, l’assemblée départementale a adopté un vœu unanime le 18 mars dernier, pour exiger l’égalité d’accès aux spécialités pour tous les établissements.

Pour la rentrée 2019-2020, les choix gouvernementaux tournent le dos à l’exigence d’égalité pour une société émancipatrice.

La suppression de 2 600 postes d’enseignants dans les lycées et collèges va inévitablement dégrader les conditions d’accueil, d’enseignement et d’accès à la formation des jeunes et des enseignants.

Alors que l’Éducation nationale a besoin d’enseignants formés pour accompagner les élèves, de renforcer les moyens alloués dans les zones classées prioritaires, la loi Blanquer emboîte le pas de la réforme de la fonction publique, avec le recours généralisé à la contractualisation de personnels sous-payés, sans exigence de qualification diplômée et sans formation préalable, plu- tôt que d’ouvrir des postes au concours.

Cette vision inégalitaire affaiblit l’objectif pédagogique du « socle » de connaissances que tout élève doit acquérir à la fin du collège. Elle contribue à détricoter le système éducatif, avec un regroupe- ment des établissements scolaires qui conduira à détruire des milliers de postes de directeurs d’école (au nombre de 45 000), conformément à l’objectif gouvernemental de supprimer 70 000 postes de fonctionnaires d’État.

Autre aspect, comment accueillir dans de bonnes conditions les enfants en situation de handicap, sans moyens et personnels qualifiés supplémentaires !

Ces dernières semaines, la communauté éducative (enseignants, parents d’élèves et personnels) a multiplié les temps de débat, d’information et de décryptage de la loi Blanquer, avec des mobilisations locales multiples en Val-de-Marne : occupations et nuits des écoles, chaines humaines, manifestations…

Fait inédit : 250 directeurs d’écoles du département demandent au ministre de l’Education nationale de retirer son projet de loi, qui vient en débat au Sénat à la mi-mai.

Nous partageons et soutenons pleinement cet appel !

Nous rappelons à l’État que sa mission est d’assurer l’égalité d’accès au droit à l’éducation des 130 000 écoliers du Val-de-Marne, de l’école maternelle à l’enseignement supérieur.

Nous demandons au gouvernement qu’il décide d’un collectif budgétaire exceptionnel dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2019.

C’est indispensable pour doter l’Éducation nationale et les collectivités territoriales des moyens d’assurer et d’accompagner, la formation des personnels, la création des postes nécessaires pour assurer l’émancipation, l’accès au savoir et à la connaissance de tous les jeunes.

Les élu.e.s du groupe

Conférence départementale “égalité filles-garçons”

🔴 Conférence départementale de l’égalité 🔴

➡️ Mardi 16 avril, à l’initiative de Christian Favier, Président du Conseil départemental et de Fatiha Aggoune, Vice-présidente déléguée à la jeunesse, à l’observatoire de l’égalité et à la lutte contre les discriminations, s’est tenue la 4ème conférence départementale de l’égalité sur le thème “L’éducation à l’égalité”.

➡️ Pourquoi cette conférence ? Quelles sont les politiques départementales en faveur de l’égalité femmes-hommes ? Fatiha Aggoune y répond !

Communiqué : Soutien au printemps des retraité.e.s

Dans tout le pays, des manifestations sont organisées ce jeudi 11 avril à l’appel de 9 organisations de retraité-e-s qui proposent aux retraité-e-s d’exprimer leur colère au cours d’un printemps des retraité-e-s.

Leur exaspération est grande : gel des pensions pour 2018 et 2019, hausse de 25% de la CSG, soit une perte de pouvoir d’achat de 5 % en deux ans ! Conjuguées à une inflation qui repart à la hausse, ces mesures gouvernementales ont fortement amputé le pouvoir d’achat des retraité-e-s.

Pour sa part, le Conseil départemental du Val-de-Marne a fait un tout autre choix, en contribuant à conforter et préserver le pouvoir d’achat des retraité-e-s. Ainsi depuis le 1er janvier 2018, plus de 7 500 retraité-e-s imposables du département bénéficient de l’extension de la carte Améthyste qui leur permet de se déplacer en transports en commun dans toute l’Ile-de-France, ce qui représente une aide annuelle de 420 euros par personne.

Les élu-e-s du groupe « Val-de-Marne Ensemble » du Conseil départemental du Val-de-Marne soutiennent les retraité-e-s et leur légitimes revendications de suppression de la hausse de la CSG et des exonérations de cotisations sociales :

  • Pour la revalorisation de toutes les pensions en fonction de l’évolution des salaires, le rattrapage des pertes subies depuis 2014, pour un minimum de pension à hauteur du SMIC pour une carrière complète.
  • Pour le maintien et l’amélioration des pensions de réversion et la prise en charge de la perte d’autonomie à 100 % par la Sécurité sociale et l’ouverture d’un droit universel dans le cadre d’un grand service public de l’aide à l’autonomie.

Les élu-e-s du groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF, FDG, LFI) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, le 10 avril 2019

Forum “Logement pour tous”

Le logement demeure un droit qui reste à conquérir et il reste des énergies à fédérer pour y parvenir…

Pourquoi un forum “Logement pour tous” en Val-de-Marne ?

Nathalie Dinner, vice-présidente en charge du logement et de l’habitat, de la logistique et des affaires juridiques et patrimoniales du Conseil départemental du Val-de-Marne, vous explique !

Le forum était organisé par le Conseil départemental et Valophis.