Archives du mois - janvier 2019

Démantèlement de La Poste en Val-de-Marne : Stop, cela suffit !

Après la fermeture de bureaux de La Poste dans de nombreuse villes du département, la réduction des horaires d’ouverture dans beaucoup de bureaux, la direction départementale de La Poste envisage de fermer et de délocaliser à Montreuil le centre de distribution du courrier de Vincennes qui organise la distribution à Vincennes et Saint-Mandé.

Cela suffit ! Ce nouveau projet de fermeture est un très mauvais coup porté aux usagers et aux agents de l’entreprise La Poste, alors que l’exigence d’une présence renforcée des services publics de proximité résonne de partout.

Une fois encore, les élu.e.s du groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF, FDG, LFI) du Conseil départemental du Val-de-Marne refusent et s’opposent à cette nouvelle atteinte au service public postal.  

À l’appel de la Convergence 94 des services publics et des organisations syndicales de La Poste, nous serons encore présent.e.s et mobilisé.e.s vendredi 1er février à 14h00 devant la mairie de Vincennes, aux côtés des agent.e.s et des usagers pour défendre le service public postal à Vincennes et dans le département.

Renforcer et développer partout les services publics

Hier, lundi 28 janvier à l’occasion de la séance du Conseil départemental, le groupe Les Républicains Val-de-Marne autrement a proposé un vœu « pour la construction d’un nouveau pacte de confiance entre l’État et les collectivités territoriales ».

Sous couvert de défense du service public, objectif que nous partageons, ce vœu suggérait en réalité de demander à l’Etat d’engager un véritable plan de réduction de la dépense publique, comme le propose le chef des Républicains, Laurent Wauquiez, avec une réduction de 20 milliards d’euros la première année, « pour atteindre un total de près de 30 milliards d’économies par an ».

Pour mémoire, le candidat à l’élection présidentielle des Républicains François Fillon proposait alors de supprimer progressivement 500 000 postes de fonctionnaires, ainsi qu’un plan de réduction des dépenses publiques de 100 milliards afin de ramener la dette en deçà des 50% du PIB d’ici à 2022.

Notre groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF – FDG – LFI) a voté contre ce vœu car le financement des services publics doit passer, en priorité, par une réelle justice fiscale qui s’accompagne d’autres critères concernant les dépenses publiques et les prélèvements.

Notamment, en allant chercher les ressources auxquelles ont renoncé l’actuel gouvernement d’Édouard Philippe ainsi que les précédents, comme par exemple :

  • les 40 milliards d’euros du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) en 2019 ;
  • les exonérations de cotisations patronales ;
  • sans oublier d’autres aides ruineuses comme la Flat tax (10 milliards d’euros) et l’Exit Tax (6 milliards d’euros), le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital qui coûte 4 milliards d’euros aux contribuables ;
  • l’évasion et l’optimisation fiscale estimées à 100 milliards d’euros.

Voici quelques propositions novatrices, d’une part, de nature à tourner la page avec l’assèchement des dotations de l’État aux collectivités qui les asphyxie financièrement, et d’autre part, qui permettraient à l’État de renforcer et de développer davantage les services publics qui en ont grand besoin, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la justice, des transports…

Hôpital Henri Mondor, des avancées qui en appellent d’autres !

Depuis le 9 janvier, le personnel hospitalier de l’Hôpital Henri Mondor à Créteil est dans l’action, notamment pour réclamer l’embauche de nouveaux postes d’aides-soignants pour faire face à l’afflux toujours plus important de patients mais aussi pour l’amélioration plus générale de leurs conditions de travail.

Une première victoire vient d’être obtenue, la directrice annonçant l’embauche de 8 infirmiers et 2 aides-soignants mais au regard de la situation ces embauches semblent bien insuffisantes.

Nous, élu·e·s du groupe Val-de-Marne Ensemble (Parti Communiste, Front de Gauche, La France Insoumise) au Conseil Départemental, renouvelons notre entière solidarité au personnel médical et paramédical en lutte avec ses organisations syndicales, autour de leurs revendications pour de meilleures conditions de travail et pour un service public hospitalier de qualité.

Continuer à faire rimer solidarité avec égalité

Impossible de savoir, au moment où étaient rédigées ces quelques lignes, comment allait débuter l’année 2019, mais nul doute que l’aspiration populaire à plus de justice sociale et fiscale n’aura pas disparue…

La réponse apportée par un Président de la République contraint de sortir de son palais pour tenter d’éteindre la colère de la rue était, en effet, très loin d’être à la hauteur des besoins et des attentes. Rien pour l’immense majorité des salariés, des chômeurs, des retraités, pas plus que pour les enseignants, les infirmières et tous les autres agents des services publics. Au contraire. C’est au pied du sapin des contribuables que le Président a laissé la facture de ses mini-mesures. Pas question, en effet, de rétablir l’ISF, d’augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux. Aucune remise en cause des somptueux cadeaux accordés aux banques, aux multinationales et aux plus fortunés. Les représentants de la majorité gouvernementale, envoyés faire le service après-vente sur les plateaux de télévision, ne disaient pas autre chose en assurant que les dépenses publiques pourraient encore être « optimisées », faute d’être en mesure d’expliquer comment se concrétiserait la lutte contre l’évasion fiscale également annoncée. Alors qu’il suffit d’être sur le terrain pour vérifier que le besoin de partager les richesses est aussi urgent que celui de modifier nos modes de production et de consommation, le Président refusait obstinément de changer son logiciel libéral aux conséquences aussi dévastatrices pour les êtres humains que pour la planète.

Face à cet entêtement mortifère, de plus en plus de lycéens, de chômeurs, de salariés du privé, d’agents publics et de retraités, porteurs ou non d’un gilet jaune, refusaient de s’en laisser conter et relevaient la tête.  Les élus de notre groupe sont, quant à eux, plus déterminés que jamais à continuer d’impulser des politiques publiques qui contribuent non seulement à améliorer la vie des Val-de-Marnaises et des Val-de-Marnais, mais aussi à développer des dynamiques porteuses d’avenir.

Des actes concrets

Ouverture d’un nouveau collège à Saint- Maur ; construction d’un collège provisoire à Vincennes ; distribution du 100.000e ordinateur Ordival à un jeune collégien entrant en 6e ; remboursement de 50% de la carte Imagin’R pour les jeunes et de la carte Améthyste pour tous les retraités ; lancement de la construction de 4 nouvelles crèches ; soutien à la vitalité artistique et culturelle du territoire, au monde associatif et au mouvement sportif… Vente des bâtiments de l’ex-gendarmerie de Villeneuve-Saint-Georges à Valophis en vue d’en faire des logements sociaux ; création d’un itinéraire cyclable le long de la RD 19 ; initiative en faveur du recrutement d’un millier de personnes sur les métiers en tension du BTP… Téléval, Grand Paris Express, Cité de la Gastronomie… La liste est trop longue pour citer tous les actes concrets posés, en 2018, pour lutter contre les inégalités entre les individus et les territoires. Avec vous, en 2019, nous voulons que le Val-de-Marne demeure cette terre d’hospitalité et d’innovations où solidarité rime avec dignité, et ambition avec émancipation.

 En ayant été des dizaines de milliers à signer la pétition contre la suppression du Département, vous nous avez dit votre attachement à ces politiques de proximité et contribué à ce que le danger de cette disparition soit enfin écarté. Mais le gouvernement, qui n’a d’oreilles que pour le monde de la finance, entend bien poursuivre son entreprise de mise sous tutelle des collectivités en leur imposant une cure d’austérité sans précédent, au nom du remboursement d’une dette publique dans laquelle les collectivités pèsent pourtant pour moins de 10%. Nos politiques publiques se trouvent, de fait, directement menacées, alors même que la dette de l’Etat à l’égard du seul Val-de- Marne représente l’équivalent d’une année entière de budget, soit la construction de 54 collèges… Sans compter les 12 millions d’euros qu’il pourrait oublier de nous rembourser pour le financement engagé par le Département au titre du collège provisoire de Vincennes, qui équivalent à la construction, de 2 crèches de 60 berceaux…

Ne pas laisser l’État vous spolier

Parce que les politiques que nous impulsons n’ont d’autre but que d’améliorer le quotidien des tous les habitants du Val-de- Marne, en favorisant un développement équilibré et durable du territoire, nous ne laisserons pas l’Etat vous spolier, et continuerons d’agir pour préserver des services publics utiles à toutes et tous, ainsi que la libre administration de notre Collectivité. A chacune et chacun d’entre vous et à vos proches, nous adressons nos plus chaleureux vœux pour la nouvelle année.

Evelyne Rabardel

1ère vice-présidente du Conseil départemental déléguée aux Collèges, à l’Action pour la réussite éducative, à la Culture, au Travail de mémoire et aux Archives départementales.