Archives du mois - mai 2020

SOUTIEN AU MOUVEMENT DES PERSONNELS DU GROUPE KORIAN

Les élu.e.s du groupe Val-de-Marne Ensemble tiennent à apporter leur soutien aux personnels des maisons de retraite Korian, en grève et mobilisés aujourd’hui devant leurs établissements à l’appel de leurs organisations syndicales, pour réclamer notamment le versement de primes, une revalorisation salariale de 300€ net mensuelle et la reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle.

Principal groupe privé européen dans le secteur des maisons de retraite et résidences médicalisées, le groupe Korian gère 436 établissements et 32 000 lits dans notre pays. Avec un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros, en croissance de 8%, il a dégagé un résultat net de 114,6 millions d’euros fin 2019.
En proie à un véritable drame humain, avec la pandémie actuelle qui a entraîné la contamination et le décès de trop nombreuses personnes âgées ainsi que d’un certain nombre de personnels, cette crise sanitaire vient de rappeler l’extrême difficulté vécue par les personnels de ces établissements médico-sociaux pour exercer leur mission d’intérêt général au service de nos aîné.e.s.

Cette situation de pénurie des moyens humains et financiers avait déjà donné lieu à une mobilisation historique des acteurs de la dépendance, qui estiment nécessaire de former et recruter 80 000 personnes dans ce secteur des métiers du grand âge, dont 40 000 en urgence.

Dans un contexte de dépenses supplémentaires indispensables pour protéger les résident.e.s et les professionnel.le.s avec l’épidémie du Covid-19, nous renouvelons notre exigence de la création d’un fonds d’urgence national doté d’une première enveloppe de 300 millions d’euros. Le troisième projet de loi de finances rectificatives en préparation devrait par conséquent intégrer une telle mesure, afin d’accompagner les personnels des EHPAD pour affronter cette crise inédite.

Les élu-e-s du groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF, FdG, LFI,) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.
Créteil, le 25 mai 2020.

Pendant la crise et pour la relance : l’HUMAIN d’abord !

Une crise sanitaire inédite frappe notre pays et la planète.

Avec l’épidémie du Covid 19, le quotidien de tout un chacun.e est réinterrogé dans son rapport aux autres, dans son utilité sociale et l’éducation des enfants.

Si le pays parvient à endiguer cette pandémie, c’est en premier lieu par l’engagement total des professionnels de santé ainsi que d’autres corps de métiers, indispensables pour faire société ensemble. Gardons-le à l’esprit pour répondre aux exigences d’augmentation salariale, de formation et recrutement des personnels nécessaires, d’investissements réels !

Car cette crise sanitaire se double d’une crise sociale majeure avec de très graves menaces sur l’emploi, sur fond de récession économique.

Certes, le gouvernement a décidé d’engager 120 milliards d’€ … mais une nouvelle fois, les pertes des grandes entreprises sont socialisées alors que leurs profits sont privatisés. Ce plan de relance n’a aucune vision d’avenir, faute de remettre en cause l’échec d’un mode de développement basé sur l’hyper-mobilité des personnes et des produits, qui met en concurrence les travailleurs, pille les ressources naturelles et désarticule les systèmes productifs.

Ainsi le libéralisme – qui fait de l’Etat l’assurance tous risques du capital – n’est pas confiné !

Pour les élu.e.s de notre groupe, la prévention et la protection sanitaire constituent la garantie première pour une reprise économique progressive et durable, respectueuse de critères sociaux et environnementaux.

C’est l’orientation assumée par le Conseil départemental, pour au plus près des Val-de-Marnais.es et des communes, garantir la sécurité sanitaire comme condition première de toutes ses actions et initiatives … « quel qu’en soit le coût ».

Ainsi, notre collectivité a acheminé les masques et protections indispensables auprès des personnes les plus vulnérables, en particulier dans les Ehpad, les services d’accompagnement à domicile, les épiceries sociales, les CCAS…

C’est la même urgence face à la pénurie de masques de l’Etat, qui a conduit le président Christian Favier à passer commande dès le mois d’avril, de 1,5 million de masques en vue du déconfinement, pour en doter progressivement chaque Val-de-Marnais.e. dans un partenariat étroit avec les maires.

Face à l’absence d’engagement lisible et conséquent de l’Etat pour accompagner les mesures de caractère sanitaire et de soutien aux populations prises en Val-de-Marne, nous sollicitons avec le président Favier, la création d’un fonds d’urgence national pour soutenir les départements ainsi qu’un renforcement de leur dotation globale de fonctionnement.

La situation actuelle appelle à un plan d’investissement massif pour l’emploi, la recherche, la santé et la formation, par des financements spécifiques dédiés aux activités productives en mobilisant l’épargne nationale et les ressources du crédit.

Ce défi, nous entendons contribuer à le relever, contrairement au gouvernement qui s’oppose à rétablir l’ISF, à débattre de la fiscalité du capital et des grandes fortunes, mais qui permet aux entreprises actives dans les paradis fiscaux de continuer à distribuer des dividendes à leurs actionnaires, tout en percevant des aides publiques.

Pour notre groupe, une seule boussole : le progrès social, le financement du développement des services publics et la transition écologique du tissu productif.