Archives du mois - juin 2020

La Santé « quoi qu’il en coûte ! »

Mardi 16 juin 2020, à l’appel des organisations syndicales paramédicales et médicales AMUF, SNIP CFE-CGC, CGT, FO, SUD et UNSA ; des collectifs Inter Urgences ; Inter Hôpitaux ; du printemps de la psychiatrie et de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et des Maternités de proximité,

Les personnels de santé et les usagers sont invités à participer à une journée nationale de mobilisation, sous forme de grève, rassemblements et manifestations.

Rendez-vous en Ile-de-France, à 13h30, devant l’Agence régionale de Santé, Avenue Duquesne à Paris.

Elu.e.s du groupe Val-de-Marne Ensemble, nous serons une nouvelle fois présent.e.s et mobilisé.e.s aux côtés de toutes celles et ceux qui ont été en première ligne pour affronter et conjurer la pandémie du Covid-19 : personnels et professionnels de santé, du médicosocial, de l’action sociale, des Ehpad ou de l’Education nationale.

Avec nos concitoyen.nes, nous sommes reconnaissants de l’engagement sans faille, de la responsabilité et de la compétence de tous les personnels soignants, médicaux ou pas, qui ont tenu le pays debout.

Nous n’oublions pas, malgré la déstructuration de notre système hospitalier, et trop longtemps faute des protections et médicaments nécessaires, les conditions dans lesquelles les salarié.e.s ont soigné, sauvé et accompagné nos concitoyens frappés par le coronavirus, affronté la surmortalité dans les EHPAD.

Nous n’oublions pas, leurs multiples alertes et actions depuis des années, pour disposer des moyens conséquents pour assurer pleinement leur mission de santé publique en faveur des patients … jusqu’à la démission de 1 200 responsables médicaux de leurs fonctions administratives.

Nous n’oublions pas, l’engagement pris par le président de la République le 25 mars, pour « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières ».

Avec le « Ségur de la santé », le gouvernement affiche l’ambition de revaloriser les carrières, développer les compétences et parcours professionnels à l’hôpital et dans les EHPAD, d’engager un plan d’investissement et de réforme des modèles de financement.

CHICHE !

Ouvrons en grand la concertation, en ne la cantonnant pas aux seules Agences régionales de Santé, mais en y associant les premiers experts : les personnels, les usagers de santé, les élu.e.s, pour apporter des réponses concrètes sur la réalité de l’hôpital : les fermetures de lits et de services, le manque de personnel, les salaires ; la situation des urgences ; les déserts médicaux ; l’accueil des personnes âgées…

Car force est de constater que le plan BUZYN « ma santé 2022 » se poursuit. Dernier exemple en date, l’hôpital Chennevier à Créteil s’apprêterait à privatiser 20 lits de psychiatrie et à accueillir le service d’addictologie de l’hôpital Emile Roux de Limeil au sein du service de rééducation digestive, occasionnant une réduction du nombre de lits dans ces deux spécialités.

S’agissant de la dépendance et de l’accompagnement de nos aînés, le mode actuel de financement des EHPAD publics, et l’impact de la crise sanitaire, mettent en péril la trésorerie de très nombreux établissements publics. C’est ce qui vient de conduire notre Département sur proposition du président FAVIER, à accorder une avance de 7 millions d’€ au bénéfice de 10 de ces structures.

Au sortir de la crise sanitaire que connaît notre pays, 6ème puissance économique du monde, le dogme libéral du financement à l’activité du système hospitalier et de la réduction/marchandisation de l’offre de soins, fait la démonstration de son incapacité à garantir un haut niveau public de santé, de protection sociale et d’égalité d’accès aux soins.

Nous soutenons les demandes des personnels de santé qui appellent à un plan massif d’investissement.

Nous considérons notamment qu’il est urgent d’opérer :

• Un vaste effort de recrutement et de formations.

–      Par la création de 100 000 emplois et la titularisation des contractuels hospitaliers.

–      Avec l’objectif de créer 300 000 emplois dans les EHPAD.

–      Par une augmentation des quotas de formation pour parvenir au recrutement annuel de 12 000 étudiants en médecine.

• Une revalorisation salariale de 300 € mensuels, par l’augmentation du point d’indice.

• Un moratoire sur les fermetures et restructurations au sein des GHT.

• La création d’un pôle public du médicament, pour soustraire la recherche médicale à la rentabilité financière.

Si l’on s’accorde pour que le pays tire toutes les leçons de l’actuelle crise sanitaire, cela appelle à un investissement salutaire que nous estimons autour de 10 milliards d’€.

Les élu-e-s du groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF, FdG, LFI,) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, le 15 juin 2020

Contre la violence et la haine, opposons la raison d’humanité

« Le racisme est une peur devenue folle et c’est ce qu’il faut éviter à tout prix si l’on veut que l’humanité survive ». Germaine Tillion, dans la Traversée du Mal.

Que ce soit aux Etats-Unis ou partout ailleurs, il nous est impossible d’admettre que la haine et la violence supplantent la raison d’humanité, celle-là même qui aurait dû sauver George Floyd quand, immobilisé par Derek Chauvin, il supplie pendant près de neuf minutes « I can’t breathe ».  

En sa mémoire, en hommage à toutes les victimes d’une violence qui perdure jusque dans les rangs d’une police dont le rôle est de protéger les personnes, en reconnaissance du combat international qui unit des millions de femmes et d’hommes pour défendre les droits humains, l’égalité et combattre le racisme, nous serons présents au rassemblement organisé ce mardi 9 juin à 18h, Place de la République, à Paris.

Les élu-e-s du groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF, FdG, LFI,) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, le 9 juin 2020

POUR LE MAINTIEN DES EMPLOIS ET DE L’USINE RENAULT DE CHOISY-LE-ROI

Le 29 mai, le constructeur automobile français Renault a annoncé un plan de suppression d’environ 15 000 emplois dans le monde, pour réduire ses coûts de plus de 2 milliards d’euros d’ici à trois ans.

Le président de Renault vient de confirmer la suppression de 4 600 postes en France – près de 10% de ses effectifs – et la fermeture du site de Choisy-le-Roi à l’horizon 2022.

Antérieur à la pandémie du Covid-19, ce projet vise selon la direction de Renault à donner priorité « à notre performance financière ». C’est au nom de cette stratégie et d’une nouvelle division de la production et de la recherche avec Nissan et Mitsubishi – au détriment du constructeur français – que Renault licencie et supprime des unités de production comme le site de Choisy-le-Roi. Et l’Etat, premier actionnaire du groupe, ferme les yeux en lui garantissant un prêt de 5 milliards d’euros sans contrepartie.

Alors qu’il y a tant à faire pour inventer les véhicules de demain, débarrassés du pétrole, autonomes pour améliorer les systèmes de mobilité, cette stratégie délibérée va affaiblir le groupe Renault. Elle relègue au rang d’enfumage général, les déclarations du président de la République selon lesquelles la France deviendrait « la première nation productrice de véhicules propres en Europe ».

Le site de Choisy-le-Roi qui emploie 263 salarié.e.s, dont une majorité de choisyens et de val-de-marnais, est un site majeur pour le groupe Renault, à double titre.

Renault-Choisy rapporte de l’argent à ce groupe emblématique, qui a dégagé 55 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019, dont 4 milliards d’euros de dividendes reversés à ses actionnaires.

Et Renault-Choisy qui vient de fêter ses 70 ans d’existence, est un site d’avenir, le seul site du groupe ayant l’ingénierie dédiée et le label de l’économie circulaire si utiles à la transition écologique. Un site reconnu également pour la qualité de son insertion professionnelle, partenaire de la Cité des métiers, de Pôle Emploi, du Greta et du lycée Branly de Créteil.

Depuis le 2 juin 2020, les salarié.e.s de l’usine de Choisy-le-Roi sont en grève reconductible à l’appel de leur intersyndicale FO, CFDT, CGT et CFE-CGC. Dès le lendemain, s’est tenu un premier rassemblement pour s’opposer à la fermeture du site auquel étaient présents un certain nombre de salarié.e.s d’autres entreprises et d’élu.e.s du Val-de-Marne, parmi lesquels Didier Guillaume Maire de Choisy-le-Roi, Pascal Savoldelli Sénateur.

Déterminés à être respectés et entendus, déterminés à ce que vive Renault-Choisy, nous renouvelons avec le Président Christian Favier, notre entière solidarité aux salariés de Renault en lutte pour leur emploi et pour leur usine à Choisy-le-Roi.

Nous serons présents à leurs côtés, et appelons les choisyens, les val-de-marnais, les forces vives du Val-de-Marne à participer nombreux à la marche populaire et unitaire pour l’emploi et contre la fermeture du site, ce samedi 6 juin à 14 heures, Place Jean Jaurès pour se rendre en manifestation jusqu’à l’usine de Renault-Choisy.

Les élu-e-s du groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF, FdG, LFI,) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré. Créteil, le 4 juin 2020.