300 millions d’euros en moins pour 2017 : le mauvais coup de Macron aux collectivités. « Nous ne procéderons pas par baisse brutale de dotation ».

300 millions d’euros en moins pour 2017 : le mauvais coup de Macron aux collectivités. « Nous ne procéderons pas par baisse brutale de dotation ».

Ces mots ont été prononcés le lundi 17 juillet, au Sénat, par Emmanuel Macron, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence nationale des Territoires.

Pourtant le 20 juillet est paru en catimini un décret annulant un certain nombre de crédits pourtant prévus au budget. Sont notamment concernés des crédits pour l’enseignement supérieur et la recherche (plus de 250 millions d’euros), ou encore la justice (près de 160 millions d’euros).

Pour les collectivités, ce sont 300 millions de dotations au total qui sont supprimées pour 2017.

Ce coup de rabot sur le dos des collectivités constitue un nouveau reniement de la parole présidentielle. Moins de trois jours après avoir prononcé un grand discours de confiance et s’être dit à l’écoute des collectivités, le président et son gouvernement ont pris la décision de frapper encore leur budget.

Alors même que les collectivités ont déjà subi plus de 15 milliards d’euros de baisse de dotation en cinq ans (137 millions cumulés au titre de la DGF pour notre département), cette décision va rendre toujours plus difficile l’équation budgétaire et plus restreinte la capacité d’initiative politique.

Concrètement, cette baisse brutale de dotation frappera des projets d’investissement (transports, réseaux, services publics), mais aussi des projets construits localement avec des associations. Ainsi, la suppression conjointe et imprévue de dotations directe et d’autres liées à la politique de la ville signifie tout simplement que les collectivités ne pourront dans certains cas honorer leurs engagements financiers avec des structures associatives locales.

Les élu.e.s Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil Départemental du Val-de-Marne dénoncent donc avec force cette énième brutalité à l’égard des collectivités. Macron et son gouvernement décident quasiment sans débat et dans le reniement, d’une nouvelle baisse de dotations. L’austérité s’impose encore une fois de manière autoritaire aux collectivités, alors qu’on accorde aux grandes entreprises et aux plus riches des largesses fiscales, avec la baisse de l’ISF notamment. Cette décision symbolise des choix idéologiques à mille lieues des discours bienveillants à l’égard de nos collectivités et du service public.

 

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

 

Créteil, le 3 août 2017

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