À 16h34, réclamons l’égalité salariale

À 16h34, réclamons l’égalité salariale

À partir du 7 novembre, 16h34 les femmes commenceront à travailler « bénévolement » et ce jusqu’à la fin de l‘année. En effet, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes à l’échelle nationale est de 24%.

En Val-de-Marne, les femmes gagnent en moyenne 20% de moins que les hommes avec des fortes inégalités de salaires, notamment chez les cadres et les ouvriers. Parmi les causes profondes de cette inégalité : elles sont plus nombreuses à occuper des emplois précaires que les hommes (12,4% contre 10,4%) et sont 20,2% à occuper un emploi à temps partiel, très souvent de façon contrainte, alors que ce chiffre est de 8,9% chez les hommes.

Mais, même à niveau d’études égal, responsabilités égales, temps de travail égal, les écarts de salaires existent toujours. Pourtant, l’inégalité salariale en raison du sexe est illégale : le principe « à travail égal salaire égal » a force de loi, et ce depuis 1983 !

Plus de 30 ans plus tard, le combat pour appliquer la loi sur l’égalité salariale continue. Nous devons le mener tant au niveau national que départemental, les femmes ne vont pas attendre éternellement que l’écart de salaire disparaisse. Conjugué au temps partiel subi, ce sont en effet des conséquences directes sur leur retraite.

L’égalité salariale doit être respectée et acquise, pour y parvenir il faut une volonté politique forte.

Nous continuerons de nous mobiliser aux côtés des associations féministes pour l’égalité salariale entre les hommes et les femmes en Val-de-Marne.

Fatiha Aggoune
Vice-Présidente en charge de la jeunesse, de la vie associative,
de l’observatoire de l’égalité, de la lutte contre les discriminations,
des droits de l’homme et des droits des migrants.

Créteil, 7 novembre 2016.

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