Auteur: vdm ensemble

Hôpital Émile Roux de Limeil : Non à la suppression de 150 lits

Il y a quelques semaines, nous apprenions la suppression de 150 lits dits de Séjour Longue Durée (SLD) à l’hôpital Émile Roux sur la commune de Limeil-Brévannes.

Une lutte légitime des personnels hospitaliers et de leurs représentants s’est organisée pour alerter sur la dégradation du service public hospitalier que ces suppressions engendreraient ainsi que sur l’avenir des 200 agent·e·s qui y sont affecté·e·s.

Dans ce sens, une conférence de presse était organisée mardi 12 mars à l’initiative de la coordination de défense du groupe hospitalier Mondor-Chenevier-Roux-Dupuytren avec les organisations syndicales, des élu·e·s et des usager·e·s.

Pascal Savoldelli et Jeannick Le Lagadec, élu·e·s du groupe Val-de-Marne Ensemble au Conseil Départemental, étaient présent·e·s pour saluer les personnels hospitaliers en grève et pour leur apporter tout leur soutien à la mobilisation.

Ce qui se passe à travers le cas d’Émile Roux est symptomatique des différentes politiques libérales qui sont menées par les gouvernements successifs depuis des années. Ce qui se joue aujourd’hui, c’est la conception qu’on a de l’hôpital et du service public hospitalier qui ne devrait pas être régi par une politique du chiffre et de la rentabilité mais conçu comme un réel outil d’assistance publique, de soin et de santé aux services des usager·e·s.

Créteil, 13 mars 2019

8 mars : Journée internationale de lutte des droits des femmes

Partout dans le monde, les femmes se lèvent pour prendre la parole, dénoncent les violences du patriarcat et partent à la conquête de nouveaux droits.

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, est d’abord une journée pour dénoncer les inégalités. 27%, c’est l’écart de salaire qui subsiste entre une femme et un homme à travail égal et à poste égal. De ce fait, à partir de 15H40, les femmes travaillent gratuitement.

Le 8 mars est aussi une journée pour dénoncer les discriminations. Qu’elles soient de genre, raciste, xénophobe, LGBTIphobe, qu’elles s’expriment au travail, dans la rue ou au domicile, les femmes sont les premières touchées par ces discriminations.

Le 8 mars est également l’occasion pour des millions de femmes de dénoncer les violences sexistes et sexuelles mais aussi les représentations sexistes dont elles sont victimes en permanence dans tous les domaines de la société, conséquences directes des systèmes patriarcal et capitaliste.

Enfin, le 8 mars est une journée de lutte et, dans ce cadre, le Département du Val-de-Marne se place aux côtés de l’ensemble des femmes pour conquérir de nouveaux droits et supprimer les inégalités. Depuis plus de 20 ans, le Département est résolument engagé à développer des politiques publiques et des actions en faveur de l’émancipation et de l’égalité pour toutes et tous.

Les élu·e·s du groupe Val-de-Marne Ensemble restent déterminé·e·s pour porter et poursuivre des politiques ambitieuses en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles mais aussi contre la reproduction des stéréotypes et saluent dans ce sens le travail de l’Observatoire de l’Égalité du département.

En outre, les élu·e·s du groupe Val-de-Marne Ensemble soutiennent la grève féministe annoncée en ce 8 mars.

Tant que l’égalité n’existera pas, les élu·e·s du groupe Val-de-Marne Ensemble seront de tous les combats pour éliminer le patriarcat.

Les élu-e-s du groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF-FDG-LFI) :
Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 7 mars 2019

Pour le respect des exigences démocratiques et citoyennes, défendons nos services publics

La crise politique que traverse le pays donne actuellement lieu à un temps de débat, qui se veut ouvert à la diversité des points de vue et des interrogations. Un débat qui est organisé autour de plusieurs questions jugées prioritaires comme celle portant notamment sur la réorganisation de l’État et des services publics.

Dès lors, comment interpréter la décision gouvernementale de ne prendre en compte ni la demande de suspension par les organisations syndicales, ni la clôture du débat national, pour présenter le projet de loi de transformation de la fonction publique ? Comment ne pas y voir encore une fois, la traduction du peu de cas avec lequel, sont traités les besoins de véritables discussions qui, dans tout le pays, se sont si fortement exprimés depuis des semaines ?

C’est une attitude qui peut donner prise aux réactions les plus dangereuses en décourageant les exigences démocratiques de prise de parole ou pire en les discréditant et les résumant à un « cause toujours ».

Mais, au-delà de ce risque qui est déjà à lui seul suffisant pour condamner cette manière de faire, cette détermination à agir « coûte que coûte », témoigne aussi des enjeux que représente pour le gouvernement, la transformation de la fonction publique pour réussir son programme.

Cette réforme est en effet présentée, avec la refonte prévue du régime des retraites après les élections européennes, comme l’un des principaux chantiers pour 2019. C’est, a-t-on pu lire, l’outil qui doit lui permettre de restructurer l’État et les services publics. Nul n’est donc vraiment surpris par ce projet qui prévoit, dans ses grandes lignes, l’élargissement du recours aux contractuels, la création de contrat de mission sur le modèle des contrats de projets du privé, la suppression des régimes dérogatoires à la durée légale de travail négociés au sein des collectivités avant 2001, un dialogue social qui tend à réduire le rôle et la place des instances représentatives du personnel.

Rien de vraiment totalement neuf ou nouveau dans ces ambitions mais bien plutôt les derniers avatars d’un projet libéral très classique. Toute possibilité d’évolution y est circonscrite à la seule perspective d’une société de marché généralisée où tout ce qui peut apparaitre dans les relations de travail comme une règlementation dérogeant au contrat individuel conclu entre un employeur et un salarié est considérée comme inopérante et inefficace.

Ce projet de réforme de la fonction publique est donc conforme à la logique des doxas libérales suivies par le gouvernement. Il s’inscrit dans les politiques d’austérité budgétaire dénonçant des services publics et des collectivités territoriales trop nombreux et réclamant la réduction des dépenses publiques et des effectifs de la fonction publique (moins 120 000 postes d’agents publics d’ici la fin de la mandature).

C‘est un projet qui va de pair avec l’étranglement financier des collectivités locales, la baisse de leurs dotations, certains poussant même le cynisme d’affirmer à l’occasion de l’annonce du projet de réforme de la fonction publique que cela sera le seul moyen efficace de baisser réellement les effectifs.

Dans les discours, ce sont aussi désormais le retour à des vieux raccourcis démagogiques et à des équivalences douteuses et simplistes distillant qu’il y aurait trop d’impôt, car trop de dépenses publiques ; et trop de dépenses publiques car trop de fonctionnaires.

La ficelle est grosse, mais elle n’en reste pas moins très inquiétante. Rien n’est négligé pour faire passer les projets qui sont, de fait, très éloignés, voire en contradiction avec les préoccupations et les besoins exprimés par une grande majorité de Français.e.s, attaché.e.s à leurs services publics.

En effet, quand les débats mettent en évidence les attentes de plus de justice et d’égalité (sociale, territoriale…) mais aussi le besoin de se sentir pleinement citoyen.ne, d’expérimenter des relations sociales plus démocratiques et plus solidaires, ce projet de transformation de la fonction publique en détricotant le cadre de travail réglementaire des agents publics au profit d’un contrat copié sur le modèle de référence du privé, transforme aussi indirectement l’usager en client. La logique change aussi, l’accès aux services ne repose plus sur les principes d’égalité et de solidarité liés à la défense de l’intérêt général, mais dépend avant tout de la solvabilité du demandeur.

Ce n’est surement pas ce qu’attendent les Françai.e.s fatigué.e.s par un trop plein d’inégalités. Ce n’est pas non plus la logique que nous défendons dans le Val-de-Marne. Nous l’avons démontré en sauvegardant notre service public départemental. Face aux réformes en cours, sachons apprécier la portée de la bataille que nous avons remportée, mais sachons maintenant la faire fructifier en exigeant les moyens financiers nécessaires à la poursuite de notre action et à la consolidation d’une conception démocratique et citoyenne de la fonction publique ; conception dont nous avons toutes et tous besoin pour ouvrir des perspectives de vivre pleinement et mieux.

Lamya Kirouani, 13ème Vice-présidente en charge du service public départemental et des ressources humaines

Canton d’Ivry-sur-Seine


Rassemblement à l’appel du Collectif 94 de défense et de développement des services publics

Mot de soutien des élu.e.s du groupe à l’occasion du rassemblement devant la Préfecture du Val-de-Marne à l’appel du Collectif 94 de défense et de Développement des services publics pour exiger auprès de La Poste et de l’État (propriétaie de La Poste et représenté en Val-de-Marne par le préfet) :

  • l’arrêt des fermetures de bureaux de Poste et des réductions d’horaires d’ouverture;
  • l’embauche de personnel pour améliorer le service rendu à la population;
  • le développement du service public de proximité.

Lancement du réseau « Migrations et Citoyenneté » Le Val-de-Marne, acteur de la solidarité

Pour lutter contre les préjugés et partager les richesses des migrations, une soirée mêlant temps d’échanges et animations est organisée.

Vendredi 15 février à partir de 18h à la Maison des Syndicats de Créteil (rue des archives).

Dans le cadre du lancement de la campagne « Migrations : partageons nos richesses », co-portée par le Département et le FORIM, une soirée d’échanges est organisée afin de lutter contre les préjugés et de partager les richesses des migrations.

Au programme :

Performance théâtrale « Traversées » par la Compagnie de la Feuille d’Or

Exposition « Portraits de migrants » des associations Metishima et Groupe Accueil et Solidarité

Animations autour de la campagne des « 10 mythes » par le Forim et débats d’idées. 

Cette initiative répond aux ambitions d’utilité, de solidarité et d’innovation du Département en renforçant le lien social entre les populations et en améliorant la compréhension et le respect mutuel entre les individus. A travers cette initiative, le Département réaffirme sa volonté de sensibiliser aux enjeux des migrations, de lutter contre les préjugés et de mettre en exergue la solidarité internationale. 

Pour le respect du projet initial de métro du Grand Paris Express

Pour le respect du projet initial de métro du Grand Paris Express
et le maintien de l’interopérabilité des lignes 15 Est-15 Sud à Champigny-sur-Marne

Depuis plus de 12 ans, les Val-de-Marnais.e.s et leurs élu.e.s de toutes sensibilités travaillent ensemble à la concrétisation du métro de banlieue à banlieue, désormais appelé « Grand Paris Express ».

Alors que les travaux de ce métro sont déjà entamés depuis 4 ans, le Premier Ministre a exprimé la volonté gouvernementale de réduire les moyens alloués à sa construction. Ainsi, le président de la Société du Grand Paris a travaillé un plan d’économie prévoyant notamment la suppression de l’interopérabilité entre les lignes 15 Sud et 15 Est à Champigny-sur-Marne. Ce plan n’a pas été concerté avec les élu.e.s concerné.e.s et implique des retards, des reports et des renoncements.

Derrière ce « coup de rabot », c’est toute la ligne 15, et donc les objectifs de désaturation des lignes RER, de réduction des temps de transports et de rééquilibrage Est-Ouest de la région qui pourraient être fragilisés. Cela n’est pas acceptable ! D’autant que près de deux cent millions d’euros ont déjà été dépensés pour réaliser cet ouvrage d’entonnement.

Avec les Val-de-Marnaises et les Val-de-Marnais, leurs élu-e-s et leurs associations, nous demandons le maintien du projet du Grand Paris Express, de son interopérabilité à Champigny-sur-Marne et le respect de son calendrier initial.

Pour que vive le journal L’Humanité

Composante historique du pluralisme de la presse française et des combats progressistes, le journal L’Humanité est en danger.

En danger, face à la discrimination publicitaire dont il est l’objet. Ainsi, depuis fin 2015, le journal a été privé d’un million d’euros de crédits de l’État, au titre de quotidien à faibles ressources publicitaires.

Or, L’Humanité joue un rôle original et utile par sa contribution pour nourrir le pluralisme inhérent à toute démocratie, qu’il s’agisse des luttes sociales, de celles pour la préservation de la planète, de la solidarité internationale et de la paix.

À de multiples reprises, ce quotidien d’opinion a fait œuvre utile pour stimuler la confrontation politique et culturelle et nourrir le débat démocratique d’apports divers et contradictoires.

Chacune et chacun se souvient du rôle irremplaçable qu’il joua en 2005, en publiant l’intégralité du projet de Constitution européenne (TCE), qui allait permettre à l’opinion publique de débattre puis de se prononcer en toute connaissance de cause sur ce texte.

Nous pouvons témoigner de l’apport du journal L’Humanité pour maintenir et développer des politiques publiques et des services publics attaqués de toute part (fermetures de classes, de bureaux de poste, de services de santé, de trésoreries…).

Le journal L’Humanité ne manque pas de se faire l’écho de l’action des collectivités territoriales.

Nous appelons à participer à la soirée de mobilisation et de solidarité pour le journal L’Humanité du vendredi 22 février de 18 heures à 23 heures qui se tiendra à Montreuil, Halle Marcel Dufriche (métro ligne 9 : Robespierre).

Pour la défense du statut et des conditions de travail des fonctionnaires des finances publiques !

Depuis de nombreuses années, les agents de la Direction Départementale des Finances publiques du Val-de-Marne avec leurs organisations syndicales alertent sur la casse de l’emploi et la dégradation des conditions de travail des salariés qui ne cessent de s’aggraver.

Depuis la fusion, ce sont ainsi 516 postes qui ont disparus, conduisant au dysfonctionnement de ses services, à la démobilisation et au découragement d’agents qui n’arrivent plus correctement à assurer leurs missions régaliennes.

Dans le prolongement des objectifs de « CAP2022 », 2150 suppressions d’emplois au niveau national ont été annoncées qui se déclinent en Val-de-Marne par 44 nouvelles suppressions de postes, alors même que la mise en place du prélèvement à la source a eu de lourdes conséquences en termes d’accueil et de gestion, amplifiant les difficultés et la souffrance au travail.

Comme le souligne l’intersyndicale de la DDFIP, « Emmanuel Macron maintient le cap sur ce qu’il considère comme « essentiel » : une fiscalité injuste qui épargne le capital et les hautes fortunes (suppression de l’ISF, allègement de l’exit tax, mise en place de la flat tax avec un taux unique à 30%, 40 milliards de dépense publique pour la conversion en 2019 du CICE en une baisse pérenne des cotisations sociales), la réforme répressive de l’assurance chômage, celle injuste des retraites ainsi que les attaques prévues ou en cours contre la fonction publique, le logement social et les services publics, qui ne pourront qu’amplifier les inégalités sociales et creuser le fossé entre « ceux qui ne sont rien » et les possédants. »

S’alarmant de cette dégradation continue au sein de la direction départementale des finances publiques, Pascal Savoldelli Président du groupe Val-de-Marne Ensemble, sénateur du Val-de-Marne, avait interpellé monsieur le Préfet le 24 septembre 2018 en soulignant combien cela altérait sa mission de lutte contre la fraude fiscale et de récupération de la part départementale des 80 milliards d’€ annuels d’évasion fiscale.

Dans sa réponse, madame la directrice de la DDFIP indiquait : « Les mesures de regroupement, de fusion de postes qui ont été évoquées n’ont à l’évidence pas pour motivation, mais pas non plus comme conséquence, la dégradation du service public. C’est même exactement l’inverse, puisque ces mouvements de poste sont dictés au contraire, par le souhait d’adapter en permanence le service public aux attentes des citoyens, et à l’évolution de la société, et par le souci de maintenir la qualité au meilleur standard » … « Pour revenir plus particulièrement sur la question du contrôle fiscal qui a été abordé, je tiens vraiment à dire très solennellement, que si le nombre de brigades de vérification a pu baisser, l’effort consacré par la DGFIP à la lutte contre la fraude fiscale n’a pas baissé, puisque les vérificateurs ont été répartis sur d’autres brigades ».

Les élu-e-s du groupe « Val-de-Marne ensemble » du Conseil départemental du Val-de-Marne renouvellent leur entier soutien aux agents de la DDFIP mobilisés et en grève lundi 4 février 2019, pour exiger l’arrêt des suppressions d’emplois et des restructurations de services, l’embauche des agents publics nécessaires à l’exercice de leurs missions, le maintien d’un service public de qualité et de proximité.

Nous serons présents à leurs côtés et soutenons leur demande d’audience auprès du Préfet du Val-de-Marne.