Auteur: vdm ensemble

Enseignement supérieur pour toutes et tous : le chemin de l’émancipation

Pour l’historien Emmanuel Todd, la fracture n’est plus seulement sociale. Le nouveau paysage se dessine aussi sur une fracture éducative. Cette analyse n’a pas manqué d’attirer mon attention en cette rentrée universitaire, où les appels de jeunes bacheliers en détresse se multiplient : SOS RENTREE est donc plus que jamais utile au quotidien de ces jeunes.

En effet, cela avait été annoncé : les années 2017, 2018, et 2019 voient arriver les baby-boomers de l’an 2000 à l’université. Cependant, l’Etat n’a pas anticipé la hausse démographique. Au contraire, depuis la loi d’autonomie des universités de Valérie Pécresse suivie de la loi Fioraso, les universités doivent gérer avec une enveloppe annuelle les bâtiments et le personnel, la recherche et les étudiants. Cependant, cette dotation augmente bien moins vite que le nombre de bacheliers à accueillir…

Les universités font donc la course aux financements extérieurs. Les crédits distribués dans le cadre d’appels à projets de l’Agence nationale de la Recherche, et du Commissariat général à l’investissement  deviennent dès lors essentiels pour le fonctionnement de l’université.

Pourtant, des analyses montrent que l’organisation de ces appels à projet coûtent presque autant que l’argent distribué ensuite. En clair, l’Etat et les universités dépensent 357 millions d’euros de crédits publics pour obtenir 390 millions d’euros !

Une gestion transparente et soucieuse des deniers publics consisterait à répartir directement de manière pérenne aux universités et aux laboratoires de recherche ces 390 millions d’euros.

Les annonces budgétaires se succèdent :   cet été, coupe franche de 331 millions sur le budget 2017, puis un mois plus tard,  700 millions supplémentaires pour 2018…. Nous serons bien sûr particulièrement vigilants sur le fin de mot de ce budget et pour sa répartition car l’enjeu est bien    d’augmenter les capacités en filière, notamment en créant des postes d’enseignants mais aussi de programmer des investissements immobiliers, pour accueillir ces nouveaux étudiants. Enfin, il s’agit que toutes les universités en profitent et pas seulement quelques-unes….

Ainsi il serait possible de revenir aux fondamentaux de l’université : un enseignement supérieur au service du progrès social qui aurait pour tâche d’émanciper et de qualifier.

Il ne serait plus alors question, comme cela a été le cas pour 60 000 jeunes en France cet été,  de s’inscrire par dépit dans une filière n’ayant aucun rapport avec leur projet de vie. Il est impératif  d’investir massivement sur les premières années, d’inscrire une année zéro pour celles et ceux qui en ont besoin, comme cela a pu déjà être pratiqué à l’Université de Créteil (UPEC), de créer une allocation autonomie pour les jeunes étudiants car étudier est un « travail » en soi, de lancer un plan pour le logement étudiant ainsi que l’accès à la santé.

Nous ne voulons pas du paysage que nous confirme ce gouvernement : d’un côté les universités délaissées et de l’autre les grandes universités internationales qui concentrent tous les moyens. Nous ne voulons pas des « prérequis »annoncés qui risqueraient d’écarter de l’enseignement supérieur les catégories populaires.

Avec les jeunes du Val-de-Marne, nous réclamons notre part de bonheur : nous nous battrons pour que chaque jeune qui en fait le projet puisse accéder à l’enseignement supérieur et y trouve les meilleures conditions pour sa réussite.

A nous les jours heureux !

Jeannick Le Lagadec, conseillère départementale  charge de la délégation Santé, enseignement supérieur, recherche et agriculture périurbaine

Canton de Champigny-sur-Marne 1

« Stratégie Logement » d’Emmanuel Macron

Précarisation des locataires, mise en pièces des HLM, cadeaux fiscaux au privé : une politique à la Margaret Thatcher !

Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires, vient d’annoncer les grandes lignes du « plan logement d’Emmanuel Macron ». Sans surprise, le gouvernement choisit la précarisation de l’accès au logement, la mise en pièces du logement social, et la poursuite de politiques d’incitations fiscales dispendieuses et inefficaces.

Sur le plan du logement social, le projet prévoit :

  • La baisse obligatoire des loyers HLM pour faire baisser ensuite les APL. Pour les locataires, aucun bénéfice n’en ressortira en termes de pouvoir d’achat. Pour les organismes HLM, il s’agit de millions d’euros en moins pour les réhabilitations et les constructions. En définitive, les conditions de vie seront dégradées.
  • Comme « contrepartie », le gouvernement préconise la mise en vente de près de 40 000 logements HLM par an. Au lieu de participer au financement du logement social, l’Etat étrangle les bailleurs sociaux et les pousse à privatiser leur patrimoine. Quel message envoyé aux citoyens alors que 70% des ménages franciliens sont éligibles au logement social !

Pour le parc privé, le projet prévoit la poursuite de politiques en faveur des propriétaires, et néfastes pour les locataires. Trois mesures sont symboliques :

  • L’élargissement de la déductibilité fiscale des revenus tirés des loyers. L’État va financer la concentration des patrimoines immobiliers.
  • Un « bail mobilité » pour les jeunes, d’une durée de un à dix mois, mais qui ressemble fort à un « bail précarité ». Un tel instrument aura très probablement un effet inflationniste sur les Au lieu d’investir massivement dans la construction de logements étudiants, le gouvernement fait le choix de répondre aux souhaits de rentabilité des spéculateurs immobiliers.
  • Enfin la poursuite des déductions fiscales type « Loi Pinel » pour la construction de logements, pourtant inefficaces à baisser les prix du logement, en plus d’être dispendieux pour les finances publiques.

Ce que prépare le Gouvernement n’est ni plus ni moins que la précarisation de l’accès au logement pour les plus vulnérables, l’éviction de catégories entières de populations du logement social, la privatisation du logement intermédiaire et la mise en incapacité pour les Offices Publics d’Habitation à mener des politiques ambitieuses de mixité sociale.

Alors que notre collectivité est, avec les communes notamment, engagée pour le droit au logement pour toutes et tous et partout, notamment grâce à son office départemental Valophis, se déploie un ensemble de mesures idéologiques, inefficaces sur les prix, sur la qualité de l’habitat, tout en étant coûteuses.

Face à ces mesures, les élu.e.s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne continueront de se battre pour la construction et la réhabilitation de HLM pour toutes et tous, la mixité sociale, et l’encadrement des loyers du privé.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens)

Créteil, le 21 septembre 2017

Message de soutien aux salarié.e.s de Cyclocity

Depuis le 28 mars dernier, les 315 salarié.e.s de Cyclocity – filiale de JC Decaux qui gère Vélib’ – se mobilisent pour la sauvegarde de leurs emplois menacés suite au renouvellement du marché et au changement annoncé de prestataire.

Ce prestataire annoncé, est l’entreprise Smoove,  une start-up installée à Montpellier, forte de 38 personnes et réalisant 9 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Smoove piétinant le code du travail, refuse de reprendre les  350 salariés de Cyclocity,  et « promet » pour les salariés repris, des conditions de salaire et de travail dégradées !!

Les ordonnances Macron de la loi « travail XXL » fragiliseraient encore davantage la situation des salarié.e.s de Cyclocity et aggraveraient la situation : droits réduits au minimum pour les représentants du personnel,  indemnités de licenciement au plus bas, plus aucune obligation de reclassement.

Dans le contexte actuel de la mobilisation populaire pour le retrait de la loi « travail XXL » portée par Emmanuel Macron, qui va s’amplifier dans les prochains jours, les élu.e.s du groupe Front de Gauche du Conseil Département du Val-de-Marne, apportent leur total soutien à l’action, aux revendications, et à la mobilisation des salarié.e.s de  l’entreprise Cyclocity de Cachan.

Créteil, 20 septembre 2017

« LOI TRAVAIL XXL » : LA CASSE DU SIÈCLE !

La loi travail, portée par le gouvernement d’Edouard Philippe et du Président Emmanuel Macron, et adoptée par ordonnance n’a pas plus de légitimité aujourd’hui qu’hier !

Les 36 mesures de cette loi travail « XXL » organisent la casse du droit du travail, en s’attaquant frontalement aux accords collectifs. L’entreprise devient ainsi l’échelon principal de la négociation sociale en affaiblissant le rôle et les prérogatives des syndicats, et en facilitant les plans sociaux.

En clair, il s’agit de l’éclatement généralisé du Code du travail.

Pour quel choix de société ?

Admettons un instant que davantage de flexibilité permettrait une hausse de l’emploi. Se pose alors la question du choix de société : souhaitons-nous atteindre le plein-emploi avec des conditions de travail très dégradées, des emplois sans intérêt et des travailleurs pauvres ?

Ainsi, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, où la flexibilité salariale et externe est bien plus forte, la pauvreté est plus élevée malgré des taux de chômage officiels plus faibles, tandis que les inégalités ont explosé beaucoup plus vite qu’en France (au point que le revenu médian est quasi-égal aujourd’hui aux États-Unis à ce qu’il était en 1974).

Quel progrès y aurait-il à ce que tout le monde ait un emploi précaire et mal payé, au sein d’un système où la masse des individus perdrait leur vie à la gagner pour que les 1 % des plus riches puissent encore gagner plus en ne travaillant pas ?

Cette loi travail contient :

  • Les chômeurs sanctionnés pour les rendre flexibles ;
  • Des licenciements sans justification en muselant les prud’hommes ;
  • Des contrats de chantier, CDD au rabais ;
  • La suppression d’instances représentatives des personnels, tels que les Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT)…

Depuis cet été, la riposte s’organise contre cette « loi Travail XXL », qui s’annonce dangereuse pour les salariés et leurs représentants. Plusieurs syndicats appellent à une grande journée d’action et de mobilisation mardi 12 septembre.

Les élu-e-s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront mobilisés aux côtés des salarié.e.s, des privé.e.s d’emploi, des retraité.e.s.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 11 septembre 2017

L’accès au logement pour toutes et tous, et partout

Au lendemain d’élections majeures pour notre pays et d’annonces inquiétantes du gouvernement, le logement et l’immobilier doivent revenir au cœur du débat public !

Si la qualité et le confort du logement progressent, son impact est grandissant sur le budget des Franciliens. Le logement reste le premier poste de dépenses des ménages, devant l’alimentation et les transports.

Le rapport 2017 de l’enquête INSEE sur le logement en Île-de-France dresse un tableau précis de l’évolution et de la situation actuelle de l’habitat dans notre région. Entre 2006 et 2011, le nombre de logements occupés en Île-de-France est passé de 4,82 à 4,99 millions, soit l’une des plus faibles hausses observées depuis les années 1960, malgré une hausse continue de la demande de logement. Le développement de l’offre de logements neufs est donc une nécessité qui doit mobiliser toute l’énergie des pouvoirs publics (État et collectivités locales). Il faut combler les retards accumulés depuis deux décennies, adapter l’offre de logements aux besoins spécifiques (étudiants, personnes âgées…), répondre aux évolutions démographiques (vieillissement) et sociologiques (croissance des familles monoparentales), et apporter de l’air à un marché asphyxié qui se traduit par des loyers trop élevés pour beaucoup.

Or, le rythme de construction en Île-de-France reste insuffisant pour combler ces retards.

Dynamisme démographique (100 000 habitants en plus en Île-de-France chaque année depuis les années 2000) et évolutions sociologiques provoquent des tensions très fortes sur le marché.

La disponibilité de terrains est essentielle pour augmenter la construction, c’est pourquoi l’État doit encore plus fortement mobiliser le foncier public pour construire du logement. La libération du foncier pour de nouvelles opérations d’aménagement ouvre des perspectives. Dans des territoires en mutation, l’arrivée des gares du Grand Paris Express ouvre concrètement la possibilité de reconstruire la ville dans la ville et d’y garantir, dans ces nouvelles zones d’aménagement, la création de logements sociaux accessibles au plus grand nombre. 30 % de logements sociaux autour des nouvelles gares : c’est un principe que Christian Favier a défendu au Sénat, proposition de loi rejetée par la majorité de droite. Or, 70 % des ménages franciliens sont éligibles au logement social.

Sur la politique de l’urbanisme, du logement et de l’habitat avec la mise en place de la métropole du Grand Paris, les élus de petite couronne ont été contraints d’abandonner leurs compétences et les outils qui avaient démontré leur efficacité, comme leurs offices publics de l’habitat. Ils seront transférés aux territoires, mais ne seront plus une compétence communale, ce qui éloignera leur gestion des problématiques de leur population. Un plan local d’urbanisme intercommunal voit ainsi le jour et définira les orientations de la politique d’urbanisme dans chaque territoire. Il s’imposera aux communes qui seront donc dessaisies de cette compétence.

Il est très significatif, que pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, le logement ne soit associé ni à un ministère, ni à un secrétariat d’État. Le message politique du nouveau pouvoir est clair : faire les poches des familles en difficultés pour gonfler celles des plus riches. D’un côté, 6,5 millions de familles vont subir une baisse de toutes les aides au logement (APL, ALS, ALF), quand selon l’INSEE celles-ci représentent plus de 20 % du revenu des ménages les plus pauvres. Tandis que les plus riches contribuables, assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), vont bénéficier d’une ristourne de 3 milliards d’euros ! Dans le même temps, le gouvernement vient d’annoncer pour 2017 une annulation de crédits de plus de 180 millions d’euros pour la construction de nouveaux logements type PLAI (destinés aux plus modestes) !

C’est l’équivalent de 12 000 logements.

Ainsi, le gouvernement fait le choix d’ignorer l’enjeu de l’accès au logement pour tous et partout, du rôle du logement dans la mobilité professionnelle, de la place des dépenses de logement sur le pouvoir d’achat des ménages, de l’avenir des quartiers et de la vie de leurs habitants.

Hocine Tmimi, Conseiller départemental du canton de Vitry-sur-Seine 2

SOS Rentrée 2017 – Exiger l’égalité pour toutes et tous dans l’accès à l’enseignement : l’égalité n’est pas une loterie !

Début juillet, 3 000 jeunes val-de-marnais n’avaient pas encore d’affectation en lycées ou facultés. Aujourd’hui, à quelques jours de la rentrée scolaire, plusieurs centaines d’entre eux sont toujours en attente soit d’une place en lycée ou de savoir s’ils pourront accéder à la filière de leur choix.

Cette situation s’amplifie à chaque rentrée et devient même insupportable pour ces milliers de jeunes ayant passé avec succès leur baccalauréat.

La solution de la Ministre Mme Vidal est celle de la sélection à l’entrée en université. Sobrement baptisée « pré-requis », cette mesure efface le principe même du baccalauréat, qui doit rester la voie d’accès à l’enseignement supérieur. Surtout, elle s’accompagnera d’un renforcement de la compétition au financement entre établissements, qui risque d’entériner le glissement définitif vers un enseignement supérieur à plusieurs vitesses.

À celles et ceux qui proposent l’université de la concurrence et de la sélection, nous opposons une autre priorité : démocratiser l’enseignement supérieur, assurer la réussite de tous, dans l’intérêt de notre société minée par les inégalités. L’égalité n’est pas une loterie !

C’est pourquoi – comme tous les ans depuis 1989, dans le Val-de-Marne – nous mettons à disposition des jeunes et de leur famille le dispositif départemental SOS Rentrée. Ce service public, conçu pour favoriser la réussite de tous, a toujours prouvé son utilité. Il a pour objectif d’agir sur l’égalité d’accès aux droits à l’éducation et permettre aux jeunes de poursuivre leurs études dans le respect de leurs choix d’orientation.

Pour cette rentrée 2017, les élu-e-s Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne sont aux côtés des jeunes sans bahut et de leur famille, fortement mobilisés pour exiger leur droit à étudier dans la filière souhaitée.

Les élus appellent enfin, lundi 4 septembre, à se réunir devant le rectorat de l’Académie de Créteil, avec Fatiha Aggoune, vice-présidente du Conseil Départemental en charge de la jeunesse, pour rappeler à l’Éducation Nationale ses obligations envers les jeunes du Val-de-Marne.

 

Nous vous invitons au rassemblement organisé :

Lundi 4 septembre à 14h00

(Devant le rectorat de l’Académie de Créteil)

4 Rue Georges Enesco

Métro : Créteil – L’Echât

 

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 31 août 2017

LA DROITE ET LA DÉMOCRATIE SOCIALE : UN DIVORCE CONSOMMÉ

Ce lundi 28 août, lors de la commission permanente du Conseil départemental du Val-de-Marne, le président du groupe « Les Républicains-Val-de-Marne autrement » a comme d’habitude signifié le « vote contre » les subventions de fonctionnement accordées par le département aux organisations syndicales départementales représentatives des salarié.e.s. La droite départementale fidèle à sa doxa ultra-libérale et antisyndicale se positionne.

Sera-t-elle ainsi l’alliée objective du Président Emmanuel Macron et du gouvernement d’Edouard Philippe qui, dans les prochains jours, s’apprêtent à torpiller ce qu’il reste de positif dans le code du travail pour l’intérêt des salarié.e.s ?

Est-il utile de rappeler les décisions de la droite concernant les syndicats dans notre département ? À l’exemple de la commune de Villejuif, où le maire Les Républicains a décidé – en plein été – de louer la Maison des syndicats au secteur privé.

Ainsi, s’affrontent deux visions de la société : d’un côté, ceux qui cassent la protection sociale, le droit du travail, et s’attaquent aux moyens de défense collective des salarié.e.s, et de l’autre, ceux qui se battent pour la défense des travailleurs, des jeunes précaires, des privé.e.s d’emploi, pour de meilleures conditions de travail et pour la dignité de toutes et tous.

Alors que les syndicats ont marqué notre histoire sociale à travers les conquêtes collectives qu’ils ont obtenu, ils sont toujours aujourd’hui engagés dans la défense des salarié.e.s.

C’est bien une droite revancharde, réactionnaire qui se révèle par ce vote, comme chaque année, à la même date… La droite et la démocratie sociale : un divorce consommé.

Créteil, le 28 août 2017

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

 

CP : NOUS EXIGEONS LA LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR SALAH HAMOURI

Salah Hamouri, a été arrêté à son domicile de Jérusalem dans la nuit de 22 au 23 août par l’armée d’occupation israélienne,  cela sans aucune justification et sans motif énoncés ! Il est retenu en prison sans pouvoir donner de nouvelles à ses proches et famille, jusqu’à dimanche où un jugement sera rendu.  Ce délai de 5 jours étant « justifié » par le fait que « la police doit mener son enquête » !

Franco-Palestinien, Salah a déjà été condamné par un tribunal d’exception militaire puis emprisonné pendant sept longues années dans les geôles d’Israël, suite à des accusations qui se sont révélées totalement infondées.

Aujourd’hui, l’acharnement contre lui continue, au mépris du respect de son combat légitime pour les droits du peuple palestinien.

Avec les élu.e.s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne, j’exige la remise en liberté immédiate de Salah et demande instamment au Président de la République d’intervenir en ce sens.

Aussi, nous apportons tout notre soutien à son épouse Elsa et à leur petit  garçon dans cette nouvelle et terrible épreuve.

Pascal Savoldelli, Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne

300 millions d’euros en moins pour 2017 : le mauvais coup de Macron aux collectivités. « Nous ne procéderons pas par baisse brutale de dotation ».

Ces mots ont été prononcés le lundi 17 juillet, au Sénat, par Emmanuel Macron, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence nationale des Territoires.

Pourtant le 20 juillet est paru en catimini un décret annulant un certain nombre de crédits pourtant prévus au budget. Sont notamment concernés des crédits pour l’enseignement supérieur et la recherche (plus de 250 millions d’euros), ou encore la justice (près de 160 millions d’euros).

Pour les collectivités, ce sont 300 millions de dotations au total qui sont supprimées pour 2017.

Ce coup de rabot sur le dos des collectivités constitue un nouveau reniement de la parole présidentielle. Moins de trois jours après avoir prononcé un grand discours de confiance et s’être dit à l’écoute des collectivités, le président et son gouvernement ont pris la décision de frapper encore leur budget.

Alors même que les collectivités ont déjà subi plus de 15 milliards d’euros de baisse de dotation en cinq ans (137 millions cumulés au titre de la DGF pour notre département), cette décision va rendre toujours plus difficile l’équation budgétaire et plus restreinte la capacité d’initiative politique.

Concrètement, cette baisse brutale de dotation frappera des projets d’investissement (transports, réseaux, services publics), mais aussi des projets construits localement avec des associations. Ainsi, la suppression conjointe et imprévue de dotations directe et d’autres liées à la politique de la ville signifie tout simplement que les collectivités ne pourront dans certains cas honorer leurs engagements financiers avec des structures associatives locales.

Les élu.e.s Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil Départemental du Val-de-Marne dénoncent donc avec force cette énième brutalité à l’égard des collectivités. Macron et son gouvernement décident quasiment sans débat et dans le reniement, d’une nouvelle baisse de dotations. L’austérité s’impose encore une fois de manière autoritaire aux collectivités, alors qu’on accorde aux grandes entreprises et aux plus riches des largesses fiscales, avec la baisse de l’ISF notamment. Cette décision symbolise des choix idéologiques à mille lieues des discours bienveillants à l’égard de nos collectivités et du service public.

 

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

 

Créteil, le 3 août 2017

Baisse des APL, ALS, ALF – Macron le président des riches, s’en prend aux plus modestes

Le gouvernement d’Emmanuel Macron vient d’annoncer, comme nous le craignions, une baisse générale de 5 euros par mois des aides aux logements (APL, ALS, et ALF). 60 euros à l’année en moins pour 6,5 millions de ménages parmi les plus fragilisés, qui pour beaucoup consacrent aujourd’hui plus de la moitié de leurs revenus à se loger.

Non, 5 euros ce n’est pas « un petit effort ». C’est une attaque contre les 800 000 étudiant-e-s bénéficiaires, contre les travailleurs, au SMIC ou moins encore, qui paient trop cher leur logement ou n’ont pas accès au logement social car il n’y en a tout simplement pas assez. C’est une attaque contre tous ceux qui comptent le moindre euro. Selon l’INSEE, les aides au logement représentent plus de 20% du revenu des ménages les plus pauvres. Pour 11 millions de Français, il ne reste à la fin du mois que 10 euros pour l’épargne ou les loisirs. Quel est le sens alors d’une telle mesure ?

Les loyers augmentent plus vite que les aides, car leur niveau est d’abord fixé par le prix d’achat des propriétaires qui souhaitent augmenter leurs taux de rentabilité dans un contexte de spéculation constante. La baisse des APL ne fera donc pas baisser les loyers mais provoquera impayés et expulsions. Encadrer les loyers, construire du logement social et non punir aveuglément les locataires, voilà les seules mesures à prendre. Il est inutile de singer les politiques de droite telles que celles menées aujourd’hui par V. Pécresse, qui a sabré le financement régional du logement social.

L’Etat a consacré en 2017 à peine 200 millions d’euros d’aide à la pierre pour la construction de logements sociaux. Il prend aujourd’hui 400 millions dans les poches des plus pauvres. Dans le même temps, il offre à 500 000 riches contribuables 3 milliards de baisse de l’ISF. 6 000 euros en plus pour chacun d’eux, 5 euros en moins pour ceux qui souffrent. Pas d’austérité pour les plus riches, les plus modestes paieront leurs cadeaux fiscaux !

Cette mesure ne fait que s’ajouter à toutes les annonces antisociales du gouvernement. Contre les fonctionnaires : gel du point d’indice. Contre les travailleurs : précarisation avec la « Loi Travail XXL ». Contre les retraités : augmentation de la CSG.

Où est le renouveau ? Où est la justice ? Où est la modernité dans ce qui apparaît clairement aujourd’hui comme une politique de classe au service des plus riches ?

Les élu-e-s Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil Départemental du Val-de-Marne resteront mobilisés pour maintenir le pouvoir d’achat des plus modestes, et offrir à tous un logement accessible. C’est l’ambition de la politique du logement de notre département, avec un taux de logement social supérieur de 12 points à la moyenne nationale, ou encore une forte progression du logement étudiant depuis 2010. Être utile à tous, contre les inégalités, contre l’éviction des populations modestes des cœurs de métropole, face aux attaques conjointes de Macron ou de Pécresse.

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 24 juillet 2017.