Baisse des APL, ALS, ALF – Macron le président des riches, s’en prend aux plus modestes

Baisse des APL, ALS, ALF – Macron le président des riches, s’en prend aux plus modestes

Le gouvernement d’Emmanuel Macron vient d’annoncer, comme nous le craignions, une baisse générale de 5 euros par mois des aides aux logements (APL, ALS, et ALF). 60 euros à l’année en moins pour 6,5 millions de ménages parmi les plus fragilisés, qui pour beaucoup consacrent aujourd’hui plus de la moitié de leurs revenus à se loger.

Non, 5 euros ce n’est pas « un petit effort ». C’est une attaque contre les 800 000 étudiant-e-s bénéficiaires, contre les travailleurs, au SMIC ou moins encore, qui paient trop cher leur logement ou n’ont pas accès au logement social car il n’y en a tout simplement pas assez. C’est une attaque contre tous ceux qui comptent le moindre euro. Selon l’INSEE, les aides au logement représentent plus de 20% du revenu des ménages les plus pauvres. Pour 11 millions de Français, il ne reste à la fin du mois que 10 euros pour l’épargne ou les loisirs. Quel est le sens alors d’une telle mesure ?

Les loyers augmentent plus vite que les aides, car leur niveau est d’abord fixé par le prix d’achat des propriétaires qui souhaitent augmenter leurs taux de rentabilité dans un contexte de spéculation constante. La baisse des APL ne fera donc pas baisser les loyers mais provoquera impayés et expulsions. Encadrer les loyers, construire du logement social et non punir aveuglément les locataires, voilà les seules mesures à prendre. Il est inutile de singer les politiques de droite telles que celles menées aujourd’hui par V. Pécresse, qui a sabré le financement régional du logement social.

L’Etat a consacré en 2017 à peine 200 millions d’euros d’aide à la pierre pour la construction de logements sociaux. Il prend aujourd’hui 400 millions dans les poches des plus pauvres. Dans le même temps, il offre à 500 000 riches contribuables 3 milliards de baisse de l’ISF. 6 000 euros en plus pour chacun d’eux, 5 euros en moins pour ceux qui souffrent. Pas d’austérité pour les plus riches, les plus modestes paieront leurs cadeaux fiscaux !

Cette mesure ne fait que s’ajouter à toutes les annonces antisociales du gouvernement. Contre les fonctionnaires : gel du point d’indice. Contre les travailleurs : précarisation avec la « Loi Travail XXL ». Contre les retraités : augmentation de la CSG.

Où est le renouveau ? Où est la justice ? Où est la modernité dans ce qui apparaît clairement aujourd’hui comme une politique de classe au service des plus riches ?

Les élu-e-s Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil Départemental du Val-de-Marne resteront mobilisés pour maintenir le pouvoir d’achat des plus modestes, et offrir à tous un logement accessible. C’est l’ambition de la politique du logement de notre département, avec un taux de logement social supérieur de 12 points à la moyenne nationale, ou encore une forte progression du logement étudiant depuis 2010. Être utile à tous, contre les inégalités, contre l’éviction des populations modestes des cœurs de métropole, face aux attaques conjointes de Macron ou de Pécresse.

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 24 juillet 2017.

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