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Communiqué de Jeannick Le Lagadec : Les femmes sont les premières victimes de la casse de l’hôpital

Hier encore, une infirmière a mis fin à ses jours.

Ce tragique événement doit nous rappeler que la fonction publique hospitalière compte 76,6 % de femmes : 87 % des infirmières et des sage-femmes et plus de 90 % des aides-soignantes sont des femmes.

Hier des milliers de femmes infirmières, aide-soignantes, médecins,orthophonistes, puéricultrices sont venues crier, dans les rues de Paris et d’ailleurs, leur ras-le-bol, leur souffrance mais aussi leur résistance à la dégradation du service public.

Aujourd’hui, le 8 mars, journée internationale des droits de la femme, je veux relayer  l’exigence de ces femmes qui font en grande partie tourner nos hôpitaux, soignent nos parents, enfants et amis.

La tarification à l’activité et la recherche sans frein d’économies tuent notre système hospitalier. Le regroupement des hôpitaux ne fera qu’accélérer la dégradation. Les femmes, salariées de l’hôpital public, en sont les premières victimes.

L’argent public est trop précieux pour le sacrifier en CICE et autres allègements de charges.

Notre santé vaut plus que leurs bénéfices !

 

Jeannick Le Lagadec, Vice-Présidente déléguée à la Santé, l’Enseignement supérieur, la Recherche et l’Agriculture péri-urbaine

8 mars 2017

COMMUNIQUÉ de trois élues en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes

Fatiha Aggoune, Vice-présidente du Val-de-Marne,

Hélène Bidard, Adjointe à la Maire de Paris

Pascale Labbé, Conseillère déléguée de Seine-Saint-Denis

Nous agissons tous les jours, au côté des associations, des partenaires institutionnels pour promouvoir les droits des femmes et mettre fin aux inégalités qu’elles subissent. Les inégalités professionnelles sont de celles qui entravent fortement leur émancipation. Des femmes obligées d’accepter des temps partiels, des femmes en difficulté financière à la tête de familles monoparentales, des femmes jonglant avec la double journée (celle de la gestion de l’organisation de la famille et celle du travail), voire triple, et enfin, à poste et compétence égale, elles gagnent en moyenne moins de 25% que les hommes. Nous vivons et entendons tous les jours le trop plein !

Nous soutenons l’appel des associations, des partis et des syndicats à la grève des femmes ce mercredi 8 mars à partir de 15h40. C’est l’heure à laquelle les femmes cessent d’être payées chaque jour, sur la base d’une journée standard.

Nous serons toutes les trois présentes, au côté des associations et syndicats, au rassemblement prévu le mercredi 8 mars à 15h40, place de la République et dans nos départements.

Nous y porterons trois messages :

  • le combat pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ne peut plus être un « élément de communication », un produit marketing qu’on exhibe et qu’on range dès que les élections sont passées. Cette tromperie prend toute son ampleur à l’occasion des élections présidentielles, ce 8 mars chacune et chacun prétendra défendre les droits des femmes. Pour les droits des femmes, il faut du concret, ici et maintenant !
  • le combat pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes nécessitent une action quotidienne et collective : il s’agit de travailler avec les institutions, les associations et surtout avec les femmes. Nous devons mutualiser nos pratiques et créer les cadres de solidarités entre nos territoires.
  • le combat pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes exigent des moyens humains et financiers pour mettre fin aux violences faites aux femmes, pour une éducation à l’égalité dès le plus jeune âge, pour l’égalité salariale, la parité dans toutes les institutions… Nous rappelons qu’en 2016, le budget de l’Etat consacré à l’égalité femmes/hommes ne représentait que 0.0066% de celui-ci soit 27 millions d’euros.

Nous, élues communistes en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes à Paris, en Seine-Saint-Denis et en Val-de-Marne, nous continuerons de nous battre ensemble, aux côtés des associations et des militant.e.s pour mettre fin aux inégalités et promouvoir les droits des femmes.

Fatiha Aggoune – Vice-présidente du Conseil départemental du Val-de-Marne.

Hélène Bidard – Adjointe à la Maire de Paris.

Pascale Labbé – Conseillère déléguée du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

Soutien à la journée d’action et de mobilisation dans la Fonction Publique du Mardi 7 Mars 2017

Au fil des différents gouvernements, les fonctions publiques de l’État, plus particulièrement hospitalière et territoriale ont subi les plus grandes suppressions d’emplois jamais connue. L’échelon territorial départemental en premier lieu, déjà visés par une tentative de suppression, assure aujourd’hui au mieux ses missions, bien qu’asphyxier financièrement par la baisse continue des dotations de fonctionnement de l’État.

Les tenants du libéralisme, sur injonction de la commission Européenne s’acharnent à mettre à mal le modèle social français auquel les usagers des services publics sont très attachés, à l’exemple de nouvelles fermetures de bureaux de poste dans notre département. Cette politique nationale réduit la réponse publique aux besoins des populations en nourrissant les profits et les marchés financiers, sans créer d’emploi. Elle est injuste socialement et inefficace au plan économique, l’échec total du CICE en matière de création d’emplois en est l’illustration la plus criante !

Dans cette attaque redoublée contre le service public, les atteintes au statut de la fonction publique se multiplient, a cela s’ajoute les nombreuses restructurations liées à la reforme territoriale, loi NOTRe, Métropole, établissements publics territoriaux, les G.H.T. pour les agents hospitaliers.

Dans le cadre de la journée nationale de mobilisation syndicale unitaire du mardi 7 mars les élu-e-s Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront aux côtés des agents et salariés, mobilisés pour faire valoir leur exigence que les moyens affectés aux services publics soient à la hauteur des besoins et attentes des usagers. Pour l’augmentation de la valeur du point d’indice, l’arrêt des suppressions de postes, la défense du statut général, des statuts particuliers et des cadres emploi.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :
Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 6 mars 2017.

Le logement, un droit universel pour toutes et tous !

En Val-de-Marne, nous sommes conscients de la crise du logement actuelle et des difficultés que rencontrent les locataires et les demandeurs de logement. Nous ne lâcherons pas notre combat pour un logement digne, accessible et durable pour toutes et tous et partout.

Le logement est un droit fondamental, un acquis universel qui est malmené depuis de trop nombreuses années. Dans un contexte socio-économique qui, chaque jour, accroît les difficultés financières des ménages, le logement n’est pas épargné. Ce sont des millions de personnes qui souffrent du mal-logement, de logements insalubres, ce sont des millions de familles qui ne peuvent accéder à un logement digne de qualité.

Le logement social est une réponse contre le mal-logement, pour l’accès à un logement de qualité pour les familles les plus fragilisées et modestes. Le logement social est une idée noble dans tous les sens du terme, une idée à laquelle nous avons sur nos territoires, dans nos départements, dans nos villes, donné corps et vie. C’est une idée qu’il ne faut en aucun cas abandonner.

Quand, dans une crise du logement sans précédent, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, prend la décision de ne plus subventionner la construction de logements sociaux dans les villes qui en comptent plus de 30 % sous couvert de « mixité sociale », de ne plus subventionner la réhabilitation du parc, nous nous insurgeons.

Retirer le moindre euro au logement, c’est encourager et faire perdurer le mal-logement, l’insalubrité ou encore, les marchands de sommeil. Il ne faut pas opposer les besoins entre eux, l’attitude de la droite régionale est abjecte.

En Val-de-Marne, ce sont près de 80 000 personnes ou familles qui sont enregistrées comme demandeuses de logement social. En Val-de-Marne, 15 villes sur 39 ont plus de 30 % de logements sociaux sur leur territoire, quant à l’inverse, six villes sont parmi les villes les plus carencées en termes de logement social.

Prendre la décision de ne plus financer les projets dans les villes qui auraient trop de logements sociaux, et subventionner les villes carencées pour rétablir un « équilibre » est une hérésie. Car, disons-le nous, ces villes sont carencées le plus souvent par choix, par refus d’accueillir une population plus modeste sur leurs territoires…

Rétablir un équilibre, oui, cela est nécessaire, nous en convenons toutes et tous. Il est nécessaire que le logement social puisse se construire partout, sur l’ensemble du territoire français. Mais ce n’est pas en ne subventionnant plus les villes qui ont déjà du logement social que l’équilibre se fera. L’équilibre se fera, si chacun prend sa part de logement social, pour répondre à l’ensemble de la demande territoire par territoire. Il est donc urgent de cibler plus particulièrement ces villes, encore si nombreuses, qui ne respectent pas la loi SRU et en mettant en place un dispositif plus inflexible pour que la loi soit respectée.

Parallèlement, il est nécessaire de poursuivre l’accompagnement et l’aide aux maires bâtisseurs, de ceux qui portent des projets de constructions, de réhabilitations, pour répondre à la demande et offrir des logements accessibles et de qualité à toutes et tous.

En Val-de-Marne, nous sommes attachés au logement social, au logement digne pour toutes et tous.

Et malgré des contraintes financières qui pèsent de plus en plus lourd sur les budgets des collectivités, et de fait, sur celui du Département, nous entendons bien ne pas en rabattre sur notre volonté d’offrir à tous nos concitoyens, à tous les moments de leur vie, un service public proche, moderne, réactif et à l’écoute de leurs besoins.

Alors, oui, même dans ce contexte difficile, nous avons fait le choix d’un service public pour toutes et tous. Le choix de poursuivre malgré tout une politique en faveur du logement accessible à toutes et à tous, pour que le droit au logement devienne une réalité. En faisant ce choix, nous avons la volonté de poursuivre le travail engagé depuis plus de trois décennies en faveur du logement social sur l’ensemble de notre territoire.

Nathalie Dinner

Vice-présidente du Conseil départemental Chargée du Service public départemental, des Ressources humaines, de la Logistique, du Logement et de I’Habitat.

Canton de Choisy-le-Roi

Défense des bureaux de poste de proximité : mobilisation et manifestation le 15 mars prochain !

De nouveau, en 2017, la Direction du groupe La Poste prévoit en Val-de-Marne la fermeture de bureaux de poste. Dans les villes et les quartiers concernés, la fermeture d’un bureau de Poste constitue un recul inacceptable de la présence du service public de proximité.

Ces perspectives provoquent chez de nombreux habitants et leurs élus un émoi doublement légitime.

Emoi légitime tout d’abord car bien souvent, le bureau de poste constitue un lieu proche pour nombre de nos concitoyens qui y effectuent des démarches essentielles à leur vie quotidienne.

Emoi légitime ensuite au regard des résultats financiers réalisés par le groupe La Poste (plus de 635 millions d’€ en 2015) et des crédits dont il bénéficie au titre du CICE (350 millions d’€ en 2015).

J’ai, à de nombreuses reprises, comme Président du Conseil départemental et comme parlementaire, tenu a exprimé mon opposition à tout recul de la présence de bureaux de Poste dans notre département. Le 12 décembre dernier, l’Assemblée départementale a adopté à l’unanimité un vœu exprimant son attachement au service postal et son refus de toute réduction de ce dernier.

Considérant que les menaces qui pèsent sur le devenir de nombreux bureaux de poste sont sérieuses et inquiétantes, j’appelle nos concitoyens et leurs élus à se mobiliser.

Une manifestation sera organisée le mercredi 15 mars à 15h00 au Ministère de l’Economie et des Finances et une audience est sollicitée auprès du secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie, Christophe Sirurgue. J’y serai bien évidemment présent. Je souhaite que toutes celles et tous ceux qui sont attachés à défendre leurs bureaux de poste de proximité puissent également y participer.

Christian Favier, Sénateur, Président du Conseil départemental

Insécurité ou citoyenneté !

L’année 2016 a été marquée par une série d’attaques terroristes, qui a plongé le pays dans un « climat » liberticide, depuis le débat sur la déchéance de nationalité jusqu’à la prolongation de l’état d’urgence. Malgré ce contexte, nos concitoyens ont porté haut les valeurs de notre République, refusant la tentation du repli identitaire, la recherche de boucs émissaires, la mise en concurrence des individus et des territoires.

Pourtant, c’est bien un sentiment d’insécurité globale, sociale, politique et relationnelle qui s’est renforcé dans la population, nourri par les politiques libérales mises en œuvre et l’instrumentalisation des peurs.

L’ADN de l’action départementale, c’est tout l’inverse, à l’image des politiques innovantes et progressistes que nous mettons en œuvre. Elles constituent un véritable bouclier social pour tous les Val-de-Marnais(es), à tous les âges de la vie !

Vivre dans notre département, c’est bénéficier de collèges de qualité avec un projet éducatif d’avenir, c’est le développement de services de transports répondant aux enjeux climatiques, c’est bientôt une 77ème  crèche. C’est également le soutien à la construction et à la réhabilitation des logements pour tous et partout.

C’est la détermination à développer les solidarités, garantes de cohésion sociale et territoriale.

Au moment où pèse si fortement une réduction de la dépense publique qui menace l’ensemble de l’action publique et des services publics, nous réaffirmons notre choix d’un service public réactif, protecteur, répondant aux besoins et aux attentes, dans une plus grande proximité avec les usagers.

Nous continuerons à investir pour l’avenir, n’en déplaise aux idolâtres de la rigueur, aux fossoyeurs du service public, aux prêcheurs de la mise en concurrence des salariés, aux disciples de la rentabilité et d’une baisse du coût du travail qui pèse sur les salaires, aux apôtres de la criminalisation de l’action syndicale, aux promoteurs de l’uberisation de la société, aux adorateurs du « veau d’or ».

Indéniablement, ce bréviaire est commun à l’opposition de droite départementale, qui soutient avec ardeur la politique ségrégative d’accès au logement de la nouvelle majorité de droite à la Région. Cette même majorité régionale qui coupe les vivres à de nombreuses associations intervenant dans les domaines de l’environnement, du développement durable, de la transition énergétique, de l’économie sociale et solidaire, de la culture et des solidarités…

Autant de décisions qui ne font que renforcer les inégalités, en insécurisant la pérennité du mouvement associatif, véritable creuset de citoyenneté et d’accès aux droits.

Face aux insécurités de toute nature, pour ouvrir l’accès à de nouveaux droits pour toutes et tous, nous continuerons d’agir pour répondre aux besoins au travers des politiques départementales d’intérêt général, celles qui font le « mieux-vivre ensemble », œuvrant ainsi au développement d’une citoyenneté pleine et entière.

Nous n’aurons de cesse de rassembler pour ouvrir des horizons citoyens porteurs de confiance et d’espoir en l’avenir.

 

Ibrahima Traoré, Conseiller départemental du canton Le Kremlin-Bicêtre

 

Communiqué de presse de Pascal Savoldelli

Changement de présidence à l’Etablissement Public Foncier d’Île-de-France : un mauvais signal de plus à l’encontre d’un aménagement équilibré de l’Île-de-France

Un conseil d’administration exceptionnel de l’Etablissement Public Foncier d’Île-de-France a été convoqué ce mardi 31 janvier à 18h30, avec pour unique ordre du jour le renouvellement des instances, suite à la démission de Madame Valérie PÉCRESSE de la présidence de l’EPFIF, après seulement 10 mois de mandat.

Lors de la désignation de Monsieur Geoffroy DIDIER, à la présidence de l’Etablissement foncier régional, j’ai souhaité ne pas prendre part au vote pour dénoncer un choix à contre-sens des missions de cet outil foncier régional.

Le jour de la publication annuelle du rapport de la Fondation de l’Abbé Pierre sur le mal-logement en France, qui alerte sur la situation de près de 4 millions de français mal-logés en 2017, l’exécutif régional, fait le choix de faire élire à la tête de l’EPFIF, le vice-président régional au logement, en charge de la politique « anti-logement social » de la Région Île-de-France. Quel message !

L’EPFIF, financé par l’impôt des franciliens et qui travaille à une diversité et une meilleure répartition de l’habitat et de l’emploi en luttant contre les inégalités sociales et territoriales, se voit fortement orienté depuis quelques mois, par une action publique disproportionnée en faveur de la promotion résidentielle privée aux loyers inabordables pour une majorité de francilien.

En Val-de-Marne nous défendons au contraire, une politique foncière plus équilibrée reposant sur un portage foncier dédié à une diversité de logements, dont une part de logements sociaux à la hauteur des besoins ; mais également sur un portage foncier plus ambitieux en soutien à l’implantation économique des petites et moyennes entreprises.

Pour aller plus loin encore, et lutter contre la tendance générale au «tout résidentiel », je crois qu’il est  temps, d’engager une réelle évolution des missions de l’EPFIF en faveur de certaines activités économiques pour garantir la vocation industrielle et économique de la Région Île-de-France en cherchant à maintenir notamment les activités de production, d’artisanat et de logistique au cœur de la zone dense, qui sont aujourd’hui pénalisées par un coût du foncier trop élevé.

Pascal SAVOLDELLI, Vice-président du Conseil départemental du Val-de-Marne et administrateur de l’EPFIF

L’idéal républicain d’une société solidaire

 «Liberté, Égalité, Fraternité.» Ces trois mots qui forment la devise de notre République sont aujourd’hui bousculés et souvent malmenés par les politiques gouvernementales qui se succèdent. Liberté et Égalité se règlent pour le meilleur et pour le pire par les lois et les règlements de la société. L’état d’urgence qui s’inscrit aujourd’hui dans la durée et donne lieu à de nombreuses dérives démocratiques est là pour nous le rappeler. La fraternité est plus insaisissable. La fraternité n’est ni dans les lois, ni dans les règlements de la société et pourtant, c’est d’elle que naît l’idéal républicain d’une société solidaire.

Face aux crises qui se succèdent depuis 1973, des Restos du Cœur en passant par les maraudes organisées pour venir en aide aux plus fragiles d’entre nous, chacun peut constater que cet idéal de fraternité vit dans la société française.

Le paradoxe, c’est que dans le même temps, les politiques de solidarité sont constamment remises en question par ceux qui nous gouvernent, avec souvent la mise en scène médiatique caricaturale de la fraude sociale.

Dans le débat politique, on ne parle que d’assistanat et de fraudeurs, mais jamais du malheur réel que sème partout le chômage de masse. La fraude sociale, aussi condamnable soit elle, représente des pertes pour l’État évaluées à 695 millions d’euros, quand la simple fraude fiscale est évaluée à 3,42 milliards d’euros.

Cette fraude vient alimenter l’évasion fiscale qui est pratiquée à grande échelle sur l’ensemble de la planète. En 2016, l’ONG Oxfam a démontré que 7 600 milliards de dollars, soit l’addition des PIB de l’Allemagne et du Royaume-Uni, sont actuellement détenus sur des comptes offshore de particuliers. Ce ne sont pas les fraudeurs du revenu de solidarité active (RSA) qui alimentent ces comptes. La fraude sociale, qui concerne souvent de petits montants, ne peut être l’arbre qui cache la forêt du pillage des comptes publics par une oligarchie, parvenue à faire d’un fraudeur fiscal comme Monsieur Cahuzac un ministre du budget de la République.

Face aux risques de la vie, de quelles solidarités avons-nous besoin ? Les questions sociales méritent un traitement plus sérieux que celui de la thématique imposée de la fraude sociale et de l’assistanat dans le débat public.

Avec ces thèmes, les gouvernements qui se succèdent depuis quinze ans veulent construire un consensus idéologique pour détruire les fondements de nos politiques sociales.

Trop souvent aussi, ils mettent en scène des annonces sans lendemain comme, par exemple, la question de la renationalisation du revenu de solidarité active (RSA). Le RSA constitue le dernier filet de protection sociale pour chacun d’entre nous qui, un jour, peut avoir besoin de la solidarité nationale. Son coût de financement, supporté par les départements, est aujourd’hui estimé à 3,5 milliards d’euros. L’État doit se saisir sérieusement de l’avenir du RSA. Le statu quo incite les départements, souvent de droite, à durcir les conditions de versement de l’allocation, parfois à travers des mesures illégales qui stigmatisent les bénéficiaires.

Face à la gravité de la situation, le gouvernement doit assumer sa responsabilité en maintenant le caractère pérenne et national de cette prestation dont le financement relève de la solidarité nationale. Face à la complexité des minima sociaux, l’État doit aussi simplifier la protection sociale en permettant à chacun de bénéficier de la solidarité nationale quand il en a besoin.

Tous ces enjeux étaient au cœur des discussions des États généraux que nous avons organisés en novembre 2016 en Val-de-Marne, et qui ont donné lieu à des engagements concrets de notre Département que vous pouvez retrouver ici : www.valdemarne.fr/vivre-en-val-demarne/informations/8-engagements-pourameliorer-les-solidarites-dans-le-val-demarne

Gilles Saint-Gal, Vice-Président en charge du Développement social et de la Solidarité, de la Lutte contre les exclusions, du Tourisme et des Loisirs.

Renouvellement urbain du Quartier des Larris et de la Redoute à Fontenay-sous-Bois

Le département s’engage dans la reconfiguration des deux quartiers des Larris et de la Redoute à Fontenay-sous-Bois.

Objectif prioritaire du contrat de ville, le renouvellement urbain des quartiers des Larris et de la Redoute doit désenclaver ces quartiers et améliorer à la fois l’espace public et la présence des services publics.

Le 1er décembre dernier, le Sénateur-Président du Conseil départemental Christian Favier était à Fontenay- sous-Bois pour officialiser le soutien du département à cette requalification urbaine.

Lors de cette rencontre, il a été acté que les équipements scolaires, seront maintenus et reconstruits dans le quartier.

Ainsi, la crèche départementale des Larris sera repositionnée entre l’école primaire et l’école élémentaire Paul Langevin. Dans le prolongement de la rue Stéphane Hessel, une nouvelle voie sera créée pour remonter plus facilement vers l’avenue Joffre et ainsi faciliter les déplacements doux. Par ailleurs, la crèche départementale, dans le cadre de sa reconstruction, passera d’une offre de 60 à 80 berceaux afin de répondre au mieux aux besoins des familles, notamment des familles monoparentales.

Enfin, le centre de Protection Maternelle et Infantile sera repositionné dans le quartier et modernisé.

C’est ainsi plusieurs millions d’euros qui vont être investis pour les équipements départementaux, en complément de la reconstruction de l’école élémentaire Paul Langevin, de la refonte du site du centre commercial et des opérations prévus dans le cadre du contrat de ville.

Malgré un contexte budgétaire difficile pour les départements de France, le département du Val-de-Marne s’engage – avec la ville – dans l’amélioration concrète du quotidien des habitants de Fontenay-sous-Bois.

Métropole : faisons le pari des projets et de la coopération !

Alors que l’année 2016 touche à sa fin, il faudrait ne porter le regard que sur les prochaines échéances électorales, ne pas insister sur les transformations en cours dans l’espace métropolitain, n’y revenir que pour juger la mise en œuvre du Grand Paris trop complexe pour intéresser les populations, ou simplement miser sur la suppression de la métropole si la droite revenait aux affaires en mai 2017. Ce serait laisser d’autres décider à votre place de ce que sera le Val-de-Marne demain…

Ne se résignant ni au repli, ni à l’inaction, les élus du Front de gauche au Conseil départemental font, pour leur part, un tout autre pari. Fidèles à leurs engagements auprès des Val-de-Marnais, ils choisissent d’avancer vers l’avenir et se félicitent de l’engagement de notre Département dans plusieurs projets qui contribueront fortement au développement économique, social et culturel de notre territoire, en même temps qu’au rayonnement de Paris et de sa région : ouverture d’un centre dramatique national à Ivry-sur-Seine ; Cité de la gastronomie à Rungis ; centre international dédié à la santé et aux biotechnologies à Villejuif…

Aux partisans de l’attentisme et à ceux qui voudraient laisser croire que les choses sont jouées d’avance, nous rappelons que, dans bien des domaines, notre Département a pris les devants pour dessiner ce que le Val-de-Marne revendique d’être aujourd’hui : un territoire de coopérations respectueuses où les puissances publiques savent agir en concertation, avec les populations et dans leur intérêt.

Cette démarche constructive a d’ailleurs fait du Val-de-Marne le département précurseur du Grand Paris Express en imposant l’idée, avec le projet Orbival dont nous venons de fêter les dix ans, qu’il est pertinent et possible de mettre en place des liaisons inter-banlieues qui n’obligent pas à transiter par la capitale pour aller travailler, étudier, visiter ses amis, découvrir une exposition, un site du patrimoine ou assister à un spectacle dans une commune voisine.

Nous nous félicitons ainsi que les travaux des lignes 14 et 15 du métro aient enfin démarré, tout en demeurant extrêmement vigilants pour que les délais soient tenus et que chacun, chacune puisse bénéficier le plus rapidement possible de ces nouveaux transports. Notre vigilance n’est d’ailleurs pas vive qu’à ce sujet.

L’esprit constructif qui nous anime ne nous rend cependant pas naïfs. Il ne nous empêche pas de dénoncer le danger de voir l’attractivité et la compétitivité devenir les deux mamelles du Grand Paris, en cherchant à attirer les touristes et les multinationales sur les seuls pôles que certains décideraient de mettre en lumière.

Il faut allumer la lumière partout !

Devant le flou qui règne encore sur le partage des responsabilités dans de nombreux domaines de compétences, de même que sur les financements, le risque est grand, en effet, d’assister à la lutte des places et de voir des collectivités territoriales se poser en rivales, au risque d’oublier que leur raison d’être, comme leur nom l’indique, est de jouer collectif.

Il ne fait aucun doute, pour nous, que la métropole qui se construit doit être à l’image de la richesse de son agglomération tout entière, nourrit par la diversité de ses populations autant que par la mixité des usages et des cultures. Pour cela, encore faut-il que l’espace métropolitain se pense avec et pour ses habitants, ses salariés et ses visiteurs, sans sacrifier les premiers à ces derniers.

Si les dernières réformes territoriales ont bouleversé l’organisation des collectivités, sans consultation des citoyens, nous voulons travailler à ce que rien ne se fasse, ici, sans eux. Vos intérêts demeurent notre unique boussole. Cette même boussole qui a guidé la proposition de loi présentée récemment au Sénat par Christian Favier pour tenter d’imposer 30 % de logements sociaux dans le périmètre des futures gares du Grand Paris Express, afin de favoriser la mixité sociale et lutter contre la spéculation immobilière.

Comment faire en sorte que la construction métropolitaine corrige les ségrégations urbaines et sociales ? Comment permettre que tous les services dont les populations ont besoin leur soient facilement accessibles en tout point du territoire ? Quel projet de développement économique, social, mais aussi culturel ?

Là est l’enjeu des mois à venir, car si le livre du Grand Paris est désormais ouvert, bien des pages restent à écrire…

Evelyne Rabardel

1ère vice-présidente en charge des Collèges, de l’Action pour la réussite éducative, de la Culture, de I’Archéologie, du Patrimoine culturel, des Archives départementales et du Travail de mémoire