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POUR LE MAINTIEN DES EMPLOIS ET DE L’USINE RENAULT DE CHOISY-LE-ROI

Le 29 mai, le constructeur automobile français Renault a annoncé un plan de suppression d’environ 15 000 emplois dans le monde, pour réduire ses coûts de plus de 2 milliards d’euros d’ici à trois ans.

Le président de Renault vient de confirmer la suppression de 4 600 postes en France – près de 10% de ses effectifs – et la fermeture du site de Choisy-le-Roi à l’horizon 2022.

Antérieur à la pandémie du Covid-19, ce projet vise selon la direction de Renault à donner priorité « à notre performance financière ». C’est au nom de cette stratégie et d’une nouvelle division de la production et de la recherche avec Nissan et Mitsubishi – au détriment du constructeur français – que Renault licencie et supprime des unités de production comme le site de Choisy-le-Roi. Et l’Etat, premier actionnaire du groupe, ferme les yeux en lui garantissant un prêt de 5 milliards d’euros sans contrepartie.

Alors qu’il y a tant à faire pour inventer les véhicules de demain, débarrassés du pétrole, autonomes pour améliorer les systèmes de mobilité, cette stratégie délibérée va affaiblir le groupe Renault. Elle relègue au rang d’enfumage général, les déclarations du président de la République selon lesquelles la France deviendrait « la première nation productrice de véhicules propres en Europe ».

Le site de Choisy-le-Roi qui emploie 263 salarié.e.s, dont une majorité de choisyens et de val-de-marnais, est un site majeur pour le groupe Renault, à double titre.

Renault-Choisy rapporte de l’argent à ce groupe emblématique, qui a dégagé 55 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019, dont 4 milliards d’euros de dividendes reversés à ses actionnaires.

Et Renault-Choisy qui vient de fêter ses 70 ans d’existence, est un site d’avenir, le seul site du groupe ayant l’ingénierie dédiée et le label de l’économie circulaire si utiles à la transition écologique. Un site reconnu également pour la qualité de son insertion professionnelle, partenaire de la Cité des métiers, de Pôle Emploi, du Greta et du lycée Branly de Créteil.

Depuis le 2 juin 2020, les salarié.e.s de l’usine de Choisy-le-Roi sont en grève reconductible à l’appel de leur intersyndicale FO, CFDT, CGT et CFE-CGC. Dès le lendemain, s’est tenu un premier rassemblement pour s’opposer à la fermeture du site auquel étaient présents un certain nombre de salarié.e.s d’autres entreprises et d’élu.e.s du Val-de-Marne, parmi lesquels Didier Guillaume Maire de Choisy-le-Roi, Pascal Savoldelli Sénateur.

Déterminés à être respectés et entendus, déterminés à ce que vive Renault-Choisy, nous renouvelons avec le Président Christian Favier, notre entière solidarité aux salariés de Renault en lutte pour leur emploi et pour leur usine à Choisy-le-Roi.

Nous serons présents à leurs côtés, et appelons les choisyens, les val-de-marnais, les forces vives du Val-de-Marne à participer nombreux à la marche populaire et unitaire pour l’emploi et contre la fermeture du site, ce samedi 6 juin à 14 heures, Place Jean Jaurès pour se rendre en manifestation jusqu’à l’usine de Renault-Choisy.

Les élu-e-s du groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF, FdG, LFI,) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré. Créteil, le 4 juin 2020.

SOUTIEN AU MOUVEMENT DES PERSONNELS DU GROUPE KORIAN

Les élu.e.s du groupe Val-de-Marne Ensemble tiennent à apporter leur soutien aux personnels des maisons de retraite Korian, en grève et mobilisés aujourd’hui devant leurs établissements à l’appel de leurs organisations syndicales, pour réclamer notamment le versement de primes, une revalorisation salariale de 300€ net mensuelle et la reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle.

Principal groupe privé européen dans le secteur des maisons de retraite et résidences médicalisées, le groupe Korian gère 436 établissements et 32 000 lits dans notre pays. Avec un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros, en croissance de 8%, il a dégagé un résultat net de 114,6 millions d’euros fin 2019.
En proie à un véritable drame humain, avec la pandémie actuelle qui a entraîné la contamination et le décès de trop nombreuses personnes âgées ainsi que d’un certain nombre de personnels, cette crise sanitaire vient de rappeler l’extrême difficulté vécue par les personnels de ces établissements médico-sociaux pour exercer leur mission d’intérêt général au service de nos aîné.e.s.

Cette situation de pénurie des moyens humains et financiers avait déjà donné lieu à une mobilisation historique des acteurs de la dépendance, qui estiment nécessaire de former et recruter 80 000 personnes dans ce secteur des métiers du grand âge, dont 40 000 en urgence.

Dans un contexte de dépenses supplémentaires indispensables pour protéger les résident.e.s et les professionnel.le.s avec l’épidémie du Covid-19, nous renouvelons notre exigence de la création d’un fonds d’urgence national doté d’une première enveloppe de 300 millions d’euros. Le troisième projet de loi de finances rectificatives en préparation devrait par conséquent intégrer une telle mesure, afin d’accompagner les personnels des EHPAD pour affronter cette crise inédite.

Les élu-e-s du groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF, FdG, LFI,) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.
Créteil, le 25 mai 2020.

Soutien aux travailleurs « sans-papiers » de Chronopost-Alfortville.

Depuis mardi 11 juin près de 30 travailleurs sans-papiers maliens, sénégalais ou encore guinéens occupent l’agence Chronopost d’Alfortville pour réclamer les documents permettant leur régularisation alors qu’ils sont régulièrement recrutés en intérim par des sous-traitants de la filiale de La Poste.

Ces travailleurs sans papiers ne restent pas assez longtemps pour pouvoir être régularisés. Ils travaillent à temps partiel de 3/4h du matin à 7h30. Il s’agit d’un véritable système organisé pour précariser les salariés, et rendre impossible la régularisation de leur situation.

Cette situation est intolérable. Il n’y a pas d’avenir dans nos sociétés sans égalité des droits entre toutes et tous !

Chacun de ses travailleurs doit se voir délivrer le document employeur pour sa régularisation comme salarié, ainsi que le récépissé préfectoral de six mois renouvelables avec autorisation de travail jusqu’à l’étude finale de son dossier.

C’est de la responsabilité des pouvoirs publics, et donc de Monsieur le Préfet du Val-de-Marne, d’autant plus que l’entreprise Chronopost est une filière de La Poste dont l’Etat est actionnaire majoritaire. Les élu.e.s du groupe « Val-de-Marne Ensemble – PCF, LFI, Citoyens » soutiennent et sont pleinement solidaires de cette lutte courageuse qui doit vite aboutir par la régularisation des travailleurs sans papiers, cela dans la dignité et le respect de la personne humaine.

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Pascal Savoldelli, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 12 juin 2019.