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Pour une égalité réelle femmes/hommes, agir au quotidien et collectivement

En France comme en Val-de-Marne, 52 % de la population est féminine. Et nationalement, 53 % des votant.e.s sont des femmes.

Sexisme, harcèlement, discrimination salariale et à l’embauche… les femmes sont les premières concernées par les inégalités de salaire et de retraite, par le temps partiel subi, le chômage, les emplois précaires. Elles sont majoritairement en charge des tâches domestiques et familiales, minoritaires dans les postes de responsabilité politique ou économique. Elles sont trop souvent victimes de multiples formes de violences : physique, psychologique, verbale, sociétale.

L’égalité femmes/hommes est un objectif politique porté depuis toujours par les élu.e.s Front de gauche, afin que les mêmes libertés et les mêmes droits soient accordés aux femmes et aux hommes. Le progrès social, l’émancipation sont des valeurs que nous portons et défendons pour une société toujours plus juste et plus égalitaire.

Dès lors que les droits des femmes régressent, c’est l’ensemble de la société qui régresse. Et, a contrario, dès lors que les droits des femmes progressent, c’est l’ensemble de la société qui progresse.

En cette période d’échéances électorales majeures, la question du renforcement ou non des droits des femmes est l’objet d’orientations et de propositions politiques de nature diverse qui méritent attention et vigilance.

Certains font la part belle aux partisans de la Manif pour tous et aux adeptes de la remise en cause du délit d’entrave à l’IVG. D’autres, parfois les mêmes, s’emploient à laisser entendre qu’ils ou elles seraient les meilleur.e.s garant.e.s des droits des femmes, quand bien même les parlementaires de leurs familles politiques s’opposent régulièrement à toute avancée des droits des femmes.

L’égalité femmes/hommes peut être aussi remise en cause de façon plus insidieuse. Ainsi, les droits des femmes sont durement impactés par des mesures législatives, à l’image de la récente loi El Khomri imposée à coup de 49-3.

Des inégalités déjà très fortes risquent d’être renforcées, alors que les femmes gagnent déjà en moyenne 25% de moins que les hommes. En Val-de-Marne, les chiffres officiels font état d’un écart salarial de 20 %, et 21 % des femmes y occupent un emploi à temps partiel contre 8 % pour les hommes. Leur retraite s’en trouve donc largement amputée.

Prôner la suppression de 120 000 ou 500 000 postes de fonctionnaires sur cinq ans, c’est non seulement dégrader et affaiblir les services publics locaux, mais cela affectera grandement l’emploi des femmes salariées, elles qui représentent 62 % de l’emploi dans les fonctions publiques, notamment à l’hôpital.

Les luttes menées depuis des décennies, toutes et tous ensemble, ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. C’est à force de mobilisations, de travail et d’engagements collectifs que nous arriverons à faire progresser la société.

Nous le savons, l’action publique peut réduire les inégalités.

La majorité départementale s’est toujours impliquée par une politique intégrée et audacieuse en la matière, comme notamment lors de la création de l’Observatoire de l’égalité femmes/hommes en 2000.

Les élu.e.s Front de gauche du Département s’engagent au quotidien pour que l’égalité soit réelle, actée et respectée. En développant une politique toujours plus volontariste, que ce soit dans la lutte contre les stéréotypes sexistes qui contribuent aux inégalités salariales, dans le développement d’un véritable service public ou bien dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

L’égalité femmes/hommes s’inscrit dans l’ensemble de nos politiques départementales. Nous en avons fait une exigence politique forte pour plus de justice sociale et d’émancipation ; pour que l’ensemble des droits humains progresse.

 

Fatiha Aggoune

Vice-présidente du Conseil départemental en charge de la Jeunesse, de la Vie associative, de l’Observatoire de l’égalité, de la Lutte contre les discriminations, des Droits humains et des Droits des migrants.

Communiqué : Décès de Christian Hervy

Je viens d’apprendre la terrible nouvelle, Christian HERVY vient de nous quitter à l’issue d’un long et courageux combat contre la maladie.

Le Val-de-Marne et ses habitants, la municipalité et la population de Chevilly-Larue perdent un militant infatigable du bonheur humain, un ardent défenseur du service public et de l’intérêt général, un élu déterminé à apporter réponses aux besoins des populations et de nos territoires, extrêmement attentif au partenariat entre sa ville de Chevilly-Larue et le Département du Val-de-Marne.

En prenant le relais de Guy Pettenati comme Maire de Chevilly-Larue, puis comme Conseiller général du canton de Chevilly-Larue/Rungis de 2004 à 2015, Christian Hervy a marqué de son empreinte la réflexion et l’activité du groupe des élu-e-s communistes et républicains du Conseil départemental, avec sa profonde acuité politique et toujours une approche exigeante des préoccupations et des dossiers à faire avancer.

Je veux en particulier rappeler sa détermination pour gagner l’arrivée du tramway T7, ainsi que son action inlassable comme administrateur de la SEMMARIS, pour contribuer aux cotés des salarié-e-s, de leurs organisations syndicales et des entreprises du MIN de Rungis à préserver le formidable atout et potentiel du plus grand marché mondial alimentaire.

Encore très récemment, j’ai en mémoire ma dernière visite amicale à l’hôpital pour s’enquérir de sa santé. A cette occasion, il avait tenu à ce que nous échangions sur l’état d’avancement du formidable projet de la Cité de la Gastronomie Paris-Rungis, dont il était le penseur. De fait, il présidait le Syndicat mixte ouvert d’études. Malgré son état de santé, je peux témoigner combien ce projet lui tenait à cœur et combien d’attention il y aura consacrée jusqu’à son dernier souffle.

Homme de convictions et de projets, Christian avait une forte personnalité, rebelle et pugnace, au service des valeurs progressistes. Comme ami, j’ai eu plusieurs occasions pour découvrir sa tendresse de la vie. Nous parlions politique bien évidemment. Il avait un attachement à son parti, le Parti Communiste Français, mêlé de critiques mais où la fidélité dominait.

En mon nom personnel, au nom des élu-e-s du groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne, j’adresse à Stéphanie Daumin sa compagne, à sa famille et à ses proches, aux habitants et à la municipalité de Chevilly-Larue/Rungis ainsi qu’aux nombreux val-de-marnais qui ont côtoyé Christian Hervy, l’expression de notre peine immense et de notre profond chagrin.

 

Pascal SAVOLDELLI, Président du groupe Front de gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental

Vice-Président en charge de l’aménagement, des finances, des affaires juridiques et patrimoniales

Créteil, le 24 mars 2017

ILS BOSSENT ICI ! ILS VIVENT ICI ! ILS RESTENT ICI ! Solidarité avec les travailleurs sans-papier en grève, du MIN de Rungis

Les élu.e.s du groupe Front de gauche (PCF-PG-Citoyens) se félicitent que la lutte engagée par les travailleurs sans papier en grève au MIN de Rungis – depuis jeudi 16 mars – ait réussi à réunir autour de la table pour des négociations, ce lundi 20 mars, les représentants élus, patrons et syndicats (avec notamment une représentation des travailleurs sans-papier).

Chacun de ces travailleurs doit se voir délivrer, au plus vite, le document « employeur » pour sa régularisation comme salarié, ainsi que le récépissé préfectoral de six mois renouvelables, avec autorisation de travail jusqu’à l’étude finale de leur dossier.

Les élus du groupe Front de gauche (PCF-PG-Citoyens) réitèrent toute leur solidarité aux travailleurs en lutte.

Par ailleurs, ils ont collecté près de 600 euros qui leur seront remis.

Les élu.e.s du groupe resteront vigilants pour que cette lutte courageuse aboutisse dans la dignité et le respect de la personne humaine.

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Pascal Savoldelli, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 20 mars 2017.

Communiqué de Pascal SAVOLDELLI – CDEN du 14 mars 2017

Lors du Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) réuni le 14 mars, les élu-e-s des collectivités territoriales, les représentants des personnels des établissements, des organisations syndicales et des associations de parents d’élèves ont quasi unanimement refusé d’entériner la carte scolaire du 1er degré présentée par l’inspection académique.

Avec une dotation ministérielle conséquente qui attribue 160 postes pour le Val-de-Marne pour accueillir 1 674 élèves supplémentaires en septembre prochain, nous partageons cette prise de position devant un projet de carte scolaire qui prévoyait 93 ouvertures fermes et 23 conditionnelles, ainsi que 43 fermetures fermes et 36 conditionnelles.

En effet, malgré les créations de postes engagées depuis 2012 dans l’Education nationale, les effectifs par classe restent très chargés dans beaucoup trop d’établissements scolaires. Ainsi, le syndicat SNUipp-FSU estimait en septembre dernier que 55% des classes de maternelle et 27% de celles de primaire comptaient plus de 25 élèves par classe, 8% des classes de maternelle (soit 7 300) comptant même plus de 30 élèves.

Dans le premier degré, selon une étude de la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), le nombre d’élèves par classe demeure supérieur à la moyenne européenne.

Certes, près de 20 000 postes d’enseignement ont été créés en élémentaire dans le public depuis 2012, 17 000 postes dans le secondaire public… Mais ces chiffres qui restent en deçà de l’engagement de créer 60 000 postes dans l’Education nationale durant le quinquennat, ne compensent pas l’ampleur du recul infligé précédemment par la droite, ni l’importance de la poussée démographique des élèves dans le premier et second degré.

Pour les enseignants comme pour les parents, chaque rentrée scolaire s’accompagne de la crainte que les classes soient surchargées. Cela affecte les conditions de travail des enseignants et la prise en charge de leurs élèves, notamment les plus fragiles qui sont plus désavantagés par des conditions d’enseignement précaires.

Toutes les évaluations nationales comme internationales l’indiquent : l’école française est inégalitaire avec un risque de décrochage scolaire qui reste très marqué selon le milieu d’origine des élèves. La Cour des comptes soulignait également en 2012, que l’Etat dépensait 47% de plus pour former un élève parisien qu’un élève de banlieue.

Or, dans un contexte ou la ségrégation sociale se concentre dans les zones les plus urbanisées sous le poids d’une ségrégation résidentielle, la mixité est un facteur essentiel de la réussite des élèves.

Ainsi, cette question des effectifs par classe reste centrale car elle conditionne pour une part la qualité de l’enseignement dispensé dans les écoles de la République, afin que l’école redevienne cet outil de promotion et de mixité sociale !

C’est le sens du vœu adopté par le CDEN sur la proposition des syndicats enseignants SNUDI FO, SNUipp-FSU, CGT Educ’Action, Solidaires Sud Education et de la fédération de parents d’élèves FCPE.

Voté par les élu-e-s Front de gauche et par l’ensemble des élu-e-s de gauche, cette prise de position réaffirme qu’avec une dotation de 160 postes pour le Val-de-Marne, l’essentiel des demandes des écoles mobilisées peuvent immédiatement être satisfaites, sans attendre les ajustements de juin et septembre dont on sait les conséquences pour l’organisation des écoles et les élèves.

Qui peut aujourd’hui garantir qu’à l’issue des élections présidentielles, le nouveau gouvernement ne reprendra pas ces postes au nom de la lutte contre les déficits ou d’une « nécessaire diminution du nombre de fonctionnaires » !

Aux côtés des acteurs de la communauté éducative mobilisés, les élu-e-s du groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne continueront d’agir pour garantir le droit à l’Education de tous les élèves afin que l’Education redevienne cet outil de promotion et de mixité sociale.

 

Pascal SAVOLDELLI, Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne.

Pour le maintien des bureaux de Poste et une véritable présence postale territoriale – Pour de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés et les usagers

Dans une société de plus en plus inhumaine et inégalitaire, nos concitoyens ont besoin de protections et de solidarités, donc de plus de Services Publics de qualité et de proximité.

En subordonnant le service postal à la rentabilité de La Banque postale, les évolutions du Service Public Postal sont préoccupantes et inacceptables.

Cette orientation du groupe La Poste génère des fermetures de bureaux de poste (environ 500 en 2017, près de 4 000 à l’horizon 2020), des transferts d’activités postales dans des commerces, des réductions d’horaires d’ouverture de bureaux, des suppressions de tournées de facteurs et des réductions du nombre d’agents.

En ce début d’année, en Val-de-Marne, nous assistons à une très importante dégradation du service rendu aux usagers et des conditions de travail des agents publics, en particulier avec le transfert de l’activité des bureaux des postes Liberté à Charenton, Joncs Marins au Perreux et Joffre à Fontenay chez un commerçant, avec les fermetures annoncées à Champigny, Boissy et Noiseau … Ainsi, environ 25 bureaux de postes souvent situés en ZUS et dans les quartiers populaires seraient menacés.

Les élu-e-s du Groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne s’opposent à cette nouvelle dégradation du service rendu aux usagers.

Nous étions déjà en 2009, de celles et ceux, deux millions dans notre pays, qui s’étaient alors prononcés contre la loi Estrosi de privatisation de La Poste lors de la votation citoyenne nationale.

Devant la fermeture de bureaux de poste de plein exercice, leur remplacement par de simples « points de contact » dans des commerces, lorsque nous parlons d’usagers, de services publics et de proximité, la Poste répond « clients », « entreprise », « rentabilité financière ».

Nous appelons à prendre une autre direction, celle de la rentabilité sociale. Pour nous, élu-e-s communistes, PG et Citoyens du groupe Front de gauche, assez de paroles, assez de discours, il faut passer aux actes !

L’Etat, en tant qu’actionnaire majoritaire, doit prendre ses responsabilités en stoppant cette course à la rentabilité financière qui dégrade à la fois, le service rendu aux usagers et les conditions de travail des agents.

Puisqu’il est nécessaire d’engager une réflexion sur La Poste d’aujourd’hui et de demain, faisons-le avec les personnels, les élu-e-s et l’ensemble des usagers. Voilà ce qui serait une véritable démarche démocratique !

Nous regrettons qu’en décembre dernier, l’Association des Maires de France ait signé avec l’Etat et le groupe La Poste, le nouveau contrat tripartite de présence postale territoriale pour 2017-2020. En effet, celui-ci dégrade encore la situation et enferme les maires dans des choix qui n’en sont pas : avoir un « point de contact » ou une maison de services au public, et payer pour cela, ou bien voir La Poste quitter la commune. Seuls les élu-e-s communistes-Front de gauche ont fait part de leur désaccord en votant contre, fidèles aux engagements qu’ils portent localement.

Pour notre part, nous proposons que les Commissions Départementales de Présence Postale et Territoriale soient élargies aux associations d’usagers et aux organisations syndicales représentatives du personnel, qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.

Nous demandons également d’augmenter sensiblement les ressources du fonds de péréquation en l’orientant exclusivement en faveur du maintien et de la rénovation des bureaux de postes.

Maintenir et renforcer le maillage des services publics postaux, agir pour leur réimplantation, cela appelle à une gestion démocratique et participative associant directions, usagers, élu-e-s et représentants des personnels, tout en les dotant de moyens financiers et en personnels publics suffisants pour assurer l’entièreté de leurs missions, ce qui implique un plan de création d’emplois et de formation.

Aux côtés des Val-de-Marnais qui ont décidé de placer La Poste sous protection citoyenne,

 les élu-e-s du groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront présent-e-s mercredi 15 mars à 15 heures, à la manifestation organisée devant le Ministère de l’Economie et des Finances où une audience a été demandée auprès du secrétaire d’Etat chargé de l’industrie.

Pascal SAVOLDELLI, Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne,

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Communiqué de Jeannick Le Lagadec : Les femmes sont les premières victimes de la casse de l’hôpital

Hier encore, une infirmière a mis fin à ses jours.

Ce tragique événement doit nous rappeler que la fonction publique hospitalière compte 76,6 % de femmes : 87 % des infirmières et des sage-femmes et plus de 90 % des aides-soignantes sont des femmes.

Hier des milliers de femmes infirmières, aide-soignantes, médecins,orthophonistes, puéricultrices sont venues crier, dans les rues de Paris et d’ailleurs, leur ras-le-bol, leur souffrance mais aussi leur résistance à la dégradation du service public.

Aujourd’hui, le 8 mars, journée internationale des droits de la femme, je veux relayer  l’exigence de ces femmes qui font en grande partie tourner nos hôpitaux, soignent nos parents, enfants et amis.

La tarification à l’activité et la recherche sans frein d’économies tuent notre système hospitalier. Le regroupement des hôpitaux ne fera qu’accélérer la dégradation. Les femmes, salariées de l’hôpital public, en sont les premières victimes.

L’argent public est trop précieux pour le sacrifier en CICE et autres allègements de charges.

Notre santé vaut plus que leurs bénéfices !

 

Jeannick Le Lagadec, Vice-Présidente déléguée à la Santé, l’Enseignement supérieur, la Recherche et l’Agriculture péri-urbaine

8 mars 2017

COMMUNIQUÉ de trois élues en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes

Fatiha Aggoune, Vice-présidente du Val-de-Marne,

Hélène Bidard, Adjointe à la Maire de Paris

Pascale Labbé, Conseillère déléguée de Seine-Saint-Denis

Nous agissons tous les jours, au côté des associations, des partenaires institutionnels pour promouvoir les droits des femmes et mettre fin aux inégalités qu’elles subissent. Les inégalités professionnelles sont de celles qui entravent fortement leur émancipation. Des femmes obligées d’accepter des temps partiels, des femmes en difficulté financière à la tête de familles monoparentales, des femmes jonglant avec la double journée (celle de la gestion de l’organisation de la famille et celle du travail), voire triple, et enfin, à poste et compétence égale, elles gagnent en moyenne moins de 25% que les hommes. Nous vivons et entendons tous les jours le trop plein !

Nous soutenons l’appel des associations, des partis et des syndicats à la grève des femmes ce mercredi 8 mars à partir de 15h40. C’est l’heure à laquelle les femmes cessent d’être payées chaque jour, sur la base d’une journée standard.

Nous serons toutes les trois présentes, au côté des associations et syndicats, au rassemblement prévu le mercredi 8 mars à 15h40, place de la République et dans nos départements.

Nous y porterons trois messages :

  • le combat pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ne peut plus être un « élément de communication », un produit marketing qu’on exhibe et qu’on range dès que les élections sont passées. Cette tromperie prend toute son ampleur à l’occasion des élections présidentielles, ce 8 mars chacune et chacun prétendra défendre les droits des femmes. Pour les droits des femmes, il faut du concret, ici et maintenant !
  • le combat pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes nécessitent une action quotidienne et collective : il s’agit de travailler avec les institutions, les associations et surtout avec les femmes. Nous devons mutualiser nos pratiques et créer les cadres de solidarités entre nos territoires.
  • le combat pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes exigent des moyens humains et financiers pour mettre fin aux violences faites aux femmes, pour une éducation à l’égalité dès le plus jeune âge, pour l’égalité salariale, la parité dans toutes les institutions… Nous rappelons qu’en 2016, le budget de l’Etat consacré à l’égalité femmes/hommes ne représentait que 0.0066% de celui-ci soit 27 millions d’euros.

Nous, élues communistes en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes à Paris, en Seine-Saint-Denis et en Val-de-Marne, nous continuerons de nous battre ensemble, aux côtés des associations et des militant.e.s pour mettre fin aux inégalités et promouvoir les droits des femmes.

Fatiha Aggoune – Vice-présidente du Conseil départemental du Val-de-Marne.

Hélène Bidard – Adjointe à la Maire de Paris.

Pascale Labbé – Conseillère déléguée du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

Soutien à la journée d’action et de mobilisation dans la Fonction Publique du Mardi 7 Mars 2017

Au fil des différents gouvernements, les fonctions publiques de l’État, plus particulièrement hospitalière et territoriale ont subi les plus grandes suppressions d’emplois jamais connue. L’échelon territorial départemental en premier lieu, déjà visés par une tentative de suppression, assure aujourd’hui au mieux ses missions, bien qu’asphyxier financièrement par la baisse continue des dotations de fonctionnement de l’État.

Les tenants du libéralisme, sur injonction de la commission Européenne s’acharnent à mettre à mal le modèle social français auquel les usagers des services publics sont très attachés, à l’exemple de nouvelles fermetures de bureaux de poste dans notre département. Cette politique nationale réduit la réponse publique aux besoins des populations en nourrissant les profits et les marchés financiers, sans créer d’emploi. Elle est injuste socialement et inefficace au plan économique, l’échec total du CICE en matière de création d’emplois en est l’illustration la plus criante !

Dans cette attaque redoublée contre le service public, les atteintes au statut de la fonction publique se multiplient, a cela s’ajoute les nombreuses restructurations liées à la reforme territoriale, loi NOTRe, Métropole, établissements publics territoriaux, les G.H.T. pour les agents hospitaliers.

Dans le cadre de la journée nationale de mobilisation syndicale unitaire du mardi 7 mars les élu-e-s Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront aux côtés des agents et salariés, mobilisés pour faire valoir leur exigence que les moyens affectés aux services publics soient à la hauteur des besoins et attentes des usagers. Pour l’augmentation de la valeur du point d’indice, l’arrêt des suppressions de postes, la défense du statut général, des statuts particuliers et des cadres emploi.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :
Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 6 mars 2017.

Le logement, un droit universel pour toutes et tous !

En Val-de-Marne, nous sommes conscients de la crise du logement actuelle et des difficultés que rencontrent les locataires et les demandeurs de logement. Nous ne lâcherons pas notre combat pour un logement digne, accessible et durable pour toutes et tous et partout.

Le logement est un droit fondamental, un acquis universel qui est malmené depuis de trop nombreuses années. Dans un contexte socio-économique qui, chaque jour, accroît les difficultés financières des ménages, le logement n’est pas épargné. Ce sont des millions de personnes qui souffrent du mal-logement, de logements insalubres, ce sont des millions de familles qui ne peuvent accéder à un logement digne de qualité.

Le logement social est une réponse contre le mal-logement, pour l’accès à un logement de qualité pour les familles les plus fragilisées et modestes. Le logement social est une idée noble dans tous les sens du terme, une idée à laquelle nous avons sur nos territoires, dans nos départements, dans nos villes, donné corps et vie. C’est une idée qu’il ne faut en aucun cas abandonner.

Quand, dans une crise du logement sans précédent, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, prend la décision de ne plus subventionner la construction de logements sociaux dans les villes qui en comptent plus de 30 % sous couvert de « mixité sociale », de ne plus subventionner la réhabilitation du parc, nous nous insurgeons.

Retirer le moindre euro au logement, c’est encourager et faire perdurer le mal-logement, l’insalubrité ou encore, les marchands de sommeil. Il ne faut pas opposer les besoins entre eux, l’attitude de la droite régionale est abjecte.

En Val-de-Marne, ce sont près de 80 000 personnes ou familles qui sont enregistrées comme demandeuses de logement social. En Val-de-Marne, 15 villes sur 39 ont plus de 30 % de logements sociaux sur leur territoire, quant à l’inverse, six villes sont parmi les villes les plus carencées en termes de logement social.

Prendre la décision de ne plus financer les projets dans les villes qui auraient trop de logements sociaux, et subventionner les villes carencées pour rétablir un « équilibre » est une hérésie. Car, disons-le nous, ces villes sont carencées le plus souvent par choix, par refus d’accueillir une population plus modeste sur leurs territoires…

Rétablir un équilibre, oui, cela est nécessaire, nous en convenons toutes et tous. Il est nécessaire que le logement social puisse se construire partout, sur l’ensemble du territoire français. Mais ce n’est pas en ne subventionnant plus les villes qui ont déjà du logement social que l’équilibre se fera. L’équilibre se fera, si chacun prend sa part de logement social, pour répondre à l’ensemble de la demande territoire par territoire. Il est donc urgent de cibler plus particulièrement ces villes, encore si nombreuses, qui ne respectent pas la loi SRU et en mettant en place un dispositif plus inflexible pour que la loi soit respectée.

Parallèlement, il est nécessaire de poursuivre l’accompagnement et l’aide aux maires bâtisseurs, de ceux qui portent des projets de constructions, de réhabilitations, pour répondre à la demande et offrir des logements accessibles et de qualité à toutes et tous.

En Val-de-Marne, nous sommes attachés au logement social, au logement digne pour toutes et tous.

Et malgré des contraintes financières qui pèsent de plus en plus lourd sur les budgets des collectivités, et de fait, sur celui du Département, nous entendons bien ne pas en rabattre sur notre volonté d’offrir à tous nos concitoyens, à tous les moments de leur vie, un service public proche, moderne, réactif et à l’écoute de leurs besoins.

Alors, oui, même dans ce contexte difficile, nous avons fait le choix d’un service public pour toutes et tous. Le choix de poursuivre malgré tout une politique en faveur du logement accessible à toutes et à tous, pour que le droit au logement devienne une réalité. En faisant ce choix, nous avons la volonté de poursuivre le travail engagé depuis plus de trois décennies en faveur du logement social sur l’ensemble de notre territoire.

Nathalie Dinner

Vice-présidente du Conseil départemental Chargée du Service public départemental, des Ressources humaines, de la Logistique, du Logement et de I’Habitat.

Canton de Choisy-le-Roi

Défense des bureaux de poste de proximité : mobilisation et manifestation le 15 mars prochain !

De nouveau, en 2017, la Direction du groupe La Poste prévoit en Val-de-Marne la fermeture de bureaux de poste. Dans les villes et les quartiers concernés, la fermeture d’un bureau de Poste constitue un recul inacceptable de la présence du service public de proximité.

Ces perspectives provoquent chez de nombreux habitants et leurs élus un émoi doublement légitime.

Emoi légitime tout d’abord car bien souvent, le bureau de poste constitue un lieu proche pour nombre de nos concitoyens qui y effectuent des démarches essentielles à leur vie quotidienne.

Emoi légitime ensuite au regard des résultats financiers réalisés par le groupe La Poste (plus de 635 millions d’€ en 2015) et des crédits dont il bénéficie au titre du CICE (350 millions d’€ en 2015).

J’ai, à de nombreuses reprises, comme Président du Conseil départemental et comme parlementaire, tenu a exprimé mon opposition à tout recul de la présence de bureaux de Poste dans notre département. Le 12 décembre dernier, l’Assemblée départementale a adopté à l’unanimité un vœu exprimant son attachement au service postal et son refus de toute réduction de ce dernier.

Considérant que les menaces qui pèsent sur le devenir de nombreux bureaux de poste sont sérieuses et inquiétantes, j’appelle nos concitoyens et leurs élus à se mobiliser.

Une manifestation sera organisée le mercredi 15 mars à 15h00 au Ministère de l’Economie et des Finances et une audience est sollicitée auprès du secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie, Christophe Sirurgue. J’y serai bien évidemment présent. Je souhaite que toutes celles et tous ceux qui sont attachés à défendre leurs bureaux de poste de proximité puissent également y participer.

Christian Favier, Sénateur, Président du Conseil départemental