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CP Mobilisation contre la politique libérale d’Emmanuel Macron

Salarié.e.s du public et du privé, retraité.e.s, jeunes

Tous ensemble pour gagner

Le Président Emmanuel Macron multiplie les mesures contre les salariés, les retraités et la jeunesse. Ordonnances contre le code du travail, attaques contre les services publics avec de nombreuses réductions d’effectifs, suppression massive des emplois aidés… et maintenant attaques contre la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage, puis contre les retraites et les retraités (premières victimes de la hausse de CSG).

Fin des contrats aidés : un gigantesque plan social

Dans notre département de nombreuses associations et missions de service public reposant principalement sur cette catégorie de personnels sont en danger. Nous refusons ce plan social et demandons la transformation des contrats aidés en emplois stables.

Plus que jamais défendre le code du travail contre les ordonnances

Les ordonnances de la loi travail XXL prolongent et aggravent la loi El Khomri dont nous continuons à demander l’abrogation. L’inversion de la hiérarchie des normes est poussée jusqu’au bout, ce n’est plus de norme du tout. L’individualisation complète du contrat de travail est une revendication patronale pour baisser le « coût du travail » et faciliter les licenciements au motif que cela faciliterait les embauches. Non seulement des économistes ont démontré que cela n’était pas exact, mais le MEDEF se refuse à tout engagement de création d’emplois. C’est bien le « coût du capital » qu’il faut réduire, qui entrave l’activité économique.

De nombreux signes montrent que les orientations et premières décisions du gouvernement rencontrent déjà l’hostilité d’une majorité de la population. Les routiers, les dockers ne s’y sont pas trompés en se mobilisant et obtenant déjà certains reculs dans la mise en œuvre des ordonnances.

La Fonction publique est attaquée

Les salariés du public, dont les 8 000 agents du département sont aussi concernés, avec la menace de casser les statuts et aligner le public vers le moins disant social. Enfin que dire de l’annonce par le gouvernement des 120 000 suppressions d’emplois dans la fonction publique avec en prime le gel du point d’indice qui bloque les salaires ?

Jeudi 16 novembre les élu-e-s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront mobilisés aux côtés des salarié.e.s, des privé.e.s d’emploi, des retraité.e.s.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

78% des Val-de-Marnais.es opposés à la disparition du Département. Ils doivent être entendus !

Lors de la Conférence nationale des territoires du 17 juillet, le Président de la République déclarait : «si nous voulons que le Grand Paris réussisse à l’échelle de ce qu’est la compétition internationale, (…) nous avons besoin de simplifier drastiquement les structures.»

Ainsi, Emmanuel Macron reconnaît que la métropole du Grand Paris ne fonctionne pas, mais en déduit qu’il faut supprimer des collectivités, confondant simplicité et simplisme.

Avec la suppression des départements de la petite couronne et le transfert de leurs compétences à la Métropole, cela signifierait la fin du département du Val-de-Marne et l’éloignement des citoyen.nes des lieux de décision.

L’absence totale de débat public et de transparence en dit long sur la volonté du pouvoir de taper vite et fort. Ainsi, la prochaine Conférence territoriale du Grand Paris pourrait clore le sujet, avec le dépôt d’un projet de loi éventuellement complété par des ordonnances, sans consultation réelle des citoyen.nes et de leurs élu.es locaux.

Ce processus express est lourd de danger pour les populations et les collectivités territoriales. Supprimer le département, c’est supprimer une collectivité indispensable aux populations, mais aussi aux communes, avec lesquelles le département a construit de forts liens de partenariat, sans tutelle.

Ce serait la fin de nombreuses politiques publiques volontaires et utiles, développées depuis quatre décennies, qui structurent l’intervention territoriale quotidienne des 8.000 agents départementaux, au service des 1,35 million d’habitant.es du Val-de-Marne.

Un sondage IFOP vient de confirmer que 78% des Val-de-Marnais.e.s interrogés sont attachés au département et opposés à sa disparition.

Ils estiment que la Métropole constituerait une menace pour les politiques publiques en Val-de-Marne. En supprimant le département au profit d’une structure métropolitaine hyper-centralisée et technocratisée, les partisans d’un Grand Paris concurrentiel des grandes métropoles mondiales entendent livrer aux puissances financières des pans entiers de l’action publique, des biens communs et du droit.

Si les collectivités territoriales rencontrent des difficultés croissantes pour mener à bien leurs projets, c’est principalement sous l’impact de la réduction des moyens financiers que l’État leur a imposé.

Un tel bouleversement métropolitain ne peut être débattu sans qu’aucune évaluation sérieuse de la mise en œuvre des lois Maptam-NOTRe, sans qu’aucune étude d’impact n’aient été menées.

C’est donc un nouveau coup de force contre les services publics et leurs agents, contre les populations et leurs élu.es des communes et départements qui sont les derniers remparts qui les protègent.

Vous connaissez la détermination des élu.es de notre groupe, de la majorité départementale rassemblée autour du Président Christian Favier, pour garantir l’intérêt des populations, des communes et des départements de banlieue. Vous le savez d’expérience, ensemble, nous avons toujours défendu la capacité des collectivités locales à conduire leurs missions, avec l’organisation territoriale issue des grandes lois de décentralisation de la République : la commune, le département et la région.

Nous réaffirmons l’intérêt de développer des coopérations volontaires, des projets partagés, cette intercommunalité de projet qui fait sens et s’oppose à l’intégration forcée.

C’est dans ce sens que peut se concevoir un projet métropolitain inclusif et coopératif, rassemblant la Région, les Départements et le bloc communal.

Mais, il ne peut y avoir de développement territorial sans développement démocratique ! Pour nous, cela exige d’engager un large débat public, associant la population, les usagers du service public, les forces vives du Val-de-Marne et les élu.es.

Comme l’expriment 71% des Val-de-Marnais.es, toute évolution de l’organisation territoriale ayant un impact sur la vie quotidienne des populations devra se décider par référendum. RIEN NE PEUT SE FAIRE DE DURABLE SANS LES VAL-DE-MARNAIS.ES, ET ENCORE MOINS CONTRE EUX !

 

Les élu.e.s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Communiqué : Suite à l’audition du Préfet du Val-de-Marne

Lundi 9 octobre, le Préfet du Val-de-Marne a rendu compte de l’activité des services de l’État en 2016 devant les élu-e-s du Conseil départemental du Val-de-Marne.

À cette occasion, Pascal Savoldelli, président du groupe Front de gauche (PCF-PG-Citoyens) a interpellé le représentant de l’État, à partir de six grandes préoccupations : la sécurité de nos concitoyens, l’affaiblissement des services publics sous l’effet des désengagements de l’État, le logement, les contrats aidés, les finances des collectivités territoriales en portant des propositions pour dégager de nouvelles recettes pour l’action publique, les menaces de suppression du département et de ses politiques publiques.

Sur les missions d’une police nationale de proximité avec nos concitoyens, nous avons renouvelé l’exigence que les val-de-marnais disposent des effectifs de police, des moyens financiers et d’aménagements décents de commissariats, sans lesquels l’État ne peut être pleinement garant de la sécurité, mais aussi de l’accompagnement de victimes.

Concernant notre interpellation sur le projet de suppression de la moitié des commissariats en Val-de-Marne, Mr le Préfet a indiqué travailler à la mutualisation des services.

Notre groupe s’est alarmé des désengagements multiples de l’État en matière de services publics : fermeture de bureaux de Poste, de trésoreries, de points CAF…), en demandant en particulier, quelle était la position du représentant de l’État qui siège à la commission départementale de présence postale territoriale, sans obtenir de réponse.

Sur la stratégie logement du gouvernement, nous avons souligné que les mesures annoncées autour de la baisse de l’APL vont déstabiliser l’équilibre financier des organismes et faire peser en conséquence, un risque majeur sur les garanties d’emprunt accordées par les collectivités locales. A brève échéance, celles-ci risquent d’être contraintes à ne plus pouvoir garantir les emprunts des organismes, ce qui menacerait la construction neuve de logements et mettrait un coup d’arrêt aux programmes de réhabilitation et de rénovation urbaine.

Au plan national, l’impact de ces mesures menace plus de 300 000 emplois dans le bâtiment et l’immobilier.

Sur la suppression des emplois aidés, nous avons fait observer que ceux-ci répondaient souvent à des défaillances de l’État dans des domaines divers, l’Éducation, la santé, les maisons de retraite… Notre groupe est intervenu pour demander que l’État accompagne financièrement les associations, les services publics et les collectivités, pour transformer les contrats aidés en emploi sécurisés et qualifiés.

Sur les finances des collectivités territoriales :

Après avoir vu leurs dotations s’effondrer de 11 milliards d’euros entre 2015 et 2017, sans que cela ne contribue au redressement de l’emploi et de l’investissement privé dans notre pays, le Président de la République vient de leur signifier une nouvelle saignée de 13 milliards d’euros.

Alors que les collectivités (communes, départements, régions) réalisent 73% de l’investissement public et pèsent pour moins de 10% dans le déficit de l’État, notre groupe a fait part de son opposition au diktat de contrats financiers avec l’État, qui nous somme de baisser nos dépenses de fonctionnement, alors même que la dépense sociale ne cesse de croître.

Nous contestons « l’efficacité » d’un CICE qui privera l’État de 23 milliards de recettes en 2018, alors même que l’investissement public a chuté de 23 milliards d’€ entre 2013 et 2016.

Pour renforcer la dépense publique utile, nous avons fait des propositions fortes pour dégager de nouvelles recettes fiscales… en invitant l’État à agir contre l’évasion et la fraude fiscale pour rapatrier entre 40 et 60 milliards d’euros par an, en récupérant l’argent de la fraude aux cotisations sociales des entreprises, qui est estimée par la Cour des comptes à 20 milliards d’euros.

S’agissant de l’avenir des départements de petite couronne, les projets de réforme qui semblent s’échafauder en haut lieu, à bonne distance des habitants et sans concertation avec leurs élu-e-s s’apparentent à un véritable coup d’État institutionnel.

S’ils étaient avérés, ce serait la fin de tout le processus de décentralisation engagé en 82-83, qui menacerait non seulement les départements de petite couronne et leurs politiques publiques, mais aussi les communes, foyers de proximité et de démocratie.

Nous accueillons positivement l’annonce faite par Mr le Préfet, que les présidents de départements d’Ile de France seraient consultés prochainement. Nous avons proposé qu’un véritable bilan soit fait entre l’État, les collectivités et les habitants, sur ce qui fonctionne ou pas au plan communal, départemental comme régional.

Pour les élu-e-s du groupe Front de gauche, la vision de l’aménagement et du développement de la région capitale, sa stratégie et sa cohérence doivent viser à répondre aux enjeux de réduction des inégalités sociales et territoriales, au cœur d’une région au PIB de 650 milliards d’euros.

Créteil, 9 octobre 2017

Communiqué de presse de Christian Favier, Président du Conseil départemental

L’avenir du Val-de-Marne peut se passer de la bénédiction de la Métropole et de Paris mais pas de la consultation des populations concernées !

J’ai découvert avec surprise, dans la presse dominicale, les propos du Président de la Métropole du Grand Paris et de la Maire de Paris concernant la réforme territoriale en discussion dans les salons de l’Elysée.

Selon le Président de la Métropole, les choses accéléreraient. Force est de constater que cette affirmation confirme  le coup de force qui s’annonce, la mise à distance volontaire des départements de toute consultation et la crainte du pouvoir d’un débat contradictoire.

Le Président de la Métropole pointe également du doigt les Conseils départementaux comme échelons responsables du « mille-feuille territorial ». Est-ce une plaisanterie ? C’est un comble pour le Président d’un double échelon territorial juvénile dont le bilan d’activités ne fait pas la preuve de son utilité.

Par ailleurs, je m’étonne de la nouvelle position de la Maire de Paris vis-à-vis des départements.

La Maire de Paris, qui « n’adhérait pas » à la fusion-disparition des départements il y a 18 mois, serait à présent favorable à une répartition des compétences départementales entre la Métropole, les territoires et les communes.

Cette vision – si elle était confirmée – s’oppose frontalement aux engagements pris par la Maire de Paris vis-à-vis du Val-de-Marne, notamment lors des débats parlementaires sur le projet de loi relatif au statut de Paris.

Lors de ce débat, si une telle posture de Paris avait été publique, je n’aurai pas soutenu, en tant que Parlementaire, l’adoption de ce projet de loi.

Alors que la réforme territoriale engage la vie de millions d’usagers des services publics franciliens, il est urgent que les conclaves élyséens entre quelques-uns cessent de décider en lieu et place des départements, des élus et des habitants de la banlieue.

Christian FAVIER

Président du Conseil départemental

Créteil, 2 octobre 2017

 

Enseignement supérieur pour toutes et tous : le chemin de l’émancipation

Pour l’historien Emmanuel Todd, la fracture n’est plus seulement sociale. Le nouveau paysage se dessine aussi sur une fracture éducative. Cette analyse n’a pas manqué d’attirer mon attention en cette rentrée universitaire, où les appels de jeunes bacheliers en détresse se multiplient : SOS RENTREE est donc plus que jamais utile au quotidien de ces jeunes.

En effet, cela avait été annoncé : les années 2017, 2018, et 2019 voient arriver les baby-boomers de l’an 2000 à l’université. Cependant, l’Etat n’a pas anticipé la hausse démographique. Au contraire, depuis la loi d’autonomie des universités de Valérie Pécresse suivie de la loi Fioraso, les universités doivent gérer avec une enveloppe annuelle les bâtiments et le personnel, la recherche et les étudiants. Cependant, cette dotation augmente bien moins vite que le nombre de bacheliers à accueillir…

Les universités font donc la course aux financements extérieurs. Les crédits distribués dans le cadre d’appels à projets de l’Agence nationale de la Recherche, et du Commissariat général à l’investissement  deviennent dès lors essentiels pour le fonctionnement de l’université.

Pourtant, des analyses montrent que l’organisation de ces appels à projet coûtent presque autant que l’argent distribué ensuite. En clair, l’Etat et les universités dépensent 357 millions d’euros de crédits publics pour obtenir 390 millions d’euros !

Une gestion transparente et soucieuse des deniers publics consisterait à répartir directement de manière pérenne aux universités et aux laboratoires de recherche ces 390 millions d’euros.

Les annonces budgétaires se succèdent :   cet été, coupe franche de 331 millions sur le budget 2017, puis un mois plus tard,  700 millions supplémentaires pour 2018…. Nous serons bien sûr particulièrement vigilants sur le fin de mot de ce budget et pour sa répartition car l’enjeu est bien    d’augmenter les capacités en filière, notamment en créant des postes d’enseignants mais aussi de programmer des investissements immobiliers, pour accueillir ces nouveaux étudiants. Enfin, il s’agit que toutes les universités en profitent et pas seulement quelques-unes….

Ainsi il serait possible de revenir aux fondamentaux de l’université : un enseignement supérieur au service du progrès social qui aurait pour tâche d’émanciper et de qualifier.

Il ne serait plus alors question, comme cela a été le cas pour 60 000 jeunes en France cet été,  de s’inscrire par dépit dans une filière n’ayant aucun rapport avec leur projet de vie. Il est impératif  d’investir massivement sur les premières années, d’inscrire une année zéro pour celles et ceux qui en ont besoin, comme cela a pu déjà être pratiqué à l’Université de Créteil (UPEC), de créer une allocation autonomie pour les jeunes étudiants car étudier est un « travail » en soi, de lancer un plan pour le logement étudiant ainsi que l’accès à la santé.

Nous ne voulons pas du paysage que nous confirme ce gouvernement : d’un côté les universités délaissées et de l’autre les grandes universités internationales qui concentrent tous les moyens. Nous ne voulons pas des « prérequis »annoncés qui risqueraient d’écarter de l’enseignement supérieur les catégories populaires.

Avec les jeunes du Val-de-Marne, nous réclamons notre part de bonheur : nous nous battrons pour que chaque jeune qui en fait le projet puisse accéder à l’enseignement supérieur et y trouve les meilleures conditions pour sa réussite.

A nous les jours heureux !

Jeannick Le Lagadec, conseillère départementale  charge de la délégation Santé, enseignement supérieur, recherche et agriculture périurbaine

Canton de Champigny-sur-Marne 1

« Stratégie Logement » d’Emmanuel Macron

Précarisation des locataires, mise en pièces des HLM, cadeaux fiscaux au privé : une politique à la Margaret Thatcher !

Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires, vient d’annoncer les grandes lignes du « plan logement d’Emmanuel Macron ». Sans surprise, le gouvernement choisit la précarisation de l’accès au logement, la mise en pièces du logement social, et la poursuite de politiques d’incitations fiscales dispendieuses et inefficaces.

Sur le plan du logement social, le projet prévoit :

  • La baisse obligatoire des loyers HLM pour faire baisser ensuite les APL. Pour les locataires, aucun bénéfice n’en ressortira en termes de pouvoir d’achat. Pour les organismes HLM, il s’agit de millions d’euros en moins pour les réhabilitations et les constructions. En définitive, les conditions de vie seront dégradées.
  • Comme « contrepartie », le gouvernement préconise la mise en vente de près de 40 000 logements HLM par an. Au lieu de participer au financement du logement social, l’Etat étrangle les bailleurs sociaux et les pousse à privatiser leur patrimoine. Quel message envoyé aux citoyens alors que 70% des ménages franciliens sont éligibles au logement social !

Pour le parc privé, le projet prévoit la poursuite de politiques en faveur des propriétaires, et néfastes pour les locataires. Trois mesures sont symboliques :

  • L’élargissement de la déductibilité fiscale des revenus tirés des loyers. L’État va financer la concentration des patrimoines immobiliers.
  • Un « bail mobilité » pour les jeunes, d’une durée de un à dix mois, mais qui ressemble fort à un « bail précarité ». Un tel instrument aura très probablement un effet inflationniste sur les Au lieu d’investir massivement dans la construction de logements étudiants, le gouvernement fait le choix de répondre aux souhaits de rentabilité des spéculateurs immobiliers.
  • Enfin la poursuite des déductions fiscales type « Loi Pinel » pour la construction de logements, pourtant inefficaces à baisser les prix du logement, en plus d’être dispendieux pour les finances publiques.

Ce que prépare le Gouvernement n’est ni plus ni moins que la précarisation de l’accès au logement pour les plus vulnérables, l’éviction de catégories entières de populations du logement social, la privatisation du logement intermédiaire et la mise en incapacité pour les Offices Publics d’Habitation à mener des politiques ambitieuses de mixité sociale.

Alors que notre collectivité est, avec les communes notamment, engagée pour le droit au logement pour toutes et tous et partout, notamment grâce à son office départemental Valophis, se déploie un ensemble de mesures idéologiques, inefficaces sur les prix, sur la qualité de l’habitat, tout en étant coûteuses.

Face à ces mesures, les élu.e.s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne continueront de se battre pour la construction et la réhabilitation de HLM pour toutes et tous, la mixité sociale, et l’encadrement des loyers du privé.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens)

Créteil, le 21 septembre 2017

Message de soutien aux salarié.e.s de Cyclocity

Depuis le 28 mars dernier, les 315 salarié.e.s de Cyclocity – filiale de JC Decaux qui gère Vélib’ – se mobilisent pour la sauvegarde de leurs emplois menacés suite au renouvellement du marché et au changement annoncé de prestataire.

Ce prestataire annoncé, est l’entreprise Smoove,  une start-up installée à Montpellier, forte de 38 personnes et réalisant 9 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Smoove piétinant le code du travail, refuse de reprendre les  350 salariés de Cyclocity,  et « promet » pour les salariés repris, des conditions de salaire et de travail dégradées !!

Les ordonnances Macron de la loi « travail XXL » fragiliseraient encore davantage la situation des salarié.e.s de Cyclocity et aggraveraient la situation : droits réduits au minimum pour les représentants du personnel,  indemnités de licenciement au plus bas, plus aucune obligation de reclassement.

Dans le contexte actuel de la mobilisation populaire pour le retrait de la loi « travail XXL » portée par Emmanuel Macron, qui va s’amplifier dans les prochains jours, les élu.e.s du groupe Front de Gauche du Conseil Département du Val-de-Marne, apportent leur total soutien à l’action, aux revendications, et à la mobilisation des salarié.e.s de  l’entreprise Cyclocity de Cachan.

Créteil, 20 septembre 2017

« LOI TRAVAIL XXL » : LA CASSE DU SIÈCLE !

La loi travail, portée par le gouvernement d’Edouard Philippe et du Président Emmanuel Macron, et adoptée par ordonnance n’a pas plus de légitimité aujourd’hui qu’hier !

Les 36 mesures de cette loi travail « XXL » organisent la casse du droit du travail, en s’attaquant frontalement aux accords collectifs. L’entreprise devient ainsi l’échelon principal de la négociation sociale en affaiblissant le rôle et les prérogatives des syndicats, et en facilitant les plans sociaux.

En clair, il s’agit de l’éclatement généralisé du Code du travail.

Pour quel choix de société ?

Admettons un instant que davantage de flexibilité permettrait une hausse de l’emploi. Se pose alors la question du choix de société : souhaitons-nous atteindre le plein-emploi avec des conditions de travail très dégradées, des emplois sans intérêt et des travailleurs pauvres ?

Ainsi, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, où la flexibilité salariale et externe est bien plus forte, la pauvreté est plus élevée malgré des taux de chômage officiels plus faibles, tandis que les inégalités ont explosé beaucoup plus vite qu’en France (au point que le revenu médian est quasi-égal aujourd’hui aux États-Unis à ce qu’il était en 1974).

Quel progrès y aurait-il à ce que tout le monde ait un emploi précaire et mal payé, au sein d’un système où la masse des individus perdrait leur vie à la gagner pour que les 1 % des plus riches puissent encore gagner plus en ne travaillant pas ?

Cette loi travail contient :

  • Les chômeurs sanctionnés pour les rendre flexibles ;
  • Des licenciements sans justification en muselant les prud’hommes ;
  • Des contrats de chantier, CDD au rabais ;
  • La suppression d’instances représentatives des personnels, tels que les Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT)…

Depuis cet été, la riposte s’organise contre cette « loi Travail XXL », qui s’annonce dangereuse pour les salariés et leurs représentants. Plusieurs syndicats appellent à une grande journée d’action et de mobilisation mardi 12 septembre.

Les élu-e-s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront mobilisés aux côtés des salarié.e.s, des privé.e.s d’emploi, des retraité.e.s.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 11 septembre 2017

L’accès au logement pour toutes et tous, et partout

Au lendemain d’élections majeures pour notre pays et d’annonces inquiétantes du gouvernement, le logement et l’immobilier doivent revenir au cœur du débat public !

Si la qualité et le confort du logement progressent, son impact est grandissant sur le budget des Franciliens. Le logement reste le premier poste de dépenses des ménages, devant l’alimentation et les transports.

Le rapport 2017 de l’enquête INSEE sur le logement en Île-de-France dresse un tableau précis de l’évolution et de la situation actuelle de l’habitat dans notre région. Entre 2006 et 2011, le nombre de logements occupés en Île-de-France est passé de 4,82 à 4,99 millions, soit l’une des plus faibles hausses observées depuis les années 1960, malgré une hausse continue de la demande de logement. Le développement de l’offre de logements neufs est donc une nécessité qui doit mobiliser toute l’énergie des pouvoirs publics (État et collectivités locales). Il faut combler les retards accumulés depuis deux décennies, adapter l’offre de logements aux besoins spécifiques (étudiants, personnes âgées…), répondre aux évolutions démographiques (vieillissement) et sociologiques (croissance des familles monoparentales), et apporter de l’air à un marché asphyxié qui se traduit par des loyers trop élevés pour beaucoup.

Or, le rythme de construction en Île-de-France reste insuffisant pour combler ces retards.

Dynamisme démographique (100 000 habitants en plus en Île-de-France chaque année depuis les années 2000) et évolutions sociologiques provoquent des tensions très fortes sur le marché.

La disponibilité de terrains est essentielle pour augmenter la construction, c’est pourquoi l’État doit encore plus fortement mobiliser le foncier public pour construire du logement. La libération du foncier pour de nouvelles opérations d’aménagement ouvre des perspectives. Dans des territoires en mutation, l’arrivée des gares du Grand Paris Express ouvre concrètement la possibilité de reconstruire la ville dans la ville et d’y garantir, dans ces nouvelles zones d’aménagement, la création de logements sociaux accessibles au plus grand nombre. 30 % de logements sociaux autour des nouvelles gares : c’est un principe que Christian Favier a défendu au Sénat, proposition de loi rejetée par la majorité de droite. Or, 70 % des ménages franciliens sont éligibles au logement social.

Sur la politique de l’urbanisme, du logement et de l’habitat avec la mise en place de la métropole du Grand Paris, les élus de petite couronne ont été contraints d’abandonner leurs compétences et les outils qui avaient démontré leur efficacité, comme leurs offices publics de l’habitat. Ils seront transférés aux territoires, mais ne seront plus une compétence communale, ce qui éloignera leur gestion des problématiques de leur population. Un plan local d’urbanisme intercommunal voit ainsi le jour et définira les orientations de la politique d’urbanisme dans chaque territoire. Il s’imposera aux communes qui seront donc dessaisies de cette compétence.

Il est très significatif, que pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, le logement ne soit associé ni à un ministère, ni à un secrétariat d’État. Le message politique du nouveau pouvoir est clair : faire les poches des familles en difficultés pour gonfler celles des plus riches. D’un côté, 6,5 millions de familles vont subir une baisse de toutes les aides au logement (APL, ALS, ALF), quand selon l’INSEE celles-ci représentent plus de 20 % du revenu des ménages les plus pauvres. Tandis que les plus riches contribuables, assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), vont bénéficier d’une ristourne de 3 milliards d’euros ! Dans le même temps, le gouvernement vient d’annoncer pour 2017 une annulation de crédits de plus de 180 millions d’euros pour la construction de nouveaux logements type PLAI (destinés aux plus modestes) !

C’est l’équivalent de 12 000 logements.

Ainsi, le gouvernement fait le choix d’ignorer l’enjeu de l’accès au logement pour tous et partout, du rôle du logement dans la mobilité professionnelle, de la place des dépenses de logement sur le pouvoir d’achat des ménages, de l’avenir des quartiers et de la vie de leurs habitants.

Hocine Tmimi, Conseiller départemental du canton de Vitry-sur-Seine 2

SOS Rentrée 2017 – Exiger l’égalité pour toutes et tous dans l’accès à l’enseignement : l’égalité n’est pas une loterie !

Début juillet, 3 000 jeunes val-de-marnais n’avaient pas encore d’affectation en lycées ou facultés. Aujourd’hui, à quelques jours de la rentrée scolaire, plusieurs centaines d’entre eux sont toujours en attente soit d’une place en lycée ou de savoir s’ils pourront accéder à la filière de leur choix.

Cette situation s’amplifie à chaque rentrée et devient même insupportable pour ces milliers de jeunes ayant passé avec succès leur baccalauréat.

La solution de la Ministre Mme Vidal est celle de la sélection à l’entrée en université. Sobrement baptisée « pré-requis », cette mesure efface le principe même du baccalauréat, qui doit rester la voie d’accès à l’enseignement supérieur. Surtout, elle s’accompagnera d’un renforcement de la compétition au financement entre établissements, qui risque d’entériner le glissement définitif vers un enseignement supérieur à plusieurs vitesses.

À celles et ceux qui proposent l’université de la concurrence et de la sélection, nous opposons une autre priorité : démocratiser l’enseignement supérieur, assurer la réussite de tous, dans l’intérêt de notre société minée par les inégalités. L’égalité n’est pas une loterie !

C’est pourquoi – comme tous les ans depuis 1989, dans le Val-de-Marne – nous mettons à disposition des jeunes et de leur famille le dispositif départemental SOS Rentrée. Ce service public, conçu pour favoriser la réussite de tous, a toujours prouvé son utilité. Il a pour objectif d’agir sur l’égalité d’accès aux droits à l’éducation et permettre aux jeunes de poursuivre leurs études dans le respect de leurs choix d’orientation.

Pour cette rentrée 2017, les élu-e-s Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne sont aux côtés des jeunes sans bahut et de leur famille, fortement mobilisés pour exiger leur droit à étudier dans la filière souhaitée.

Les élus appellent enfin, lundi 4 septembre, à se réunir devant le rectorat de l’Académie de Créteil, avec Fatiha Aggoune, vice-présidente du Conseil Départemental en charge de la jeunesse, pour rappeler à l’Éducation Nationale ses obligations envers les jeunes du Val-de-Marne.

 

Nous vous invitons au rassemblement organisé :

Lundi 4 septembre à 14h00

(Devant le rectorat de l’Académie de Créteil)

4 Rue Georges Enesco

Métro : Créteil – L’Echât

 

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 31 août 2017