Pascal Savoldelli

Une réforme constitutionnelle à mille lieux des attentes des Val-de-Marnais.e.s !

Sous l’impulsion du président Christian Favier, la majorité départementale a toujours eu la volonté de développer des politiques publiques, dans une grande proximité avec les besoins et attentes des Val-de-Marnais.e.s.

Or, avec l’actuel projet de réforme constitutionnelle d’Emmanuel Macron, le risque est grand que le règne absolu de la technostructure prime sur tous les territoires de la République, nourrissant en retour une crise de la démocratie qui menace notre pacte républicain. Avec le retour du projet de suppression des départements de la petite couronne parisienne, une volonté guide le chef de l’État : disqualifier et réduire la dépense publique utile, afin d’inscrire nos institutions dans la trajectoire libérale de l’Europe des régions et des métropoles.

Si, devant la mobilisation inédite des populations, des élu.e.s locaux de toute sensibilité et des agents du service public, Emmanuel Macron indique n’avoir encore rien décidé, sa vision d’une « métropole sans département » est un des leviers escomptés pour affaiblir les services publics, mais aussi les communes qui n’auront plus leur partenaire de proximité.

C’est la même logique qui prime avec la réduction démagogique du nombre de parlementaires, qui cache en définitive la volonté de réduire les prérogatives du Parlement, d’abaisser la représentation nationale pour réduire au maximum les contre-pouvoirs. Plus de démocratie avec moins de représentants du peuple, parmi lesquels encore moins d’ouvriers ou d’employés, la démonstration reste encore à faire ! Réduction du nombre d’élus, affaiblissement de la démocratie locale, prédominance de la technostructure, éloignement des lieux de décisions, instauration d’un quota d’amendements par groupe parlementaire, remise en cause de la décentralisation, recours aux lois d’habilitation pour donner pouvoir au Gouvernement de légiférer seul par ordonnances dans tel ou tel domaine…

La mainmise de l’Exécutif sur le pouvoir législatif est En Marche ! C’est ainsi que le Gouvernement a opéré un véritable coup de force anticonstitutionnel, avec la loi sur la sélection à l’université « Parcoursup », qui a été appliquée avant même d’être votée par le Sénat puis promulguée.

Le chef de l’État et son Gouvernement sont incontestablement le symbole de cette marche conservatrice, avec son cortège de privatisations, d’attaques contre les droits du travail, du Parlement, contre la SNCF, contre les statuts…

Rien de nouveau dans ce vieux monde ! Tous les deux sont en charge d’une mission : répandre la bonne parole libérale.

J’emprunterais volontiers à Pierre Bourdieu son éloquente définition de l’essence du néolibéralisme : « Un programme de destruction des structures collectives capable de faire obstacle à la logique du marché pur ». Ce « modèle » de fonctionnement des institutions est calqué sur celui des instances de l’Union européenne (Commission européenne, Parlement).

Il considère que la moindre parcelle de démocratie fait obstacle à leurs projets de marchandisation de l’action et de l’espace public, au seul profit d’une rentabilité financière qui explose littéralement. Et le peuple dans tout cela !

Nous assistons à une volonté de prise de pouvoir direct du marché, évacuant ce qui n’est plus devenu à leurs yeux qu’un seul intermédiaire, le politique !

Pour casser ce « mur dressé » entre les populations et des lieux de décision de plus en plus opaques et lointains, la question est posée d’engager une véritable « révolution constitutionnelle » pour une nouvelle Constitution, une nouvelle République démocratique et sociale.

Pascal Savoldelli, sénateur du Val-de-Marne

Président du groupe, conseiller départemental d’Ivry-sur-Seine

« LOI TRAVAIL XXL » : LA CASSE DU SIÈCLE !

La loi travail, portée par le gouvernement d’Edouard Philippe et du Président Emmanuel Macron, et adoptée par ordonnance n’a pas plus de légitimité aujourd’hui qu’hier !

Les 36 mesures de cette loi travail « XXL » organisent la casse du droit du travail, en s’attaquant frontalement aux accords collectifs. L’entreprise devient ainsi l’échelon principal de la négociation sociale en affaiblissant le rôle et les prérogatives des syndicats, et en facilitant les plans sociaux.

En clair, il s’agit de l’éclatement généralisé du Code du travail.

Pour quel choix de société ?

Admettons un instant que davantage de flexibilité permettrait une hausse de l’emploi. Se pose alors la question du choix de société : souhaitons-nous atteindre le plein-emploi avec des conditions de travail très dégradées, des emplois sans intérêt et des travailleurs pauvres ?

Ainsi, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, où la flexibilité salariale et externe est bien plus forte, la pauvreté est plus élevée malgré des taux de chômage officiels plus faibles, tandis que les inégalités ont explosé beaucoup plus vite qu’en France (au point que le revenu médian est quasi-égal aujourd’hui aux États-Unis à ce qu’il était en 1974).

Quel progrès y aurait-il à ce que tout le monde ait un emploi précaire et mal payé, au sein d’un système où la masse des individus perdrait leur vie à la gagner pour que les 1 % des plus riches puissent encore gagner plus en ne travaillant pas ?

Cette loi travail contient :

  • Les chômeurs sanctionnés pour les rendre flexibles ;
  • Des licenciements sans justification en muselant les prud’hommes ;
  • Des contrats de chantier, CDD au rabais ;
  • La suppression d’instances représentatives des personnels, tels que les Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT)…

Depuis cet été, la riposte s’organise contre cette « loi Travail XXL », qui s’annonce dangereuse pour les salariés et leurs représentants. Plusieurs syndicats appellent à une grande journée d’action et de mobilisation mardi 12 septembre.

Les élu-e-s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront mobilisés aux côtés des salarié.e.s, des privé.e.s d’emploi, des retraité.e.s.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 11 septembre 2017

Communiqué de Pascal SAVOLDELLI – CDEN du 14 mars 2017

Lors du Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) réuni le 14 mars, les élu-e-s des collectivités territoriales, les représentants des personnels des établissements, des organisations syndicales et des associations de parents d’élèves ont quasi unanimement refusé d’entériner la carte scolaire du 1er degré présentée par l’inspection académique.

Avec une dotation ministérielle conséquente qui attribue 160 postes pour le Val-de-Marne pour accueillir 1 674 élèves supplémentaires en septembre prochain, nous partageons cette prise de position devant un projet de carte scolaire qui prévoyait 93 ouvertures fermes et 23 conditionnelles, ainsi que 43 fermetures fermes et 36 conditionnelles.

En effet, malgré les créations de postes engagées depuis 2012 dans l’Education nationale, les effectifs par classe restent très chargés dans beaucoup trop d’établissements scolaires. Ainsi, le syndicat SNUipp-FSU estimait en septembre dernier que 55% des classes de maternelle et 27% de celles de primaire comptaient plus de 25 élèves par classe, 8% des classes de maternelle (soit 7 300) comptant même plus de 30 élèves.

Dans le premier degré, selon une étude de la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), le nombre d’élèves par classe demeure supérieur à la moyenne européenne.

Certes, près de 20 000 postes d’enseignement ont été créés en élémentaire dans le public depuis 2012, 17 000 postes dans le secondaire public… Mais ces chiffres qui restent en deçà de l’engagement de créer 60 000 postes dans l’Education nationale durant le quinquennat, ne compensent pas l’ampleur du recul infligé précédemment par la droite, ni l’importance de la poussée démographique des élèves dans le premier et second degré.

Pour les enseignants comme pour les parents, chaque rentrée scolaire s’accompagne de la crainte que les classes soient surchargées. Cela affecte les conditions de travail des enseignants et la prise en charge de leurs élèves, notamment les plus fragiles qui sont plus désavantagés par des conditions d’enseignement précaires.

Toutes les évaluations nationales comme internationales l’indiquent : l’école française est inégalitaire avec un risque de décrochage scolaire qui reste très marqué selon le milieu d’origine des élèves. La Cour des comptes soulignait également en 2012, que l’Etat dépensait 47% de plus pour former un élève parisien qu’un élève de banlieue.

Or, dans un contexte ou la ségrégation sociale se concentre dans les zones les plus urbanisées sous le poids d’une ségrégation résidentielle, la mixité est un facteur essentiel de la réussite des élèves.

Ainsi, cette question des effectifs par classe reste centrale car elle conditionne pour une part la qualité de l’enseignement dispensé dans les écoles de la République, afin que l’école redevienne cet outil de promotion et de mixité sociale !

C’est le sens du vœu adopté par le CDEN sur la proposition des syndicats enseignants SNUDI FO, SNUipp-FSU, CGT Educ’Action, Solidaires Sud Education et de la fédération de parents d’élèves FCPE.

Voté par les élu-e-s Front de gauche et par l’ensemble des élu-e-s de gauche, cette prise de position réaffirme qu’avec une dotation de 160 postes pour le Val-de-Marne, l’essentiel des demandes des écoles mobilisées peuvent immédiatement être satisfaites, sans attendre les ajustements de juin et septembre dont on sait les conséquences pour l’organisation des écoles et les élèves.

Qui peut aujourd’hui garantir qu’à l’issue des élections présidentielles, le nouveau gouvernement ne reprendra pas ces postes au nom de la lutte contre les déficits ou d’une « nécessaire diminution du nombre de fonctionnaires » !

Aux côtés des acteurs de la communauté éducative mobilisés, les élu-e-s du groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne continueront d’agir pour garantir le droit à l’Education de tous les élèves afin que l’Education redevienne cet outil de promotion et de mixité sociale.

 

Pascal SAVOLDELLI, Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne.

Communiqué de presse de Pascal Savoldelli

Changement de présidence à l’Etablissement Public Foncier d’Île-de-France : un mauvais signal de plus à l’encontre d’un aménagement équilibré de l’Île-de-France

Un conseil d’administration exceptionnel de l’Etablissement Public Foncier d’Île-de-France a été convoqué ce mardi 31 janvier à 18h30, avec pour unique ordre du jour le renouvellement des instances, suite à la démission de Madame Valérie PÉCRESSE de la présidence de l’EPFIF, après seulement 10 mois de mandat.

Lors de la désignation de Monsieur Geoffroy DIDIER, à la présidence de l’Etablissement foncier régional, j’ai souhaité ne pas prendre part au vote pour dénoncer un choix à contre-sens des missions de cet outil foncier régional.

Le jour de la publication annuelle du rapport de la Fondation de l’Abbé Pierre sur le mal-logement en France, qui alerte sur la situation de près de 4 millions de français mal-logés en 2017, l’exécutif régional, fait le choix de faire élire à la tête de l’EPFIF, le vice-président régional au logement, en charge de la politique « anti-logement social » de la Région Île-de-France. Quel message !

L’EPFIF, financé par l’impôt des franciliens et qui travaille à une diversité et une meilleure répartition de l’habitat et de l’emploi en luttant contre les inégalités sociales et territoriales, se voit fortement orienté depuis quelques mois, par une action publique disproportionnée en faveur de la promotion résidentielle privée aux loyers inabordables pour une majorité de francilien.

En Val-de-Marne nous défendons au contraire, une politique foncière plus équilibrée reposant sur un portage foncier dédié à une diversité de logements, dont une part de logements sociaux à la hauteur des besoins ; mais également sur un portage foncier plus ambitieux en soutien à l’implantation économique des petites et moyennes entreprises.

Pour aller plus loin encore, et lutter contre la tendance générale au «tout résidentiel », je crois qu’il est  temps, d’engager une réelle évolution des missions de l’EPFIF en faveur de certaines activités économiques pour garantir la vocation industrielle et économique de la Région Île-de-France en cherchant à maintenir notamment les activités de production, d’artisanat et de logistique au cœur de la zone dense, qui sont aujourd’hui pénalisées par un coût du foncier trop élevé.

Pascal SAVOLDELLI, Vice-président du Conseil départemental du Val-de-Marne et administrateur de l’EPFIF