Continuer à faire rimer solidarité avec égalité

Continuer à faire rimer solidarité avec égalité

Impossible de savoir, au moment où étaient rédigées ces quelques lignes, comment allait débuter l’année 2019, mais nul doute que l’aspiration populaire à plus de justice sociale et fiscale n’aura pas disparue…

La réponse apportée par un Président de la République contraint de sortir de son palais pour tenter d’éteindre la colère de la rue était, en effet, très loin d’être à la hauteur des besoins et des attentes. Rien pour l’immense majorité des salariés, des chômeurs, des retraités, pas plus que pour les enseignants, les infirmières et tous les autres agents des services publics. Au contraire. C’est au pied du sapin des contribuables que le Président a laissé la facture de ses mini-mesures. Pas question, en effet, de rétablir l’ISF, d’augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux. Aucune remise en cause des somptueux cadeaux accordés aux banques, aux multinationales et aux plus fortunés. Les représentants de la majorité gouvernementale, envoyés faire le service après-vente sur les plateaux de télévision, ne disaient pas autre chose en assurant que les dépenses publiques pourraient encore être « optimisées », faute d’être en mesure d’expliquer comment se concrétiserait la lutte contre l’évasion fiscale également annoncée. Alors qu’il suffit d’être sur le terrain pour vérifier que le besoin de partager les richesses est aussi urgent que celui de modifier nos modes de production et de consommation, le Président refusait obstinément de changer son logiciel libéral aux conséquences aussi dévastatrices pour les êtres humains que pour la planète.

Face à cet entêtement mortifère, de plus en plus de lycéens, de chômeurs, de salariés du privé, d’agents publics et de retraités, porteurs ou non d’un gilet jaune, refusaient de s’en laisser conter et relevaient la tête.  Les élus de notre groupe sont, quant à eux, plus déterminés que jamais à continuer d’impulser des politiques publiques qui contribuent non seulement à améliorer la vie des Val-de-Marnaises et des Val-de-Marnais, mais aussi à développer des dynamiques porteuses d’avenir.

Des actes concrets

Ouverture d’un nouveau collège à Saint- Maur ; construction d’un collège provisoire à Vincennes ; distribution du 100.000e ordinateur Ordival à un jeune collégien entrant en 6e ; remboursement de 50% de la carte Imagin’R pour les jeunes et de la carte Améthyste pour tous les retraités ; lancement de la construction de 4 nouvelles crèches ; soutien à la vitalité artistique et culturelle du territoire, au monde associatif et au mouvement sportif… Vente des bâtiments de l’ex-gendarmerie de Villeneuve-Saint-Georges à Valophis en vue d’en faire des logements sociaux ; création d’un itinéraire cyclable le long de la RD 19 ; initiative en faveur du recrutement d’un millier de personnes sur les métiers en tension du BTP… Téléval, Grand Paris Express, Cité de la Gastronomie… La liste est trop longue pour citer tous les actes concrets posés, en 2018, pour lutter contre les inégalités entre les individus et les territoires. Avec vous, en 2019, nous voulons que le Val-de-Marne demeure cette terre d’hospitalité et d’innovations où solidarité rime avec dignité, et ambition avec émancipation.

 En ayant été des dizaines de milliers à signer la pétition contre la suppression du Département, vous nous avez dit votre attachement à ces politiques de proximité et contribué à ce que le danger de cette disparition soit enfin écarté. Mais le gouvernement, qui n’a d’oreilles que pour le monde de la finance, entend bien poursuivre son entreprise de mise sous tutelle des collectivités en leur imposant une cure d’austérité sans précédent, au nom du remboursement d’une dette publique dans laquelle les collectivités pèsent pourtant pour moins de 10%. Nos politiques publiques se trouvent, de fait, directement menacées, alors même que la dette de l’Etat à l’égard du seul Val-de- Marne représente l’équivalent d’une année entière de budget, soit la construction de 54 collèges… Sans compter les 12 millions d’euros qu’il pourrait oublier de nous rembourser pour le financement engagé par le Département au titre du collège provisoire de Vincennes, qui équivalent à la construction, de 2 crèches de 60 berceaux…

Ne pas laisser l’État vous spolier

Parce que les politiques que nous impulsons n’ont d’autre but que d’améliorer le quotidien des tous les habitants du Val-de- Marne, en favorisant un développement équilibré et durable du territoire, nous ne laisserons pas l’Etat vous spolier, et continuerons d’agir pour préserver des services publics utiles à toutes et tous, ainsi que la libre administration de notre Collectivité. A chacune et chacun d’entre vous et à vos proches, nous adressons nos plus chaleureux vœux pour la nouvelle année.

Evelyne Rabardel

1ère vice-présidente du Conseil départemental déléguée aux Collèges, à l’Action pour la réussite éducative, à la Culture, au Travail de mémoire et aux Archives départementales.

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