Exiger l’égalité pour toutes et tous dans l’accès à l’enseignement supérieur : les élu.e.s Front de gauche mobilisés

Exiger l’égalité pour toutes et tous dans l’accès à l’enseignement supérieur : les élu.e.s Front de gauche mobilisés

Près de 90 000 jeunes étudiants, dont 3 000 en Val-de-Marne n’ont toujours pas aujourd’hui d’affectation en facultés, parmi eux, 9.726 avaient pourtant placé en premier vœu une filière non sélective (un vœu qui aurait dû leur garantir une place).

Cette situation qui s’amplifie à chaque rentrée est insupportable, pour ces milliers de jeunes ayant passé avec succès leur baccalauréat, mais sans perspective autre que celle d’une loterie vue à raison comme injuste. Rien n’a été fait pour que les Universités et l’enseignement supérieur puisse les accueillir malgré une hausse prévisible et continue du nombre d’étudiants. Au contraire, les cures d’économie se sont multipliées, jusqu’à cette annonce de 330 millions d’euros de baisses de crédits pour la seule année 2018 !

La solution de la Ministre Mme Vidal est celle de la sélection à l’entrée en université. Sobrement baptisée « pré-requis », cette mesure efface le principe même du baccalauréat, qui doit rester la voie d’accès à l’enseignement supérieur. Surtout, elle s’accompagnera d’un renforcement de la compétition au financement entre établissements, qui risque d’entériner le glissement définitif vers un enseignement supérieur à plusieurs vitesses. Derrière les mots choisis de la ministre, se cache bien de la hausse des frais d’inscription, de la sélection par l’argent et l’origine sociale.

À celle et ceux qui proposent l’université de la concurrence et de la sélection, nous opposons une autre priorité : démocratiser l’enseignement supérieur, assurer la réussite de tous, dans l’intérêt de notre société minée par les inégalités. L’égalité n’est pas une loterie : le même cadre pour tous et ensuite à chacun sa «chance» ! Parce que la « chance » n’est pas également partagée, l’égalité n’a rien de naturel. C’est au système universitaire de la rendre effective, d’en créer les conditions, puis d’en vérifier la réalité, en corrigeant lorsque c’est nécessaire les inégalités constatées.

Les logiques de territorialisation, de privatisation, de rentabilisation mises actuellement en œuvre dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la santé, des transports… sont socialement destructrices : elles aggravent les inégalités sociales.

Pour une université au service de l’égalité et de l’émancipation de tous, c’est d’un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche renforcé et amélioré dont nous avons besoin. Seule une fonction publique renforcée et rénovée peut être garante des droits de tous à l’éducation, à une formation débouchant sur des qualifications reconnues. Seule une réorientation des milliards dépensés pour la recherche privée vers l’université publique, pourra mettre fin à l’austérité qui y sévit. Comment accepter par exemple le gâchis des 5,5 milliards d’euros par an du Crédit Impôt Recherche ? Comment accepter que ce dispositif, ne serve pas à la recherche mais à l’optimisation fiscale ? Il est temps de remettre l’argent public là où il est utile, au service des étudiants et de la recherche.

Dans cette période estivale, les élu-e-s Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne sont aux côtés des jeunes sans bahut, mobilisés pour exiger leur droit à étudier dans la filière souhaitée.

Comme tous les ans depuis 1989, dans le Val-de-Marne, nous mettons à disposition des jeunes et de leur famille le dispositif SOS Rentrée. Notre dispositif, conçu pour favoriser la réussite de tous, a toujours prouvé son utilité. Il a pour objectif d’agir sur l’égalité d’accès aux droits à l’éducation et permettre aux jeunes de poursuivre leurs études dans le respect de leurs choix d’orientation. Nos élus appellent enfin, le 4 septembre, à se réunir devant le rectorat de l’Académie de Créteil, avec Fatiha Aggoune, vice-présidente du Conseil Départemental en charge de la jeunesse, pour rappeler à l’Education Nationale ses obligations envers les jeunes du Val-de-Marne.

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, le 20 juillet 2017

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