Faire vivre la démocratie de proximité

Faire vivre la démocratie de proximité

Les principaux.ales candidat.e.s à l’élection présidentielle ont pu s’exprimer devant l’Assemblée des départements de France sur l’avenir des départements. Le choix des électrices et électeurs qui s’exprimeront les 23 avril et 7 mai aura inévitablement des conséquences sur l’avenir des collectivités territoriales et le quotidien de leurs habitant.e.s.

Pour nous, le futur président de la République et le gouvernement devront restituer leur pleine autonomie financière aux collectivités, leur donnant ainsi les capacités d’être de véritables leviers de la relance économique. C’est ce que défend notamment Jean-Luc Mélenchon. C’est seulement dans ce cadre que les collectivités pourront conserver leur rôle moteur, par la relance de grands investissements d’équipements et d’infrastructures. Utiles aux entreprises et aux personnes privées d’emploi, ces investissements sont à la base d’un cercle vertueux pour l’économie. En coopération, les unes avec les autres, les différentes collectivités (régions, communes, départements) contribuent ainsi au développement de notre pays en répondant aux besoins des populations. C’est leur travail quotidien qui permet de définir les investissements nécessaires à un développement équilibré et écologique de nos territoires.

Face à cela, les candidat.e.s pro-austérité dévoilent leur lot de réductions budgétaires ou de suppressions de postes de fonctionnaires. « 120 000 » dit l’un, «500 000 » renchérit l’autre. Qui dit mieux !

C’est cette politique irresponsable que nous refusons car elle ne fait qu’aggraver le chômage et effacer le service public. Cette politique provoque des fermetures de bureaux de poste là, des services hospitaliers débordés ici… Mais l’austérité, c’est aussi des centaines de milliers d’emplois menacés dans le BTP, dans l’économie sociale et solidaire. C’est une activité économique qu’Emmanuel Macron ou François Fillon proposent de saborder en contractant l’investissement public.

Ils vont ainsi jusqu’à imaginer la suppression des départements au sein de la métropole, dans un grand ensemble où les décisions locales seront prises à bien plus grande échelle, loin des préoccupations et sans proximité avec les citoyen.ne.s du Val-de-Marne. Mais surtout, avec le risque de ne pas respecter la spécificité des politiques publiques conduites en Val-de-Marne.

Ces politiques de solidarité, comme la prise en charge de la moitié de la carte Imagine R, comme les crèches départementales, comme Ordival… Qui mènera demain ces politiques ?

D’autres candidat.e.s proposeront, eux.elles, d’opposer les moins favorisé.e.s aux plus démuni.e.s, en discriminant les bénéficiaires des politiques de solidarité. Sous couvert de « justice », ils.elles s’apprêtent en réalité à proposer le travail obligatoire gratuit pour tou.te.s les bénéficiaires des minima sociaux et notamment le RSA.

Nous devons, au contraire, affirmer lors de cette élection présidentielle, la nécessité de renforcer le couple commune-département, en redonnant aux départements les moyens légaux et financiers pour assumer leurs missions.

Il faudra aussi s’exprimer en faveur d’une « nouvelle décentralisation », démocratique celle-ci, car fondée sur l’indispensable intervention des citoyennes et des citoyens.

Moderne, elle devra tirer les conséquences de la loi NOTRe et de ses « schémas régionaux » qui ont, avec les métropoles, délesté l’échelon départemental d’une partie de ses compétences et de ses moyens. Éloignant le.la citoyen.ne des centres de décisions, cette loi accroît les inégalités. Il est temps d’y mettre fin.

L’élection présidentielle et les législatives compteront pour préserver l’avenir de nos départements et de nos communes, rétablir la libre administration des collectivités territoriales, dont le principe figure dans la Constitution, et faciliter ainsi les coopérations entre elles, en faveur de leurs habitant.e.s et donc de notre quotidien.

Notre choix, c’est celui de l’avancée d’une nouvelle République, sociale, démocratique, écologique et solidaire, utile pour le Val-de-Marne et ses habitant.e.s.

Pierre Bell-Lloch, Vice-président du Conseil départemental en charge de l’Insertion professionnelle, de l’Emploi, de la Formation, des Relations avec le monde du travail, de l’Économie sociale et solidaire, du Commerce équitable, de l’Eau et de l’Assainissement.

Canton de Vitry-sur-Seine 1

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