Fermetures de classes, de bureaux de poste, de commissariats… : refusons la disparition de services publics entiers dans nos villes !

Fermetures de classes, de bureaux de poste, de commissariats… : refusons la disparition de services publics entiers dans nos villes !

L’actualité de ces dernières semaines démontre une nouvelle fois que les logiques libérales détruisent ce à quoi nous sommes collectivement attachés. Trois exemples très concrets concernent le Val-de-Marne et votre commune à l’image de ce que vit notre pays.

Des fermetures de classe… et des non-remplacements chroniques d’enseignants

Alors que la rentrée scolaire 2017-2018 se prépare, le rectorat exige 79 fermetures de classes (dont 36 conditionnelles) dans notre département. Seulement 28 ouvertures sont prévues pour plus de 1 600 nouveaux élèves !

Or, les conséquences sont nombreuses et néfastes pour la réussite scolaire des élèves. L’augmentation des effectifs par classe pèse sur chaque enfant et sur les équipes pédagogiques. À cela s’ajoute le problème criant des non-remplacements d’enseignants en cas d’absence, même prolongée. Parmi les villes concernées, les parents d’élèves de Villejuif se sont particulièrement mobilisés devant une situation des plus tendues de France.

Face à ces réalités, qui peut nier le besoin de recrutement d’enseignant.e.s ?

Fermer des bureaux de poste ? Ils sont timbrés !

Depuis le début de l’année, quatre bureaux de Poste ont été fermés dans notre département.

Pour la première fois en France, un rassemblement représentatif de seize communes d’un même département a eu lieu devant le ministère, à l’appel de Christian Favier et de l’Association des maires du Val-de-Marne, pour dénoncer ces fermetures et relayer l’inquiétude des habitants.

Malgré cela, nous avons appris que cinq nouvelles fermetures étaient programmées cette année à Villejuif, Saint-Maur, Boissy, Fresnes et Villeneuve-le-Roi. C’est une conséquence très concrète pour les habitants de l’austérité et de l’acharnement libéral contre les services publics. Pourtant, les bénéfices du groupe La Poste ont bondi en 2015 et 2016. Mieux encore, La Poste a touché 318 millions d’euros d’argent public pour la seule année 2015 grâce au fameux CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi) ce cadeau fiscal payé par tous les consommateurs pour enrichir les entreprises, y compris celles qui licencient…

Un commissariat sur deux menacé ?

Fin mars, les organisations syndicales ont dévoilé un projet de réorganisation des dix-huit commissariats de police du département.

Ce projet prévoirait le redéploiement des policier.ère.s vers quelques «méga-commissariats », au détriment des commissariats d’Ivry, Thiais, Alfortville, Saint-Maur, Charenton, Vincennes, Nogent et Chennevières. Nul n’est dit sur le devenir de la présence des gardiens de la paix dans ces communes. L’hypothèse de la fermeture pure et simple resterait même ouverte.

Une fois de plus, c’est à l’exact opposé des besoins que les logiques libérales poussent le service public dans le mur. Pour répondre aux enjeux de la société, la police doit être plus proche du terrain, plus en contact avec les habitants, repenser sa relation aux jeunes et être mieux dotée en moyens humains et en locaux décents.

En défendant la baisse des dépenses publiques au niveau national, la droite et les libéraux ne précisent jamais les conséquences concrètes de tels choix sur la vie des habitants, sur le quotidien de tous, riches et pauvres, jeunes ou moins jeunes.

Ils aiment à faire croire que le service public serait réservé à certains d’entre nous alors qu’il est universel. Ils aiment annoncer la suppression de plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires, sans préciser quels postes pour quelles conséquences.

Pourtant, l’argent existe dans notre pays. Les richesses s’accumulent pour quelques grands groupes qui refusent de payer les impôts, de contribuer au développement de notre pays, de financer les services publics. N’oublions pas que l’évasion fiscale coûte chaque année près de 80 milliards d’euros de manque à gagner pour l’État, pour nous tous. C’est à cela qu’il faut s’attaquer, pas à nos écoles, pas à nos bureaux de Poste, pas à nos commissariats.

Comme des milliers de Val-de-Marnais, nous, élu.e.s Front de gauche (PCF-PG-Citoyens), refusons ces coups portés à nos vies quotidiennes et à la qualité de vie dans notre département. Et nous le faisons au Conseil départemental, dans les conseils municipaux comme dans la rue et au Parlement, sans double jeu, ni ambiguïté.

Pierre Garzon, Vice-président en charge des Transports, des Déplacements, des Circulations et des Infrastructures routières

Canton de Villejuif

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