Le dialogue, la négociation, le respect des peuples plutôt que le fracas des armes

Le dialogue, la négociation, le respect des peuples plutôt que le fracas des armes

L’été a été marqué par une série d’événements sportifs qui ont colonisé nos écrans et l’actualité. Ils répondent en cette période noire à un besoin de se retrouver, de faire la fête. Pour autant, nous n’oublions pas que l’horreur et l’indicible ont, par deux fois cet été, touché notre pays et plongé de nombreuses familles dans la douleur. En cee rentrée, c’est donc en tout premier lieu vers les victimes et leurs familles touchées par ces actes barbares que vont notre pensée et notre solidarité.

Ces attentats commis par de jeunes hommes qui, pour certains, sont nés et ont grandi en France interrogent, et nous ne pensons pas que les seules réponses sécuritaires et guerrières soient la bonne réponse.

La fin de la Guerre froide entre les deux plus grandes puissances n’a pas apporté la paix dans le monde. Au contraire, les effets de la volonté de domination des puissances financières et économiques, de la volonté des États-Unis et des puissances occidentales de maîtriser les sources des matières premières, de la mondialisation, ont créé une crise profonde qui touche de nombreux pays et des millions d’humains, générant une montée vertigineuse des inégalités et des insécurités sociales, l’appauvrissement éducatif et culturel, le pillage des ressources des pays du Sud, la mise en cause de l’équilibre des écosystèmes planétaires, avec comme première conséquence le dérèglement climatique et les 60 millions de déracinés qui vont avec.

C’est le droit des générations futures à vivre en paix et en sécurité qui est aujourd’hui mis à mal.

La France se situe au 5ème rang mondial des exportateurs d’armes, à la 7ème place avec 941 dollars US de dépenses militaires par habitant. On recense plus de 14 conflits dans le monde où elle est plus ou moins impliquée.

Préparer ou faire la guerre est-il le seul moyen pour gagner la paix ?

On ne peut que constater que, depuis le déclenchement par l’OTAN et les Etats-Unis de la première guerre en Irak, le Moyen-Orient est plongé dans une guerre interminable, dans le sang, les drames.

Face à cette situation qui a des conséquences dramatiques jusque dans notre pays, sans parler des tensions racistes et xénophobes qui grandissent, nous sommes placés devant l’urgente nécessité d’ouvrir de nouvelles issues à cette situation. De faire le choix de solutions élaborées dans un cadre diplomatique et où le droit international ne soit plus supplanté par les impératifs de la loi du marché et du libre-échange sans entrave.

Il ne suffit donc pas seulement de revendiquer ou de décréter l’unité nationale à l’occasion de chaque attentat, mais bien de faire vivre au quotidien dans notre pays où à l’international, les valeurs de la République qui en sont le ciment.

La seule réponse sécuritaire maniée par le gouvernement pour rassurer les Français ne peut être la seule réponse aux drames que nous vivons.

Assurons la promotion de la liberté contre l’intolérance, de l’égalité contre l’exclusion, de la fraternité contre le rejet de l’autre, de la laïcité et de l’émancipation contre toutes les formes d’intégrisme.

Notre conviction est qu’il est également possible de lutter contre toutes les formes de haine, en faisant de la culture de la paix, telle que dé nie par la résolution de l’ONU en 1998 (ensemble de valeurs, d’attitudes, de comportements et de modes de vie privilégiant le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes, les États), un objectif de l’action publique nationale et locale. La France doit retrouver une parole indépendante, en se libérant du carcan de l’OTAN et des États-Unis.

Cette parole si respectée jadis par tous les peuples du tiers-monde, qui y retrouvaient les valeurs issues de notre histoire, depuis 1789, les philosophes des Lumières, le Conseil national de la résistance. C’est, de notre point de vue, le seul moyen de retrouver le chemin de la paix au Moyen-Orient, en France, et partout dans le monde.

Égalité et paix doivent redevenir les valeurs universelles de référence, et c’est pourquoi nous vous donnons rendez-vous le 23 septembre à Choisy-le-Roi dans le cadre de la Semaine mondiale pour la paix.

Alain Desmarest, vice-président du Conseil départemental chargé de la Coopération décentralisée, des Relations et solidarités internationales, de l’Action en faveur de la paix

Canton du Kremlin-Bicêtre

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