Pour le maintien des bureaux de Poste et une véritable présence postale territoriale – Pour de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés et les usagers

Pour le maintien des bureaux de Poste et une véritable présence postale territoriale – Pour de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés et les usagers

Dans une société de plus en plus inhumaine et inégalitaire, nos concitoyens ont besoin de protections et de solidarités, donc de plus de Services Publics de qualité et de proximité.

En subordonnant le service postal à la rentabilité de La Banque postale, les évolutions du Service Public Postal sont préoccupantes et inacceptables.

Cette orientation du groupe La Poste génère des fermetures de bureaux de poste (environ 500 en 2017, près de 4 000 à l’horizon 2020), des transferts d’activités postales dans des commerces, des réductions d’horaires d’ouverture de bureaux, des suppressions de tournées de facteurs et des réductions du nombre d’agents.

En ce début d’année, en Val-de-Marne, nous assistons à une très importante dégradation du service rendu aux usagers et des conditions de travail des agents publics, en particulier avec le transfert de l’activité des bureaux des postes Liberté à Charenton, Joncs Marins au Perreux et Joffre à Fontenay chez un commerçant, avec les fermetures annoncées à Champigny, Boissy et Noiseau … Ainsi, environ 25 bureaux de postes souvent situés en ZUS et dans les quartiers populaires seraient menacés.

Les élu-e-s du Groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne s’opposent à cette nouvelle dégradation du service rendu aux usagers.

Nous étions déjà en 2009, de celles et ceux, deux millions dans notre pays, qui s’étaient alors prononcés contre la loi Estrosi de privatisation de La Poste lors de la votation citoyenne nationale.

Devant la fermeture de bureaux de poste de plein exercice, leur remplacement par de simples « points de contact » dans des commerces, lorsque nous parlons d’usagers, de services publics et de proximité, la Poste répond « clients », « entreprise », « rentabilité financière ».

Nous appelons à prendre une autre direction, celle de la rentabilité sociale. Pour nous, élu-e-s communistes, PG et Citoyens du groupe Front de gauche, assez de paroles, assez de discours, il faut passer aux actes !

L’Etat, en tant qu’actionnaire majoritaire, doit prendre ses responsabilités en stoppant cette course à la rentabilité financière qui dégrade à la fois, le service rendu aux usagers et les conditions de travail des agents.

Puisqu’il est nécessaire d’engager une réflexion sur La Poste d’aujourd’hui et de demain, faisons-le avec les personnels, les élu-e-s et l’ensemble des usagers. Voilà ce qui serait une véritable démarche démocratique !

Nous regrettons qu’en décembre dernier, l’Association des Maires de France ait signé avec l’Etat et le groupe La Poste, le nouveau contrat tripartite de présence postale territoriale pour 2017-2020. En effet, celui-ci dégrade encore la situation et enferme les maires dans des choix qui n’en sont pas : avoir un « point de contact » ou une maison de services au public, et payer pour cela, ou bien voir La Poste quitter la commune. Seuls les élu-e-s communistes-Front de gauche ont fait part de leur désaccord en votant contre, fidèles aux engagements qu’ils portent localement.

Pour notre part, nous proposons que les Commissions Départementales de Présence Postale et Territoriale soient élargies aux associations d’usagers et aux organisations syndicales représentatives du personnel, qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.

Nous demandons également d’augmenter sensiblement les ressources du fonds de péréquation en l’orientant exclusivement en faveur du maintien et de la rénovation des bureaux de postes.

Maintenir et renforcer le maillage des services publics postaux, agir pour leur réimplantation, cela appelle à une gestion démocratique et participative associant directions, usagers, élu-e-s et représentants des personnels, tout en les dotant de moyens financiers et en personnels publics suffisants pour assurer l’entièreté de leurs missions, ce qui implique un plan de création d’emplois et de formation.

Aux côtés des Val-de-Marnais qui ont décidé de placer La Poste sous protection citoyenne,

 les élu-e-s du groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront présent-e-s mercredi 15 mars à 15 heures, à la manifestation organisée devant le Ministère de l’Economie et des Finances où une audience a été demandée auprès du secrétaire d’Etat chargé de l’industrie.

Pascal SAVOLDELLI, Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne,

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

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