Renforcer et développer partout les services publics

Renforcer et développer partout les services publics

Hier, lundi 28 janvier à l’occasion de la séance du Conseil départemental, le groupe Les Républicains Val-de-Marne autrement a proposé un vœu « pour la construction d’un nouveau pacte de confiance entre l’État et les collectivités territoriales ».

Sous couvert de défense du service public, objectif que nous partageons, ce vœu suggérait en réalité de demander à l’Etat d’engager un véritable plan de réduction de la dépense publique, comme le propose le chef des Républicains, Laurent Wauquiez, avec une réduction de 20 milliards d’euros la première année, « pour atteindre un total de près de 30 milliards d’économies par an ».

Pour mémoire, le candidat à l’élection présidentielle des Républicains François Fillon proposait alors de supprimer progressivement 500 000 postes de fonctionnaires, ainsi qu’un plan de réduction des dépenses publiques de 100 milliards afin de ramener la dette en deçà des 50% du PIB d’ici à 2022.

Notre groupe Val-de-Marne Ensemble (PCF – FDG – LFI) a voté contre ce vœu car le financement des services publics doit passer, en priorité, par une réelle justice fiscale qui s’accompagne d’autres critères concernant les dépenses publiques et les prélèvements.

Notamment, en allant chercher les ressources auxquelles ont renoncé l’actuel gouvernement d’Édouard Philippe ainsi que les précédents, comme par exemple :

  • les 40 milliards d’euros du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) en 2019 ;
  • les exonérations de cotisations patronales ;
  • sans oublier d’autres aides ruineuses comme la Flat tax (10 milliards d’euros) et l’Exit Tax (6 milliards d’euros), le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital qui coûte 4 milliards d’euros aux contribuables ;
  • l’évasion et l’optimisation fiscale estimées à 100 milliards d’euros.

Voici quelques propositions novatrices, d’une part, de nature à tourner la page avec l’assèchement des dotations de l’État aux collectivités qui les asphyxie financièrement, et d’autre part, qui permettraient à l’État de renforcer et de développer davantage les services publics qui en ont grand besoin, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la justice, des transports…

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