Sauver la chirurgie cardiaque et hépatique, c’est sauver Mondor !

Sauver la chirurgie cardiaque et hépatique, c’est sauver Mondor !

En 2011, le combat mené par la communauté hospitalière, les usagers, élu.es, partis politiques et syndicats, pour la défense du service de cardiologie de l’hôpital Henri Mondor était gagné. Christian FAVIER, Président du Conseil général et l’ensemble des conseiller.es généraux ont à l’époque apporté leur soutien à ce combat, dans un vœu voté à l’unanimité. 100 000 signatures de la pétition pour la défense du service de cardiologie avaient été recueillies.
 
Aujourd’hui, six ans plus tard, ce sont les chirurgies de greffes hépatique et cardiaque qui sont menacées. Annonce faite lors de la conférence de presse organisée par la coordination de vigilance du GHU Mondor-Chenevier, où était présente Jeannick LE LAGADEC, conseillère départementale déléguée à la santé.
 
Ces activités seraient transférées aux hôpitaux La Pitié-Salpêtrière et Paul Brousse, des hôpitaux qui ne sont pas en capacité d’absorber le flux de nouveaux patients.
La direction de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) demande en effet de passer de 4 à 3 sites de transplantation hépatique dans ses hôpitaux. Dans ce cadre, Mondor est menacé car selon l’AP-HP, il n’y a pas assez de malades greffés ! Une véritable ineptie, tirée de chiffres et de tableaux de rentabilité, en contradiction avec les besoins de santé dans notre département. En effet, cette volonté se manifeste alors même que l’Agence Régionale de Santé (ARS) s’apprête au contraire à préconiser de créer un site supplémentaire de greffe hépatique en Île-de-France, reconnaissant ainsi le manque de structures sur cette question.
 
Fermer ce service réduirait en outre l’attractivité de l’hôpital pour les étudiant.es et enseignant.es de l’Université Paris Est Créteil (UPEC), menaçant à terme la pérennité des enseignements au CHU de Mondor. De plus, cela risque de remettre en cause la réalisation du nouveau bâtiment « RBI » (Réanimation, Bloc, Interventionnel) à Mondor, dont la livraison est prévue en 2020. Cette structure de pointe (21 salles d’opération, 55 lits en réanimation, salles d’imagerie, etc.) est pourtant très attendue par la communauté hospitalière.
 
Cette nouvelle décision autoritaire et brutale met à mal la recherche et la santé publique des populations, car elle conduirait par ricochet à remettre en cause d’autres structures hospitalières en Val-de-Marne (Chenevier notamment). Réduire les chirurgies cardiaque et hépatique, c’est remettre en cause toute la chirurgie, la formation des universitaires, la recherche, réduire une réponse de proximité aux besoins de soins…
Sauver la chirurgie cardiaque et hépatique, c’est donc sauver Mondor.
 
Les élu.es du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil Départemental du Val-de-Marne apportent tout leur soutien à la communauté hospitalière d’Henri Mondor et à la coordination de vigilance du GHU Mondor-Chenevier, et à l’ensemble des actions pour maintenir le service de chirurgie de greffe cardiaque et hépatique, pour développer le service public hospitalier dans notre département.
Créteil, 23 novembre 2017

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