TAFTA : Un premier recul qui en appelle d’autres

TAFTA : Un premier recul qui en appelle d’autres

 

Le 30 mai 2014, lors d’une séance du conseil départemental, notre groupe Front de Gauche déposait un vœu « Pour l’arrêt des négociations sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement » 

Ce vœu demandait :

– L’arrêt des négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) dit Grand Marché Transatlantique du fait de l’absence de contrôle démocratique et de débat public sur les négociations en cours.

– L’ouverture d’un débat national sur le Grand Marché Transatlantique, et plus généralement sur l’ensemble des accords de libre-échange impliquant la pleine participation des collectivités territoriales, des organisations syndicales et associatives, des organisations socioprofessionnelles et des populations.

Ce vœu appelait à ouvrir un débat départemental et national sur les risques de nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales que représenterait la mise en œuvre des accords de libre-échange approuvés par l’Union européenne, à agir par tous les moyens possibles pour empêcher la mise en œuvre du TTIP et de soutenir toutes les collectivités locales franciliennes qui s’engageraient dans cet objectif, à déclarer la région Ile-de-France « zone hors TTIP ».

Aujourd’hui, nous nous félicitons de l’annonce du ministre Français du commerce extérieur Matthias Fekl, qui déclarait hier que la France allait dès septembre demander à la commission européenne d’ « arrêter » les négociations engagées avec Washington. Négociations du traité transatlantique de libre  échange (TAFTA/TTIP) qui visent, dans le dos des peuples, à créer un marché unique libéral totalement dérèglementé entre les Etats-Unis et l’Europe.

Ainsi en France et en Europe, la mobilisation citoyenne commence à porter ses fruits. Notre département et ses  habitants ont contribué à ce premier recul, avec la constitution de multiples collectifs anti-TAFTA,  avec de nombreuses communes qui se sont déclarées en assemblée communale zone hors TAFTA.

Ce traité porte en lui la fin des services publics et de toute forme de protection, en particulier dans le domaine alimentaire et environnemental. Il aurait d’énormes conséquences sur l’agriculture, la santé, l’énergie et les politiques de lutte contre le changement climatique. Cet accord est un moyen pour les multinationales de contourner, voire de contester juridiquement des décisions politiques qui entraveraient leur expansion.

De la viande aux hormones aux OGM en passant par l’exploitation des gaz de schiste et la libéralisation du commerce des produits toxiques, la mise en place de ce traité risquerait fort d’être une catastrophe.

Nous restons donc mobilisé-e-s et vigilant-e-s, jusqu’à l’abandon total et définitif de toutes négociations, de même s’agissant de l’autre accord en cours de négociation, le CETA/AECG ( Canada-Union Européenne) qui est un autre projet d’accord de libre-échange piloté par les lobbies industriels et financiers nord-américains et européens qui voient dans toute réglementation existante ou future un obstacle à leurs affaires.

Ce sont à nouveau nos modes de vie, nos choix démocratiques et la capacité des Etats et des collectivités territoriales à protéger notre santé, notre environnement et nos droits qui sont menacés par ce projet d’accord.

Pour conforter ce 1er recul et obtenir la fin totale et définitive des négociations des traités de libre échange comme le TAFTA, le CETA et le TISA, les élu-e-s du groupe Front de Gauche du Conseil Départemental du Val-de-Marne seront pleinement mobilisés à l’occasion de la journée d’action du 15 octobre prochain à Paris, pour manifester leur opposition aux traités TAFTA/CETA et leur volonté de développer des services publics du 21ème siècle.

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