Mot clé : Communiqués

Communiqué : Décès de Christian Hervy

Je viens d’apprendre la terrible nouvelle, Christian HERVY vient de nous quitter à l’issue d’un long et courageux combat contre la maladie.

Le Val-de-Marne et ses habitants, la municipalité et la population de Chevilly-Larue perdent un militant infatigable du bonheur humain, un ardent défenseur du service public et de l’intérêt général, un élu déterminé à apporter réponses aux besoins des populations et de nos territoires, extrêmement attentif au partenariat entre sa ville de Chevilly-Larue et le Département du Val-de-Marne.

En prenant le relais de Guy Pettenati comme Maire de Chevilly-Larue, puis comme Conseiller général du canton de Chevilly-Larue/Rungis de 2004 à 2015, Christian Hervy a marqué de son empreinte la réflexion et l’activité du groupe des élu-e-s communistes et républicains du Conseil départemental, avec sa profonde acuité politique et toujours une approche exigeante des préoccupations et des dossiers à faire avancer.

Je veux en particulier rappeler sa détermination pour gagner l’arrivée du tramway T7, ainsi que son action inlassable comme administrateur de la SEMMARIS, pour contribuer aux cotés des salarié-e-s, de leurs organisations syndicales et des entreprises du MIN de Rungis à préserver le formidable atout et potentiel du plus grand marché mondial alimentaire.

Encore très récemment, j’ai en mémoire ma dernière visite amicale à l’hôpital pour s’enquérir de sa santé. A cette occasion, il avait tenu à ce que nous échangions sur l’état d’avancement du formidable projet de la Cité de la Gastronomie Paris-Rungis, dont il était le penseur. De fait, il présidait le Syndicat mixte ouvert d’études. Malgré son état de santé, je peux témoigner combien ce projet lui tenait à cœur et combien d’attention il y aura consacrée jusqu’à son dernier souffle.

Homme de convictions et de projets, Christian avait une forte personnalité, rebelle et pugnace, au service des valeurs progressistes. Comme ami, j’ai eu plusieurs occasions pour découvrir sa tendresse de la vie. Nous parlions politique bien évidemment. Il avait un attachement à son parti, le Parti Communiste Français, mêlé de critiques mais où la fidélité dominait.

En mon nom personnel, au nom des élu-e-s du groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne, j’adresse à Stéphanie Daumin sa compagne, à sa famille et à ses proches, aux habitants et à la municipalité de Chevilly-Larue/Rungis ainsi qu’aux nombreux val-de-marnais qui ont côtoyé Christian Hervy, l’expression de notre peine immense et de notre profond chagrin.

 

Pascal SAVOLDELLI, Président du groupe Front de gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental

Vice-Président en charge de l’aménagement, des finances, des affaires juridiques et patrimoniales

Créteil, le 24 mars 2017

ILS BOSSENT ICI ! ILS VIVENT ICI ! ILS RESTENT ICI ! Solidarité avec les travailleurs sans-papier en grève, du MIN de Rungis

Les élu.e.s du groupe Front de gauche (PCF-PG-Citoyens) se félicitent que la lutte engagée par les travailleurs sans papier en grève au MIN de Rungis – depuis jeudi 16 mars – ait réussi à réunir autour de la table pour des négociations, ce lundi 20 mars, les représentants élus, patrons et syndicats (avec notamment une représentation des travailleurs sans-papier).

Chacun de ces travailleurs doit se voir délivrer, au plus vite, le document « employeur » pour sa régularisation comme salarié, ainsi que le récépissé préfectoral de six mois renouvelables, avec autorisation de travail jusqu’à l’étude finale de leur dossier.

Les élus du groupe Front de gauche (PCF-PG-Citoyens) réitèrent toute leur solidarité aux travailleurs en lutte.

Par ailleurs, ils ont collecté près de 600 euros qui leur seront remis.

Les élu.e.s du groupe resteront vigilants pour que cette lutte courageuse aboutisse dans la dignité et le respect de la personne humaine.

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Pascal Savoldelli, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 20 mars 2017.

Communiqué de Pascal SAVOLDELLI – CDEN du 14 mars 2017

Lors du Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) réuni le 14 mars, les élu-e-s des collectivités territoriales, les représentants des personnels des établissements, des organisations syndicales et des associations de parents d’élèves ont quasi unanimement refusé d’entériner la carte scolaire du 1er degré présentée par l’inspection académique.

Avec une dotation ministérielle conséquente qui attribue 160 postes pour le Val-de-Marne pour accueillir 1 674 élèves supplémentaires en septembre prochain, nous partageons cette prise de position devant un projet de carte scolaire qui prévoyait 93 ouvertures fermes et 23 conditionnelles, ainsi que 43 fermetures fermes et 36 conditionnelles.

En effet, malgré les créations de postes engagées depuis 2012 dans l’Education nationale, les effectifs par classe restent très chargés dans beaucoup trop d’établissements scolaires. Ainsi, le syndicat SNUipp-FSU estimait en septembre dernier que 55% des classes de maternelle et 27% de celles de primaire comptaient plus de 25 élèves par classe, 8% des classes de maternelle (soit 7 300) comptant même plus de 30 élèves.

Dans le premier degré, selon une étude de la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), le nombre d’élèves par classe demeure supérieur à la moyenne européenne.

Certes, près de 20 000 postes d’enseignement ont été créés en élémentaire dans le public depuis 2012, 17 000 postes dans le secondaire public… Mais ces chiffres qui restent en deçà de l’engagement de créer 60 000 postes dans l’Education nationale durant le quinquennat, ne compensent pas l’ampleur du recul infligé précédemment par la droite, ni l’importance de la poussée démographique des élèves dans le premier et second degré.

Pour les enseignants comme pour les parents, chaque rentrée scolaire s’accompagne de la crainte que les classes soient surchargées. Cela affecte les conditions de travail des enseignants et la prise en charge de leurs élèves, notamment les plus fragiles qui sont plus désavantagés par des conditions d’enseignement précaires.

Toutes les évaluations nationales comme internationales l’indiquent : l’école française est inégalitaire avec un risque de décrochage scolaire qui reste très marqué selon le milieu d’origine des élèves. La Cour des comptes soulignait également en 2012, que l’Etat dépensait 47% de plus pour former un élève parisien qu’un élève de banlieue.

Or, dans un contexte ou la ségrégation sociale se concentre dans les zones les plus urbanisées sous le poids d’une ségrégation résidentielle, la mixité est un facteur essentiel de la réussite des élèves.

Ainsi, cette question des effectifs par classe reste centrale car elle conditionne pour une part la qualité de l’enseignement dispensé dans les écoles de la République, afin que l’école redevienne cet outil de promotion et de mixité sociale !

C’est le sens du vœu adopté par le CDEN sur la proposition des syndicats enseignants SNUDI FO, SNUipp-FSU, CGT Educ’Action, Solidaires Sud Education et de la fédération de parents d’élèves FCPE.

Voté par les élu-e-s Front de gauche et par l’ensemble des élu-e-s de gauche, cette prise de position réaffirme qu’avec une dotation de 160 postes pour le Val-de-Marne, l’essentiel des demandes des écoles mobilisées peuvent immédiatement être satisfaites, sans attendre les ajustements de juin et septembre dont on sait les conséquences pour l’organisation des écoles et les élèves.

Qui peut aujourd’hui garantir qu’à l’issue des élections présidentielles, le nouveau gouvernement ne reprendra pas ces postes au nom de la lutte contre les déficits ou d’une « nécessaire diminution du nombre de fonctionnaires » !

Aux côtés des acteurs de la communauté éducative mobilisés, les élu-e-s du groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne continueront d’agir pour garantir le droit à l’Education de tous les élèves afin que l’Education redevienne cet outil de promotion et de mixité sociale.

 

Pascal SAVOLDELLI, Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne.

Pour le maintien des bureaux de Poste et une véritable présence postale territoriale – Pour de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés et les usagers

Dans une société de plus en plus inhumaine et inégalitaire, nos concitoyens ont besoin de protections et de solidarités, donc de plus de Services Publics de qualité et de proximité.

En subordonnant le service postal à la rentabilité de La Banque postale, les évolutions du Service Public Postal sont préoccupantes et inacceptables.

Cette orientation du groupe La Poste génère des fermetures de bureaux de poste (environ 500 en 2017, près de 4 000 à l’horizon 2020), des transferts d’activités postales dans des commerces, des réductions d’horaires d’ouverture de bureaux, des suppressions de tournées de facteurs et des réductions du nombre d’agents.

En ce début d’année, en Val-de-Marne, nous assistons à une très importante dégradation du service rendu aux usagers et des conditions de travail des agents publics, en particulier avec le transfert de l’activité des bureaux des postes Liberté à Charenton, Joncs Marins au Perreux et Joffre à Fontenay chez un commerçant, avec les fermetures annoncées à Champigny, Boissy et Noiseau … Ainsi, environ 25 bureaux de postes souvent situés en ZUS et dans les quartiers populaires seraient menacés.

Les élu-e-s du Groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne s’opposent à cette nouvelle dégradation du service rendu aux usagers.

Nous étions déjà en 2009, de celles et ceux, deux millions dans notre pays, qui s’étaient alors prononcés contre la loi Estrosi de privatisation de La Poste lors de la votation citoyenne nationale.

Devant la fermeture de bureaux de poste de plein exercice, leur remplacement par de simples « points de contact » dans des commerces, lorsque nous parlons d’usagers, de services publics et de proximité, la Poste répond « clients », « entreprise », « rentabilité financière ».

Nous appelons à prendre une autre direction, celle de la rentabilité sociale. Pour nous, élu-e-s communistes, PG et Citoyens du groupe Front de gauche, assez de paroles, assez de discours, il faut passer aux actes !

L’Etat, en tant qu’actionnaire majoritaire, doit prendre ses responsabilités en stoppant cette course à la rentabilité financière qui dégrade à la fois, le service rendu aux usagers et les conditions de travail des agents.

Puisqu’il est nécessaire d’engager une réflexion sur La Poste d’aujourd’hui et de demain, faisons-le avec les personnels, les élu-e-s et l’ensemble des usagers. Voilà ce qui serait une véritable démarche démocratique !

Nous regrettons qu’en décembre dernier, l’Association des Maires de France ait signé avec l’Etat et le groupe La Poste, le nouveau contrat tripartite de présence postale territoriale pour 2017-2020. En effet, celui-ci dégrade encore la situation et enferme les maires dans des choix qui n’en sont pas : avoir un « point de contact » ou une maison de services au public, et payer pour cela, ou bien voir La Poste quitter la commune. Seuls les élu-e-s communistes-Front de gauche ont fait part de leur désaccord en votant contre, fidèles aux engagements qu’ils portent localement.

Pour notre part, nous proposons que les Commissions Départementales de Présence Postale et Territoriale soient élargies aux associations d’usagers et aux organisations syndicales représentatives du personnel, qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.

Nous demandons également d’augmenter sensiblement les ressources du fonds de péréquation en l’orientant exclusivement en faveur du maintien et de la rénovation des bureaux de postes.

Maintenir et renforcer le maillage des services publics postaux, agir pour leur réimplantation, cela appelle à une gestion démocratique et participative associant directions, usagers, élu-e-s et représentants des personnels, tout en les dotant de moyens financiers et en personnels publics suffisants pour assurer l’entièreté de leurs missions, ce qui implique un plan de création d’emplois et de formation.

Aux côtés des Val-de-Marnais qui ont décidé de placer La Poste sous protection citoyenne,

 les élu-e-s du groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront présent-e-s mercredi 15 mars à 15 heures, à la manifestation organisée devant le Ministère de l’Economie et des Finances où une audience a été demandée auprès du secrétaire d’Etat chargé de l’industrie.

Pascal SAVOLDELLI, Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne,

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Communiqué de Jeannick Le Lagadec : Les femmes sont les premières victimes de la casse de l’hôpital

Hier encore, une infirmière a mis fin à ses jours.

Ce tragique événement doit nous rappeler que la fonction publique hospitalière compte 76,6 % de femmes : 87 % des infirmières et des sage-femmes et plus de 90 % des aides-soignantes sont des femmes.

Hier des milliers de femmes infirmières, aide-soignantes, médecins,orthophonistes, puéricultrices sont venues crier, dans les rues de Paris et d’ailleurs, leur ras-le-bol, leur souffrance mais aussi leur résistance à la dégradation du service public.

Aujourd’hui, le 8 mars, journée internationale des droits de la femme, je veux relayer  l’exigence de ces femmes qui font en grande partie tourner nos hôpitaux, soignent nos parents, enfants et amis.

La tarification à l’activité et la recherche sans frein d’économies tuent notre système hospitalier. Le regroupement des hôpitaux ne fera qu’accélérer la dégradation. Les femmes, salariées de l’hôpital public, en sont les premières victimes.

L’argent public est trop précieux pour le sacrifier en CICE et autres allègements de charges.

Notre santé vaut plus que leurs bénéfices !

 

Jeannick Le Lagadec, Vice-Présidente déléguée à la Santé, l’Enseignement supérieur, la Recherche et l’Agriculture péri-urbaine

8 mars 2017

COMMUNIQUÉ de trois élues en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes

Fatiha Aggoune, Vice-présidente du Val-de-Marne,

Hélène Bidard, Adjointe à la Maire de Paris

Pascale Labbé, Conseillère déléguée de Seine-Saint-Denis

Nous agissons tous les jours, au côté des associations, des partenaires institutionnels pour promouvoir les droits des femmes et mettre fin aux inégalités qu’elles subissent. Les inégalités professionnelles sont de celles qui entravent fortement leur émancipation. Des femmes obligées d’accepter des temps partiels, des femmes en difficulté financière à la tête de familles monoparentales, des femmes jonglant avec la double journée (celle de la gestion de l’organisation de la famille et celle du travail), voire triple, et enfin, à poste et compétence égale, elles gagnent en moyenne moins de 25% que les hommes. Nous vivons et entendons tous les jours le trop plein !

Nous soutenons l’appel des associations, des partis et des syndicats à la grève des femmes ce mercredi 8 mars à partir de 15h40. C’est l’heure à laquelle les femmes cessent d’être payées chaque jour, sur la base d’une journée standard.

Nous serons toutes les trois présentes, au côté des associations et syndicats, au rassemblement prévu le mercredi 8 mars à 15h40, place de la République et dans nos départements.

Nous y porterons trois messages :

  • le combat pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ne peut plus être un « élément de communication », un produit marketing qu’on exhibe et qu’on range dès que les élections sont passées. Cette tromperie prend toute son ampleur à l’occasion des élections présidentielles, ce 8 mars chacune et chacun prétendra défendre les droits des femmes. Pour les droits des femmes, il faut du concret, ici et maintenant !
  • le combat pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes nécessitent une action quotidienne et collective : il s’agit de travailler avec les institutions, les associations et surtout avec les femmes. Nous devons mutualiser nos pratiques et créer les cadres de solidarités entre nos territoires.
  • le combat pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes exigent des moyens humains et financiers pour mettre fin aux violences faites aux femmes, pour une éducation à l’égalité dès le plus jeune âge, pour l’égalité salariale, la parité dans toutes les institutions… Nous rappelons qu’en 2016, le budget de l’Etat consacré à l’égalité femmes/hommes ne représentait que 0.0066% de celui-ci soit 27 millions d’euros.

Nous, élues communistes en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes à Paris, en Seine-Saint-Denis et en Val-de-Marne, nous continuerons de nous battre ensemble, aux côtés des associations et des militant.e.s pour mettre fin aux inégalités et promouvoir les droits des femmes.

Fatiha Aggoune – Vice-présidente du Conseil départemental du Val-de-Marne.

Hélène Bidard – Adjointe à la Maire de Paris.

Pascale Labbé – Conseillère déléguée du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

Soutien à la journée d’action et de mobilisation dans la Fonction Publique du Mardi 7 Mars 2017

Au fil des différents gouvernements, les fonctions publiques de l’État, plus particulièrement hospitalière et territoriale ont subi les plus grandes suppressions d’emplois jamais connue. L’échelon territorial départemental en premier lieu, déjà visés par une tentative de suppression, assure aujourd’hui au mieux ses missions, bien qu’asphyxier financièrement par la baisse continue des dotations de fonctionnement de l’État.

Les tenants du libéralisme, sur injonction de la commission Européenne s’acharnent à mettre à mal le modèle social français auquel les usagers des services publics sont très attachés, à l’exemple de nouvelles fermetures de bureaux de poste dans notre département. Cette politique nationale réduit la réponse publique aux besoins des populations en nourrissant les profits et les marchés financiers, sans créer d’emploi. Elle est injuste socialement et inefficace au plan économique, l’échec total du CICE en matière de création d’emplois en est l’illustration la plus criante !

Dans cette attaque redoublée contre le service public, les atteintes au statut de la fonction publique se multiplient, a cela s’ajoute les nombreuses restructurations liées à la reforme territoriale, loi NOTRe, Métropole, établissements publics territoriaux, les G.H.T. pour les agents hospitaliers.

Dans le cadre de la journée nationale de mobilisation syndicale unitaire du mardi 7 mars les élu-e-s Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront aux côtés des agents et salariés, mobilisés pour faire valoir leur exigence que les moyens affectés aux services publics soient à la hauteur des besoins et attentes des usagers. Pour l’augmentation de la valeur du point d’indice, l’arrêt des suppressions de postes, la défense du statut général, des statuts particuliers et des cadres emploi.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :
Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 6 mars 2017.

Défense des bureaux de poste de proximité : mobilisation et manifestation le 15 mars prochain !

De nouveau, en 2017, la Direction du groupe La Poste prévoit en Val-de-Marne la fermeture de bureaux de poste. Dans les villes et les quartiers concernés, la fermeture d’un bureau de Poste constitue un recul inacceptable de la présence du service public de proximité.

Ces perspectives provoquent chez de nombreux habitants et leurs élus un émoi doublement légitime.

Emoi légitime tout d’abord car bien souvent, le bureau de poste constitue un lieu proche pour nombre de nos concitoyens qui y effectuent des démarches essentielles à leur vie quotidienne.

Emoi légitime ensuite au regard des résultats financiers réalisés par le groupe La Poste (plus de 635 millions d’€ en 2015) et des crédits dont il bénéficie au titre du CICE (350 millions d’€ en 2015).

J’ai, à de nombreuses reprises, comme Président du Conseil départemental et comme parlementaire, tenu a exprimé mon opposition à tout recul de la présence de bureaux de Poste dans notre département. Le 12 décembre dernier, l’Assemblée départementale a adopté à l’unanimité un vœu exprimant son attachement au service postal et son refus de toute réduction de ce dernier.

Considérant que les menaces qui pèsent sur le devenir de nombreux bureaux de poste sont sérieuses et inquiétantes, j’appelle nos concitoyens et leurs élus à se mobiliser.

Une manifestation sera organisée le mercredi 15 mars à 15h00 au Ministère de l’Economie et des Finances et une audience est sollicitée auprès du secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie, Christophe Sirurgue. J’y serai bien évidemment présent. Je souhaite que toutes celles et tous ceux qui sont attachés à défendre leurs bureaux de poste de proximité puissent également y participer.

Christian Favier, Sénateur, Président du Conseil départemental

Communiqué de presse de Pascal Savoldelli

Changement de présidence à l’Etablissement Public Foncier d’Île-de-France : un mauvais signal de plus à l’encontre d’un aménagement équilibré de l’Île-de-France

Un conseil d’administration exceptionnel de l’Etablissement Public Foncier d’Île-de-France a été convoqué ce mardi 31 janvier à 18h30, avec pour unique ordre du jour le renouvellement des instances, suite à la démission de Madame Valérie PÉCRESSE de la présidence de l’EPFIF, après seulement 10 mois de mandat.

Lors de la désignation de Monsieur Geoffroy DIDIER, à la présidence de l’Etablissement foncier régional, j’ai souhaité ne pas prendre part au vote pour dénoncer un choix à contre-sens des missions de cet outil foncier régional.

Le jour de la publication annuelle du rapport de la Fondation de l’Abbé Pierre sur le mal-logement en France, qui alerte sur la situation de près de 4 millions de français mal-logés en 2017, l’exécutif régional, fait le choix de faire élire à la tête de l’EPFIF, le vice-président régional au logement, en charge de la politique « anti-logement social » de la Région Île-de-France. Quel message !

L’EPFIF, financé par l’impôt des franciliens et qui travaille à une diversité et une meilleure répartition de l’habitat et de l’emploi en luttant contre les inégalités sociales et territoriales, se voit fortement orienté depuis quelques mois, par une action publique disproportionnée en faveur de la promotion résidentielle privée aux loyers inabordables pour une majorité de francilien.

En Val-de-Marne nous défendons au contraire, une politique foncière plus équilibrée reposant sur un portage foncier dédié à une diversité de logements, dont une part de logements sociaux à la hauteur des besoins ; mais également sur un portage foncier plus ambitieux en soutien à l’implantation économique des petites et moyennes entreprises.

Pour aller plus loin encore, et lutter contre la tendance générale au «tout résidentiel », je crois qu’il est  temps, d’engager une réelle évolution des missions de l’EPFIF en faveur de certaines activités économiques pour garantir la vocation industrielle et économique de la Région Île-de-France en cherchant à maintenir notamment les activités de production, d’artisanat et de logistique au cœur de la zone dense, qui sont aujourd’hui pénalisées par un coût du foncier trop élevé.

Pascal SAVOLDELLI, Vice-président du Conseil départemental du Val-de-Marne et administrateur de l’EPFIF

À 16h34, réclamons l’égalité salariale

À partir du 7 novembre, 16h34 les femmes commenceront à travailler « bénévolement » et ce jusqu’à la fin de l‘année. En effet, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes à l’échelle nationale est de 24%.

En Val-de-Marne, les femmes gagnent en moyenne 20% de moins que les hommes avec des fortes inégalités de salaires, notamment chez les cadres et les ouvriers. Parmi les causes profondes de cette inégalité : elles sont plus nombreuses à occuper des emplois précaires que les hommes (12,4% contre 10,4%) et sont 20,2% à occuper un emploi à temps partiel, très souvent de façon contrainte, alors que ce chiffre est de 8,9% chez les hommes.

Mais, même à niveau d’études égal, responsabilités égales, temps de travail égal, les écarts de salaires existent toujours. Pourtant, l’inégalité salariale en raison du sexe est illégale : le principe « à travail égal salaire égal » a force de loi, et ce depuis 1983 !

Plus de 30 ans plus tard, le combat pour appliquer la loi sur l’égalité salariale continue. Nous devons le mener tant au niveau national que départemental, les femmes ne vont pas attendre éternellement que l’écart de salaire disparaisse. Conjugué au temps partiel subi, ce sont en effet des conséquences directes sur leur retraite.

L’égalité salariale doit être respectée et acquise, pour y parvenir il faut une volonté politique forte.

Nous continuerons de nous mobiliser aux côtés des associations féministes pour l’égalité salariale entre les hommes et les femmes en Val-de-Marne.

Fatiha Aggoune
Vice-Présidente en charge de la jeunesse, de la vie associative,
de l’observatoire de l’égalité, de la lutte contre les discriminations,
des droits de l’homme et des droits des migrants.

Créteil, 7 novembre 2016.