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La Poste : un service public pour toutes et tous, partout ! Lettre adressée à Philippe Wahl, PDG du groupe La Poste

Monsieur Philippe WAHL, Président directeur général du groupe La Poste

44 boulevard de Vaugirard

75757 Paris Cedex 15

Créteil, le 27 novembre 2017

Monsieur le Président Directeur Général,

L’aménagement du territoire constitue l’une des quatre missions de service public confiées à La Poste, aux côtés du service universel postal, du transport et de la distribution de la presse, de l’accessibilité bancaire.

Le service public postal est un élément déterminant de la présence globale du service public dans les communes et les quartiers. Nos concitoyens sont attachés à cette présence postale territoriale accessible à tous et aux personnels de la Poste qui l’assurent.

Or, force est de constater que depuis des années, les évolutions mises en œuvre par le groupe La Poste marquent un détricotage du maillage de proximité que constituaient jusqu’à présent, l’existence de bureaux de poste de plein exercice. C’est une réalité dans le département du Val-de-Marne.

Tout est organisé pour que les usagers ne se rendent plus dans les bureaux de poste : réduction des amplitudes horaires d’ouverture, baisse des effectifs, fermetures pendant l’été, mises en travaux prélude à une fermeture définitive.

Cet amenuisement de la fréquentation des bureaux par les usagers sert d’argument pour fermer des bureaux de poste, pour transformer des bureaux dits de « plein exercice » en simple « point de contact » ou en agence postale communale, à transférer des activités postales dans des commerces.

Ainsi, au fil des restructurations opérées et en cours, et au regard du nombre de bureaux ne comptant qu’un seul agent, les organisations syndicales départementales du groupe La Poste considèrent qu’un tiers des bureaux de poste en Val-de-Marne est en voie de fermeture ou de transformation.

En 2017, quatre bureaux ont fermé au Perreux Joncs Marins, Noiseau, Charenton Liberté et Fontenay-sous-Bois Joffre, remplacés par des points de contact chez des commerçants.

Si à Villejuif, la mobilisation a fait reculer La Poste pour le bureau des Lozaits, quatre autres bureaux sont menacés à Saint-Maur la Varenne Champignol, Boissy-Saint-Léger L’Orangerie, Fresnes la Vallée et Villeneuve-le-Roi les Vœux.

Et d’autres signes sont annonciateurs de possibles fermetures :

  • au travers de la réduction des horaires d’ouverture, réduits d’une demi-heure de moins, voire d‘une demi-journée, dans les bureaux de Créteil Eglise, Créteil Montmesly, Saint-Maur La Pie, Boissy principal, Villecresnes, Saint-Mandé, Vincennes Prévoyance, Chennevières principal, Ormesson-sur-Marne, Bry-sur-Marne, Joinville Charcot, Villejuif principal et Villejuif Léo Lagrange
  • par le passage de deux à un agent dans les bureaux de Rungis ville et Gentilly Chaperon vert,
  • par la fin des opérations financières comme à Boissy-Saint-Léger…

À cela, s’ajoutent les retards de courrier, voire les non-distributions que subissent quotidiennement les usagers. Autant de dysfonctionnements qui sont la conséquence directe des restructurations, en particulier du tri postal, avec ses incidences pour les particuliers, les collectivités, mais aussi pour les entreprises et l’attractivité du territoire.

Si les évolutions technologiques et informationnelles sont au cœur des mutations en cours, il n’en demeure pas moins qu’elles ne peuvent en soi induire une moindre efficience de la présence territoriale du service public auprès des usagers, particulièrement dans la zone dense que constitue les départements de la petite couronne en Ile de France.

Ainsi, le contrat de présence postale territoriale 2017-2019 va accentuer ce passage d’un réseau constitué principalement de bureaux de poste à un réseau largement dominé par les partenariats.

Cette évolution est au cœur du cadre législatif actuel s’agissant de la règle d’adaptabilité, puisqu’il stipule que « pour remplir sa mission d’aménagement du territoire, la Poste adapte son réseau de points de contact, notamment par la conclusion de partenariats locaux publics ou privés, en recherchant la meilleure efficacité économique et sociale ».

Tandis que nos concitoyens rencontrent des difficultés grandissantes d’accès au service universel postal, qu’en sera-t-il demain quand celui-ci sera négocié au gré des contrats noués avec des collectivités de plus en plus exsangues financièrement ou des commerçants.

Le groupe La Poste affiche comme priorité « l’adaptation du réseau postal aux besoins des territoires et aux contraintes économiques », notamment par :

  • La poursuite de l’intégration de services postaux dans des espaces mutualisés, que sont principalement les agences postales communales et intercommunales et les relais poste ;
  • L’accueil de services mutualisés dans les espaces postaux, comme les maisons de services au public ou les facteurs guichetiers ;
  • L’expérimentation de nouvelles formes de présence postale ou de mutualisation de services… ».

Votre groupe se défend de maintenir un nombre inchangé de points de contact, 17 133.

Dont acte, mais la réalité oblige à rappeler qu’entre 2009 et 2016, le nombre de bureaux de Poste de plein exercice a reculé de 82% du total à 52%, et des sources internes au groupe font état de l’objectif de ramener à 4 000, le nombre de bureaux (toutes opérations) à l’horizon 2020.

Le nouveau contrat validé entre l’Etat, le groupe La Poste et l’AMF va accentuer cette tendance, en passant d’un réseau constitué pour 52% de bureaux de Poste à un réseau largement dominé par les partenariats, sous huit formes de présence postale : bureaux de poste, maison de service au public, facteur-guichetier, Agence Communale ou Intercommunale, Relais-Poste, Relais Poste Urbain ou rural, espace nomade.

Ce faisant, l’impasse est faite sur deux missions essentielles du service public : la confidentialité et la confiance qui sont l’apanage des agents de La Poste, qui sont assermentés, soumis à un devoir de confidentialité, responsables financièrement des plis et colis qui leur sont confiés.

Quel est l’avenir des agents et des personnels de La Poste au sein de ces points dits de contact… dans un contexte de forte dégradation de l’emploi au sein du groupe. Ainsi, pour la seule année 2016, l’emploi pérenne marque un solde négatif de 7 023 équivalents temps plein, l’intérim a progressé de 37% en un an (soit l’équivalent de 6 489 ETP), les CDD de 13% avec 22 461 temps plein.

Nous nous alarmons de l’ampleur de la crise sociale qui frappe les personnels du groupe La Poste (société anonyme à capitaux 100% publics, dans lequel l’État est actionnaire majoritaire), deuxième employeur de France avec plus de 250 000 salarié-e-s, dont 73 000 facteurs qui distribuent le courrier, six jours par semaine, dans 39 millions de boîtes aux lettres.

Dans une adresse à votre attention, huit cabinets d’expertise indépendants ont tiré la sonnette d’alarme : « Du courrier au colis, du réseau à la banque, les agents de La Poste subissent des réorganisations permanentes qui réduisent chaque fois les effectifs, et soumettent les agents qui restent à des cadences accélérées ».

Comment comprendre qu’en ayant bénéficié d’importants fonds publics, près d’un milliard d’euros de crédit d’impôt du CICE en 3 ans, dans la même période votre groupe a supprimé 21 000 emplois nets, qu’en dix ans la sous-traitance a été multipliée par cinq, contribuant ainsi à des dégradations fortes des conditions de travail.

Nous sommes également extrêmement préoccupés, par le futur projet de contrat d’entreprise 2018-2022 entre l’État et le groupe La Poste, qui doit être voté par le conseil d’administration du groupe le 18 décembre prochain. En considérant que les missions de service public « ne peuvent être appréciées indépendamment des équilibres financiers du groupe, auxquels l’État est attentif », le texte indique que « de nouveaux types de partenariats devront être recherchés » citant les gares ou les offices de tourisme.

L’État, en tant qu’actionnaire majoritaire, doit agir pour stopper cette course à la rentabilité financière, qui dégrade à la fois le service rendu aux usagers et les conditions de travail des agents publics.

Il ne peut emboiter le pas aux recommandations récentes de la Cour des comptes. Si elle reconnaît que « la complexité des relations sociales à La Poste rend délicate la recherche du bon équilibre entre le rythme de transformations et le maintien d’un climat social satisfaisant », la Cour indique que « La Poste devra dans les années à venir chercher sans relâche à réduire les coûts de ses réseaux », notamment en poursuivant la réduction de ses effectifs et en maîtrisant l’évolution des rémunérations.

Cerise sur le gâteau, la Cour des comptes ouvre la voie à la remise en cause du service universel postal, concernant l’acheminement du courrier le samedi et la livraison du courrier à J+1, en considérant que « le relâchement de la contrainte sur la distribution en J+1 aiderait l’entreprise à minimiser ses coûts en adaptant son circuit industriel, par exemple avec un moindre recours à l’avion ».

Lorsque nous parlons d’usagers, de services publics, de proximité, La Poste nous objecte « clients », « entreprise », « rentabilité financière ». Or, les élu-e-s, les usagers, les salarié-e-s et les syndicats du groupe La Poste ont leur mot à dire sur l’avenir du service public postal.

C’est le sens des mobilisations diverses qui unissent usagers, agents et élu-e-s pour refuser l’affaiblissement de la présence postale dans les villes et quartiers de notre département, des nombreux vœux adoptés par les conseils municipaux et départementaux, ou de la manifestation du 15 mars dernier devant le ministère des finances, à l’appel de l’Association des maires du Val-de-Marne et du  président du Conseil départemental, Christian Favier, relayé par les syndicats Sud PTT 94, FO Com 94 et CGT FAPT 94.

Concernant les évolutions en cours au sein du réseau postal local et sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers, nous réitérons l’exigence que les Commissions Départementales de Présence Postale Territoriale soient élargies aux associations d’usagers et aux organisations syndicales représentatives du personnel afin qu’elles soient consultées.

En nous faisant le relais des mobilisations des usagers, des personnels et des élu-e-s qui refusent de subir de nouvelles fermetures de bureaux de poste et suppressions d’emplois, nous vous appelons, monsieur le Président Directeur général, à prendre une toute autre direction, celle de l’utilité et de la « rentabilité » sociale.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de recevoir, monsieur le Président directeur général, nos salutations distinguées.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Sauver la chirurgie cardiaque et hépatique, c’est sauver Mondor !

En 2011, le combat mené par la communauté hospitalière, les usagers, élu.es, partis politiques et syndicats, pour la défense du service de cardiologie de l’hôpital Henri Mondor était gagné. Christian FAVIER, Président du Conseil général et l’ensemble des conseiller.es généraux ont à l’époque apporté leur soutien à ce combat, dans un vœu voté à l’unanimité. 100 000 signatures de la pétition pour la défense du service de cardiologie avaient été recueillies.
 
Aujourd’hui, six ans plus tard, ce sont les chirurgies de greffes hépatique et cardiaque qui sont menacées. Annonce faite lors de la conférence de presse organisée par la coordination de vigilance du GHU Mondor-Chenevier, où était présente Jeannick LE LAGADEC, conseillère départementale déléguée à la santé.
 
Ces activités seraient transférées aux hôpitaux La Pitié-Salpêtrière et Paul Brousse, des hôpitaux qui ne sont pas en capacité d’absorber le flux de nouveaux patients.
La direction de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) demande en effet de passer de 4 à 3 sites de transplantation hépatique dans ses hôpitaux. Dans ce cadre, Mondor est menacé car selon l’AP-HP, il n’y a pas assez de malades greffés ! Une véritable ineptie, tirée de chiffres et de tableaux de rentabilité, en contradiction avec les besoins de santé dans notre département. En effet, cette volonté se manifeste alors même que l’Agence Régionale de Santé (ARS) s’apprête au contraire à préconiser de créer un site supplémentaire de greffe hépatique en Île-de-France, reconnaissant ainsi le manque de structures sur cette question.
 
Fermer ce service réduirait en outre l’attractivité de l’hôpital pour les étudiant.es et enseignant.es de l’Université Paris Est Créteil (UPEC), menaçant à terme la pérennité des enseignements au CHU de Mondor. De plus, cela risque de remettre en cause la réalisation du nouveau bâtiment « RBI » (Réanimation, Bloc, Interventionnel) à Mondor, dont la livraison est prévue en 2020. Cette structure de pointe (21 salles d’opération, 55 lits en réanimation, salles d’imagerie, etc.) est pourtant très attendue par la communauté hospitalière.
 
Cette nouvelle décision autoritaire et brutale met à mal la recherche et la santé publique des populations, car elle conduirait par ricochet à remettre en cause d’autres structures hospitalières en Val-de-Marne (Chenevier notamment). Réduire les chirurgies cardiaque et hépatique, c’est remettre en cause toute la chirurgie, la formation des universitaires, la recherche, réduire une réponse de proximité aux besoins de soins…
Sauver la chirurgie cardiaque et hépatique, c’est donc sauver Mondor.
 
Les élu.es du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil Départemental du Val-de-Marne apportent tout leur soutien à la communauté hospitalière d’Henri Mondor et à la coordination de vigilance du GHU Mondor-Chenevier, et à l’ensemble des actions pour maintenir le service de chirurgie de greffe cardiaque et hépatique, pour développer le service public hospitalier dans notre département.
Créteil, 23 novembre 2017

LUTTE CONTRE LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FEMMES – TOUTES ET TOUS ENSEMBLE À LA MIRABAL 2017

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre sera encore cette année l’occasion de se mobiliser. Organisée en France à l’appel notamment du Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), qui associe entre autre plusieurs organisations syndicales, cette journée prendra cette année un relief particulier contre les violences.

Le lendemain, dimanche 26 novembre aura lieu à Champigny-sur-Marne sur Marne la 7ème édition de la MIRABAL, manifestation sportive et citoyenne pour l’égalité et contre les violences faites aux femmes.

Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent dans toutes les sphères de la vie privée et publique. Inégalités de représentation, inégalités de salaires, inégalités sociales fondées sur le genre. Plus grave, aujourd’hui encore, les violences faites aux femmes restent une réalité : violences conjugales, harcèlement sexuel, au travail ou dans les espaces publics, ou encore mutilations sexuelles génitales.

Il est pourtant essentiel de donner à chaque enfant, fille ou garçon, les mêmes possibilités de devenir la femme et l’homme qu’elle ou qu’il souhaite. Il est essentiel de combattre la discrimination sexiste qui favorise les violences faites aux femmes.

La lutte contre la violence faites aux femmes est partie intégrante des politiques publiques de notre Conseil Départemental, qui met en œuvre sous l’impulsion de Fatiha AGGOUNE, vice-présidente en charge de l’égalité femmes-hommes, des actions innovantes. Mise en œuvre d’ateliers de sensibilisation au cybersexisme à destination des jeunes, téléphones grave danger pour les femmes victimes de violences conjugales, ce sont deux exemples des initiatives qui doivent être maintenues et étendues. La Mirabal sera donc également l’occasion d’affirmer son refus de voir disparaitre le département en signant la carte pétition sur le stand du Conseil Départemental, financeur de l’initiative.

Les élu-e-s Front de Gauche du conseil départemental vous invitent à participer nombreux à cette journée sportive, citoyenne mais aussi festive.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Pascal Savoldelli, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

 Créteil, le 23 novembre 2017

CP Mobilisation contre la politique libérale d’Emmanuel Macron

Salarié.e.s du public et du privé, retraité.e.s, jeunes

Tous ensemble pour gagner

Le Président Emmanuel Macron multiplie les mesures contre les salariés, les retraités et la jeunesse. Ordonnances contre le code du travail, attaques contre les services publics avec de nombreuses réductions d’effectifs, suppression massive des emplois aidés… et maintenant attaques contre la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage, puis contre les retraites et les retraités (premières victimes de la hausse de CSG).

Fin des contrats aidés : un gigantesque plan social

Dans notre département de nombreuses associations et missions de service public reposant principalement sur cette catégorie de personnels sont en danger. Nous refusons ce plan social et demandons la transformation des contrats aidés en emplois stables.

Plus que jamais défendre le code du travail contre les ordonnances

Les ordonnances de la loi travail XXL prolongent et aggravent la loi El Khomri dont nous continuons à demander l’abrogation. L’inversion de la hiérarchie des normes est poussée jusqu’au bout, ce n’est plus de norme du tout. L’individualisation complète du contrat de travail est une revendication patronale pour baisser le « coût du travail » et faciliter les licenciements au motif que cela faciliterait les embauches. Non seulement des économistes ont démontré que cela n’était pas exact, mais le MEDEF se refuse à tout engagement de création d’emplois. C’est bien le « coût du capital » qu’il faut réduire, qui entrave l’activité économique.

De nombreux signes montrent que les orientations et premières décisions du gouvernement rencontrent déjà l’hostilité d’une majorité de la population. Les routiers, les dockers ne s’y sont pas trompés en se mobilisant et obtenant déjà certains reculs dans la mise en œuvre des ordonnances.

La Fonction publique est attaquée

Les salariés du public, dont les 8 000 agents du département sont aussi concernés, avec la menace de casser les statuts et aligner le public vers le moins disant social. Enfin que dire de l’annonce par le gouvernement des 120 000 suppressions d’emplois dans la fonction publique avec en prime le gel du point d’indice qui bloque les salaires ?

Jeudi 16 novembre les élu-e-s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront mobilisés aux côtés des salarié.e.s, des privé.e.s d’emploi, des retraité.e.s.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Communiqué : Suite à l’audition du Préfet du Val-de-Marne

Lundi 9 octobre, le Préfet du Val-de-Marne a rendu compte de l’activité des services de l’État en 2016 devant les élu-e-s du Conseil départemental du Val-de-Marne.

À cette occasion, Pascal Savoldelli, président du groupe Front de gauche (PCF-PG-Citoyens) a interpellé le représentant de l’État, à partir de six grandes préoccupations : la sécurité de nos concitoyens, l’affaiblissement des services publics sous l’effet des désengagements de l’État, le logement, les contrats aidés, les finances des collectivités territoriales en portant des propositions pour dégager de nouvelles recettes pour l’action publique, les menaces de suppression du département et de ses politiques publiques.

Sur les missions d’une police nationale de proximité avec nos concitoyens, nous avons renouvelé l’exigence que les val-de-marnais disposent des effectifs de police, des moyens financiers et d’aménagements décents de commissariats, sans lesquels l’État ne peut être pleinement garant de la sécurité, mais aussi de l’accompagnement de victimes.

Concernant notre interpellation sur le projet de suppression de la moitié des commissariats en Val-de-Marne, Mr le Préfet a indiqué travailler à la mutualisation des services.

Notre groupe s’est alarmé des désengagements multiples de l’État en matière de services publics : fermeture de bureaux de Poste, de trésoreries, de points CAF…), en demandant en particulier, quelle était la position du représentant de l’État qui siège à la commission départementale de présence postale territoriale, sans obtenir de réponse.

Sur la stratégie logement du gouvernement, nous avons souligné que les mesures annoncées autour de la baisse de l’APL vont déstabiliser l’équilibre financier des organismes et faire peser en conséquence, un risque majeur sur les garanties d’emprunt accordées par les collectivités locales. A brève échéance, celles-ci risquent d’être contraintes à ne plus pouvoir garantir les emprunts des organismes, ce qui menacerait la construction neuve de logements et mettrait un coup d’arrêt aux programmes de réhabilitation et de rénovation urbaine.

Au plan national, l’impact de ces mesures menace plus de 300 000 emplois dans le bâtiment et l’immobilier.

Sur la suppression des emplois aidés, nous avons fait observer que ceux-ci répondaient souvent à des défaillances de l’État dans des domaines divers, l’Éducation, la santé, les maisons de retraite… Notre groupe est intervenu pour demander que l’État accompagne financièrement les associations, les services publics et les collectivités, pour transformer les contrats aidés en emploi sécurisés et qualifiés.

Sur les finances des collectivités territoriales :

Après avoir vu leurs dotations s’effondrer de 11 milliards d’euros entre 2015 et 2017, sans que cela ne contribue au redressement de l’emploi et de l’investissement privé dans notre pays, le Président de la République vient de leur signifier une nouvelle saignée de 13 milliards d’euros.

Alors que les collectivités (communes, départements, régions) réalisent 73% de l’investissement public et pèsent pour moins de 10% dans le déficit de l’État, notre groupe a fait part de son opposition au diktat de contrats financiers avec l’État, qui nous somme de baisser nos dépenses de fonctionnement, alors même que la dépense sociale ne cesse de croître.

Nous contestons « l’efficacité » d’un CICE qui privera l’État de 23 milliards de recettes en 2018, alors même que l’investissement public a chuté de 23 milliards d’€ entre 2013 et 2016.

Pour renforcer la dépense publique utile, nous avons fait des propositions fortes pour dégager de nouvelles recettes fiscales… en invitant l’État à agir contre l’évasion et la fraude fiscale pour rapatrier entre 40 et 60 milliards d’euros par an, en récupérant l’argent de la fraude aux cotisations sociales des entreprises, qui est estimée par la Cour des comptes à 20 milliards d’euros.

S’agissant de l’avenir des départements de petite couronne, les projets de réforme qui semblent s’échafauder en haut lieu, à bonne distance des habitants et sans concertation avec leurs élu-e-s s’apparentent à un véritable coup d’État institutionnel.

S’ils étaient avérés, ce serait la fin de tout le processus de décentralisation engagé en 82-83, qui menacerait non seulement les départements de petite couronne et leurs politiques publiques, mais aussi les communes, foyers de proximité et de démocratie.

Nous accueillons positivement l’annonce faite par Mr le Préfet, que les présidents de départements d’Ile de France seraient consultés prochainement. Nous avons proposé qu’un véritable bilan soit fait entre l’État, les collectivités et les habitants, sur ce qui fonctionne ou pas au plan communal, départemental comme régional.

Pour les élu-e-s du groupe Front de gauche, la vision de l’aménagement et du développement de la région capitale, sa stratégie et sa cohérence doivent viser à répondre aux enjeux de réduction des inégalités sociales et territoriales, au cœur d’une région au PIB de 650 milliards d’euros.

Créteil, 9 octobre 2017

Communiqué de presse de Christian Favier, Président du Conseil départemental

L’avenir du Val-de-Marne peut se passer de la bénédiction de la Métropole et de Paris mais pas de la consultation des populations concernées !

J’ai découvert avec surprise, dans la presse dominicale, les propos du Président de la Métropole du Grand Paris et de la Maire de Paris concernant la réforme territoriale en discussion dans les salons de l’Elysée.

Selon le Président de la Métropole, les choses accéléreraient. Force est de constater que cette affirmation confirme  le coup de force qui s’annonce, la mise à distance volontaire des départements de toute consultation et la crainte du pouvoir d’un débat contradictoire.

Le Président de la Métropole pointe également du doigt les Conseils départementaux comme échelons responsables du « mille-feuille territorial ». Est-ce une plaisanterie ? C’est un comble pour le Président d’un double échelon territorial juvénile dont le bilan d’activités ne fait pas la preuve de son utilité.

Par ailleurs, je m’étonne de la nouvelle position de la Maire de Paris vis-à-vis des départements.

La Maire de Paris, qui « n’adhérait pas » à la fusion-disparition des départements il y a 18 mois, serait à présent favorable à une répartition des compétences départementales entre la Métropole, les territoires et les communes.

Cette vision – si elle était confirmée – s’oppose frontalement aux engagements pris par la Maire de Paris vis-à-vis du Val-de-Marne, notamment lors des débats parlementaires sur le projet de loi relatif au statut de Paris.

Lors de ce débat, si une telle posture de Paris avait été publique, je n’aurai pas soutenu, en tant que Parlementaire, l’adoption de ce projet de loi.

Alors que la réforme territoriale engage la vie de millions d’usagers des services publics franciliens, il est urgent que les conclaves élyséens entre quelques-uns cessent de décider en lieu et place des départements, des élus et des habitants de la banlieue.

Christian FAVIER

Président du Conseil départemental

Créteil, 2 octobre 2017

 

« Stratégie Logement » d’Emmanuel Macron

Précarisation des locataires, mise en pièces des HLM, cadeaux fiscaux au privé : une politique à la Margaret Thatcher !

Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires, vient d’annoncer les grandes lignes du « plan logement d’Emmanuel Macron ». Sans surprise, le gouvernement choisit la précarisation de l’accès au logement, la mise en pièces du logement social, et la poursuite de politiques d’incitations fiscales dispendieuses et inefficaces.

Sur le plan du logement social, le projet prévoit :

  • La baisse obligatoire des loyers HLM pour faire baisser ensuite les APL. Pour les locataires, aucun bénéfice n’en ressortira en termes de pouvoir d’achat. Pour les organismes HLM, il s’agit de millions d’euros en moins pour les réhabilitations et les constructions. En définitive, les conditions de vie seront dégradées.
  • Comme « contrepartie », le gouvernement préconise la mise en vente de près de 40 000 logements HLM par an. Au lieu de participer au financement du logement social, l’Etat étrangle les bailleurs sociaux et les pousse à privatiser leur patrimoine. Quel message envoyé aux citoyens alors que 70% des ménages franciliens sont éligibles au logement social !

Pour le parc privé, le projet prévoit la poursuite de politiques en faveur des propriétaires, et néfastes pour les locataires. Trois mesures sont symboliques :

  • L’élargissement de la déductibilité fiscale des revenus tirés des loyers. L’État va financer la concentration des patrimoines immobiliers.
  • Un « bail mobilité » pour les jeunes, d’une durée de un à dix mois, mais qui ressemble fort à un « bail précarité ». Un tel instrument aura très probablement un effet inflationniste sur les Au lieu d’investir massivement dans la construction de logements étudiants, le gouvernement fait le choix de répondre aux souhaits de rentabilité des spéculateurs immobiliers.
  • Enfin la poursuite des déductions fiscales type « Loi Pinel » pour la construction de logements, pourtant inefficaces à baisser les prix du logement, en plus d’être dispendieux pour les finances publiques.

Ce que prépare le Gouvernement n’est ni plus ni moins que la précarisation de l’accès au logement pour les plus vulnérables, l’éviction de catégories entières de populations du logement social, la privatisation du logement intermédiaire et la mise en incapacité pour les Offices Publics d’Habitation à mener des politiques ambitieuses de mixité sociale.

Alors que notre collectivité est, avec les communes notamment, engagée pour le droit au logement pour toutes et tous et partout, notamment grâce à son office départemental Valophis, se déploie un ensemble de mesures idéologiques, inefficaces sur les prix, sur la qualité de l’habitat, tout en étant coûteuses.

Face à ces mesures, les élu.e.s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne continueront de se battre pour la construction et la réhabilitation de HLM pour toutes et tous, la mixité sociale, et l’encadrement des loyers du privé.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens)

Créteil, le 21 septembre 2017

Message de soutien aux salarié.e.s de Cyclocity

Depuis le 28 mars dernier, les 315 salarié.e.s de Cyclocity – filiale de JC Decaux qui gère Vélib’ – se mobilisent pour la sauvegarde de leurs emplois menacés suite au renouvellement du marché et au changement annoncé de prestataire.

Ce prestataire annoncé, est l’entreprise Smoove,  une start-up installée à Montpellier, forte de 38 personnes et réalisant 9 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Smoove piétinant le code du travail, refuse de reprendre les  350 salariés de Cyclocity,  et « promet » pour les salariés repris, des conditions de salaire et de travail dégradées !!

Les ordonnances Macron de la loi « travail XXL » fragiliseraient encore davantage la situation des salarié.e.s de Cyclocity et aggraveraient la situation : droits réduits au minimum pour les représentants du personnel,  indemnités de licenciement au plus bas, plus aucune obligation de reclassement.

Dans le contexte actuel de la mobilisation populaire pour le retrait de la loi « travail XXL » portée par Emmanuel Macron, qui va s’amplifier dans les prochains jours, les élu.e.s du groupe Front de Gauche du Conseil Département du Val-de-Marne, apportent leur total soutien à l’action, aux revendications, et à la mobilisation des salarié.e.s de  l’entreprise Cyclocity de Cachan.

Créteil, 20 septembre 2017

« LOI TRAVAIL XXL » : LA CASSE DU SIÈCLE !

La loi travail, portée par le gouvernement d’Edouard Philippe et du Président Emmanuel Macron, et adoptée par ordonnance n’a pas plus de légitimité aujourd’hui qu’hier !

Les 36 mesures de cette loi travail « XXL » organisent la casse du droit du travail, en s’attaquant frontalement aux accords collectifs. L’entreprise devient ainsi l’échelon principal de la négociation sociale en affaiblissant le rôle et les prérogatives des syndicats, et en facilitant les plans sociaux.

En clair, il s’agit de l’éclatement généralisé du Code du travail.

Pour quel choix de société ?

Admettons un instant que davantage de flexibilité permettrait une hausse de l’emploi. Se pose alors la question du choix de société : souhaitons-nous atteindre le plein-emploi avec des conditions de travail très dégradées, des emplois sans intérêt et des travailleurs pauvres ?

Ainsi, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, où la flexibilité salariale et externe est bien plus forte, la pauvreté est plus élevée malgré des taux de chômage officiels plus faibles, tandis que les inégalités ont explosé beaucoup plus vite qu’en France (au point que le revenu médian est quasi-égal aujourd’hui aux États-Unis à ce qu’il était en 1974).

Quel progrès y aurait-il à ce que tout le monde ait un emploi précaire et mal payé, au sein d’un système où la masse des individus perdrait leur vie à la gagner pour que les 1 % des plus riches puissent encore gagner plus en ne travaillant pas ?

Cette loi travail contient :

  • Les chômeurs sanctionnés pour les rendre flexibles ;
  • Des licenciements sans justification en muselant les prud’hommes ;
  • Des contrats de chantier, CDD au rabais ;
  • La suppression d’instances représentatives des personnels, tels que les Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT)…

Depuis cet été, la riposte s’organise contre cette « loi Travail XXL », qui s’annonce dangereuse pour les salariés et leurs représentants. Plusieurs syndicats appellent à une grande journée d’action et de mobilisation mardi 12 septembre.

Les élu-e-s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront mobilisés aux côtés des salarié.e.s, des privé.e.s d’emploi, des retraité.e.s.

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 11 septembre 2017

SOS Rentrée 2017 – Exiger l’égalité pour toutes et tous dans l’accès à l’enseignement : l’égalité n’est pas une loterie !

Début juillet, 3 000 jeunes val-de-marnais n’avaient pas encore d’affectation en lycées ou facultés. Aujourd’hui, à quelques jours de la rentrée scolaire, plusieurs centaines d’entre eux sont toujours en attente soit d’une place en lycée ou de savoir s’ils pourront accéder à la filière de leur choix.

Cette situation s’amplifie à chaque rentrée et devient même insupportable pour ces milliers de jeunes ayant passé avec succès leur baccalauréat.

La solution de la Ministre Mme Vidal est celle de la sélection à l’entrée en université. Sobrement baptisée « pré-requis », cette mesure efface le principe même du baccalauréat, qui doit rester la voie d’accès à l’enseignement supérieur. Surtout, elle s’accompagnera d’un renforcement de la compétition au financement entre établissements, qui risque d’entériner le glissement définitif vers un enseignement supérieur à plusieurs vitesses.

À celles et ceux qui proposent l’université de la concurrence et de la sélection, nous opposons une autre priorité : démocratiser l’enseignement supérieur, assurer la réussite de tous, dans l’intérêt de notre société minée par les inégalités. L’égalité n’est pas une loterie !

C’est pourquoi – comme tous les ans depuis 1989, dans le Val-de-Marne – nous mettons à disposition des jeunes et de leur famille le dispositif départemental SOS Rentrée. Ce service public, conçu pour favoriser la réussite de tous, a toujours prouvé son utilité. Il a pour objectif d’agir sur l’égalité d’accès aux droits à l’éducation et permettre aux jeunes de poursuivre leurs études dans le respect de leurs choix d’orientation.

Pour cette rentrée 2017, les élu-e-s Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne sont aux côtés des jeunes sans bahut et de leur famille, fortement mobilisés pour exiger leur droit à étudier dans la filière souhaitée.

Les élus appellent enfin, lundi 4 septembre, à se réunir devant le rectorat de l’Académie de Créteil, avec Fatiha Aggoune, vice-présidente du Conseil Départemental en charge de la jeunesse, pour rappeler à l’Éducation Nationale ses obligations envers les jeunes du Val-de-Marne.

 

Nous vous invitons au rassemblement organisé :

Lundi 4 septembre à 14h00

(Devant le rectorat de l’Académie de Créteil)

4 Rue Georges Enesco

Métro : Créteil – L’Echât

 

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 31 août 2017