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LA DROITE ET LA DÉMOCRATIE SOCIALE : UN DIVORCE CONSOMMÉ

Ce lundi 28 août, lors de la commission permanente du Conseil départemental du Val-de-Marne, le président du groupe « Les Républicains-Val-de-Marne autrement » a comme d’habitude signifié le « vote contre » les subventions de fonctionnement accordées par le département aux organisations syndicales départementales représentatives des salarié.e.s. La droite départementale fidèle à sa doxa ultra-libérale et antisyndicale se positionne.

Sera-t-elle ainsi l’alliée objective du Président Emmanuel Macron et du gouvernement d’Edouard Philippe qui, dans les prochains jours, s’apprêtent à torpiller ce qu’il reste de positif dans le code du travail pour l’intérêt des salarié.e.s ?

Est-il utile de rappeler les décisions de la droite concernant les syndicats dans notre département ? À l’exemple de la commune de Villejuif, où le maire Les Républicains a décidé – en plein été – de louer la Maison des syndicats au secteur privé.

Ainsi, s’affrontent deux visions de la société : d’un côté, ceux qui cassent la protection sociale, le droit du travail, et s’attaquent aux moyens de défense collective des salarié.e.s, et de l’autre, ceux qui se battent pour la défense des travailleurs, des jeunes précaires, des privé.e.s d’emploi, pour de meilleures conditions de travail et pour la dignité de toutes et tous.

Alors que les syndicats ont marqué notre histoire sociale à travers les conquêtes collectives qu’ils ont obtenu, ils sont toujours aujourd’hui engagés dans la défense des salarié.e.s.

C’est bien une droite revancharde, réactionnaire qui se révèle par ce vote, comme chaque année, à la même date… La droite et la démocratie sociale : un divorce consommé.

Créteil, le 28 août 2017

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

 

CP : NOUS EXIGEONS LA LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR SALAH HAMOURI

Salah Hamouri, a été arrêté à son domicile de Jérusalem dans la nuit de 22 au 23 août par l’armée d’occupation israélienne,  cela sans aucune justification et sans motif énoncés ! Il est retenu en prison sans pouvoir donner de nouvelles à ses proches et famille, jusqu’à dimanche où un jugement sera rendu.  Ce délai de 5 jours étant « justifié » par le fait que « la police doit mener son enquête » !

Franco-Palestinien, Salah a déjà été condamné par un tribunal d’exception militaire puis emprisonné pendant sept longues années dans les geôles d’Israël, suite à des accusations qui se sont révélées totalement infondées.

Aujourd’hui, l’acharnement contre lui continue, au mépris du respect de son combat légitime pour les droits du peuple palestinien.

Avec les élu.e.s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne, j’exige la remise en liberté immédiate de Salah et demande instamment au Président de la République d’intervenir en ce sens.

Aussi, nous apportons tout notre soutien à son épouse Elsa et à leur petit  garçon dans cette nouvelle et terrible épreuve.

Pascal Savoldelli, Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne

300 millions d’euros en moins pour 2017 : le mauvais coup de Macron aux collectivités. « Nous ne procéderons pas par baisse brutale de dotation ».

Ces mots ont été prononcés le lundi 17 juillet, au Sénat, par Emmanuel Macron, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence nationale des Territoires.

Pourtant le 20 juillet est paru en catimini un décret annulant un certain nombre de crédits pourtant prévus au budget. Sont notamment concernés des crédits pour l’enseignement supérieur et la recherche (plus de 250 millions d’euros), ou encore la justice (près de 160 millions d’euros).

Pour les collectivités, ce sont 300 millions de dotations au total qui sont supprimées pour 2017.

Ce coup de rabot sur le dos des collectivités constitue un nouveau reniement de la parole présidentielle. Moins de trois jours après avoir prononcé un grand discours de confiance et s’être dit à l’écoute des collectivités, le président et son gouvernement ont pris la décision de frapper encore leur budget.

Alors même que les collectivités ont déjà subi plus de 15 milliards d’euros de baisse de dotation en cinq ans (137 millions cumulés au titre de la DGF pour notre département), cette décision va rendre toujours plus difficile l’équation budgétaire et plus restreinte la capacité d’initiative politique.

Concrètement, cette baisse brutale de dotation frappera des projets d’investissement (transports, réseaux, services publics), mais aussi des projets construits localement avec des associations. Ainsi, la suppression conjointe et imprévue de dotations directe et d’autres liées à la politique de la ville signifie tout simplement que les collectivités ne pourront dans certains cas honorer leurs engagements financiers avec des structures associatives locales.

Les élu.e.s Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil Départemental du Val-de-Marne dénoncent donc avec force cette énième brutalité à l’égard des collectivités. Macron et son gouvernement décident quasiment sans débat et dans le reniement, d’une nouvelle baisse de dotations. L’austérité s’impose encore une fois de manière autoritaire aux collectivités, alors qu’on accorde aux grandes entreprises et aux plus riches des largesses fiscales, avec la baisse de l’ISF notamment. Cette décision symbolise des choix idéologiques à mille lieues des discours bienveillants à l’égard de nos collectivités et du service public.

 

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

 

Créteil, le 3 août 2017

Baisse des APL, ALS, ALF – Macron le président des riches, s’en prend aux plus modestes

Le gouvernement d’Emmanuel Macron vient d’annoncer, comme nous le craignions, une baisse générale de 5 euros par mois des aides aux logements (APL, ALS, et ALF). 60 euros à l’année en moins pour 6,5 millions de ménages parmi les plus fragilisés, qui pour beaucoup consacrent aujourd’hui plus de la moitié de leurs revenus à se loger.

Non, 5 euros ce n’est pas « un petit effort ». C’est une attaque contre les 800 000 étudiant-e-s bénéficiaires, contre les travailleurs, au SMIC ou moins encore, qui paient trop cher leur logement ou n’ont pas accès au logement social car il n’y en a tout simplement pas assez. C’est une attaque contre tous ceux qui comptent le moindre euro. Selon l’INSEE, les aides au logement représentent plus de 20% du revenu des ménages les plus pauvres. Pour 11 millions de Français, il ne reste à la fin du mois que 10 euros pour l’épargne ou les loisirs. Quel est le sens alors d’une telle mesure ?

Les loyers augmentent plus vite que les aides, car leur niveau est d’abord fixé par le prix d’achat des propriétaires qui souhaitent augmenter leurs taux de rentabilité dans un contexte de spéculation constante. La baisse des APL ne fera donc pas baisser les loyers mais provoquera impayés et expulsions. Encadrer les loyers, construire du logement social et non punir aveuglément les locataires, voilà les seules mesures à prendre. Il est inutile de singer les politiques de droite telles que celles menées aujourd’hui par V. Pécresse, qui a sabré le financement régional du logement social.

L’Etat a consacré en 2017 à peine 200 millions d’euros d’aide à la pierre pour la construction de logements sociaux. Il prend aujourd’hui 400 millions dans les poches des plus pauvres. Dans le même temps, il offre à 500 000 riches contribuables 3 milliards de baisse de l’ISF. 6 000 euros en plus pour chacun d’eux, 5 euros en moins pour ceux qui souffrent. Pas d’austérité pour les plus riches, les plus modestes paieront leurs cadeaux fiscaux !

Cette mesure ne fait que s’ajouter à toutes les annonces antisociales du gouvernement. Contre les fonctionnaires : gel du point d’indice. Contre les travailleurs : précarisation avec la « Loi Travail XXL ». Contre les retraités : augmentation de la CSG.

Où est le renouveau ? Où est la justice ? Où est la modernité dans ce qui apparaît clairement aujourd’hui comme une politique de classe au service des plus riches ?

Les élu-e-s Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil Départemental du Val-de-Marne resteront mobilisés pour maintenir le pouvoir d’achat des plus modestes, et offrir à tous un logement accessible. C’est l’ambition de la politique du logement de notre département, avec un taux de logement social supérieur de 12 points à la moyenne nationale, ou encore une forte progression du logement étudiant depuis 2010. Être utile à tous, contre les inégalités, contre l’éviction des populations modestes des cœurs de métropole, face aux attaques conjointes de Macron ou de Pécresse.

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 24 juillet 2017.

Exiger l’égalité pour toutes et tous dans l’accès à l’enseignement supérieur : les élu.e.s Front de gauche mobilisés

Près de 90 000 jeunes étudiants, dont 3 000 en Val-de-Marne n’ont toujours pas aujourd’hui d’affectation en facultés, parmi eux, 9.726 avaient pourtant placé en premier vœu une filière non sélective (un vœu qui aurait dû leur garantir une place).

Cette situation qui s’amplifie à chaque rentrée est insupportable, pour ces milliers de jeunes ayant passé avec succès leur baccalauréat, mais sans perspective autre que celle d’une loterie vue à raison comme injuste. Rien n’a été fait pour que les Universités et l’enseignement supérieur puisse les accueillir malgré une hausse prévisible et continue du nombre d’étudiants. Au contraire, les cures d’économie se sont multipliées, jusqu’à cette annonce de 330 millions d’euros de baisses de crédits pour la seule année 2018 !

La solution de la Ministre Mme Vidal est celle de la sélection à l’entrée en université. Sobrement baptisée « pré-requis », cette mesure efface le principe même du baccalauréat, qui doit rester la voie d’accès à l’enseignement supérieur. Surtout, elle s’accompagnera d’un renforcement de la compétition au financement entre établissements, qui risque d’entériner le glissement définitif vers un enseignement supérieur à plusieurs vitesses. Derrière les mots choisis de la ministre, se cache bien de la hausse des frais d’inscription, de la sélection par l’argent et l’origine sociale.

À celle et ceux qui proposent l’université de la concurrence et de la sélection, nous opposons une autre priorité : démocratiser l’enseignement supérieur, assurer la réussite de tous, dans l’intérêt de notre société minée par les inégalités. L’égalité n’est pas une loterie : le même cadre pour tous et ensuite à chacun sa «chance» ! Parce que la « chance » n’est pas également partagée, l’égalité n’a rien de naturel. C’est au système universitaire de la rendre effective, d’en créer les conditions, puis d’en vérifier la réalité, en corrigeant lorsque c’est nécessaire les inégalités constatées.

Les logiques de territorialisation, de privatisation, de rentabilisation mises actuellement en œuvre dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la santé, des transports… sont socialement destructrices : elles aggravent les inégalités sociales.

Pour une université au service de l’égalité et de l’émancipation de tous, c’est d’un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche renforcé et amélioré dont nous avons besoin. Seule une fonction publique renforcée et rénovée peut être garante des droits de tous à l’éducation, à une formation débouchant sur des qualifications reconnues. Seule une réorientation des milliards dépensés pour la recherche privée vers l’université publique, pourra mettre fin à l’austérité qui y sévit. Comment accepter par exemple le gâchis des 5,5 milliards d’euros par an du Crédit Impôt Recherche ? Comment accepter que ce dispositif, ne serve pas à la recherche mais à l’optimisation fiscale ? Il est temps de remettre l’argent public là où il est utile, au service des étudiants et de la recherche.

Dans cette période estivale, les élu-e-s Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne sont aux côtés des jeunes sans bahut, mobilisés pour exiger leur droit à étudier dans la filière souhaitée.

Comme tous les ans depuis 1989, dans le Val-de-Marne, nous mettons à disposition des jeunes et de leur famille le dispositif SOS Rentrée. Notre dispositif, conçu pour favoriser la réussite de tous, a toujours prouvé son utilité. Il a pour objectif d’agir sur l’égalité d’accès aux droits à l’éducation et permettre aux jeunes de poursuivre leurs études dans le respect de leurs choix d’orientation. Nos élus appellent enfin, le 4 septembre, à se réunir devant le rectorat de l’Académie de Créteil, avec Fatiha Aggoune, vice-présidente du Conseil Départemental en charge de la jeunesse, pour rappeler à l’Education Nationale ses obligations envers les jeunes du Val-de-Marne.

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, le 20 juillet 2017

Communiqué : Décès de Christian Hervy

Je viens d’apprendre la terrible nouvelle, Christian HERVY vient de nous quitter à l’issue d’un long et courageux combat contre la maladie.

Le Val-de-Marne et ses habitants, la municipalité et la population de Chevilly-Larue perdent un militant infatigable du bonheur humain, un ardent défenseur du service public et de l’intérêt général, un élu déterminé à apporter réponses aux besoins des populations et de nos territoires, extrêmement attentif au partenariat entre sa ville de Chevilly-Larue et le Département du Val-de-Marne.

En prenant le relais de Guy Pettenati comme Maire de Chevilly-Larue, puis comme Conseiller général du canton de Chevilly-Larue/Rungis de 2004 à 2015, Christian Hervy a marqué de son empreinte la réflexion et l’activité du groupe des élu-e-s communistes et républicains du Conseil départemental, avec sa profonde acuité politique et toujours une approche exigeante des préoccupations et des dossiers à faire avancer.

Je veux en particulier rappeler sa détermination pour gagner l’arrivée du tramway T7, ainsi que son action inlassable comme administrateur de la SEMMARIS, pour contribuer aux cotés des salarié-e-s, de leurs organisations syndicales et des entreprises du MIN de Rungis à préserver le formidable atout et potentiel du plus grand marché mondial alimentaire.

Encore très récemment, j’ai en mémoire ma dernière visite amicale à l’hôpital pour s’enquérir de sa santé. A cette occasion, il avait tenu à ce que nous échangions sur l’état d’avancement du formidable projet de la Cité de la Gastronomie Paris-Rungis, dont il était le penseur. De fait, il présidait le Syndicat mixte ouvert d’études. Malgré son état de santé, je peux témoigner combien ce projet lui tenait à cœur et combien d’attention il y aura consacrée jusqu’à son dernier souffle.

Homme de convictions et de projets, Christian avait une forte personnalité, rebelle et pugnace, au service des valeurs progressistes. Comme ami, j’ai eu plusieurs occasions pour découvrir sa tendresse de la vie. Nous parlions politique bien évidemment. Il avait un attachement à son parti, le Parti Communiste Français, mêlé de critiques mais où la fidélité dominait.

En mon nom personnel, au nom des élu-e-s du groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne, j’adresse à Stéphanie Daumin sa compagne, à sa famille et à ses proches, aux habitants et à la municipalité de Chevilly-Larue/Rungis ainsi qu’aux nombreux val-de-marnais qui ont côtoyé Christian Hervy, l’expression de notre peine immense et de notre profond chagrin.

 

Pascal SAVOLDELLI, Président du groupe Front de gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental

Vice-Président en charge de l’aménagement, des finances, des affaires juridiques et patrimoniales

Créteil, le 24 mars 2017

ILS BOSSENT ICI ! ILS VIVENT ICI ! ILS RESTENT ICI ! Solidarité avec les travailleurs sans-papier en grève, du MIN de Rungis

Les élu.e.s du groupe Front de gauche (PCF-PG-Citoyens) se félicitent que la lutte engagée par les travailleurs sans papier en grève au MIN de Rungis – depuis jeudi 16 mars – ait réussi à réunir autour de la table pour des négociations, ce lundi 20 mars, les représentants élus, patrons et syndicats (avec notamment une représentation des travailleurs sans-papier).

Chacun de ces travailleurs doit se voir délivrer, au plus vite, le document « employeur » pour sa régularisation comme salarié, ainsi que le récépissé préfectoral de six mois renouvelables, avec autorisation de travail jusqu’à l’étude finale de leur dossier.

Les élus du groupe Front de gauche (PCF-PG-Citoyens) réitèrent toute leur solidarité aux travailleurs en lutte.

Par ailleurs, ils ont collecté près de 600 euros qui leur seront remis.

Les élu.e.s du groupe resteront vigilants pour que cette lutte courageuse aboutisse dans la dignité et le respect de la personne humaine.

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Pascal Savoldelli, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Créteil, 20 mars 2017.

Communiqué de Pascal SAVOLDELLI – CDEN du 14 mars 2017

Lors du Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) réuni le 14 mars, les élu-e-s des collectivités territoriales, les représentants des personnels des établissements, des organisations syndicales et des associations de parents d’élèves ont quasi unanimement refusé d’entériner la carte scolaire du 1er degré présentée par l’inspection académique.

Avec une dotation ministérielle conséquente qui attribue 160 postes pour le Val-de-Marne pour accueillir 1 674 élèves supplémentaires en septembre prochain, nous partageons cette prise de position devant un projet de carte scolaire qui prévoyait 93 ouvertures fermes et 23 conditionnelles, ainsi que 43 fermetures fermes et 36 conditionnelles.

En effet, malgré les créations de postes engagées depuis 2012 dans l’Education nationale, les effectifs par classe restent très chargés dans beaucoup trop d’établissements scolaires. Ainsi, le syndicat SNUipp-FSU estimait en septembre dernier que 55% des classes de maternelle et 27% de celles de primaire comptaient plus de 25 élèves par classe, 8% des classes de maternelle (soit 7 300) comptant même plus de 30 élèves.

Dans le premier degré, selon une étude de la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), le nombre d’élèves par classe demeure supérieur à la moyenne européenne.

Certes, près de 20 000 postes d’enseignement ont été créés en élémentaire dans le public depuis 2012, 17 000 postes dans le secondaire public… Mais ces chiffres qui restent en deçà de l’engagement de créer 60 000 postes dans l’Education nationale durant le quinquennat, ne compensent pas l’ampleur du recul infligé précédemment par la droite, ni l’importance de la poussée démographique des élèves dans le premier et second degré.

Pour les enseignants comme pour les parents, chaque rentrée scolaire s’accompagne de la crainte que les classes soient surchargées. Cela affecte les conditions de travail des enseignants et la prise en charge de leurs élèves, notamment les plus fragiles qui sont plus désavantagés par des conditions d’enseignement précaires.

Toutes les évaluations nationales comme internationales l’indiquent : l’école française est inégalitaire avec un risque de décrochage scolaire qui reste très marqué selon le milieu d’origine des élèves. La Cour des comptes soulignait également en 2012, que l’Etat dépensait 47% de plus pour former un élève parisien qu’un élève de banlieue.

Or, dans un contexte ou la ségrégation sociale se concentre dans les zones les plus urbanisées sous le poids d’une ségrégation résidentielle, la mixité est un facteur essentiel de la réussite des élèves.

Ainsi, cette question des effectifs par classe reste centrale car elle conditionne pour une part la qualité de l’enseignement dispensé dans les écoles de la République, afin que l’école redevienne cet outil de promotion et de mixité sociale !

C’est le sens du vœu adopté par le CDEN sur la proposition des syndicats enseignants SNUDI FO, SNUipp-FSU, CGT Educ’Action, Solidaires Sud Education et de la fédération de parents d’élèves FCPE.

Voté par les élu-e-s Front de gauche et par l’ensemble des élu-e-s de gauche, cette prise de position réaffirme qu’avec une dotation de 160 postes pour le Val-de-Marne, l’essentiel des demandes des écoles mobilisées peuvent immédiatement être satisfaites, sans attendre les ajustements de juin et septembre dont on sait les conséquences pour l’organisation des écoles et les élèves.

Qui peut aujourd’hui garantir qu’à l’issue des élections présidentielles, le nouveau gouvernement ne reprendra pas ces postes au nom de la lutte contre les déficits ou d’une « nécessaire diminution du nombre de fonctionnaires » !

Aux côtés des acteurs de la communauté éducative mobilisés, les élu-e-s du groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne continueront d’agir pour garantir le droit à l’Education de tous les élèves afin que l’Education redevienne cet outil de promotion et de mixité sociale.

 

Pascal SAVOLDELLI, Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne.

Pour le maintien des bureaux de Poste et une véritable présence postale territoriale – Pour de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés et les usagers

Dans une société de plus en plus inhumaine et inégalitaire, nos concitoyens ont besoin de protections et de solidarités, donc de plus de Services Publics de qualité et de proximité.

En subordonnant le service postal à la rentabilité de La Banque postale, les évolutions du Service Public Postal sont préoccupantes et inacceptables.

Cette orientation du groupe La Poste génère des fermetures de bureaux de poste (environ 500 en 2017, près de 4 000 à l’horizon 2020), des transferts d’activités postales dans des commerces, des réductions d’horaires d’ouverture de bureaux, des suppressions de tournées de facteurs et des réductions du nombre d’agents.

En ce début d’année, en Val-de-Marne, nous assistons à une très importante dégradation du service rendu aux usagers et des conditions de travail des agents publics, en particulier avec le transfert de l’activité des bureaux des postes Liberté à Charenton, Joncs Marins au Perreux et Joffre à Fontenay chez un commerçant, avec les fermetures annoncées à Champigny, Boissy et Noiseau … Ainsi, environ 25 bureaux de postes souvent situés en ZUS et dans les quartiers populaires seraient menacés.

Les élu-e-s du Groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne s’opposent à cette nouvelle dégradation du service rendu aux usagers.

Nous étions déjà en 2009, de celles et ceux, deux millions dans notre pays, qui s’étaient alors prononcés contre la loi Estrosi de privatisation de La Poste lors de la votation citoyenne nationale.

Devant la fermeture de bureaux de poste de plein exercice, leur remplacement par de simples « points de contact » dans des commerces, lorsque nous parlons d’usagers, de services publics et de proximité, la Poste répond « clients », « entreprise », « rentabilité financière ».

Nous appelons à prendre une autre direction, celle de la rentabilité sociale. Pour nous, élu-e-s communistes, PG et Citoyens du groupe Front de gauche, assez de paroles, assez de discours, il faut passer aux actes !

L’Etat, en tant qu’actionnaire majoritaire, doit prendre ses responsabilités en stoppant cette course à la rentabilité financière qui dégrade à la fois, le service rendu aux usagers et les conditions de travail des agents.

Puisqu’il est nécessaire d’engager une réflexion sur La Poste d’aujourd’hui et de demain, faisons-le avec les personnels, les élu-e-s et l’ensemble des usagers. Voilà ce qui serait une véritable démarche démocratique !

Nous regrettons qu’en décembre dernier, l’Association des Maires de France ait signé avec l’Etat et le groupe La Poste, le nouveau contrat tripartite de présence postale territoriale pour 2017-2020. En effet, celui-ci dégrade encore la situation et enferme les maires dans des choix qui n’en sont pas : avoir un « point de contact » ou une maison de services au public, et payer pour cela, ou bien voir La Poste quitter la commune. Seuls les élu-e-s communistes-Front de gauche ont fait part de leur désaccord en votant contre, fidèles aux engagements qu’ils portent localement.

Pour notre part, nous proposons que les Commissions Départementales de Présence Postale et Territoriale soient élargies aux associations d’usagers et aux organisations syndicales représentatives du personnel, qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.

Nous demandons également d’augmenter sensiblement les ressources du fonds de péréquation en l’orientant exclusivement en faveur du maintien et de la rénovation des bureaux de postes.

Maintenir et renforcer le maillage des services publics postaux, agir pour leur réimplantation, cela appelle à une gestion démocratique et participative associant directions, usagers, élu-e-s et représentants des personnels, tout en les dotant de moyens financiers et en personnels publics suffisants pour assurer l’entièreté de leurs missions, ce qui implique un plan de création d’emplois et de formation.

Aux côtés des Val-de-Marnais qui ont décidé de placer La Poste sous protection citoyenne,

 les élu-e-s du groupe Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront présent-e-s mercredi 15 mars à 15 heures, à la manifestation organisée devant le Ministère de l’Economie et des Finances où une audience a été demandée auprès du secrétaire d’Etat chargé de l’industrie.

Pascal SAVOLDELLI, Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne,

Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Communiqué de Jeannick Le Lagadec : Les femmes sont les premières victimes de la casse de l’hôpital

Hier encore, une infirmière a mis fin à ses jours.

Ce tragique événement doit nous rappeler que la fonction publique hospitalière compte 76,6 % de femmes : 87 % des infirmières et des sage-femmes et plus de 90 % des aides-soignantes sont des femmes.

Hier des milliers de femmes infirmières, aide-soignantes, médecins,orthophonistes, puéricultrices sont venues crier, dans les rues de Paris et d’ailleurs, leur ras-le-bol, leur souffrance mais aussi leur résistance à la dégradation du service public.

Aujourd’hui, le 8 mars, journée internationale des droits de la femme, je veux relayer  l’exigence de ces femmes qui font en grande partie tourner nos hôpitaux, soignent nos parents, enfants et amis.

La tarification à l’activité et la recherche sans frein d’économies tuent notre système hospitalier. Le regroupement des hôpitaux ne fera qu’accélérer la dégradation. Les femmes, salariées de l’hôpital public, en sont les premières victimes.

L’argent public est trop précieux pour le sacrifier en CICE et autres allègements de charges.

Notre santé vaut plus que leurs bénéfices !

 

Jeannick Le Lagadec, Vice-Présidente déléguée à la Santé, l’Enseignement supérieur, la Recherche et l’Agriculture péri-urbaine

8 mars 2017