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Ensemble, toujours mobilisés pour le retrait de la Loi Travail

C’est dans un contexte de large mobilisation pour le retrait du projet de loi El Khomri que l’Assemblée nationale va en débuter l’examen dans quelques jours.

Ce mouvement engagé depuis plusieurs semaines a d’ores et déjà contraint le gouvernement à réécrire quelques articles de ce projet de loi et à en supprimer d’autres. C’est un encouragement à poursuivre et à élargir la riposte pour le retrait définitif de ce texte qui met en cause la durée du temps de travail, qui affaiblit les conventions collectives, qui fragilise les droits acquis, qui supprime les majorations des heures supplémentaires, qui facilite les licenciements, qui affaiblit la médecine du travail, qui met fin aux accords par branches au profit d’accords d’entreprises… Les régressions demeurent !

Une large majorité de Français, 70 %, considère que ce projet de loi-Travail est globalement mauvais, et qu’il ne peut en rien être utile pour créer des emplois, bien au contraire.

Il doit être tout simplement retiré !

Dans les différentes formes actuelles de mobilisation, nuits debout, grève des cheminots, mouvement des intermittents du spectacle, occupations d’universités et lycées…, le gouvernement ne doit pas rester sourd à ce que disent les organisations de jeunesse. Il doit répondre à leurs revendications.

L’objectif de toute réforme du droit du travail doit être :

-d’améliorer les conditions de vie, d’étude, de travail des jeunes et des salariés.

– de renforcer le code du travail pour lutter contre l’explosion de la précarité,

-de s’opposer aux dégradations des conditions de travail et de la vie au travail.

Demain, jeudi 28 avril, les élu-e-s Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront une nouvelle fois aux côtés des salariés et des jeunes mobilisés contre cet inacceptable projet de loi-travail et pour exiger de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés et les citoyens.

Retrait de la loi travail

Le million de signatures dépassées, les fortes mobilisations des 9, 17 et 24 mars ont contraint le gouvernement à réécrire quelques articles de la loi et à en supprimer d’autres.

C’est un résultat positif à mettre au crédit de toutes les femmes et hommes qui s’opposent à la «loi Travail», cela est un encouragement pour élargir la riposte.

Les aménagements annoncés par le Premier Ministre ne changent pas la philosophie générale. Ils ne répondent pas aux aspirations fortes, exprimées par les jeunes, les salarié-e-s et les chômeurs pour l’accès à l’emploi et sa sécurisation.

Mise en cause de la durée du temps de travail, affaiblissement des conventions collectives, fragilisation des droits individuels acquis, mise en cause des majorations des heures supplémentaires, facilitation des licenciements, affaiblissement de la médecine du travail, fin des accords par branches au profit d’accords d’entreprises… sont autant d’exemples de régressions qui demeurent.

Le texte du Gouvernement continue à diminuer les droits des salarié-e-s et à accroître la précarité à laquelle sont confrontés en particulier les femmes et les jeunes. Au-delà des effets d’annonce notamment sur la garantie jeunesse sans les moyens en conséquence, il s’agit d’un incroyable acharnement contre le monde du travail et ses organisations.

Demain jeudi 31 mars, les élu-e-s Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront à nouveau aux côtés des salariés, des jeunes, mobilisés contre cette inacceptable réforme du code du travail et pour exiger de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés et les citoyens.

L’urgence est à la conquête de droits sociaux !

Pour le retrait de la loi « El Khomri »

La réforme du Code du travail dite « Loi El Khomri »  fait brutalement disparaître des acquis sociaux mis en œuvre depuis plus de 80 ans.

Ces avancées sociales conquises de hautes luttes par le monde du travail depuis le 19ème siècle ne doivent pas être rangées au « rayon des souvenirs du passé ».

Casser ces acquis, c’est nier les valeurs de justice et d’égalité qui ont fondé notre République, c’est mépriser des pans entiers de l’histoire de notre pays, c’est insulter celles et ceux qui se sont battu-e-s en faveur de nos lois sociales jusqu’à l’élaboration de notre code du travail actuel.

S’il s’appliquait, ce projet de réforme ne ferait qu’aggraver les inégalités, la précarité et la condition même du salariat déjà fortement fragilisée par le chômage de masse dans la course aux profits.

Son contenu, directement inspiré des exigences du MEDEF, représente un véritable recul pour les salariés et tout particulièrement pour les jeunes. Notamment, la primauté des accords négociés au sein de l’entreprise sur les accords de branche et sur le Code du Travail constituerait un dangereux chantage sur les salarié-e-s.

Sous l’effet des premières mobilisations et de la pétition qui a déjà recueillie plus de 1 200 000 signatures, le gouvernement a reculé l’examen de son projet.

Ce texte n’est pas amendable. Il doit tout simplement être retiré !

Demain 9 mars, les élu-e-s Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront aux côtés des salariés, des jeunes, mobilisés contre cette inacceptable réforme du code travail et pour exiger de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés.

Soutien à la mobilisation dans la fonction publique contre l’austérité

Le gouvernement s’acharne à mettre à mal le modèle social français auquel les usagers des services publics sont très attachés.

Cette politique nationale réduit la réponse publique aux besoins des populations en nourrissant les profits et les marchés financiers, sans créer d’emploi. Elle est injuste socialement et inefficace au plan économique !

Les baisses de dotations de l’Etat aux budgets des collectivités territoriales remettent en cause l’action des services publics locaux, fragilisent les politiques d’investissement et l’emploi qu’elles génèrent.

Dans cette attaque redoublée contre le service public, les atteintes au statut de la fonction publique se multiplient, à l’exemple du projet d’augmentation de la durée du travail dans la fonction publique (rapport de la commission des finances du Sénat sur la compétitivité du 13 janvier 2016), à l’exemple du gel de la valeur du point d’indice depuis 2010…25

Dans le cadre de la journée nationale de grève et de manifestation unitaire dans la fonction publique du 26 janvier 2016, les élu-e-s Front de gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront aux côtés des salariés, mobilisés pour faire valoir leur exigence que les moyens affectés aux services publics soient à la hauteur des besoins et attentes des usagers. Et pour l’augmentation de la valeur du point d’indice, des traitements dans la fonction publique.

Pour l’arrêt des poursuites contre les « 8 de Goodyear » !

Pour la première fois sous le Vème République, des sanctions pénales viennent d’être requises par un Procureur de la République, à Air France et pouvant aller jusqu’à la prison contre les « 8 de Goodyear ». C’est à dire contre des syndicalistes qui ont participé avec les salariés à des actions pour empêcher la fermeture de leur usine et pour la défense de leurs droits.

Cette prise de position est une inacceptable criminalisation de l’action syndicale qui vise à placer le militant syndical au rang de délinquant.

Nous y voyons une régression dans la conception même des libertés publiques dans notre pays. Et plus particulièrement une atteinte contre le droit du travail, contre la place et le rôle qu’il confère aux organisations syndicales dans les relations entre les salariés et les employeurs dans l’entreprise.

Il est extrêmement dangereux pour les libertés que l’actuel « état d’urgence » inspire et oriente l’autorité de l’État dans de telles dérives répressives !

Il est inacceptable que les procureurs et les forces de polices soient ainsi mis au service des grands groupes industriels et financiers pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Avec déjà plus de 150 000 pétitionnaires et la création de comité locaux de soutien, nous sommes particulièrement satisfaits de voir qu’une forte mobilisation citoyenne commence à se manifeste pour exiger la justice pour « les 8 condamnés de Goodyear ». Nous nous y associons pleinement !

C’est pourquoi, élu-e-s Front de Gauche du Conseil Départemental du Val-de-Marne, nous appelons à l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR, soutenons l’appel à la mobilisation des salarié-e-s et de leurs syndicats partout en France pour défendre l’emploi et les salaires, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, la reconnaissance des métiers pénibles, les libertés syndicales, le développement industriel et des services publics.

Soutien aux salariés inculpés d’Air France

Demain, 2 décembre, 6 salariés d’Air France comparaîtront devant le Tribunal de Bobigny !  Leur faute ? Avoir manifesté, le 5 octobre dernier, leur refus de perdre leur emploi !

Ces salariés sont victimes de la politique antisociale des dirigeants de l’entreprise qui se servent des événements d’octobre pour criminaliser toute contestation  du plan de restructuration de la direction du groupe Air France-KLM prévoyant la suppression de 2900 postes, en majorité dans le domaine industriel.

Cette casse de l’emploi et ces méthodes répressives sont inacceptables !

Les élu-e-s Front de Gauche du Conseil Départemental du Val-de-Marne soutiennent l’appel à la mobilisation des salarié-e-s et de leurs syndicats, partout en France, pour défendre l’emploi et les salaires, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, la reconnaissance des métiers pénibles, les Libertés Syndicales, le développement industriel et des services publics….

A Air France comme ailleurs, le respect des valeurs républicaines, de justice, d’égalité et de solidarité, doit conduire à placer l’humain et nos vie d’abord au cœur de tous ces enjeux de société. Et non les logiques de rentabilité financière dictées par les actionnaires.

Nous soutenons l’exigence des organisations syndicales et des salarié-e-s d’Air France pour que la Compagnie et l’État actionnaire ouvrent un véritable dialogue social associant l’ensemble des personnels.

Nous souhaitons vivement que cette journée d’action soit une étape importante pour imposer une autre politique sociale, favorisant l’investissement humain pour le développement d’une société du plein emploi, respectueuse des femmes, des hommes et de l’environnement !

C’est dans cet esprit que nous apportons tout notre soutien au rassemblement prévu demain, à partir de 12 heures pour l’Ile-de-France, devant le Tribunal de Grande Instance de Bobigny.

Une nouvelle et inacceptable attaque de la Droite contre le logement social

Lors de la commission permanente du 30 novembre 2015, les élu-e-s du groupe « Les Républicains » se sont abstenus sur le versement de financements du Département pour des opérations de construction de nouveaux logements locatifs sociaux.

En Ile-de-France, tout le monde s’accorde à « déplorer » l’insuffisant niveau de construction de logements, en particulier pour permettre l’accès au logement social des centaines de milliers de demandeurs de logement.

Expliquant son vote, la droite départementale manifeste son opposition à la réalisation à Ivry-sur-Seine, de deux projets comprenant respectivement 39 et 18 logements locatifs sociaux, au prétexte que cela développera la paupérisation de la population.

Dans un contexte de dégradation de l’emploi, d’extension de la précarité et de la baisse du pouvoir d’achat des familles, cette volonté d’interdire la construction de logements locatifs sociaux est malheureusement conforme aux politiques constamment proclamées et menées par la droite départementale contre les réponses publiques d’intérêt général.

A l’inverse, si des mesures coercitives devaient s’imposer en matière de construction de logements, c’est en premier lieu en direction de ces 20 villes, toutes dirigées par un maire de droite, qui refusent malgré la loi, de produire une offre suffisante de logements sociaux, contribuant ainsi au départ de nombreux jeunes et familles contraints d’essayer de se loger ailleurs.

 

Lamya KIROUANI et Pascal SAVOLDELLI

Conseillers départementaux d’Ivry-Sur-Seine (Groupe Front de gauche)

Ivry le 30 novembre 2015

Air France : où est la violence ?

Ce lundi matin, six salariés travaillant dans la branche Cargo ou à Air-France Industries ont été interpellés à leur domicile, puis placés en garde à vue.

Ces interpellations feraient suite aux plaintes déposées pour « violences », « entraves au CCE » et « dégradations », à l’issue de la puissante journée de mobilisation de l’ensemble des personnels de la compagnie, mobilisés le 5 octobre dernier – jour du Comité central d’entreprise – pour manifester leur refus d’un nouveau plan de suppression de 2 900 postes.

Ces arrestations sont aux antipodes de la réponse que la compagnie et l’Etat actionnaire doivent apporter à la demande de l’ensemble des syndicats d’Air France, pour que s’ouvre enfin une concertation sur la stratégie de développement de l’entreprise, sur le maintien de l’emploi et sur les capacités d’investissements.

Cette attitude répressive est totalement étrangère à la réponse qui doit être apportée à la demande des syndicats d’un « véritable dialogue social », au moment même où des discussions reprennent.

Faut-il rappeler que depuis 2008 avec le plan Transform, ce sont 15 000 postes qui ont déjà été supprimés chez Air France.

Où est la violence ? De quelle violence parle-t-on ? … Des « images qui font mal à notre pays » et de leurs conséquences « sur l’attractivité » de la France ou de cette violence sociale et de ce désespoir qui touchent toutes les populations, de l’ouvrier au cadre en passant par le technicien ?

Le dialogue social ne peut se réduire à satisfaire toujours davantage les appétits du Medef !

Chez Air France comme dans d’autres entreprises, seul un projet industriel fondé sur un développement fédérateur et ambitieux pourra susciter l’adhésion de l’ensemble des salariés.

Air France et l’Etat actionnaire doivent répondre à cette exigence des organisations syndicales. Ils doivent retirer leurs plaintes et cesser de criminaliser les actions revendicatives et syndicales.

 

Pascal SAVOLDELLI

Président du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) du Conseil départemental du Val-de-Marne.

Créteil le 12 octobre 2015.

 

Ils veulent tuer l’espoir pour le peuple grec, pour tous les peuples !

Le groupe Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne tient à exprimer toute sa solidarité envers le gouvernement et le peuple grec qui font l’objet d’une véritable tentative de coup d’État libéral de la Troïka (Commission européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire International), des marchés financiers et des gouvernements européens.

Leur volonté clairement affichée et soutenue, à grands renforts médiatiques, est de mettre à genoux un peuple qui résiste.

La Grèce ne peut pas rester dans la situation catastrophique dans laquelle l’ont plongée les politiques d’austérité. Les dirigeants européens doivent cesser de s’entêter dans cette voie au mépris de l’expression populaire et d’un gouvernement démocratiquement élu, qui propose des alternatives possibles et crédibles aux politiques imposées par le monde de la finance.

Nous soutenons totalement l’action engagée par le gouvernement grec pour obtenir la restructuration d’une dette dont on sait que le remboursement intégral est impossible et illégitime. Depuis son élection, le gouvernement d’Alexis Tsipras œuvre non seulement à la résorption de la crise humanitaire et économique mais également à préserver l’espoir d’une Europe partagée, porteuse de progrès et de démocratie.

En France aussi, nous devons sortir de cette logique qui réduit les Services Publics et qui asphyxient financièrement les collectivités territoriales.

Nous refusons cette logique qui conduit à des réductions drastiques des dotations d’État dans le département du Val-de-Marne, pour financer notamment la « compétitivité » des entreprises (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi – CICE), sans aucun effet sur la croissance et l’emploi.

En condamnant sans réserve ces logiques dévastatrices, nous revendiquons une véritable démocratie sociale et politique, qui donne la parole au peuple et non qui les soumet aux diktats d’organisations non élues. C’est le sens du référendum de dimanche prochain en Grèce.

Défendre la dignité du peuple grec aujourd’hui, c’est préserver l’espoir pour les peuples européens demain !

C’est pourquoi, nous appelons à participer au rassemblement à l’appel des organisations syndicales régionales demain, jeudi 2 juillet, Place de la Bastille à partir de 18h30, en soutien et en solidarité avec la Grèce.