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Tribunes – Page 2 – Groupe Val-de-Marne Ensemble

Mot clé : Tribunes

Respect des droits humains et de la dignité : une exigence universelle !

Au socle de nos engagements : les valeurs de justice sociale, d’égalité, de liberté, la culture de paix, le respect des droits humains, la solidarité et la protection de notre planète. Doit-on rappeler qu’il existe une France solidaire qui agit au nom des droits humains et du respect de la dignité !

Le projet de loi gouvernemental « Asile et immigration », mis en débat à l’Assemblée nationale est un déni d’humanité. Dans un contexte de durcissement des mesures d’accueil et de séjour en France, il fait de l’asile et du fait migratoire une affaire d’ordre et de police.

En restreignant ainsi l’accès aux droits, ce texte fragilise les principes d’égalité, de fraternité et de justice sociale… qui doivent rester les fondements républicains de notre société.

Il n’y a pas de bonnes ni de mauvaises raisons d’immigrer. Pour se mettre en sécurité, cela fait des années, des siècles même, que des personnes fuient leurs terres. Pourquoi continuer à stigmatiser, à diviser comme le font certains, en maltraitant une partie de la population ?

Cette approche met en péril les valeurs d’égalité et de solidarité, la cohésion sociale et les droits des personnes. Inverser cette tendance est une urgence qui ne peut être envisagée que par la déconstruction de telles perceptions.

C’est une responsabilité publique, politique, nationale et citoyenne qui appelle à refuser le piège de la division, à opposer une autre alternative aux logiques de mise en concurrence des êtres humains.

Au regard des tensions qui agitent le monde, il est urgent de développer les solidarités, d’affirmer le droit à la sécurité et d’agir pour la culture de la paix.

Terre d’accueil, de solidarité, de fraternité et de vivre ensemble, le Département du Val-de-Marne s’engage au quotidien pour l’égalité et la solidarité envers toutes et tous. La lutte contre l’exclusion et la réduction des inégalités est au cœur de nos politiques publiques. Elle anime tous nos dispositifs de solidarité.

Dans ses politiques publiques, le Département a toujours manifesté sa volonté d’accueillir et de soutenir toutes les personnes en difficultés, quelle que soit leur origine.

Les exilé.e.s ne sont pas l’exception dans le Val-de-Marne. Ce sont des femmes, des enfants, des hommes, des jeunes et des moins jeunes. Elles et ils arrivent sur notre territoire avec des parcours de vie complexes : elles et ils ont fui des zones de guerre, des régions ravagées par le dérèglement climatique, des pays où les droits humains ne sont pas respectés ou dans lesquels la crise économique ne leur offre aucune perspective d’avenir.

Les ressortissants étrangers sont des personnes qui doivent être considéré.e.s en tant qu’être humain. À ce titre, elles et ils ont des droits. C’est pourquoi, les élu.e.s de notre groupe ont apporté leur solidarité aux travailleurs sans-papiers en lutte pour obtenir les documents régularisant leur situation administrative et garantissant leurs droits.

Le respect des droits humains est inscrit dans les politiques du Conseil départemental. Ainsi, sur la question linguistique, le Département accompagne des réflexions et promeut des interventions innovantes et partenariales dans la construction de parcours d’insertion pour des personnes exilées.

Par son soutien au monde associatif, le Département conforte l’action de nombre de structures, de citoyen.ne.s dont l’action quotidienne œuvre au lien social et au vivre ensemble, dans un esprit de solidarité et d’émancipation.

Dans le cadre de ses engagements et malgré des moyens financiers contraints, le Val-de-Marne agit au quotidien pour le respect des droits humains et la dignité de toutes et de tous.

Fatiha Aggoune, vice-présidente chargée de la Jeunesse, de la Vie associative, de l’Observatoire de l’égalité, de la Lutte contre les discriminations, des Droits de l’homme et des Droits des migrants

Canton du Kremlin-Bicêtre

Une réforme constitutionnelle à mille lieux des attentes des Val-de-Marnais.e.s !

Sous l’impulsion du président Christian Favier, la majorité départementale a toujours eu la volonté de développer des politiques publiques, dans une grande proximité avec les besoins et attentes des Val-de-Marnais.e.s.

Or, avec l’actuel projet de réforme constitutionnelle d’Emmanuel Macron, le risque est grand que le règne absolu de la technostructure prime sur tous les territoires de la République, nourrissant en retour une crise de la démocratie qui menace notre pacte républicain. Avec le retour du projet de suppression des départements de la petite couronne parisienne, une volonté guide le chef de l’État : disqualifier et réduire la dépense publique utile, afin d’inscrire nos institutions dans la trajectoire libérale de l’Europe des régions et des métropoles.

Si, devant la mobilisation inédite des populations, des élu.e.s locaux de toute sensibilité et des agents du service public, Emmanuel Macron indique n’avoir encore rien décidé, sa vision d’une « métropole sans département » est un des leviers escomptés pour affaiblir les services publics, mais aussi les communes qui n’auront plus leur partenaire de proximité.

C’est la même logique qui prime avec la réduction démagogique du nombre de parlementaires, qui cache en définitive la volonté de réduire les prérogatives du Parlement, d’abaisser la représentation nationale pour réduire au maximum les contre-pouvoirs. Plus de démocratie avec moins de représentants du peuple, parmi lesquels encore moins d’ouvriers ou d’employés, la démonstration reste encore à faire ! Réduction du nombre d’élus, affaiblissement de la démocratie locale, prédominance de la technostructure, éloignement des lieux de décisions, instauration d’un quota d’amendements par groupe parlementaire, remise en cause de la décentralisation, recours aux lois d’habilitation pour donner pouvoir au Gouvernement de légiférer seul par ordonnances dans tel ou tel domaine…

La mainmise de l’Exécutif sur le pouvoir législatif est En Marche ! C’est ainsi que le Gouvernement a opéré un véritable coup de force anticonstitutionnel, avec la loi sur la sélection à l’université « Parcoursup », qui a été appliquée avant même d’être votée par le Sénat puis promulguée.

Le chef de l’État et son Gouvernement sont incontestablement le symbole de cette marche conservatrice, avec son cortège de privatisations, d’attaques contre les droits du travail, du Parlement, contre la SNCF, contre les statuts…

Rien de nouveau dans ce vieux monde ! Tous les deux sont en charge d’une mission : répandre la bonne parole libérale.

J’emprunterais volontiers à Pierre Bourdieu son éloquente définition de l’essence du néolibéralisme : « Un programme de destruction des structures collectives capable de faire obstacle à la logique du marché pur ». Ce « modèle » de fonctionnement des institutions est calqué sur celui des instances de l’Union européenne (Commission européenne, Parlement).

Il considère que la moindre parcelle de démocratie fait obstacle à leurs projets de marchandisation de l’action et de l’espace public, au seul profit d’une rentabilité financière qui explose littéralement. Et le peuple dans tout cela !

Nous assistons à une volonté de prise de pouvoir direct du marché, évacuant ce qui n’est plus devenu à leurs yeux qu’un seul intermédiaire, le politique !

Pour casser ce « mur dressé » entre les populations et des lieux de décision de plus en plus opaques et lointains, la question est posée d’engager une véritable « révolution constitutionnelle » pour une nouvelle Constitution, une nouvelle République démocratique et sociale.

Pascal Savoldelli, sénateur du Val-de-Marne

Président du groupe, conseiller départemental d’Ivry-sur-Seine

École en danger : tous mobilisés !

Avec l’élection d’Emmanuel Macron, on nous avait promis du nouveau. On a été servi : 180 fermetures de classes annoncées dans l’enseignement primaire pour la rentrée de septembre prochain, c’est un record dans le département. Il n’y en a jamais eu autant !

Les écoles les plus touchées sont les maternelles avec 102 fermetures, souvent dans les quartiers les plus populaires, notamment déclarés « éducation prioritaire » où elles ont le double rôle d’éducation et d’émancipation sociale, avec des dispositifs tel que l’accueil des enfants de moins trois ans. Tout ceci ne fait que confirmer, hélas, les inquiétudes que l’on peut avoir sur l’avenir de l’école maternelle en France. Dispositif unique en Europe qui a fait ses preuves, à la fois pour les enfants mais aussi pour favoriser l’activité des femmes.

En élémentaire, ce sont 78 classes qui sont menacées. Les seules justifications reposent sur des transferts de postes destinés au dédoublement des classes de cours préparatoire et de CE1 dans les REP et REP+. Il est inadmissible de pénaliser tous les élèves de primaire pour financer ce dispositif à moyens constants. Cela provoquera des augmentations des effectifs dans toutes les autres classes, supprimera des postes dans les réseaux d’aide spécialisée déjà exsangues, détruira des postes du dispositif « plus de maîtres que de classes » (qui commençait pourtant à porter ses fruits) et effacera des décharges de direction si utiles, alors que l’on vient de supprimer les emplois d’assistance scolaire qui aidaient les directrices et directeurs.

Ces mesures s’inscrivent dans ce vaste et vieux projet politique de droite, consistant à articuler la suppression de moyens dans le service public et le développement de logiques mercantiles. L’éducation ne doit pas devenir une marchandise. C’est un droit commun qui fonde la société.

Toutes les réformes conduites ces dernières décennies avaient deux objectifs, quels qu’aient été les ministres : sélection et individualisation. La sélection s’oppose à la culture commune et à l’ambition d’une école pour tous les élèves. L’individualisation des parcours produit une société clivée, du chacun pour soi et de la concurrence. La vieille idéologie de « tous les enfants ne sont pas faits pour l’école » réapparaît sporadiquement.

Aujourd’hui, savoirs et création jouent un rôle de plus en plus important dans tous les domaines de la vie. Des grands débats comme le climat, les relations internationales, la compréhension des enjeux politiques, les loisirs, le travail quotidien, mobilisent des savoirs plus complexes. La part intellectuelle du travail augmente sans cesse. Si on ne la maîtrise pas, on se condamne à davantage de précarité.

C’est pour cela que l’école est un enjeu majeur pour les générations futures. Les parents et les enseignants, unis, ont déjà obtenu un recul de la direction des services de l’académie sur douze classes.

Dès le premier jour, les conseillers départementaux étaient à leurs côtés dans les délégations d’écoles, dans les rassemblements. Les Val-de-Marnais.e.s peuvent compter sur notre détermination à agir avec eux jusqu’à l’abandon de la dernière fermeture et l’obtention de la dernière ouverture nécessaire.

Flore Munck, conseillère départementale

Canton de Villejuif

Maintien de l’activité de chirurgie hépatique au GHU d’Henri Mondor à Créteil

Le droit à la santé pour tous est l’une des plus importantes missions du service public. Pourtant, le secteur de la santé, et particulièrement le secteur hospitalier, est la cible récurrente, depuis vingt ans, des politiques de réduction de la dépense publique.

Baisse de moyens, des effectifs, fermetures de services, heures supplémentaires non payées, pression sur les personnels, conditions d’accueil du public dégradées… Comme dans d’autres services publics (postes, police, etc.), les conséquences des politiques d’austérité sont visibles et massives. Aujourd’hui, ce sont encore ces choix politiques qui impliquent, selon la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), la fermeture du service de greffe hépatique de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. Six ans après une très large mobilisation pour le maintien du service de chirurgie cardiaque qui s’est traduite par un premier combat victorieux, la direction de l’AP-HP, menée par l’ancien ministre Martin Hirsch, entend supprimer un des quatre sites de transplantation hépatique qu’elle gère. Dans ce cadre, Mondor est menacé car, selon l’AP-HP, il n’y aurait pas assez de malades greffés ! Une véritable ineptie, tirée de chiffres et de tableaux de rentabilité, en contradiction avec les besoins de santé dans notre département. En effet, cette volonté se manifeste alors même que l’Agence régionale de santé (ARS) s’apprête, au contraire, à préconiser de créer un site supplémentaire de greffe hépatique en Île-de-France, reconnaissant ainsi le manque de structures sur cette question.

Cette nouvelle décision autoritaire et brutale met à mal la recherche et la santé publique des populations, car elle conduirait par ricochet à remettre en cause d’autres structures hospitalières en Val-de-Marne. Réduire les chirurgies cardiaque et hépatique, c’est remettre en cause toute la chirurgie, la formation universitaire, la recherche médicale, affaiblir la réponse de proximité aux besoins de soins dont les enjeux de santé publique pour les populations…

Fermer ce service réduirait, en outre, l’attractivité de l’hôpital pour les étudiant.e.s et enseignant.e.s de l’université Paris-Est – Créteil (UPEC), menaçant à terme la pérennité des enseignements au CHU de Mondor. De plus, cela risque de remettre en cause la réalisation du nouveau bâtiment Réanimation-Bloc-Interventionnel dit « RBI » à l’hôpital Henri Mondor, dont la livraison est prévue en 2020. Cette structure de pointe (21 salles d’opération, 55 lits en réanimation, salles d’imagerie, etc.) est pourtant très attendue par la communauté hospitalière.

La communauté hospitalière de Henri-Mondor s’est déjà largement exprimée : la transplantation hépatique est « stratégique », selon la commission médicale du groupement hospitalier. Le conseil de surveillance a, lui, émis un vœu rejetant le projet de l’AP-HP. Il est temps que soient entendus les personnels et les usagers de l’hôpital Henri- Mondor, les élu.e.s du département de toutes sensibilités politiques (adoption d’un vœu à l’unanimité lors de la séance du Conseil départemental le 18 décembre), les déjà 10 000 signataires de la pétition en ligne sur le site change.org « Maintien des services de chirurgie hépatique et cardiaque au GHU Mondor et Chenevier ». Les élu.e.s du groupe Front de Gauche du conseil départemental du Val-de-Marne, appellent solennellement Madame Buzyn, ministre de la Santé et autorité de tutelle de l’AP-HP, à retirer, sans délais, le projet de suppression du service de greffe hépatique de Mondor, et soutiennent l’ensemble des actions pour développer le service public hospitalier dans notre département.

Alain Audhéon, conseiller départemental

Canton de Champigny-sur-Marne / Chennevières-sur-Marne

Bonne année 2018 !

En ce début d’année, nous avons le plaisir d’adresser aux Val-de-Marnaises et aux Val-de-Marnais tous nos vœux de bonheur, de réussite et de paix pour 2018.

Nous sommes déterminé.e.s à continuer d’apporter les meilleures réponses de service public aux besoins de la population, pour faire vivre les solidarités et concrétiser l’accès effectif à de nouveaux droits pour toutes et tous.

Avec l’adoption du plan de création de plus de 500 places supplémentaires dans les crèches départementales et l’extension du forfait Améthyste pour tous les retraité-e-s imposables (avec 50% de réduction sur leur carte Navigo), la majorité départementale sous l’impulsion de Christian Favier, tient le cap des engagements pris avec vous et réaffirme sa volonté d’amplifier la mise en œuvre de politiques ambitieuses et utiles à toutes et tous.

Face à l’offensive néolibérale impulsée par le président de la République, l’effectivité de ces deux dispositifs est emblématique d’un autre possible !

C’est un atout majeur contre toutes les velléités de remises en cause du processus de décentralisation engagé depuis 1982/83, et notamment celle concernant le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales.

Ainsi, au lieu de conforter « ce qui marche » en s’appuyant sur des principes clairs : la décentralisation, les principes de libre administration et de subsidiarité, le dialogue et les partenariats entre collectivités, Emmanuel Macron et le gouvernement d’Édouard Philippe s’emploient méthodiquement à détruire l’organisation institutionnelle historique de notre République (Région-Département-Commune) pour lui substituer, en Île-de-France, une métropole dédiée à la finance.

Sur le devenir de la métropole du Grand-Paris, la disparition des trois départements de la petite couronne détruirait la vitalité et l’utilité du couple Département-Commune, patiemment construit en Val-de-Marne ces cinquante dernières années.

Or, chacune et chacun vérifie au quotidien, combien le Département – aux côtés de ses prérogatives majeures en matière sociale – concourt très fortement à l’aménagement et aux transports, à l’entretien et à la construction des collèges, au logement.

Il soutient la culture, le sport, il accompagne le développement de la vie associative, entretient les routes et la voirie, finance de très nombreux équipements…

Qui peut penser qu’une fois le département supprimé, nombre d’actions originales qui n’existent nulle part ailleurs, seraient poursuivies et assumées demain par un transfert des compétences départementales à une métropole élargie !

Ce n’est assurément pas l’avis des Val-de-Marnaises et Val-de-Marnais, qui sont d’ores et déjà plus de 30 000 à avoir manifesté leur opposition au projet de suppression des départements de petite couronne.

Par notre engagement dans l’action départementale, nous n’aurons de cesse d’œuvrer au rassemblement, à l’expression et au respect de cet attachement très fort de nos concitoyens et des agents départementaux, à la démocratie de proximité et aux services publics locaux.

En ce début d’année, nous formons le vœu que s’amplifie cette détermination commune, qu’elle se nourrisse toujours plus de l’intervention citoyenne en Val-de-Marne, de son apport associatif et de la grande diversité de ses acteurs.

Ensemble, nous pouvons faire beaucoup !

Bonne année !

Les élu-e-s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Val-de-Marne : l’enjeu des services publics

Elles ont fait la preuve de leur efficacité sociale en répondant à des préoccupations val-de-marnaises et c’est là leur côté pragmatique. Elles contribuent à réduire les inégalités sociales et territoriales dans la région la plus inégalitaire de France et c’est là leur force politique.

Nos politiques publiques dérangent le Gouvernement, lequel a dans l’idée d’en finir avec les lois de la décentralisation, tente de reconcentrer les pouvoirs afin de faire de l’Île-de-France une place financière attractive.

Cette tentation s’accorde, en tous points, avec les autres réformes gouvernementales : baisse du nombre d’emplois aidés destinés aux jeunes les moins diplômés, réduction des droits du travail, remise en cause du système de protection sociale en privilégiant l’assurance individuelle à la solidarité, précarité dans le logement, avec notamment le bail à durée déterminée pour les locataires.

Toutes ces réformes contribuent à dessiner une nouvelle société, moins protectrice et plus libérale, toujours plus financiarisée, dans laquelle les services publics seraient marchandisés.

À l’opposé des choix gouvernementaux, nous pensons qu’il est possible de répondre aux grandes préoccupations des Val-de-Marnais, lesquels, au quotidien, nous disent qu’ils font des insomnies car leur enfant accumule des emplois d’intérim sans lendemain, ne parviennent pas à joindre les deux bouts, s’angoissent de ne pas réussir à sortir du mal-logement ou à trouver de solution satisfaisante pour la garde de leur bébé.

Pour répondre à ces préoccupations, nous développons des services publics accessibles à tous, comme c’est le cas avec Ordival, la carte Améthyste ou le remboursement pour moitié de la carte Imagine R des étudiants et lycéens. Les services ne doivent pas être privatisés et réservés aux seules familles solvables, ils doivent rester publics et s’étendre. C’est la condition pour que les valeurs de la République « liberté, égalité, fraternité » ne demeurent pas de vains mots, d’autant plus que les moyens existent pour financer les services publics. Il suffirait, pour cela, que les plus riches et les multinationales cessent d’échapper à leur responsabilité sociale, en s’acquittant de leurs impôts et taxes, comme tout le monde. Faut-il rappeler qu’en 2016, sur les 1 620 milliards d’euros de chiffre d’affaires, les entreprises n’ont versé que 15 milliards d’impôts

Tel est le projet que nous opposons à celui du Gouvernement, et le sens des services publics de proximité déployés dans le Val-de-Marne. Avec la carte T pétition, nous appelons les Val-de-Marnaises et Val-de-Marnais à exprimer leur attachement au Val-de-Marne, en s’opposant à la suppression du Département et avec lui à celle des services publics.

Corinne Barre, conseillère départementale

Canton de Vitry-sur-Seine 1

78% des Val-de-Marnais.es opposés à la disparition du Département. Ils doivent être entendus !

Lors de la Conférence nationale des territoires du 17 juillet, le Président de la République déclarait : «si nous voulons que le Grand Paris réussisse à l’échelle de ce qu’est la compétition internationale, (…) nous avons besoin de simplifier drastiquement les structures.»

Ainsi, Emmanuel Macron reconnaît que la métropole du Grand Paris ne fonctionne pas, mais en déduit qu’il faut supprimer des collectivités, confondant simplicité et simplisme.

Avec la suppression des départements de la petite couronne et le transfert de leurs compétences à la Métropole, cela signifierait la fin du département du Val-de-Marne et l’éloignement des citoyen.nes des lieux de décision.

L’absence totale de débat public et de transparence en dit long sur la volonté du pouvoir de taper vite et fort. Ainsi, la prochaine Conférence territoriale du Grand Paris pourrait clore le sujet, avec le dépôt d’un projet de loi éventuellement complété par des ordonnances, sans consultation réelle des citoyen.nes et de leurs élu.es locaux.

Ce processus express est lourd de danger pour les populations et les collectivités territoriales. Supprimer le département, c’est supprimer une collectivité indispensable aux populations, mais aussi aux communes, avec lesquelles le département a construit de forts liens de partenariat, sans tutelle.

Ce serait la fin de nombreuses politiques publiques volontaires et utiles, développées depuis quatre décennies, qui structurent l’intervention territoriale quotidienne des 8.000 agents départementaux, au service des 1,35 million d’habitant.es du Val-de-Marne.

Un sondage IFOP vient de confirmer que 78% des Val-de-Marnais.e.s interrogés sont attachés au département et opposés à sa disparition.

Ils estiment que la Métropole constituerait une menace pour les politiques publiques en Val-de-Marne. En supprimant le département au profit d’une structure métropolitaine hyper-centralisée et technocratisée, les partisans d’un Grand Paris concurrentiel des grandes métropoles mondiales entendent livrer aux puissances financières des pans entiers de l’action publique, des biens communs et du droit.

Si les collectivités territoriales rencontrent des difficultés croissantes pour mener à bien leurs projets, c’est principalement sous l’impact de la réduction des moyens financiers que l’État leur a imposé.

Un tel bouleversement métropolitain ne peut être débattu sans qu’aucune évaluation sérieuse de la mise en œuvre des lois Maptam-NOTRe, sans qu’aucune étude d’impact n’aient été menées.

C’est donc un nouveau coup de force contre les services publics et leurs agents, contre les populations et leurs élu.es des communes et départements qui sont les derniers remparts qui les protègent.

Vous connaissez la détermination des élu.es de notre groupe, de la majorité départementale rassemblée autour du Président Christian Favier, pour garantir l’intérêt des populations, des communes et des départements de banlieue. Vous le savez d’expérience, ensemble, nous avons toujours défendu la capacité des collectivités locales à conduire leurs missions, avec l’organisation territoriale issue des grandes lois de décentralisation de la République : la commune, le département et la région.

Nous réaffirmons l’intérêt de développer des coopérations volontaires, des projets partagés, cette intercommunalité de projet qui fait sens et s’oppose à l’intégration forcée.

C’est dans ce sens que peut se concevoir un projet métropolitain inclusif et coopératif, rassemblant la Région, les Départements et le bloc communal.

Mais, il ne peut y avoir de développement territorial sans développement démocratique ! Pour nous, cela exige d’engager un large débat public, associant la population, les usagers du service public, les forces vives du Val-de-Marne et les élu.es.

Comme l’expriment 71% des Val-de-Marnais.es, toute évolution de l’organisation territoriale ayant un impact sur la vie quotidienne des populations devra se décider par référendum. RIEN NE PEUT SE FAIRE DE DURABLE SANS LES VAL-DE-MARNAIS.ES, ET ENCORE MOINS CONTRE EUX !

 

Les élu.e.s du groupe Front de Gauche (PCF-PG-Citoyens) :

Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

Enseignement supérieur pour toutes et tous : le chemin de l’émancipation

Pour l’historien Emmanuel Todd, la fracture n’est plus seulement sociale. Le nouveau paysage se dessine aussi sur une fracture éducative. Cette analyse n’a pas manqué d’attirer mon attention en cette rentrée universitaire, où les appels de jeunes bacheliers en détresse se multiplient : SOS RENTREE est donc plus que jamais utile au quotidien de ces jeunes.

En effet, cela avait été annoncé : les années 2017, 2018, et 2019 voient arriver les baby-boomers de l’an 2000 à l’université. Cependant, l’Etat n’a pas anticipé la hausse démographique. Au contraire, depuis la loi d’autonomie des universités de Valérie Pécresse suivie de la loi Fioraso, les universités doivent gérer avec une enveloppe annuelle les bâtiments et le personnel, la recherche et les étudiants. Cependant, cette dotation augmente bien moins vite que le nombre de bacheliers à accueillir…

Les universités font donc la course aux financements extérieurs. Les crédits distribués dans le cadre d’appels à projets de l’Agence nationale de la Recherche, et du Commissariat général à l’investissement  deviennent dès lors essentiels pour le fonctionnement de l’université.

Pourtant, des analyses montrent que l’organisation de ces appels à projet coûtent presque autant que l’argent distribué ensuite. En clair, l’Etat et les universités dépensent 357 millions d’euros de crédits publics pour obtenir 390 millions d’euros !

Une gestion transparente et soucieuse des deniers publics consisterait à répartir directement de manière pérenne aux universités et aux laboratoires de recherche ces 390 millions d’euros.

Les annonces budgétaires se succèdent :   cet été, coupe franche de 331 millions sur le budget 2017, puis un mois plus tard,  700 millions supplémentaires pour 2018…. Nous serons bien sûr particulièrement vigilants sur le fin de mot de ce budget et pour sa répartition car l’enjeu est bien    d’augmenter les capacités en filière, notamment en créant des postes d’enseignants mais aussi de programmer des investissements immobiliers, pour accueillir ces nouveaux étudiants. Enfin, il s’agit que toutes les universités en profitent et pas seulement quelques-unes….

Ainsi il serait possible de revenir aux fondamentaux de l’université : un enseignement supérieur au service du progrès social qui aurait pour tâche d’émanciper et de qualifier.

Il ne serait plus alors question, comme cela a été le cas pour 60 000 jeunes en France cet été,  de s’inscrire par dépit dans une filière n’ayant aucun rapport avec leur projet de vie. Il est impératif  d’investir massivement sur les premières années, d’inscrire une année zéro pour celles et ceux qui en ont besoin, comme cela a pu déjà être pratiqué à l’Université de Créteil (UPEC), de créer une allocation autonomie pour les jeunes étudiants car étudier est un « travail » en soi, de lancer un plan pour le logement étudiant ainsi que l’accès à la santé.

Nous ne voulons pas du paysage que nous confirme ce gouvernement : d’un côté les universités délaissées et de l’autre les grandes universités internationales qui concentrent tous les moyens. Nous ne voulons pas des « prérequis »annoncés qui risqueraient d’écarter de l’enseignement supérieur les catégories populaires.

Avec les jeunes du Val-de-Marne, nous réclamons notre part de bonheur : nous nous battrons pour que chaque jeune qui en fait le projet puisse accéder à l’enseignement supérieur et y trouve les meilleures conditions pour sa réussite.

A nous les jours heureux !

Jeannick Le Lagadec, conseillère départementale  charge de la délégation Santé, enseignement supérieur, recherche et agriculture périurbaine

Canton de Champigny-sur-Marne 1

L’accès au logement pour toutes et tous, et partout

Au lendemain d’élections majeures pour notre pays et d’annonces inquiétantes du gouvernement, le logement et l’immobilier doivent revenir au cœur du débat public !

Si la qualité et le confort du logement progressent, son impact est grandissant sur le budget des Franciliens. Le logement reste le premier poste de dépenses des ménages, devant l’alimentation et les transports.

Le rapport 2017 de l’enquête INSEE sur le logement en Île-de-France dresse un tableau précis de l’évolution et de la situation actuelle de l’habitat dans notre région. Entre 2006 et 2011, le nombre de logements occupés en Île-de-France est passé de 4,82 à 4,99 millions, soit l’une des plus faibles hausses observées depuis les années 1960, malgré une hausse continue de la demande de logement. Le développement de l’offre de logements neufs est donc une nécessité qui doit mobiliser toute l’énergie des pouvoirs publics (État et collectivités locales). Il faut combler les retards accumulés depuis deux décennies, adapter l’offre de logements aux besoins spécifiques (étudiants, personnes âgées…), répondre aux évolutions démographiques (vieillissement) et sociologiques (croissance des familles monoparentales), et apporter de l’air à un marché asphyxié qui se traduit par des loyers trop élevés pour beaucoup.

Or, le rythme de construction en Île-de-France reste insuffisant pour combler ces retards.

Dynamisme démographique (100 000 habitants en plus en Île-de-France chaque année depuis les années 2000) et évolutions sociologiques provoquent des tensions très fortes sur le marché.

La disponibilité de terrains est essentielle pour augmenter la construction, c’est pourquoi l’État doit encore plus fortement mobiliser le foncier public pour construire du logement. La libération du foncier pour de nouvelles opérations d’aménagement ouvre des perspectives. Dans des territoires en mutation, l’arrivée des gares du Grand Paris Express ouvre concrètement la possibilité de reconstruire la ville dans la ville et d’y garantir, dans ces nouvelles zones d’aménagement, la création de logements sociaux accessibles au plus grand nombre. 30 % de logements sociaux autour des nouvelles gares : c’est un principe que Christian Favier a défendu au Sénat, proposition de loi rejetée par la majorité de droite. Or, 70 % des ménages franciliens sont éligibles au logement social.

Sur la politique de l’urbanisme, du logement et de l’habitat avec la mise en place de la métropole du Grand Paris, les élus de petite couronne ont été contraints d’abandonner leurs compétences et les outils qui avaient démontré leur efficacité, comme leurs offices publics de l’habitat. Ils seront transférés aux territoires, mais ne seront plus une compétence communale, ce qui éloignera leur gestion des problématiques de leur population. Un plan local d’urbanisme intercommunal voit ainsi le jour et définira les orientations de la politique d’urbanisme dans chaque territoire. Il s’imposera aux communes qui seront donc dessaisies de cette compétence.

Il est très significatif, que pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, le logement ne soit associé ni à un ministère, ni à un secrétariat d’État. Le message politique du nouveau pouvoir est clair : faire les poches des familles en difficultés pour gonfler celles des plus riches. D’un côté, 6,5 millions de familles vont subir une baisse de toutes les aides au logement (APL, ALS, ALF), quand selon l’INSEE celles-ci représentent plus de 20 % du revenu des ménages les plus pauvres. Tandis que les plus riches contribuables, assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), vont bénéficier d’une ristourne de 3 milliards d’euros ! Dans le même temps, le gouvernement vient d’annoncer pour 2017 une annulation de crédits de plus de 180 millions d’euros pour la construction de nouveaux logements type PLAI (destinés aux plus modestes) !

C’est l’équivalent de 12 000 logements.

Ainsi, le gouvernement fait le choix d’ignorer l’enjeu de l’accès au logement pour tous et partout, du rôle du logement dans la mobilité professionnelle, de la place des dépenses de logement sur le pouvoir d’achat des ménages, de l’avenir des quartiers et de la vie de leurs habitants.

Hocine Tmimi, Conseiller départemental du canton de Vitry-sur-Seine 2

Macron, le renouveau ? Une illusion dangereuse pour nos droits et nos services publics

La séquence électorale qui vient de se refermer est marquée par le paradoxe de nos institutions à bout de souffle de la Ve République. Jamais un candidat à l’élection présidentielle n’a bénéficié d’un si faible vote d’adhésion qu’Emmanuel Macron. Jamais l’abstention n’a été aussi forte que lors du deuxième tour des récentes élections législatives. Pourtant, Monsieur Macron a été élu président de la République et dispose d’une large majorité à l’Assemblée nationale.

À la tête d’un mouvement né il y a un peu plus d’un an, Emmanuel Macron a axé sa campagne sur le thème du « renouveau » et de la jeunesse.

Encore un paradoxe, politique celui-ci, tant la matrice idéologique du nouveau président de la République, pour peu qu’on l’écoute attentivement, peut nous sembler familière. Derrière ces oripeaux, se dessine en effet un projet de société purement néolibéral, on ne peut plus commun chez les représentants politiques de la droite depuis maintenant 40 ans, et que l’on pourrait résumer par ces mots de Margaret Thatcher, première ministre britannique en 1979 : « La société n’existe pas. Il n’y a que des individus, hommes et femmes […] »

Les deux premières mesures annoncées par le candidat élu renvoient d’ailleurs parfaitement à ce credo.

La première est le projet du gouvernement de réformer le droit du travail par ordonnance, c’est-à-dire en écrivant seul la loi, sans débat parlementaire. Cette réforme vise à ampli.er les mesures annoncées (mais non appliquée du fait du mouvement social) et en partie mise en place par la «loi El Khomri ». Les questions relatives au salaire, à la durée du temps de travail, à la dé.nition du travail de nuit… relèveraient de la négociation dans l’entreprise et plus de la loi. Politiquement, l’esprit de ce projet repose sur une idée simple : céder, une fois de plus, sur les droits et les conditions de travail des salarié.e.s là où la loi les protège aujourd’hui permettrait de faire progresser l’emploi. Cette idée n’a rien de nouvelle : elle prévaut depuis plus de 30 ans… et l’on sait empiriquement à quel point elle est inefficace, si ce n’est pour accroître les inégalités ! Pis : ce courant va même à l’inverse de l’Histoire depuis deux siècles, qui voit une amélioration régulière des conditions de travail pour les salarié.e.s à travers les lois et les conquêtes sociales.

La seconde mesure est la fusion des départements de petite couronne parisienne avec la métropole du Grand Paris. Le candidat Macron l’avait annoncé dès avant l’élection présidentielle, ainsi que la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, et une nouvelle purge des finances publiques locales. Mon inquiétude, ainsi que celle des élu.e.s départementaux.ales et du président Christian Favier, ne relève donc pas tant de la défense de l’institution en tant que telle, mais de celle des nombreux services publics rendus aux habitant.e.s. par les départements (solidarités, crèches, parcs, accès au numérique et au transport…). Le projet territorial de M. Macron met au centre une métropole de plus de 7 millions d’habitants, éloignée des citoyens et de leurs préoccupations quotidiennes. Il ne s’agit donc pas de remettre en cause l’éventuelle pertinence d’une métropole pour des questions stratégiques, mais il me semble tout à fait invraisemblable de lui demander de rendre un service public de proximité efficace aux usagers – citoyens. Si, demain, les départements devaient disparaître, qu’adviendrait-il de toutes ces politiques publiques qui, pour certaines, bénéficient à toutes et tous et, pour d’autres, sont essentielles pour permettre aux plus fragiles de boucler, difficilement, leurs fins de mois ? Au regard du courant politique qu’incarne Macron, il y a fort à parier qu’à l’égalité du service public, on substituerait la logique marchande… et donc l’exclusion de toute une partie des bénéficiaires actuels de ces services. Là aussi, cette décision viendrait accroître les inégalités qui rongent déjà terriblement notre société, et plus encore l’agglomération parisienne.

Comme on le voit, le discours d’un «renouveau » porté par M. Macron ne résiste donc pas bien longtemps à l’analyse de la vision de société et des intérêts qu’il porte : il est plutôt le parfait héritier d’un courant politique que nous ne connaissons que trop bien. Nous savons donc déjà quoi lui opposer : un discours d’émancipation et de progrès social et écologique, que porteront nos élus au Parlement, au Département et dans nos villes, aussi bien que dans la rue, pour la défense de nos intérêts.

Didier Guillaume, Vice-président du Conseil départemental en charge de la Coopération décentralisée, des Relations et solidarités internationales et de l’Action en faveur de la paix

Canton de Choisy-le-Roi